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Des airs de Jamaïque à Plaisance

J’aime mon voisin, c’t’un Jamaïcain, chantent les Frères à Ch’val. C’est sans doute l’air que Jacinthe Joly fredonne le matin lorsqu’elle arrive au bureau. Car la directrice générale de Transport Laplante et Fils pourra compter d’ici septembre prochain sur 32 chauffeurs originaires de la Jamaïque pour conduire sa flotte de camions-remorques qui assurent chaque semaine 25 transports entre le Canada et les États-Unis. Cette acquisition fera de Transport Laplante et Fils le plus grand employeur de la municipalité de Plaisance. Que de routes parcourues pour une petite entreprise fondée en 1975 par André et Serge Laplante.

Pourquoi recruter des chauffeurs jamaïcains? Car, il faut se le dire, la Jamaïque, ce n’est pas la porte d’à côté. C’est un pays tropical. Il y fait chaud. Il y fait beau. On y retrouve parmi les plus belles plages des Antilles. Et sans rien vouloir enlever à la belle municipalité de Plaisance, en novembre, il y fait déjà froid.

«On avait un sérieux problème de main-d’œuvre. C’est difficile de recruter de bons chauffeurs. Surtout pour voyager entre le Canada et les États-Unis», explique Jacinthe Joly qui dirige l’entreprise depuis que le propriétaire Serge Laplante jouit d’une retraite bien méritée. Le recrutement est devenu encore plus difficile depuis que le Canada a légalisé la marijuana en octobre dernier, ajoute Mme Joly, qui a les deux mains sur le volant de la compagnie.

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Pourquoi OFFICE 365 est une bonne option pour votre entreprise?

Si vous hésitez à adhérer à l’offre de Microsoft OFFICE 365 ou vous êtes de ceux qui ont déjà fait le saut, mais n’êtes pas aux faits sur tout ce que le produit peut vous offrir, cet article est pour vous!

Au-delà de la mobilité et de la flexibilité, le produit de Microsoft inclut des contrôles de sécurité de vos données et de l’hébergement en sol canadien.  La version Premium vous permet d’avoir accès à différentes applications qui peuvent être très pratiques pour une entreprise comme la vôtre. Cet abonnement vous permet d’avoir accès aux logiciels Outlook, Word, Excel, PowerPoint, OneNote et Access, mais aussi à une vingtaine d’applications qui pourraient faciliter vos communications et vos opérations. Voici quelques-unes de ces applications :

Microsoft Teams est une application qui permet de créer, partager et collaborer facilement en équipe à partir d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone intelligent. Sur une plateforme commune et personnalisable, il est ainsi possible d’avoir des discussions en groupe, des réunions en vidéoconférence, et d’y partager des notes et des pièces jointes.

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Une femme parmi les hommes

Jacinthe Joly dirige une entreprise dans un secteur qui est traditionnellement l’apanage des hommes. «Au début, je dois avouer que j’ai dû faire ma place. Mais honnêtement, cela s’est bien passé. Il faut dire qu’il y a de plus en plus de femmes dans le milieu du camionnage», observe la jeune femme de 36 ans.

Sans être elle-même camionneuse, elle a appris les rudiments du métier grâce au propriétaire Serge Laplante qu’elle qualifie de mentor. «C’est Serge qui m’a tout montré. Lorsqu’il m’a confié la direction de l’entreprise, il m’a dit:  Vas-y. C’est à ton tour. Je te fais confiance.» 

Lorsque Mme Joly a débuté, il y a 10 ans, l’entreprise n’avait que quatre camions poids lourds. Aujourd’hui, Transport Laplante et Fils dispose d’une flotte de 30 camions-remorques qui effectuent environ 25 voyages par semaine entre le Canada et les États-Unis. Un camion-remorque coûte au bas mot plus de 300 000$. Chaque poids lourd peut parcourir jusqu’à un million de kilomètres et sa durée de vie est limitée à cinq ans. Les chauffeurs travaillent un maximum de 60 heures par semaine. 

Transport Laplante et Fils se spécialise dans le transport de bois et d’acier et approvisionne surtout le secteur de la fabrication de meubles dans la région des Grands Lacs, plus précisément dans les États du Michigan, de l’Indiana, de l’Illinois et du Wisconsin. 

Lorsqu’ils ont fondé l’entreprise en 1975, André Laplante et son fils Serge ne possédaient qu’un seul camion-remorque. Serge prenait la route pendant que son père dirigeait l’entreprise. Ils n’ont jamais compté les heures. Ils ont surmonté de nombreuses embûches telles que les bris mécaniques, les pertes de marchandise, les mauvaises conditions routières, les accidents de la route, les conflits d’horaires entre clients et camionneurs, sans compter les problèmes aux douanes.

Qui aurait cru que leur entreprise serait dirigée par une femme en 2019 et que les trois quarts de leurs employés seraient des Jamaïcains? Ils auraient sans doute dit: «Tu as dû en fumer du bon!»

