Catia Céméus
Catia Céméus

Catia Céméus à la tête du RAF

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
C’est avec « beaucoup de fierté » que Catia Céméus prend les rênes de la présidence du conseil d’administration du Regroupement Affaires Femmes ( RAF ). Et la femme engagée a bien l’intention de mener le bateau à bon port.

« J’ai toujours été une femme occupée. C’est dans mon ADN ! [rires] », explique Catia Céméus, également directrice générale et fondatrice de l’entreprise d’organisation événementielle Kimdja, qu’elle pilote depuis plusieurs années. 

Femme d’affaires accomplie, philanthrope et visiblement avide d’ajouter toujours plus de cordes à son arc, elle s’est vu confier, lors du gala annuel du RAF en août dernier, l’important mandat de perpétuer la vocation de l’organisation. 

La mission du RAF est simple: faire rayonner l’excellence et le leadership des filles et des femmes noires de la francophonie canadienne. « Chaque année, on souligne l’excellence des femmes noires et leur contribution exceptionnelle dans plusieurs domaines d’activité, en santé, dans les arts ou dans les sports », insiste la nouvelle présidente. 

Un mandat sous le signe de la pérennité 

D’abord concentré exclusivement dans la région de la capitale fédérale, le mandat du RAF a récemment amplifié sa portée. « On voyait l’impact que le RAF avait dans la région d’Ottawa et Gatineau », explique Mme Céméus. « Avec l’ancienne présidente, on a eu l’ambition d’élargir le mandat vraiment à toute la francophonie canadienne. » En démontrant qu’il avait les moyens de ses ambitions, le RAF a pu tenir son premier gala pancanadien il y a quelques semaines. Ce nouveau mandat élargi est d’ailleurs le fondement de la vague sur laquelle Mme Céméus compte surfer pendant sa présidence. « Je sens que j’ai quand même une certaine responsabilité. Le RAF a une notoriété et on veut la continuer. »

Les lauréates du dernier gala du RAF

Poursuivre le travail acharné, mais également développer de nouvelles initiatives et mettre en branle de nouveaux projets font partie de son cursus. « On a réussi à tisser des liens avec des organismes à l’extérieur de la région, dans les autres provinces canadiennes, des organismes de femmes noires qui ne savaient pas qu’on existait et qu’on ne savait pas qu’ils existaient. »

Catia Céméus prévoit d’ailleurs instaurer, entre autres, des séances de mentorat pour permettre aux jeunes filles noires d’âge secondaire d’être en contact avec des femmes à succès de leur milieu. Elles pourront ainsi avoir un modèle concret de ce à quoi elles peuvent aspirer.

« On sait que les jeunes filles sont motivées, mais parfois voir quelqu’un qui est passé par les mêmes embûches, ça peut vraiment donner un coup de pouce. »

Un travail d’équipe

À titre de présidente, Catia Céméus sera loin de faire cavalière seule. « C’est sûr qu’il faut être très organisée. Avec les années, j’ai appris à manoeuvrer. » Si elle sait qu’elle peut compter sur l’aide inestimable de son conjoint qui la supporte dans ses mille et un projets, Catia sait également que les membres du conseil d’administration du RAF sont tissées serrées et c’est ce qui permet à l’organisation de cheminer.

« C’est vrai que je suis la présidente, mais ce n’est pas seulement moi. C’est six autres femmes extraordinaires qui s’impliquent énormément. C’est un travail d’équipe à tous les niveaux. »

Le succès de son mandat, selon elle, repose sur l’innovation et sur l’écoute de sa communauté, deux qualités qu’elle croit inestimables, surtout en ces temps difficiles qui chamboulent les façons de faire habituelles. « Le RAF a toujours eu cette pertinence au sein de la communauté noire. Je pense que la pandémie va juste aider la population en général à le constater », ajoute-t-elle.  Maintenant qu’elle a obtenu la confiance du RAF, la nouvelle présidente aura jusqu’en 2023 pour passer de la parole aux actes.