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Fortune et discipline au menu

Les mordus de voitures de collection et de courses d’accélération le connaissent déjà très bien. D’autres l’ont vu dans la télé-réalité «Rapides et millionnaires» alors qu’il parcourt la planète, à la recherche de sensations fortes en compagnie de ses amis Gidi et Jatty. D’autres ont pu visiter son garage automobile, OB Prestige Auto, dont la collection digne d’un véritable musée s’offre à nos yeux sur le boulevard Gréber, ou encore le croiser au Gym-Max, une franchise de conditionnement physique dont il est copropriétaire, rue Bellehumeur à Gatineau. Mais peu savent qu’Olivier Benloulou est Gatinois et fondateur d’Ideal Protein, une entreprise dont le chiffre d’affaires oscille autour des 200 millions de dollars annuellement.

C’est en survêtement sportif qu’Olivier Benloulou nous accueille dans le majestueux hall d’entrée d’OB Prestige Auto, qu’il opère depuis 2014.  

Bien conscient de l’image qu’il projette, il revient une dizaine de minutes plus tard, endimanché et fin prêt pour une séance photos dont il partagera la vedette avec une centaine de voitures de collection évaluée à 40 millions $. Des Ferrari, Alfa Roméo, Porsche, Lamborghini et autres voitures de rêve, dont le dernier bébé, une Bugatti Chiron évaluée à 5 millions $, occupent richement le plancher de la luxueuse salle d’exposition.   

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Le capitaine de l’Outaouais

La glace va bientôt prendre sur la rivière des Outaouais, mais cela ne change rien pour les Traversiers Bourbonnais qui fonctionnent hiver comme été, 365 jours par année. Mais cela n’a pas toujours ainsi. Il fut un temps pas si lointain où les traversiers allaient en cale sèche l’hiver et ne reprenaient du service qu’en avril.

Remontons à l’année 1947. Eugène Bourbonnais, dont la famille est originaire de Lefaivre et Plantagenet, rassemble toutes ses économies et achète le service de traversier reliant Montebello et Lefaivre. Les affaires tournent rondement surtout avec le Château Montebello (qu’on appelait toujours à l’époque le Seigniory Club) qui accueille chaque semaine des centaines de visiteurs venus de l’autre rive de la rivière des Outaouais. Afin de mieux profiter de cette manne, Eugène Bourbonnais construit en 1960 un premier traversier en acier pouvant accueillir huit voitures. C’est un grand avancement technologique pour l’époque. Trois ans plus tard, en 1963, Eugène Bourbonnais et son partenaire d’affaires, Hector Bourgeois, frappent le grand coup. Ils font une offre aux frères André et Achille Lamarche pour acheter le service de traversier Masson-Cumberland. « L’un des frères Lamarche était marié avec la sœur de la femme de mon père. Cela a certainement pu aider à conclure l’affaire », raconte Maurice Bourbonnais, qui a commencé à travailler sur les traversiers à l’âge de neuf ans.

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Des investissements dévalent les pentes de la région

Il neige des millions de dollars en projets d’investissement sur les stations de ski de l’Outaouais, où environ 400 000 visiteurs convergent en moyenne durant l’hiver pour venir y dévaler les pentes. Le Droit AFFAIRES vous présente le portrait économique de cette industrie locale saisonnière qui, malgré les aléas de la météo et les fluctuations dans le bas de laine des ménages, parvient à tirer son épingle du jeu et à résister aux modes.

Installation de canons à neige, agrandissement des chalets et ouverture de nouvelles pistes sont dans l’air du temps, alors que la saison du ski bat son plein ici comme ailleurs au pays. Juste au Québec, près de 480 M $ en investissements d’ici 2020 sont prévus dans le cadre de la stratégie de mise en valeur du tourisme hivernal déployée par le ministère du Tourisme.

Ces projets permettront d’offrir aux visiteurs un plus grand domaine skiable et d’améliorer la capacité de production de neige des centres de ski, selon le président-directeur général de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ), Yves Juneau. Il s’agit, dit-il, d’un «enjeu crucial» pour de nombreuses stations du Québec

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Les projets à Edelweiss et à Ski Vorlage

Des travaux de rénovation totalisant 15 000 $ ont quant à eux été complétés à la cafétéria et au bar de la station Ski Vorlage.