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Les immigrants comme solution

L’immigration représente une partie de la solution afin de répondre à la pénurie de main-d’oeuvre à laquelle font face les employeurs, mais qu’en est-il de la situation dans la région? Les PME sont-elles assez au fait du bassin existant de candidats immigrants qualifiés pour combler leurs besoins? Petit tour d’horizon.

Au Service intégration travail Outaouais ( SITO ), où on offre notamment des services individuels de recherche d’emploi pour les immigrants et des programmes de formation préparatoire à l’emploi par le biais de stages en entreprise, le nombre de demandes d’employeurs logées auprès de l’organisme a plus que doublé depuis mai 2018 pour passer d’une vingtaine à une cinquantaine par mois.

«C’est sans compter les demandes qui viennent de la part d’Emploi-Québec. Ça vient de tous les secteurs, autant du domaine de la restauration, que des domaines des métiers, de la comptabilité, de l’enseignement, de l’informatique et des technologies», énumère Roxana Merello, directrice générale du SITO. Pour répondre à ce boom de requêtes, l’organisme a d’ailleurs dû ajouter une nouvelle ressource à son équipe.

Au chapitre des succès, le SITO a réussi à placer 280 personnes immigrantes dans un poste en Outaouais, en 2017. L’an passé, ce nombre a grimpé à 324. 

Selon Mme Merello, le pourcentage de placements va augmenter encore cette année. Le constat est toutefois évident: le SITO n’est pas en mesure de répondre à la demande. 

«On doit faire des efforts pour augmenter le nombre de personnes venant de Montréal afin de pourvoir l’ensemble des postes disponibles en Outaouais. Malgré que nous ayons 500 clients par année, nous n’avons pas assez de profils pour répondre à la demande», souligne Mme Merello.

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Plomberie Alvanar. Un secret bien gardé!

Robin Cyr se souvient de l’époque où, de son sous-sol, il prenait les appels de ses clients qui nécessitaient son expertise en plomberie. « Je me voyais un peu comme un sauveur quand un client m’appelait à 10h le soir pour réparer la toilette bouchée », dit-il en souriant. Quatorze ans plus tard, M. Cyr est à la tête d’une entreprise qui dispose d’un vrai bureau et d’une équipe d’employés fidèles.

Alvanar (dont le nom provient des premières lettres des prénoms de ses enfants et de Robin) est une sorte de secret bien gardé. Sans faire de vagues, l’entrepreneur a su s’implanter et faire sa place, d’abord dans le secteur résidentiel, et aujourd’hui davantage dans le secteur commercial. « Nous venons de terminer les travaux dans l’édifice Le Vibe qui compte 190 unités, indique M. Cyr. On a aussi fait plusieurs banques, arénas, CPE, McDonald’s, Ultramar, Hydro-Québec, l’Université d’Ottawa, le Jardin Monsarrat... Mais il y a encore des grand entrepreneurs généraux qui ignorent qu’on est capable de réaliser de très gros projets. »

L’expérience

Dans le domaine depuis 26 ans, Robin Cyr est allé chercher son expérience pratique sur les chantiers à Montréal et même au nord du Québec, jusqu’à ce qu’il décide en 2005 de se lancer en affaires. « Quand tu te lances dans quelque chose, il faut que tu le fasses avec passion. Démarrer mon entreprise m’a permis d’établir des normes strictes de qualité et m’assurer de les faire respecter. »

Et il ne faut pas compter ses heures. L’homme d’affaires rend hommage à ses enfants qui ont souvent dû composer avec un papa absent, des vacances raccourcies à cause d’une urgence, ou d’avoir à suivre leur père sur des appels de service. « Je leur en suis tellement reconnaissant! C’est sûr qu’on essaie maintenant de passer plus de temps ensemble. »

Avenir et relève

Alexis et Vanessa suivront-ils les traces du paternel? « C’est sûr que s’ils le veulent, ils auront une place dans l’entreprise, dit M. Cyr. En bâtissant la compagnie, on espère pouvoir un jour former une relève. Je ne leur impose rien. Mais je serais heureux de savoir qu’ils reprennent le flambeau! »

En attendant, l’entrepreneur peut compter sur l’aide de son équipe, ses estimateurs, une adjointe, des contremaitres et plombiers. Avec l’arrivée de jeunes recrues, il est en mesure d’offrir à nouveau un service à la fine pointe de la technologie, et fier de servir la clientèle d’Ottawa et de l’Outaouais.

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La pénurie de la main-d’oeuvre, un frein à l’expansion

L’insuffisance de la main-d’oeuvre dans la région, un mythe? Pas pour le propriétaire des deux magasins Club Piscine Super Fitness à Gatineau et à Ottawa, Jean Ravenda, qui a dû renoncer à l’idée d’en ouvrir un troisième faute de personnel. Cette même réalité a aussi frappé les copropriétaires du salon de coiffure Victor Victor à Gatineau, qui ont finalement abandonné leur projet d’ouvrir un deuxième établissement dans le secteur du Plateau, après n’avoir reçu aucune candidature de coiffeurs potentiels.

