S’adapter pour garder ses employés

CHRONIQUE — MODE D'AFFAIRES / Au cours des trois dernières années, le Groupe Le Pacha, qui compte sept boutiques en Outaouais, a vu son nombre d’employés passer de 25 à 70. Le groupe de six propriétaires, dont Marc-André Plouffe, a dû repenser ses façons de faire pour gérer la croissance en cette ère de pénurie de main-d’œuvre.

Il n’y a pas si longtemps, les gens faisaient du commerce de détail une carrière et ils en étaient fiers. Sans généraliser, la nouvelle génération a tendance à voir le métier de vendeur comme un emploi temporaire. Les employeurs du commerce au détail doivent donc se tourner vers ceux qui désirent travailler à temps partiel comme les étudiants, les gens en fin de carrière et les retraités qui font un retour sur le marché du travail. Cette situation se traduit souvent par un manque d’expérience nécessitant plus de temps d’accompagnement et de préparation avec le nouveau personnel.

Se démarquer du lot

Il y a pourtant plusieurs avantages à travailler dans un commerce au détail, croit Marc-André Plouffe. C’est le travail parfait pour parler à des gens et il n’y a pas une journée pareille. La flexibilité de l’horaire et les nouvelles collections qui arrivent tous les trois mois ne laissent guère place à la routine.

Afin de se démarquer et d’offrir une expérience agréable aux clients et à ses employés, Le Pacha a repensé certaines de ses façons de faire. «Un des gros changements que j’ai instaurés, c’est la commission collective. Ça enlève la pression, la compétition entre les vendeurs et ça encourage le travail d’équipe», assure le propriétaire, dont le groupe, qui détient les bannières Rieker et Piedestal, vient d’acquérir deux succursales Clarks, aux Promenades Gatineau et aux Galeries de Hull.

Les magasins essaient aussi d’avoir plusieurs vendeurs sur le plancher afin d’offrir une expérience personnalisée aux clients qui franchissent ses portes. «Ça donne un excellent service et les employés sentent qu’ils peuvent prendre le temps de bien écouter et comprendre les besoins des clients», croit M. Plouffe.