La cafétéria a été reconfigurée afin de réduire le temps d’attente pour les skieurs qui souhaitent se procurer des mets chauds ou encore pour ceux qui veulent simplement acheter un repas froid prêt à manger.

Les vielles télévisions situées au bar ont quant à elles été remplacées par de toutes nouvelles et des haut-parleurs neufs ont aussi été ajoutés.

«On est dans le domaine du service à la clientèle, alors on veut offrir une bonne expérience à tous nos clients», soutient le porte-parole de Ski Vorlage, Dan Temple.

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Une affaire qui est plus qu’un jeu

Tout a commencé en 2014, dans leur sous-sol. Roch Bertrand, un « ramasseux » comme le surnomme affectueusement Caroline Paquette, sa partenaire en amour comme en affaires, achetait des jeux de société sur Kijiji pour ensuite les revendre après avoir trouvé les pièces manquantes. Quatre ans plus tard, les voici fiers propriétaires de deux boutiques L’As des jeux et du sympathique Pärlé Bistro Ludique à Gatineau.

« On avait plus de 500 jeux dans le sous-sol, se rappelle en riant Caroline. Il y en avait partout, même dans la salle de lavage. »

« Pour nous, cette période a été extrêmement enrichissante, fait valoir Roch. On a regardé des centaines de vidéos pour apprendre à connaître les jeux, sans oublier tous les sites Internet qu’on a consultés. »

Rapidement, le couple se fait un nom dans la région et devient un incontournable pour les passionnés de jeux de société. Lui, fonctionnaire, elle, adjointe dans un organisme sans but lucratif, ils font même la livraison à domicile pour les clients qui commandent plusieurs titres.

Aujourd’hui, ils ont quitté leur emploi et s’occupent à temps - plus que plein - de leurs deux boutiques L’As des jeux, l’une aux Galeries Aylmer, et l’autre au 325, boulevard Gréber, laquelle est située tout juste à côté du Pärlé Bistro Ludique, ouvert depuis un mois.

Plan d’affaires ? Analyse de marché ? Plan marketing ? Nenni. Le succès de ces parents de trois enfants repose sur leur flair, leur fibre entrepreneuriale et leur sens aigu de l’observation.

« Notre première boutique faisait 350 pieds carrés, se souvient Caroline. La demande était sans cesse croissante pour des jeux d’occasion ou neufs, le téléphone ne dérougissait pas. On ne pouvait qu’agrandir et se développer. Aujourd’hui, la surface à Aylmer et à Gatineau s’élève à 2 500 pieds carrés et on compte 2 500 jeux et 24 employés. Et mêmes des bénévoles passionnés qui ont L’As des jeux tatoué sur le cœur ! »

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La famille est dans l'auto

Chez les Laplante de Casselman, l’automobile est une affaire de famille. Et en juin prochain, cette entreprise de trois générations de Laplante qui compte aujourd’hui trois commerces de voitures dans l’Est ontarien célébrera ses 65 ans en affaires. Et s’il n’en tient qu’au patriarche, Jacques Laplante, ses trois enfants et ses sept petits-enfants fêteront un jour le centenaire de cette compagnie fondée à Casselman dans les années 1950 par Roméo Laplante, et qui compte aujourd’hui 105 employés.

« Mon père (Roméo) a fondé son entreprise en 1954, dit M. Laplante. Il a été actif jusqu’à l’âge de 55 ans et il a continué à venir nous donner un coup de main jusqu’à l’âge de 85 ans. Moi, j’ai pris la relève en 1972 et j’ai acheté le commerce en 1977. J’avais alors 26 ans et j’ai été le plus jeune concessionnaire de Chrysler au Canada pendant plusieurs années. »

Jacques Laplante, 67 ans, se dit aujourd’hui « semi-retraité ». Il visite régulièrement les trois commerces qu’il a mis sur pied. Mais ce sont ses trois enfants qui veillent aujourd’hui aux succès du Groupe automobile Laplante.