«Des histoires comme ça, il y en a beaucoup», selon M. Ravenda, qui agit aussi à titre de vice-président de la Chambre de commerce de Gatineau.

L’homme d’affaires bien implanté dans la région a ouvert un troisième magasin éphémère, l’an dernier, dans le secteur Orléans, afin de tester le marché.

«L’expérience a été concluante, il y a un marché et je n’ai aucun doute, mais je n’ai pas les ressources pour pouvoir avoir du personnel-là, explique-t-il. Il faut que tu aies les personnes qui vont bien servir les clients. Il faut que tu les formes et nos programmes de formation sont basés sur une durée trop longue compte tenu du roulement», poursuit-il.

Faible croissance

Ses propos reflètent d’ailleurs les résultats d’une enquête menée par la Banque de développement du Canada (BDC), en septembre 2018, auprès de 1200 entrepreneurs canadiens à la tête de PME. Près de 40 % d’entre eux ont dit avoir de la difficulté à trouver de nouveaux employés. Les entreprises touchées par la pénurie étaient aussi 65% plus susceptibles de connaître une faible croissance, d’après le sondage.

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35 100 postes à combler en Outaouais d’ici 2021

Le problème de la rareté de la main-d’oeuvre se fait sentir en Outaouais, où quelque 35 100 emplois sont à combler entre 2017-2021, dont un peu plus de 80 % proviennent de départs à la retraite. Le tout se déroule dans un contexte où le taux de chômage est historiquement bas dans la région, à 4,9%.

Le problème de la pénurie de la main-d’oeuvre comporte plusieurs volets : un vieillissement de la population et des départs à la retraite de travailleurs expérimentés, jumelés à une relève moins nombreuse, inexpérimentée et souvent moins attirée par certains secteurs, tels que le domaine de la construction, du transport, des pâtes et papiers et autres.

«Il y a des entreprises qui font face à une pénurie pour différentes raisons», explique le directeur régional de Service Québec de l’Outaouais, Alain Ranger, qui représente une branche relevant du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale et qui couvre 17 régions administratives de la province.

«C’est presque tout le monde qui est en emploi. Donc, quand on est dans des données aussi importantes, ça vient illustrer le fait qu’il y a une situation qui est favorable davantage pour le chercheur d’emploi que pour les entreprises», soutient M. Ranger.

Le directeur régional préfère néanmoins parler non pas d’une pénurie, mais plutôt d’une situation de rareté de main-d’oeuvre, bien qu’il reconnaisse qu’une pénurie frappe certains secteurs.

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L’accès à des travailleurs qualifiés est difficile

Les immigrants représentent une source de talents cachés pour contrer la pénurie de la main-d’oeuvre, mais les entrepreneurs hésitent encore à se tourner vers eux, d’après un rapport de la Chambre de commerce d’Ottawa.

Alors que 77% des entreprises d’Ottawa estiment que les immigrants sont une source de talents, 46% d’entre elles sont d’avis que les immigrants ne constituent pas un bassin important de travailleurs et de compétences pour elles, d’après cette étude réalisée sous forme de sondage l’an dernier et qui portait sur la croissance des entreprises.

Pourtant, toujours selon cette même étude, l’accès à des travailleurs qualifiés demeure un problème important pour 63% des entreprises de la capitale nationale.

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Jean Bédard, fier de l’évolution de La Cage

Pour plusieurs, La Cage est avant tout cet endroit chaleureux où se réunir, avec très souvent le prétexte d’assister à un événement sportif sur grand écran. Et c’est toujours le cas, même avec le repositionnement de la chaîne et maintenant, le tout nouveau restaurant de Gatineau, secteur Le Plateau. Selon Jean Bédard, président et chef de la direction du Groupe Sportscene qui gère La Cage - Brasserie sportive, cette évolution était nécessaire.

« Il faut savoir évoluer avec notre concept, » lance celui qui, à 26 ans, décidait de s’impliquer dans l’ouverture d’une franchise de La Cage aux Sports à Saint-Hyacinthe avec un groupe de jeunes actionnaires. « J’aimais le sport et j’aime toujours autant cela aujourd’hui. C’était donc un choix d’affaires très naturel pour moi en 1988. »

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Normes du travail : Plus de flexibilité, plus de sécurité

Des changements ont été apportés à la Loi sur les normes du travail en 2018, dont un certain nombre sont entrés en vigueur depuis janvier 2019. Plusieurs de ces modifications simplifieront la gestion, d’autres octroient de nouveaux avantages à vos employés. Voici un bref rappel de ces changements.

Plus de temps

Dans la mouvance populaire de dénonciation des agressions à caractère sexuel ces dernières années, le législateur fait maintenant une mention spécifique de ce type de harcèlement à l’intérieur de ses dispositions existantes sur le harcèlement au travail. À titre de rappel, la Loi définit le harcèlement comme étant « une conduite vexatoire se manifestant soit par des comportements, des paroles, des actes ou des gestes répétés, qui sont hostiles ou non désirés, laquelle porte atteinte à la dignité ou à l’intégrité psychologique ou physique du salarié et qui entraîne, pour celui-ci, un milieu de travail néfaste ». La jurisprudence a établi que la qualification de harcèlement pouvait inclure des comportements répétés et non désirés, ou à une seule conduite grave. 

