Votre année 2017

Comme chaque mois, Le Droit AFFAIRES et la Banque Nationale ont réalisé un sondage pour connaître l’opinion des entrepreneurs d’Ottawa-Gatineau. Pour terminer l’année en beauté, nous avons demandé à 155 dirigeants d’entreprises de quantifier l’impact des festivités du 150e anniversaire de la Confédération canadienne sur leurs chiffres d’affaires. Nous avons également voulu connaître leur opinion sur l’accès au crédit en 2017.

IMPACT DES FÊTES DU 150e DE LA CONFÉDÉRATION

Les célébrations entourant le 150e anniversaire de la Confédération canadienne n’ont quasiment pas eu d’effet sur les entreprises de la région, selon Raynald Harvey, président de la firme SEGMA Recheche qui a réalisé les entrevues téléphoniques de ce sondage.

«Pour la grande majorité des dirigeants d’entreprises/organisations sondés (70,1 %), les fêtes du 150e anniversaire de la Confédération canadienne n’ont eu aucun effet sur leur entreprise/organisation. Le quart (23,4 %) ont ressenti un effet positif et 6,5 % un impact négatif», précise monsieur Harvey.

En Outaouais, 81,9 % des dirigeants interrogés disent ne pas avoir ressenti d’impact significatif.

Le tableau pour les entreprises de la région d’Ottawa est moins sombre puisque presque la moitié des sondés estime que les festivités du 150e ont eu un impact positif sur leur entreprise.

ACCÈS AU CRÉDIT EN 2017

En 2017, les entreprises de la région d’Ottawa-Gatineau n’ont pas eu de difficulté à accéder au crédit. Le tiers des entreprises considèrent que l’accès au crédit était facile. Un autre tiers des participants au sondage croient que la situation était normale.

Selon les résultats du sondage, le président de SEGMA recherche remarque une distinction entre les grandes entreprises et les plus petites situées au Québec.  «Les grandes entreprises ont eu particulièrement de facilité à accéder au crédit, tandis que les entreprises/organisations québécoises plus petites semblent avoir connu davantage de difficultés à se financer si on les comparent  à celles de taille similaire de l’autre côté de la rivière des Outaouais», explique-t-il.

«13,6 % n’ont fait aucune démarche pour du crédit en 2017 et ne pouvaient pas se prononcer sur la question», a constaté  Raynald Harvey.

CRITÈRES PRÉPONDÉRANT DES DEMANDES DE CRÉDIT DES ENTREPRISES

Selon 33% des dirigeants sondés, la capacité de rembourser à moyen terme est le critère prépondérant pour juger les demandes de crédits aux entreprises. 

«Les dirigeants québécois accordent davantage d’importance à la solvabilité (capacité à rembourser à terme) tandis que les Ontariens se répartissent assez également entre les trois premiers choix», remarque  monsieur Harvey.

Le critère du cautionnement personnel des propriétaires ou administrateurs a été mentionné principalement par les dirigeants de petites entreprises.

«Les PDG accordent plus d’importance à la qualité des projets soumis, la haute direction privilégie l’expérience de l’équipe de gestion alors que les gestionnaires et les professionnels focalisent principalement sur la solvabilité (capacité à rembourser)», conclut le sondeur Harvey.

Propos recueillis par Libana Kassab

Méthodologie
Ce sondage est réalisé avec la collaboration de la Chambre de commerce de Gatineau, du Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale et de ID Gatineau. Il a été mené en partie par questionnaire Internet et en partie par entrevues téléphoniques, le tout sous la supervision de SEGMA Recherche.  L’échantillon de 155 dirigeants d’entreprises/organisations est principalement localisé dans le centre urbain d’Ottawa-Gatineau. Il est composé d’entreprises/organisations de différentes tailles opérant dans divers secteurs d’activités.