Le Droit AFFAIRES l’a rencontré.

JACQUES LAPLANTE : J’ai trois enfants, deux filles et un garçon, et chacun gère son commerce. Mon fils Sébastien est le concessionnaire GM de Hawkesbury. Ma fille aînée, Geneviève, gère la nouvelle « concession » Chrysler à Embrun. Et Stéphanie est à la tête de la maison-mère, le concessionnaire Chevrolet à Casselman.

DENIS GRATTON : C’est sûrement une grand fierté pour vous de voir vos trois enfants marcher dans vos traces ?

JL : Honnêtement, c’est ce qui me motive. C’est une fierté pour moi d’accomplir quelque chose avec mes enfants.

DG : Quel est le secret pour demeurer en affaires si longtemps et conserver une clientèle fidèle ?

JL : Il faut dire que j’ai eu un excellent professeur en mon père. Et le secret - et c’est cliché ce que je vais dire - mais le secret est de gagner la confiance des clients. Mais le mot « gagner » n’est pas tout à fait exact. C’est plutôt de mériter la confiance des clients. Et il faut évidemment savoir bien s’entourer. On ne peut accomplir tout le travail nous-mêmes, il faut s’entourer des bonnes personnes.

DG :  Le marché de l’automobile est ultra compétitif. Comment tirez-vous vote épingle du jeu ?

JL : L’automobile, honnêtement, c’est une jungle. Et je pense que l’une des clés, c’est qu’on a pu établir une base de clients et vraiment s’en occuper. Si je te vends un véhicule et que quelque chose ne va pas, tu peux m’appeler directement. Mon numéro est dans l’annuaire. Et je pense que les clients apprécient ce lien de confiance. Les clients ne sont pas des numéros. Et le succès se trouve au niveau du service à la clientèle. Le département des ventes vend le premier véhicule au client. Le deuxième sera vendu par le département du service à la clientèle.

DG : Que voulez-vous dire par cette dernière affirmation ?

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Des rencontres inspirantes pour les entrepreneurs

L’expérience vécue actuellement par le groupe du G-7 édition 2018 d’ID Gatineau s’avère déjà très enrichissante pour les participants qui profitent de ces échanges pour développer des stratégies visant notamment à faire de l’innovation une préoccupation partagée par tous au quotidien.

«Pour moi, c’est vraiment une opportunité de rêve. L’expérience me permet d’être en lien avec des gens de très haut niveau, en m’offrant la possibilité de valider certaines informations. Comme chef d’entreprise, on se pose beaucoup de questions, explique Steeve Lavoie, fondateur et chef de direction d’Allied Scientific Pro, une entreprise de haute technologie fondée en 2011 et spécialisée dans le domaine de la photonique. Avec tous les gens de l’externe que nous rencontrons, on crée une synergie entre entrepreneurs. C’est très bien de pouvoir ainsi sortir du quotidien. De prendre le temps de réfléchir sur la business». 

Parmi ses clients, des firmes de renommée mondiale comme Boeing et Toyota.   

Parmi les conférenciers rencontrés, Laurent Simon a permis notamment d’ouvrir la discussion sur les stratégies visant à faire de l’innovation et du développement l’affaire de tous les employés de l’entreprise, une invitation qui plaît grandement.  

«Il faut répandre cette culture de l’innovation à tous les échelons de l’entreprise, afin que tout le monde en parle. Il y a les ingénieurs et les Ph D ( NDLR : les diplômés de doctorat ), mais il y a aussi des gens innovateurs à d’autres niveaux. Il faut les impliquer dans le plan d’innovation de l’entreprise», explique M. Lavoie.

La femme d’affaires Christiane Germain, du Groupe Germain Hôtels, a aussi suscité une intéressante réflexion par ses propos lors de sa rencontre avec les entrepreneurs du G-7.  