Au niveau du mécanisme de plainte devant la CNESST en matière de harcèlement, un autre changement à la Loi est que la période pour faire une plainte après la dernière manifestation d’un incident passe de 90 jours à deux ans, élargissant considérablement la possibilité d’accéder à ce recours. La Loi exigeait déjà des employeurs qu’ils prennent un rôle proactif pour prévenir ce genre de situation. 

Par ailleurs, les tribunaux ont ajouté qu’un employeur ne peut se dégager de cette responsabilité lorsque la situation de harcèlement est évidente ou lorsqu’elle a été portée explicitement à sa connaissance.  Depuis le 1er janvier dernier, la Loi oblige maintenant l’employeur à démontrer qu’il possède une politique contre le harcèlement et du traitement des plaintes : ce changement n’est pas anodin, puisqu’il traduit une volonté clairement exprimée d’afficher une tolérance zéro envers ce type de comportement et que chaque employeur doit veiller à encadrer cette problématique.

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Abattoir les viandes du Pontiac : un besoin pour l’économie locale

Un besoin apporte souvent une occasion d’affaires, vous diront les entrepreneurs les plus aguerris. La petite histoire de l’Abattoir les viandes du Pontiac ne fait pas exception à la règle.

En activité depuis le 1er décembre dernier à Shawville, l’arrivée en scène de l’abattoir est le fruit d’un travail acharné de sept ans des propriétaires Alain Lauzon, Ibrahima Diagne, Sofiane El Ketroussi et Gilles Langlois, qui visaient à combler un besoin criant.

 « La région était très mal desservie. Ça fait environ 20 ans que la communauté de l’Outaouais essaie de s’organiser pour établir un abattoir », affirme Sofiane El Ketroussi, président de l’abattoir et agronome de carrière, spécialisé dans la transformation d’aliments.

Ce dernier rappelle que les éleveurs devaient se tourner vers un abattoir à Thurso ou encore plus loin pour préparer les animaux destinés à la consommation, une réalité coûteuse au chapitre du transport. 

Demande importante 

L’entrepreneur et éleveur de moutons Alain Lauzon a donc décidé de réanimer le projet après avoir constaté une demande « assez importante » pour de la viande dans le coin.

Au fil des années, ses partenaires se sont greffés au projet, apportant tous leur champ d’expertise respectif pour sillonner les dédales administratifs de l’entrepreneuriat, encore plus réglementés pour l’industrie agroalimentaire. 

Malgré toute leur volonté, leur expertise et les garanties financières personnelles des quatre investisseurs, un projet d’une telle envergure nécessite un coup de pouce financier. Entre en scène alors trois importants partenaires d’affaires : la Banque de développement du Canada (BDC), Investissement Québec et sur la scène plus régionale, Desjardins Entreprises. 

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Le secteur des technologies d’Ottawa à pied d’oeuvre

Le phénomène de la rareté de la main-d’oeuvre affecte la capitale nationale, où le secteur des technologies occupe une place de premier plan et où des milliers de postes seront à pourvoir au cours des prochaines années.

«Ces dernières années, on a vu une évolution assez rapide dans le domaine, parce qu’il y a 10-15 ans, Ottawa était une ville de fonctionnaires», explique le président directeur-général du Conseil des technologies de l’information et des communications (CTIC), Namir Anani.

Selon le CTIC, environ 88 000 emplois devront être créés d’ici 2021 en Ontario dans le secteur des technologies de l’information et des communications. Dans pareil contexte, la disponibilité de la main-d’oeuvre locale ne sera pas suffisante pour répondre aux besoins en matière d’embauche.

La preuve, les salaires des travailleurs du secteur de la technologie à Ottawa en 2018 étaient 14 % plus élevés que la moyenne canadienne, c’est-à-dire 93 600 $ contre 81 900 $. Selon le CITC, une telle hausse est souvent l’un des principaux signes d’une croissance de la demande conjuguée à une pénurie de l’offre, en particulier lorsque l’offre est insuffisante pour pourvoir ces emplois.

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Conjuguer affaires et social

CHRONIQUE — PHILANTHROPIE / Les entreprises d’économie sociale, ce sont des coopératives, des organisations à but non lucratif, des entreprises sociales et des entreprises communautaires qui proposent des solutions aux problèmes contemporains. Ces entreprises visent une rentabilité et une viabilité économiques favorisant la création de richesse collective. Tandis que leur rentabilité sociale contribue à l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être de la population via entre autres des emplois décents, des services de proximité, la lutte contre la pauvreté, la préservation de l’environnement, etc.

