Un moment de partage

CHRONIQUE — Collaboration spéciale / Cette année encore, trop de gens vivront Noël seuls, démunis et ne mangeront pas à leur faim alors que les autres seront littéralement choyés par la vie. C’est une triste réalité de notre monde actuel. Mais saviez-vous que 60% des Canadiennes et des Canadiens planifient faire des dons pendant le temps des fêtes et donneront jusqu’à cinq milliards de dollars au cours des cinq prochaines semaines ? Voilà qui a de quoi réchauffer le cœur.

Ce mouvement de solidarité du temps des fêtes est certes le moment idéal pour initier nos enfants au partage. En faisant de petites contributions, en argent ou en bénévolat, ils réaliseront que leur geste fera toute la différence dans la vie de nombreuses personnes vulnérables de la société et que leur engagement personnel permettra de bâtir des communautés saines, justes et sécuritaires.

Lors d’une récente consultation en ligne, Imagine Canada, un organisme voué à la concertation des organismes de bienfaisance, a constaté que 89% des parents croient à l’importance d’inspirer leurs enfants à donner aux organismes caritatifs. Dans la région, il y a de nombreux organismes qui misent sur la générosité citoyenne pour accomplir leur mission, qu’il s’agisse de la Maison Marie-Louise et du Centre espoir Sophie pour ne nommer que ceux-là. En communiquant avec Centraide, vous pourrez découvrir un très grand nombre d'organismes de bienfaisance qui ont un impact réel auprès de la population.

Nous sommes des modèles pour nos enfants. Alors n’hésitons pas à les sensibiliser à la générosité et à l’entraide. Nous pouvons, par exemple, leur octroyer un budget spécial pour le temps des fêtes et les inviter à réserver un certain montant pour en faire don à une cause qui leur est chère. Pour les adolescents et les jeunes adultes, nous pouvons les encourager à entreprendre une démarche pour faire du bénévolat dans une résidence pour personnes âgées, un centre communautaire ou encore une banque alimentaire. Cette expérience enrichissante ne manquera pas de les sensibiliser aux cruelles réalités vécues par les moins bien nantis. 

À l’occasion d’un repas communautaire, nous pouvons également ouvrir les portes de nos foyers à de nouveaux arrivants pour partager un peu de nos traditions respectives. Au contact de la diversité et d’autres coutumes, nous reconnaîtrons ce qui nous rassemble au lieu de ce qui nous divise.

Si nous aspirons à une communauté forte, unie et inclusive, il est essentiel d’être solidaires. Pour briser le cycle de la pauvreté, assurer une sécurité alimentaire, favoriser l’insertion socioéconomique des personnes marginalisées par le marché de l’emploi, il est important de tendre la main.

N’oublions pas que notre jeunesse fait partie intégrante de la solution. En soutenant des causes humanitaires, nos jeunes, les adultes de demain, découvriront l’immense bonheur de contribuer activement à réinventer notre communauté.

Ethel Côté est présidente de MécènESS & Institut social