«C’était très impressionnant, raconte M. Lavoie. C’est une femme qui n’a pas froid aux yeux, très fonceuse et très inspirante.  Ses propos ont confirmé qu’il y a souvent un volet qui nous fait hésiter lorsqu’il faut prendre une décision. Et même si son secteur d’activités est complètement différent du mien, il faut passer à travers le même processus lorsqu’on prend une décision d’investissement qui peut présenter un certain risque, que ce soit pour un immeuble ou un projet en recherche et développement.»

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Des promesses pour la francophonie

CHRONIQUE - PHILANTHROPIE / Nous vivons dans une région riche et généreuse. Régulièrement, une organisation lance un événement, des partenaires privés s’y associent, des personnes y participent et le résultat est un succès. L’argent amassé change la vie de centaines, voire de milliers de personnes. Cette philanthropie responsable se vit ici, mais aussi à l’échelle planétaire. Si toutes les causes sont nobles, notons que la santé est le premier secteur soutenu par des milliers d’entreprises, de fondations et d’individus, suivi de près par l’éducation et l’agriculture et de loin par la protection de l’environnement, les infrastructures, les services sociaux ou culturels et l’aide humanitaire.

Depuis quelques semaines, la francophonie canadienne manifeste pour défendre ses droits. Dans la foulée du mouvement d’appui envers cette francophonie ontarienne, québécoise et canadienne, une nouvelle façon de mutualiser les efforts philanthropiques pourrait être mise en place. En s’inspirant de Centraide qui mobilise et soutient des œuvres de bienfaisance locales, et de « Promesses de dons » qui propose une mobilisation internationale pour avoir de l’impact, pourrions-nous innover ? 

Cent soixante-dix milliardaires de 21 pays s’unissent au sein de « Promesses de dons » pour faire une différence. Ces gens d’affaires et ces familles parmi les plus riches du monde choisissent de redonner, de leur vivant ou par legs testamentaire, une partie de leur richesse pour aider à résoudre les problèmes les plus urgents de la société.

Osons les « Promesses de dons à la francophonie »

Portant haut et fort sa langue, ses identités et ses cultures, la francophonie plurielle innove en réfléchissant davantage en termes de stratégie afin de produire un impact plus fort. La professionnalisation des campagne de financement se traduit par des approches structurantes axées sur les résultats. Les « Promesses de dons à la francophonie » pourraient devenir un mécanisme de mobilisation de fonds pouvant investir dans cette solidarité grandissante afin de surmonter les crises qui peuvent l’affaiblir.

Mobiliser les philanthropes afin de soutenir cette francophonie est possible. Les entreprises d’ici et de la francophonie canadienne seraient invitées à consacrer une partie de leur patrimoine à la pérennité et à la croissance de cette francophonie. Étant donné que tous les philanthropes recherchent souvent des moyens de créer de la valeur, en plus de financer des causes locales qui leur tiennent à cœur, ils investiraient dans cette communauté résiliente porteuse d’avenir.

Cette nouvelle approche permettrait d’organiser le financement en vue de produire un impact plus grand tout en fournissant à la francophonie menacée des ressources complémentaires aux secteurs public et associatif.

En investissant dans la langue française et la francophonie plurielle, les entreprises découvriront une nouvelle cause à soutenir, mais aussi tout un potentiel à exploiter car le partage d’une même langue cimente les collaborations.

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De La Cité au Manoir Hovey

CHRONIQUE - SCÈNE CULINAIRE / Alexandre Vachon est un gars du coin. Né à St-Albert, en Ontario, il a grandi à Embrun avant de fréquenter l’école de cuisine du collège La Cité.

Pourtant, après un temps au Casino du Lac-Leamy, il s’est totalement éclipsé de la région. Si plusieurs choisissent de faire carrière dans les environs qui les ont vu naître, d’autres, à l’instar d’Alexandre Vachon, s’exilent.

Il a roulé sa bosse un peu partout… et aboutit aujourd’hui au Manoir Hovey où il vient d’être nommé co-chef exécutif de cette prestigieuse cuisine affiliée au réseau Relais & Châteaux. Tout un beau mandat pour ce jeune trentenaire qui accumule les beaux emplois comme des cordes à son arc !