Des milliers d’emplois qui changent le monde

Procurant plus de 500 000 emplois au Québec et en Ontario, des entreprises comme Gourmet Xpress, La Nouvelle Scène Gilles Desjardins, les Centres de la petite enfance, La Relance, l’Atelier d’innovation sociale Mauril-Bélanger, l’Avant-Première, la Filature, le Marché de solidarité, Re-Source Intégration et des milliers d’autres créent des emplois qui changent des vies.

Constitué en 2004, Groupe Convex incube et gère de réelles entreprises à mission sociale. Il réinvente le soutien nécessaire aux personnes souvent marginalisées par le marché du travail afin de créer des communautés fortes et inclusives. En collaboration avec ses partenaires, l’appui de ses clients et l’engagement de son personnel, il utilise l’entrepreneuriat pour résoudre des problèmes sociaux. Plus de 160 personnes ayant des habiletés variées y occupent des emplois décents.

Moteur économique de Prescott-Russell

Groupe Convex est fier de ses réalisations et de sa contribution au mouvement de l’économie sociale. Son approche mise sur le développement d’entreprises qui s’harmonisent au monde des affaires, sur la reprise et la transformation de commerces en entreprises sociales, sur l’offre de produits et services qui répondent aux besoins du marché et sur l’encouragement de l’achat local. Convex réinvente le sens de la prospérité, conjuguant les affaires et le social pour une cause citoyenne.

Les entreprises sociales du Groupe Convex sont  Antiques Hawkesbury, Recycle Action, Express Net, Café Le Plateau, Café Bistro, The Harvesters, Menuiserie / Woodshop Casselman, Équipe multi-services Team et Emballages Prescott Russell Packaging.

Ethel Côté est présidente de MécèneSS & Institut social

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Pas de panique dans les épiceries

Si tout le monde s’entend pour dire qu’il n’existe pas de solution miracle au problème de rareté de main-d’oeuvre, les épiciers de la région croient quant à eux que la qualité de la formation et la diversité des emplois disponibles permet à ce domaine de se garder la tête au-dessus de l’eau.

La situation qui prévaut à l’heure actuelle doit être perçue davantage comme « un défi », estime le directeur du magasin Metro Plus Marché Kelly du boulevard Maloney Est et président régional de l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA), Pascal St-Pierre.

«Des employés, on en cherche tous les jours. Il y a un manque un peu dans tous les rayons, mais moi, je pense qu’il ne faut pas voir ça d’une façon catastrophique, au contraire. Il faut voir ça comme étant des opportunités. Oui, on doit peut-être être un peu moins sélectifs, on a moins de candidats qui se présentent, par contre je pense que ce qui fait la grosse différence, somme toute, c’est la qualité de la formation qu’on va leur donner. C’est un défi d’avoir de la main-d’oeuvre qualifiée, sauf qu’on a une bonne partie de la responsabilité qui nous revient dans la formation de ces gens-là», lance-t-il. 

L’homme d’affaires soutient que les supermarchés tirent généralement mieux leur épingle du jeu pour une raison toute simple, mais qui fait certes une différence.

«On est chanceux, versus plusieurs autres commerces de détail. Pourquoi ? Parce que les gens vont avoir la chance d’avoir une diversité de travail. Dans notre cas, une fois que le jeune de 16 ans est embauché, s’il travaille aux caisses, qu’il est blasé à un moment donné et qu’il souhaite passer dans le rayon des fruits et légumes, on va pouvoir le former. Il y a plusieurs possibilités au sein du même environnement de travail. Il ne faut pas penser non plus qu’il s’agit uniquement d’emplois étudiants, à temps partiel ou au salaire minimum. C’est un mythe. Il y a de belles opportunités de carrière», affirme M. St-Pierre.

La flexibilité de l’employeur est assurément un mot-clé si l’on veut avoir une bonne rétention de main-d’oeuvre au sein de cette industrie, selon l’épicier. L’implication des employés dans les décisions d’affaires aussi.

«C’est notre rôle de les impliquer et aussi d’organiser des activités pour mobiliser les troupes au fil de l’année. La journée où tu fais ça, ils trouvent de l’intérêt dans leur travail. Une caissière n’est pas juste une caissière, un emballeur ne fait pas juste emballer, il peut avoir d’excellentes idées, par exemple pour améliorer le service à la clientèle», avance M. St-Pierre, ajoutant que les épiciers accueillent à bras ouverts les retraités intéressés à faire quelques heures par semaine, parce que ces derniers ont «un sens des responsabilités très développé».

En Outaouais, l’ADA soutient que la pénurie est « sectorielle », affectant par exemple plus durement les magasins situés dans le secteur Aylmer, qui sont plus près de la frontière avec l’Ontario, où le salaire minimum est plus élevé. 

«C’est un enjeu peut-être un peu plus percutant pour eux. Mais à Gatineau, dès que tu as un commerce qui est éloigné du centre-ville, ça peut être bénéfique, tu peux t’en tirer un peu mieux», explique-t-il.

La question des heures d’ouverture

Pour pallier la pénurie de main-d’oeuvre, Pascal St-Pierre confirme que même la réduction des heures d’ouverture des magasins est dans les cartons. Mais aucune décision n’a encore été prise, puisqu’on souhaite idéalement un consensus dans le marché.

