Le Droit Affaires

Pour un Noël avec du punch!

CHRONIQUE — COLLABORATION SPÉCIALE / Nous voilà arrivés à quelques heures du temps des Fêtes! J’ai donc décidé de partager avec vous cinq spiritueux qui doivent assurément trouver place sur votre comptoir ou bien dans votre petit bar personnel et ce, question de bien recevoir!

Il vous faut absolument un alcool plus neutre. Un alcool plus versatile. Un alcool pour donner plus de férocité à votre «punch». Cet alcool est une vodka! Afin de garder une certaine neutralité, je vous recommande fortement une belle vodka canadienne, la PurVodka. 

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Pas un jeu enfantin

Enjouée, Chantal McFadden, copropriétaire avec sa soeur Martine du commerce gatinois À l’échelle du Monde, ne se laisse guère prier pour jouer la comédie devant l’oeil de notre photographe. Exubérante et spontanée, elle accepte de se laisse encadrer, grimpe sur un escabeau, étend les bras en signe de contentement, le tout sans rechigner.

Mais il ne faut pas croire que la direction quotidienne d’un commerce de détail consacré au divertissement constitue un jeu d’enfant. Derrière les centaines d’étagères encombrées de jeux éducatifs et de société et du matériel d’artistes et d’arts plastique se cachent la gestion des inventaires, les négociations avec les distributeurs et les partenaires, la fabrication des horaires des employés, la surveillance des états financiers et le travail auprès de la clientèle.

Être maîtres chez nous

C’est en août 1978 qu’À l’échelle du Monde prend véritablement son envol.  Les parents de Chantal et Martine,  Bernard et Pierrette McFadden, accompagnés dans l’aventure par la soeur de cette dernière, Rachel Rieux, louent un petit local, style tabagie, aux Promenades de l’Outaouais. L’entreprise compte alors cinq employés.  La commerce tiendra boutique aux Promenades jusqu’en 1995 alors qu’À l’échelle du Monde aménage définitivement dans son local actuel du 74, boulevard Gréber. «Nous voulions alors être maîtres chez nous», se souvient Chantal McFadden. Aujourd’hui, À l’Échelle du Monde emploie 16 personnes.


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Le mentorat qui se conjugue au féminin

L’entrepreunariat ne se conjugue plus qu’au masculin seulement alors que la cellule de mentorat de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG) vient de lancer le projet Mentorat au féminin, qui vise à offrir un mentorat bonifié pour mieux répondre aux besoins des femmes entrepreneures de la région.

Pour y parvenir, la CCG a préalablement réalisé un rapport d’analyse pour mieux comprendre les besoins des femmes entrepreneures de la région et au pays. Ce sont 376 entrepreneurs et neuf acteurs économiques qui ont fait part de leur réalité. Ce rapport met en lumière les enjeux et les difficultés que vivent les femmes en affaires.

«L’objectif est de faire créditer par le réseau M une formation sur le mentorat dédiée aux femmes, à l’intérieur de la formation que les mentors reçoivent déjà», explique Lise Trahan, mentore à la CCG et associée chez PPTA, un cabinet gatinois qui se spécialise dans le secteur de l’assurance collective. 

Un des éléments marquants du rapport est que l’entrepreneuriat semble moins populaire chez les travailleurs de l’Outaouais qu’ailleurs. La mentore croit que le gouvernement fédéral, à titre de principal employeur dans la région, en est la cause.

« Encore aujourd’hui, et malgré les problèmes avec Phénix, le gouvernement fédéral est encore perçu comme un employeur de choix. Les jeunes sont poussés par un emploi sécuritaire, avec de bons avantages sociaux, plutôt que vers l’entrepreneuriat», fait remarquer madame Trahan qui croit que le même gouvernement influence en partie la décision de ne pas se lancer en affaires. 

Une approche différente

Madame Trahan estime que les femmes vivent l’entrepreneuriat de manière différente des hommes.

Elle note quatre domaines où les femmes se distinguent des hommes: la confiance en soi, le réseautage, la conciliation travail-famille et le financement. Il est dont important d’ajuster les outils existants dans ces catégories pour les femmes, croit l’associée chez PPTA.

«Ce n’est pas que les femmes ont besoin de plus d’aide, mais plutôt qu’elles ont besoin d’une aide différente, explique la femme d’affaires. De manière générale, les femmes n’ont pas autant confiance en leurs compétences et ne réseautent pas de la même façon. Également, les femmes prennent des décisions différentes au niveau de la conciliation travail-famille. Puis finalement, les conditions de financement ne sont pas identiques pour les deux sexes.»

En comprenant mieux les différences, les mentors de la Chambre de commerce de Gatineau peuvent mieux épauler les femmes à atteindre leur plein potentiel en affaires, espère madame Trahan.

Devenir mentorée

Celles qui désirent bénéficier des programmes offerts par la Chambre de commerce de Gatineau peuvent s’informer sur le site web de l’organisme. Certaines conditions s’appliquent pour avoir accès au programme de mentorat.

«Premièrement, il faut être en affaires depuis au moins un an. Le mentorat, c’est une relation libre, donc personne n’est payé, explique Mme Trahan qui a mentoré six personnes depuis 2011. Le mentoré est jumelé avec quelqu’un qui n’est pas de la même industrie. Les deux entrepreneurs se rencontrent environ une fois par mois pour discuter des défis, des réussites, etc. Comme mentor, nous tentons de le guider et de l’aider à traverser les moments plus difficiles, comme les plus heureux.»