Cette conviction vers l’éternel s’est forgée tout particulièrement au contact du chef André Pagès, disparu subitement en avril 2017. « En 2005, c’est lui qui m’a branché avec sa passion contagieuse. » 

Il n’a cependant pas mentionné les insultes ( amicales, au fond ) faites par M. Pagés. De façon générale, les enfants grandissent dans la ouate de la famille, alors il faut bien leur montrer une autre facette de la vie. Alors ces invectives, elles n’étaient là qu’afin de secouer leur torpeur et de les mettre sur la voie de la réalité. Parce que travailler dans un restaurant, ce n’est pas de tout repos : outre les horaires, la chaleur, les tâches mornes et répétitives, il y a aussi des patrons agressants et crieurs, qui ne partagent que la frustration qu’ils vivent. 

Puis Alexandre Vachon a eu une pensée pour son autre professeur marquant, Wayne Murphy, ainsi qu’Hector Diaz, ex-chef exécutif au Hilton Lac-Leamy, puis Fred Archambeault, chef chez Arôme.

C’est là qu’il s’est mis à bouger. Il y a eu le Fairmont Lac Louise, puis quelques années dans un grand restaurant en Australie, avant de revenir à Montréal, chez Decca 77 et enfin, trois années passées comme sous-chef à la Maison Boulud, le chic restaurant de l’hôtel Ritz-Carlton. Ont suivi des séjours chez William Grey et un peu de consultation pour les pharmacies Jean-Coutu ( parce qu’ils ont une cuisine au bureau-chef ). Bref, vous voyez le portrait d’un chef changeant, qui glane son expérience à gauche et à droite.

Un mariage anglo-franco

Tout ça l’a préparé pour le Manoir Hovey, finalement. 

Au manoir, le chef Vachon oeuvrera de pair avec Paul Roberts, un autre jeune de talent, originaire d’Angleterre. Comment se fera ce travail d’équipe ?

« Je n’étais pas sûr au début, mais nous partageons vraiment les mêmes pensées, c’est frappant. Même s’il est Anglais et moi, d’inspiration française. Ça donne un beau mélange, mais classique en même temps. 

« Ensemble, nous avons l’intention de moderniser les classiques, mais tranquillement. D’abord, parce que nous ne sommes en place que depuis quelques semaines. Et puis, nous avons une clientèle assez conservatrice après tout. »

Ils entendent incorporer quelques ingrédients peu connus comme du boeuf nourri aux pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard, des couteaux et des palourdes de l’Atlantique, de la morue charbonnière éco-responsable de la Colombie-Britannique, le porc de la ferme Beaurivage, au Québec, etc. 

Les chefs Vachon et Roberts prennent la relève de Francis Wolf, qui était en poste depuis plus de 10 ans. Lui-même avait pris le relais de Roland Ménard, un chef qui travaille encore à temps partiel au Manoir Hovey. Il est en quelque sorte la mémoire de la maison.

Alexandre Vachon est parti de l’Est ontarien, sa famille aussi. Il n’y revient qu’occasionnellement. Mais il porte en lui un peu de tout ce qu’il y a glané. Et ça, ça vaut plus que tout.

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Un Noël orangé

CHRONIQUE - SPIRITUEUX / Nous voilà en pleine période des Fêtes ! Pourquoi ne pas agrémenter vos soirées festives avec l’Extase XO, une sublime liqueur à l’orange ?

Ce magnifique produit est conçu par l’entreprise Lejay-Lagoute, une maison française de Dijon, reconnue pour avoir créé la toute première crème de cassis en 1841. 

Au-delà de cette crème, Lejay-Lagoute a su se bâtir une solide réputation en matière de liqueurs de fruits. Une réputation durement gagnée grâce à leurs expertises tant en macération qu’en distillation de divers fruits. Remarquable aussi grâce au niveau de la conservation des arômes naturels des fruits. D’ailleurs, elle offre aujourd’hui une superbe gamme de liqueurs et de spiritueux de grande qualité qui se distingue par la sélection, la macération et l’infusion des fruits soigneusement sélectionnés. Et le tout est fait d’une façon très traditionnelle.