«Il y a des discussions en cours présentement. La norme dans l’industrie, pour les grandes villes, c’est pas mal une fermeture à 21 ou 22h. On aimerait beaucoup avoir des heures un peu réduites, par exemple en fermant tous à 21h, mais tout le monde doit emboîter le pas. Certains vont vouloir être opportunistes et conserver leurs heures habituelles. C’est certain que les gens s’habitueraient. Dans des régions éloignées, par exemple en Abitibi, il y a même des magasins qui ont recommencé à fermer à 18h les fins de semaine», dit-il.

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La cage : La philosophie derrière un menu

Les modifications apportées dans l’offre de plats offerts par La Cage – Brasserie sportive sont beaucoup plus que de simples changements sur la carte d’un menu : c’est un changement de philosophie favorisant une évolution globale dans l’entreprise.

« Nous avons été attentifs aux signaux des clients ces dernières années. Les gens sont maintenant très curieux, ils veulent savoir ce qui se passe en cuisine, goûter de nouvelles choses et faire des découvertes. Ce qui est extraordinaire, c’est que les gens sentent et goûtent ce que nous tentons de faire depuis quelques années et ils apprécient ce
virage », indique Louis-François Marcotte, vice-président image de marque et innovation du Groupe Sportscene.

Produits frais

L’utilisation de produits frais et locaux fait d’ailleurs partie de cette nouvelle manière de cuisiner avec passion à La Cage. « Le frais, le local, c’était la suite logique pour amorcer des changements. Nous utilisons maintenant le poulet Exceldor, des tomates du Québec et des fromages d’ici », de dire M. Marcotte.

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La restauration en manque d’employés

Attablé un vendredi soir devant son assiette dans son restaurant favori ou encore lors son bref passage au service au volant d’une chaîne de restauration rapide, le client a souvent peu conscience de l’ampleur du phénomène. Mais derrière les comptoirs et devant les fours, la pénurie de main-d’oeuvre est palpable.

Propriétaire du restaurant Pizzédélic depuis 22 ans, Benoit Desjardins ne se fait pas prier pour aborder le sujet. 

«C’est sûr que ça nous touche énormément. Ça fait peut-être trois semaines que l’on recherche un cuisinier, par exemple. Ceux qui sont disponibles exigent des conditions farfelues ou n’ont pas d’expérience. Même les serveurs sont difficiles à trouver. Et les jeunes veulent aussi un gros salaire dès le départ et savent qu’à cause de la pénurie, ils peuvent quitter demain matin et se trouver un boulot ailleurs. Ils imposent leurs propres conditions. À mes débuts, les gens nous remerciaient de les avoir embauchés, alors qu’aujourd’hui, les gens viennent te voir et te disent: tu es chanceux que je travaille pour toi», lance-t-il.

La pénurie a des impacts directs sur le quotidien des gestionnaires de restaurants, confie sans détour l’homme d’affaires gatinois.

«Pas mal tout le monde est dans le même bateau, tout le monde travaille comme des fous. Hier, j’ai passé une partie de la journée dans la cuisine. Je n’ai pas le choix de mettre la main à la pâte. Les clients, eux, sont de plus en plus difficiles, savent ce qu’ils veulent. Le fait qu’il te manque un employé, ce n’est pas leur problème. Je n’ai jamais compté mes heures, mais ces jours-ci, une semaine de 40 heures, c’est quasiment une semaine de vacances. Ma conjointe et mes enfants savent que le vendredi soir, je n’existe pas. La restauration, c’est une passion», note-t-il. 

M. Desjardins estime qu’au chapitre des salaires, la concurrence que livrent les restaurants du Casino du Lac-Leamy aux autres joueurs du domaine est inégale. «Nous ne sommes pas capables de rivaliser avec eux. Ils peuvent offrir des taux horaires de 15 ou 16$», affirme-t-il.

Offrir des conditions de travail

Le déficit de main-d’oeuvre a aussi des conséquences pour Raphaël Morneau-Bérubé, chef propriétaire du traiteur gourmet Les Flavoureux. 

«Les périodes de recrutement sont longues. Pas plus tard qu’il y a cinq ans, on recevait 20 CV pour un poste, alors qu’aujourd’hui, même après deux semaines d’affichage, on peut en recevoir cinq ou six. Remplacer quelqu’un qui quitte peut prendre jusqu’à six semaines», affirme le jeune homme d’affaires. 

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Main-d'oeuvre: une pénurie qui risque de s'aggraver

Le Québec manque de main-d’oeuvre et la situation s’aggrave d’année en année. Présentement, ce sont plus de 100 000 emplois qui sont à pourvoir en province. Et selon les projections du gouvernement du Québec, ce chiffre grimpera à 1,4 million d’ici 10 ans. La pénurie est réelle et elle s’accentue. Les chiffres sont alarmants. Le marché du travail de demain manquera de monde.