En a-t-on vraiment besoin?

Mme Trahan reconnaît que certaines entrepreneures sont mal à l’aise avec le fait de différencier les femmes des hommes.

« Ça agace certaines entrepreneures, car elles aimeraient espérer que nous n’aurons jamais besoin de nous différencier. Mais en fait, c’est juste une question de genre. Nous sommes différentes des hommes, mais aussi complémentaires. Par exemple, moi je travaille avec deux partenaires hommes, raconte-t-elle. Je remarque que notre façon de penser et notre processus décisionnel ne sont pas les mêmes.»

La mentore croit qu’il est très important de reconnaître et d’accepter les différences entre les deux sexes.

« C’est important de reconnaître que nous sommes différents, particulièrement quand nous travaillons avec des jeunes entrepreneurs, explique-t-elle. Ces jeunes entrepreneurs ont besoin de soutien pour grandir. Alors il faut savoir reconnaître ces besoins, les adresser et former nos mentors pour qu’ils puissent aider autant les entrepreneures que les entrepreneurs. »


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Le saviez-vous?

•Le Canada se classe au deuxième rang des pays les plus favorables à l’entrepreneuriat féminin.

•Pourtant, seulement 3% des femmes canadiennes sont des PDG. Elles occupent 25% des postes de cadres supérieurs et 21% des postes sur les conseils d’administration.

•18,3% des répondants affirment s’être lancés en affaires grâce à l’accompagnement d’un mentor.

•17,7% des femmes ont lancé leur première entreprise dans la vingtaine et 38,7% dans la trentaine.

•La région de l’Outaouais occupe le 10e rang en ce qui a trait aux taux d’entrepreneurs établis au Québec.

•Par contre, l’Outaouais est au 3e rang dans le classement des entreprises sociales au Québec.

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Au-delà des plages et de la mer

CHRONIQUE — COLLABORATION SPÉCIALE / Les gens sont étonnés lorsque je leur explique à quel point j’ai adoré passer quelques semaines à Miami. Je comprends. On associe souvent Miami à une ville superficielle qui manque parfois de substance. Une ville reconnue pour ses plages et le désir d’y faire la farniente. Toutefois, lors de ma visite j’ai rapidement constaté que Miami a beaucoup plus à offrir! Derrière sa réputation se cache un mélange d’atmosphère balnéaire, de traditions latines et de culture urbaine.

L’art déco

Aussitôt arrivé au district de South Beach, quartier luxueux redevenu populaire grâce à la série télévisée Miami Vice, on se croirait dans une carte postale vivante aux couleurs vives. Reconnu par le registre national des sites historiques et véritable symbole de Miami, le district Art déco de South Beach offre aux millions de visiteurs quelque 800 propriétés construites de 1915 à 1940,  peintes dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. J’ai décidé de profiter des excursions gratuites offertes par la Design Preservation League, une organisation sans but lucratif qui a comme objectif de promouvoir la culture et l’architecture de South Beach. L’excursion des plus photogéniques m’incite à observer de plus près les détails de ces façades d’hôtels, la symétrie, les tons pastel, l’utilisation du néon, les formes courbées. Le district Art déco de South Beach fut un réel coup de cœur.

La petite Havane

Quand on arrive à Miami, il est difficile d’ignorer l’influence sud-américaine. Soixante-dix pour cent des Miamééns sont hispanophones, dont la moitié est d’origine cubaine. Afin d’en profiter, je quitte le district de South Beach et je me dirige vers le célèbre quartier surnommé La Petite Havane. La musique de Celia Cruz qui sort des magasins, l’odeur des feuilles de tabac de l’usine de cigares, les hommes âgés qui jouent aux dominos dans le square du quartier, tout est rassemblé pour vivre une expérience authentiquement cubaine.

Si l’appétit vous en dit, il faut absolument prendre le temps de manger au restaurant Versailles. Malgré le nom de l’établissement qui rappelle le palais français imaginé par le roi Louis XIV, on remplace la célèbre galerie des Glaces par une salle à manger modeste mais populaire auprès de la diaspora cubaine. Je savoure une assiette de Ropa Vieja, un met créole composé de viande de bœuf filamentée aux épices
cubaines avec un bon mojito,
bien sûr.

Wynwood

Imaginez un quartier qui semblerait être conçu par et pour Instagram. Un quartier où tous les murs sont couverts d’énormes murales, transformant des coins de rues en géants photomatons. Et bien ça existe, et c’est le Wynwood Arts District. Un quartier industriel, réinventé par les hipsters qui le fréquente. 

Ce n’est pas tout à fait nouveau comme histoire, mais Wynwood reste unique, se transformant en La Mecque de l’art de rue grâce à Tony Goldman, un magnat important du monde immobilier qui rêve d’un quartier entier dédié aux plus importants artistes muralistes du monde. Son rêve est devenu réalité et le quartier héberge maintenant non seulement des centaines de murales, mais des dizaines de galeries d’art ainsi que des restaurants et des bars qui prouvent encore une fois que Miami reste une destination avec une richesse culturelle difficile à ignorer.