Revenons à notre produit chouchou, l’Extase XO. La base de ce produit est un spiritueux de type triple sec. On laisse d’abord macérer des écorces d’oranges importées de l’Île de Curaçao à l’intérieur d’une eau-de-vie sélectionnée par la distillerie. Par la suite, on distille cette macération trois fois afin d’aller chercher trois fois plus d’arômes, tout en étant trois fois moins sucrée. Par la suite vient un assemblage minutieux.

Un produit à déguster seul

Dans le cas de l’Extase XO, on procède à un assemblage haut de gamme avec un cognac Fine Champagne de plus de 25 ans d’âge et on dilue le tout à l’aide d’eau ayant passée quelques jours à l’intérieur d’un fût ayant préalablement contenu du Cognac. Ce processus diminue l’impact de l’alcool et de l’eau. 

L’Extase XO s’offre à nous avec de fortes notes d’orange, d’amande et un brin boisé. Le Cognac se fait bien présent à travers un côté liquoreux et très intéressant. 

Il est vrai que l’on parle d’un spiritueux dispendieux. Oubliez les cocktails avec un tel produit. C’est plutôt un produit à déguster seul, mais je vous recommande fortement de le marier avec un fromage ou même avec un bon chocolat. 

Mais comment marie-t-on spiritueux et bouchées ? C’est simple ! Prenez un peu de l’Extase XO et prenez surtout le temps de bien le déguster. Par la suite, prenez votre bouchée et prenez aussi le temps de bien sentir le mariage des arômes. Pour terminer, retournez à votre spiritueux et laissez l’expérience faire son jeu. 

De plus, ce spiritueux est offert dans une magnifique bouteille peinte à la main. Le genre de bouteille qui capte toute l’attention dans une pièce. 

Sur ce, je vous souhaite un très joyeux temps des fêtes.

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Quand la mode vient à vous

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / C’est en mai 2014, après avoir travaillé pendant quelques années dans le domaine de la mode pour hommes, qu’Alexandre D’Aoust, « le gars des suits », a décidé de se lancer dans l’aventure de Mode Mobile.

Ce qui était autrefois une petite entreprise logée dans son sous-sol a beaucoup évolué depuis. Elle habille maintenant plusieurs hommes d’affaires de la région.

C’est pour mieux servir une clientèle d’affaires composée de gens pressés que M. D’Aoust a commencé à se déplacer pour vêtir les professionnels. Lorsqu’un client fait appel à lui, il débarque au bureau avec de la marchandise, selon les goûts et les besoins de celui-ci. Il repart avec les vêtements à faire retoucher et rapporte le tout par la suite.

Depuis mars 2017, Mode Mobile est sortie de son sous-sol et a désormais pignon sur rue au 922, boulevard Maloney Est, à Gatineau. L’offre suivant la demande, davantage de choix et de collections sont désormais offerts aux clients. Le propriétaire est sur place pour offrir un service personnalisé.

Du sur mesure

Les hommes qui désirent avoir des exclusivités qui les distinguent apprécieront le service de vêtements sur mesure. C’est une excellente option pour ceux qui ont des particularités physiologiques puisque les éléments choisis vous feront comme un gant ! Tout ça dans un délai de deux à trois semaines.

Au fil des années, M. D’Aoust a non seulement adapté ses produits pour sa clientèle professionnelle, il travaille avec des fournisseurs pour offrir une expérience complète. Les retouches aux vêtements sont faites par un tailleur d’expérience dont la renommée n’est plus à faire. Vous pouvez aussi y laisser vos vêtements à faire nettoyer.

« Je voulais apporter un vent de fraîcheur dans la mode masculine avec des habits et des vêtements tendance et fashion qu’on ne retrouve pas ailleurs », confie-t-il.

Les choses bougent pour l’entrepreneur qui a plusieurs projets en marche d’ici les prochains mois, notamment l’arrivée d’une nouvelle ligne d’accessoires pour hommes. Un déménagement dans un endroit plus central est aussi dans la mire 

Mode Mobile est entre autres l’habilleur officiel des Olympiques de Gatineau, de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Vous risquez donc de voir ses habits partout en ville.