C’est dans ce contexte fort inquiétant que le ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a entrepris en janvier dernier « la grande corvée », une offensive à laquelle participent 220 conseillers répartis dans les 17 régions administratives du Québec, et qui vise à joindre, à écouter et à outiller les entreprises qui vivent des difficultés de recrutement.

Le ministre Boulet sera d’ailleurs en Outaouais en mai prochain pour rencontrer les acteurs, les entreprises et les employeurs d’ici touchés par cette rareté de la main-d’oeuvre.

***

JEAN BOULET: Je lisais récemment que le taux de postes vacants en Outaouais est de 3,2 %, ce qui est tout à fait égal à la moyenne québécoise. Et vous avez un nombre de postes vacants, au 3e trimestre de 2018, de 3205. Parallèlement, vous avez un taux de chômage (en février 2019) de 5,6 %, alors qu’il est de 5,3 % pour l’ensemble du Québec. Ce que je réalise, c’est qu’avec le taux de chômage actuel de l’Outaouais, on serait mathématiquement capable de résorber la rareté de la main-d’œuvre de cette région puisqu’elle comptait 12 000 chômeurs en février. C’est un défi que j’aimerais aborder avec vos acteurs et partenaires du marché du travail. Selon les dernières estimations régionales, il y a 19 métiers et professions qui sont en déficit de main-d’oeuvre en Outaouais pour la période 2019-2021. Et parmi ces 19 métiers et professions, il y en a sept qui proviennent du secteur de la santé, tels que les préposés aux bénéficiaires, les infirmières, les pharmaciens, les psychologues et d’autres.

DENIS GRATTON: Justement, Monsieur le ministre, plusieurs postes sont à combler en Outaouais dans le secteur de la santé. Mais en même temps, votre gouvernement a promis la construction d’un nouvel hôpital à Gatineau, ou du moins l’ajout de près de 170 lits dans un hôpital existant. N’y a-t-il pas quelque chose de plutôt paradoxal dans tout ça ? Ne devrait-on pas commencer par combler les postes vacants avant d’en créer davantage ?

JB: Je vais laisser à mon collègue Mathieu Lacombe (ministre de la Famille et responsable de l’Outaouais) le soin de répondre à cette question. Il travaille fort dans ce dossier-là et il vous donnera des réponses appropriées et spécifiques.

DG: Est-ce que l’embauche de personnes retraitées ou semi-retraitées pourrait être une autre solution à la pénurie de main d’oeuvre ?

JB: Absolument. C’est dans mon plan de match. Vous faites référence à ce que j’appelle des travailleurs expérimentés. Il y en a beaucoup et c’est l’une de mes priorités. Il faut tenir compte de ce bassin qui est extrêmement important. Ce sont des personnes matures qui ont de l’expérience. Quelles mesures incitatives pourrait-on prendre pour leur permettre de prolonger leur carrière ou de revenir au travail après leur retraite ? Dans le cadre de ma tournée provinciale, je fais appel aux entreprises de chaque région afin de recueillir leurs idées et de trouver des moyens d’attirer des travailleurs expérimentés.

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Les Investissements : Rivemont Votre portefeuille sur mesure

Les investissements Rivemont est une firme de gestion privée de portefeuilles dont le siège social est situé dans la région de l’Outaouais. L’institution financière, fondée en 2010, se démarque notamment par la formation avancée de ses spécialistes qui détiennent des titres tels que celui de CFA (Chartered Financial Analyst), la plus prestigieuse désignation professionnelle en finance. L’équipe hyper spécialisée offre des stratégies de placement novatrices aux investisseurs recherchant des rendements solides jumelés à une gestion efficace de la volatilité des marchés.

Des décisions bien calculées

Chez Rivemont, les décisions d’investissements sont prises à l’interne. « Nous sommes responsables des portefeuilles et nous utilisons une grande banque canadienne comme gardien des actifs. Nos clients ont accès à leurs transactions et relevés 24 heures sur 24. De plus, nous construisons des portefeuilles d’investissement sur mesure en fonction du niveau de tolérance au risque de chaque client », explique Martin Lalonde, président de la firme et gestionnaire du portefeuille principal. En plus de se démarquer par son offre de gestion privée, l’entreprise propose également des stratégies de placement non corrélées au marché, ce qui s’avère une valeur ajoutée pour le portefeuille. Bref, faire affaire avec Investissements Rivemont, c’est profiter de l’expertise des spécialistes et d’un service très personnalisé.


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Il manque de bras en construction

Si on reconnaît les bons ouvriers à leurs outils, comme dit le proverbe, les employeurs reconnaissent qu’il leur faudra tous les outils possibles afin de les recruter, ces bons ouvriers. L’industrie de la construction, comme beaucoup de secteurs, n’est pas épargnée par la pénurie généralisée de la main-d’œuvre. Amplifié par les catastrophes naturelles et l’effervescence des mises en chantier au cours des derniers mois, le phénomène affecte de plusieurs façons les acteurs de cette industrie dans la région.

