Jean-François Ruel, président d'ISDP.
Jean-François Ruel, président d'ISDP.

La mission d'ISDP: développer les athlètes de demain

Innovation, solution, développement et performance, voilà les champs d’expertise de la nouvelle entreprise gatinoise d’entraînement et de développement sportif ISDP, située au 675, rue Vernon.

Équipée de deux simulateurs de golf, de quatre allées de glace synthétique, d’un tapis roulant pour patins, de trois allées de baseball et d’une zone de circuit d’entraînement sur gazon synthétique, l’entreprise dont l’ouverture officielle a eu lieu le 26 octobre est prête à faire sa place sur le marché de l’entraînement sportif de la région.

Le propriétaire d’ISDP, Jean-François Ruel, reconnaît que sa vision du projet a beaucoup évolué depuis l’idée initiale, qui lui vient d’ailleurs de ses enfants alors qu’il les accompagnait dans leurs multiples activités sportives.

« J’ai analysé tous les scénarios possibles. Quand on se concentre sur uniquement un sport, on devient victime des saisons. Certains sports ont des ‘peaks’ dans certaines saisons plutôt que d’autres. Je cherchais une façon d’attirer la clientèle à l’année. Alors j’ai réuni tous ces sports sous un même toit. »

Le mandat de l’entreprise est d’offrir un espace d’entraînement sportif qui permet autant de développer les performances d’athlètes que d’aller pratiquer son sport favori par plaisir.

« On veut que les athlètes viennent se développer, mais on veut surtout qu’ils aient du plaisir. C’est ça le sport, on devrait toujours s’amuser. Le développement fait partie de notre mission, mais pour l’instant ce qui compte c’est que les gens viennent ici pour vivre un bon moment. »

Ce concept d’entraînement et de développement sportif est d’ailleurs le premier du genre au Québec. 

« C’est bon pour Gatineau, parce que ça nous permet de développer le talent d’ici, mais dans ma vision à long terme, c’est un modèle exportable. C’est surtout très profitable pour la région. On peut tenir des camps d’été et des camps de développement. On peut aussi ouvrir d’autres franchises ailleurs. Le potentiel est sans fin », avance M. Ruel.

La tête pleine de projets

Lui qui en est à ses premiers pas comme entrepreneur, M. Ruel voit grand pour son entreprise qui compte, pour l’instant, moins de 10 employés.

« On est encore dans la phase 1 du projet. On va pousser davantage au niveau du développement et de la performance dans une phase d’expansion. On va ajouter de la physiothérapie et des séances de vidéo. Ma tête est pleine de projets. »

Les installations d'ISDP, dans le secteur Aylmer.

Membre des Forces armées canadiennes depuis 25 ans, M. Ruel voit des parallèles entre son métier et l’entrepreneuriat. 

« J’ai été biathlète à temps plein dans l’armée. C’était quatre ou cinq entraînements par jour, à longueur d’année. C’est là que j’ai appris à m’entraîner de la bonne façon. L’armée m’a aussi appris l’importance de l’esprit de communauté. C’est ce qu’on veut reproduire ici. On veut que toute la famille vienne s’entraîner et pratiquer des sports qu’ils aiment. Il y a beaucoup de leçons que j’ai tirées de l’armée et qui s’applique à mon entreprise. »

M. Ruel souligne que son entreprise est fondée sur un esprit de partenariat et de complémentarité avec le marché déjà en place.

« Si on prend, par exemple, le power skating. Les entraînements sur glace sont sensiblement les mêmes. Je me suis questionné à savoir ce que je pourrais offrir de différent. Ce n’est pas pour être en compétition avec les autres entraîneurs. Au contraire, ce qu’on offre vient complémenter l’entraînement sur glace. On dit qu’il faut un village pour élever un enfant. C’est la même chose dans le sport, ça prend différents types d’entraînement pour former un athlète. On veut les développer à leur plein potentiel, ou du moins, leur donner les outils pour le faire. »

Acheter québécois

M. Ruel indique fièrement qu’il était primordial pour lui « d’acheter québécois le plus possible tout au long du processus. Les simulateurs de golf, la glace et le gazon synthétique et l’équipement de fitness viennent tous de compagnies québécoises. »

« Ma programmation d’entraînement fonctionnel a aussi été conçue par un kinésiologue québécois. Je trouvais ça important entre autres parce que ça simplifiait le travail. Je pouvais directement l’appeler. Il a conçu une programmation sur mesure pour les besoins de l’entreprise et pour permettre d’ouvrir le marché sur les entraînements fonctionnels », poursuit-il.