Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Stéphane Brutus, doyen de l'École de gestion Telfer
Stéphane Brutus, doyen de l'École de gestion Telfer

Faire briller l’École de gestion Telfer

Claudia Blais-Thompson
Claudia Blais-Thompson
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Sa motivation à faire rayonner une école de gestion comme celle de Telfer à travers le pays est profonde. Pour son premier mandat, le nouveau doyen de cette faculté, Stéphane Brutus, se donne le défi de renforcer la position de Telfer pour la faire briller d’un océan à l’autre.

Fraîchement arrivé en poste, M. Brutus veut augmenter la visibilité de l’École de gestion Telfer et lui permettre de prendre la place qui lui revient, malgré une « compétition féroce ».

« Les facultés de commerce oeuvrent dans un écosystème très compétitif, mentionne-t-il. On compétitionne avec HEC Montréal, McGill et John-Molson, au Québec. Comme on est bilingue, on compétitionne avec les facultés de commerce ontariennes de renom. On n’a pas vraiment la place qu’on mérite. »

Pour réussir à la faire croître au Canada et à l’international, il compte miser sur la qualité de recherche de Telfer.


« « Depuis vingt ans, il y a eu un virage qui s’est fait pour accélérer la recherche et, non seulement la diffusion des connaissances, mais aussi la création de connaissances par la recherche. Le profil de recherche de la faculté est vraiment en grande croissance. » »
Stéphane Brutus

M. Brutus a enseigné 23 ans à l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia à Montréal. En plus d’enchaîner plusieurs postes administratifs, sa longue feuille de route l’a mené du côté de la recherche. Il s’est d’ailleurs spécialisé dans la gestion du rendement et de la rétroaction.

« J’ai toujours enseigné la gestion des ressources humaines, mais mon domaine d’expertise est la psychologie industrielle et organisationnelle », précise-t-il.

Comme chercheur, il s’est intéressé « aux processus de rétroaction au sein des organisations ». Il a ensuite créé des approches pédagogiques développées à l’intérieur de l’enseignement à John-Molson, à l’aide d’un système d’évaluation permettant aux étudiants « de se donner de la rétroaction à la suite de travaux d’équipe ».

« Pour moi, ça apprend aux étudiants à faire deux choses : ça leur apprend à se découvrir, à voir comment ils sont perçus par les autres et à s’améliorer à la suite de cette rétroaction. Ça apprend aussi aux étudiants à donner de la rétroaction de qualité et de hausser leur niveau de confort », ajoute M. Brutus.

Rêver d’un meilleur Canada

Sa vision des gestionnaires et des entrepreneurs de demain est ancrée dans celle de Telfer, dit-il. « Un Canada plus vert, plus en santé, plus heureux et plus prospère » repose sur quelques axes de recherche : le développement durable et l’économie verte, l’inclusion, la diversité et la création de richesse, les soins de santé et la santé mentale.

« Presque tout ce qu’on fait entre dans cette idée-là. De quoi le Canada a besoin pour continuer à s’améliorer ? Nos initiatives sont basées sur ces axes. »

Né d’un père haïtien et d’une mère québécoise, M. Brutus aime penser qu’il reflète le Canada « tel qu’il devrait l’être et qui est ouvert à la diversité ». S’il a choisi Telfer, c’est non seulement pour les valeurs de l’institution, mais pour découvrir un autre monde universitaire. Aussi, pour apprendre à connaître un coin de pays qu’il connait encore très peu.

« J’ai hâte de commencer à connaître un peu plus la région. On m’en dit de très bonnes choses. »