Le Droit Affaires

Le messager d’abord, le message ensuite

Julie Blais Comeau n’est pas une motivatrice. Elle ne brandit pas le poing dans les airs en s’écriant devant son auditoire : «lâche pas, t’es capable!» ou le désormais célèbre «vous êtes tous des gagnants»!

Non, sa rhétorique est toute autre. Julie Blais Comeau est une spécialiste de l’étiquette. Elle ne s’arrête pas au contenu du discours ou au message,  elle s’intéresse plutôt au messager lui-même : dégage-t-il de la crédibilité ? Est-ce que sa personnalité rayonne en public ? Sait-il comment faire les choses naturellement en toutes occasions ?

Voilà le terrain de jeu de notre formatrice. Et l’étiquette est à ne pas confondre avec les bonnes manières, le protocole ou l’éthique. Les bonnes manières font davantage référence à l’élégance; le protocole, lui, à la procédure technique à suivre et l’éthique fait appel à la moralité.

Comment Julie Blais Comeau explique-t-elle son champ d’expertise ?

«Les bonnes manières, c’est le quoi faire; le protocole, c’est savoir quand le faire, mais l’étiquette, c’est le comment faire. (...) Je donne les réponses pour que la personne puisse rayonner confiance et crédibilité. (...) Que la personne mette le petit doigt en l’air quand elle prend sa tasse de thé, moi, je m’en balance. Que la personne soit devant vous ou la reine Élisabeth II, elle doit savoir comment faire les choses, parce que quand on ne sait pas comment faire, on est paralysé. C’est ça, l’étiquette.»

Lors d’une entrevue pour l’obtention d’un emploi, plusieurs candidats afficheront à peu près le même niveau de compétence, les mêmes diplômes, des expériences professionnelles semblables… Mais qu’est-ce qui fera la différence?

«L’étiquette, c’est l’avantage concurrentiel», explique celle qui a été gestionnaire et directrice des ressources humaines dans une autre vie. Elle a aussi suivi à Los Angeles et Phoenix des formations dispensées par la Protocol School of Washington en étiquette des affaires et en protocole international.

Les thématiques de l'étiquette

Selon une enquête conjointe du Stanford Research Institute, de la Carnegie Foundation et de l’université Harvard, les relations interpersonnelles sont derrière 85% des obtentions de postes.

Pas surprenant donc de voir madame  Blais Comeau ratisser très largement dans l’art de se présenter en affaires. Elle offre des formations pour développer notamment son «intelligence culturelle». Ainsi, que vous receviez une délégation étrangère ou que vous alliez en mission à l’étranger, comment éviter les embarras, les faux-pas et les bévues diplomatiques?

À titre d’exemple, réseauter ne se résume pas à boire un verre et manger de petites bouchées, c’est arriver préparé, énoncer un argumentaire percutant et maîtriser ses sujets de prédilection. L’entrée en la matière, la poignée de main, vos sujets de conversation et le suivi que vous en ferez par la suite, «tout compte quand vous réseautez», dit-elle.

Madame Blais Comeau propose même de s’équiper d’une garde-robe vestimentaire «de dix morceaux pour dix jours» parce que «vos vêtements et vos accessoires sont ce que les autres remarquent en premier». L’extérieur d’abord, l’intérieur ensuite. «Vous le savez, vous n’avez qu’un instant pour faire une bonne première impression. (...) Façonner sa présentation ne veut pas dire manquer d’authenticité, ça veut dire rayonner positivement».

Des milieux de travail hostiles

Deux de ses quatre livres s’intéressent à l’étiquette en milieu de travail et aux situations délicates susceptibles de s’y produire, entre autres choses. «En un instant, le moindre faux-pas peut avoir un impact définitif sur une carrière et sur une réputation».

Ce qui nous amène à aborder, durant l’entrevue, l’incivilité en milieu de travail. Selon une étude de Christine M. Pearson et Christine L. Porath (auteures de The Cost of Bad Behavior: How Incivility Is Damaging Your Business and What to Do About It), l’incivilité au travail est présente dans tous les secteurs et dans toutes les professions. Ses conséquences vont bien au-delà des relations interpersonnelles, elles sont aussi sources de pertes substantielles de revenus.

Selon cette étude, 80 % des souffre-douleurs et des bourreaux qui les tourmentent, en milieu de travail, perdent du temps au travail avec ces affrontements. Les mauvaises relations professionnelles font en sorte que 78 % des employés impliqués dans des conflits se désengagent progressivement de leur entreprise.

Soixante-trois % d’entre eux planifient des détours physiques au bureau pour éviter l’offenseur et la qualité du travail en souffre dans 38 % des cas, 25% des employés minés par des conflits se défoulent sur leurs clients et 12 % d’entre eux quitteront finalement leur poste.


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L’étiquette, dites-vous? Bien plus qu’une question de petit doigt en l’air…

En cette fin d’année, explorons des situations propres aux temps des fêtes en milieu de travail.

Le Droit Affaires

À bas les mythes!

CHRONIQUE — COLLABORATION SPÉCIALE / La mode est un domaine qui évolue et se transforme sans cesse. Il y a tout de même quelques mythes tenaces qui sont souvent bien ancrés dans nos esprits et dont il est difficile de se défaire. Regardons quelques-unes de ces croyances qui ont parfois la couenne dure.

Règles désuètes

Vous avez peut-être déjà entendu vos mères ou vos grands-mères vous dicter des règles de mode (contrairement à aujourd’hui, les hommes se prononçaient beaucoup moins sur le sujet à l’époque). Mais même si c’était vrai lorsque votre grand-mère vous l’a dit, nous sommes rendus ailleurs.

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CÔTÉ COULEURS

Le noir 

C’est bien connu, le noir est une couleur neutre qui s’agence avec tout. Et quand je dis tout, je veux dire TOUT. Même avec le marine. Même avec le brun. Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps, il était impensable de porter un soulier brun avec un pantalon noir ou de marier un veston noir avec un pantalon marine.

Le rose et le rouge

Il y a quelques années, n’était-ce pas une combinaison de couleurs qui nous faisait mal aux yeux? De nos jours, on peut s’amuser à les porter ensemble. Tout comme le bleu et l’orange et plein d’autres combinaisons de couleurs autrefois inusitées.

L’argent et le doré

Les métaux se mêlent joliment les uns aux autres et sans modération. On peut même rajouter du bronze et du rose doré dans l’équation.

Le blanc et les pastels 

Ils peuvent désormais se porter à l’année. On ne les porte pas toujours de la même façon en été comme en hiver, mais ils ne sont plus réservés aux températures clémentes.

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CÔTÉ AGENCEMENTS

Les accessoires

Ils n’ont pas besoin d’être parfaitement assortis. Vous pouvez varier les couleurs et les textures de vos ceintures, chaussures, montres et sacs. L’important est que le tout soit harmonieux.

Les motifs

Autrefois, un motif était suffisant. Aujourd’hui, on n’hésite pas à en arborer plus qu’un. Fleurs et rayures côtoient les pois et les carreaux. Vous ne savez pas comment faire? Vous trouverez une foule de looks sur la toile.

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LES STYLES VESTIMENTAIRES

Il est de plus en plus commun de voir un mélange des styles dans un même ensemble. On verra souvent un ensemble plus habillé agencé à un soulier plus sport, tout comme un jean troué et une chaussure plus habillée. Ces heureux mélanges peuvent rendre un look des plus intéressants.

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N’hésitez pas à effacer ces règles de votre mémoire, mais surtout, osez les transgresser. La seule chose dont vous avez besoin est d’assumer vos looks.