À commencer par certains entrepreneurs gatinois qui ont sonné l’alarme auprès de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ). « Le dossier lié à la pénurie que nous avons entrepris est parti en Outaouais à la suite des besoins qu’éprouvaient nos membres, notamment dus aux efforts de reconstruction après les tornades. Pour saisir l’ampleur de la situation, nous avons commandé un sondage provincial qui fait le constat d’une véritable inquiétude partout au Québec », indique le vice-président des relations publiques de l’APCHQ, François Vincent.

La firme de sondage Léger concluait, en janvier dernier, que 88% des employeurs du secteur de la construction se sentent menacés par le problème. De plus, l’étude dévoile certaines conséquences frappantes liées aux difficultés de recrutement : 81% des entreprises entrevoient des répercussions sur leur croissance, 78% estiment qu’il y aura des effets sur le respect des délais de livraison et 71% avouent que leur motivation est ébranlée.

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Une passion pour les bines à Plantagenet

Les fèves au lard, c’est du sérieux à Plantagenet. Outre son Festival de la bine qu’elle tient annuellement, cette petite communauté de l’Est ontarien abrite les locaux de La Binerie Plantagenet, une entreprise née en 2000 de la fusion des Fèves au lard Lalonde et de La Binerie Lapensée. Et la tradition n’est pas à la veille de s’éteindre puisqu’une troisième génération de Lapensée a récemment joint les rangs de La Binerie Plantagenet.

Alain Lapensée se souvient qu’enfant, son frère et lui s’amusaient à grimper les montagnes de poches de bines dans l’entrepôt de leurs parents. Curieusement, il s’agit d’un souvenir que partage sa fille, Chloé, qui a elle aussi souvent joué à cache-cache dans les sacs de bines avec sa soeur Karine.

C’est que Chloé, comme l’a fait Alain avec ses parents Paulin et Marielle, a grandi en aidant son père à servir les soupers et à concocter les populaires fèves au lard de La Binerie Plantagenet. En 1990, la passion d’Alain l’a amené à acheter l’entreprise de ses parents.

Avant l’arrivée du millénaire, deux bineries faisaient déjà fureur à Plantagenet: La Binerie Lapensée et Les Fèves au lard Lalonde, qui offrait également le service de traiteur La Cuisine Jean-Bernard. C’est en 2000 que naît La Binerie Plantagenet, le résultat d’une fusion entre les deux entreprises. C’est entre autres cette collaboration entre deux passionnés qui a fait prospérer l’entreprise.

Nourrie par cette même passion, Chloé est elle aussi devenue copropriétaire de La Binerie en achetant les parts de son oncle Dominique Auger, qui a récemment décidé de prendre une semi-retraite.

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Travailleurs expérimentés recherchés

Le vieillissement de la population et les nombreux départs à la retraite des baby-boomers font en sorte que plusieurs entreprises font face à des défis majeurs en matière de recrutement de main-d’oeuvre. Est-ce que l’embauche de travailleurs âgés de 55 ans et plus, que l’on appelle aussi les «travailleurs expérimentés», fait partie des solutions pour renverser la vapeur?

Selon les experts en la matière, il s’agit là d’une solution profitable pour tous.

Les entreprises qui bénéficient des services de travailleurs expérimentés sont les premiers à en vanter les avantages. D’abord, en plus de remédier en partie aux défis de recrutement auxquels font face les employeurs, ces travailleurs expérimentés sont souvent vus comme de véritables encyclopédies mobiles par leurs plus jeunes collègues. «Non seulement c’est un mixte intergénérationnel, mais c’est aussi un transfert des connaissances qu’ils peuvent offrir. Je sais qu’à un moment donné, certains disaient qu’ils n’étaient pas toujours là, mais attention, ce sont des travailleurs très fiables, et ce sont des gens extrêmement responsables», fait remarquer la présidente du réseau FADOQ en Outaouais, Gisèle Tassé-Goodman.

Même son de cloche chez Lowe’s, propriétaire de Rona, ce détaillant de quincaillerie et de rénovation qui s’est bâti une réputation en Amérique du Nord en misant sur les travailleurs expérimentés. En Outaouais seulement, ces travailleurs représentent près d’un employé sur cinq. La directrice nationale de l’acquisition de talents chez Lowe’s Canada, Nadine Chiasson, affirme que c’est surtout pour leur grande expertise et le désir de partager leur passion qu’ils sont tant sollicités. «Ces gens ont souvent des horaires flexibles, et l’été, nous sommes très occupés.» 

Rona est d’ailleurs en pleine période d’embauche actuellement, le printemps étant la plus grosse période de l’année pour l’entreprise.

«Ce sont des gens qui voient le service à la clientèle comme un passe-temps. Ils sont de vrais générateurs de bonne humeur auprès des clients.»

La clientèle est justement un autre témoin des bienfaits de l’embauche de travailleurs expérimentés,  conclut Mme Chiasson après avoir interrogé certains clients. «Les gens vont voir une personne plus âgée, et il y a une espèce de confiance, le client a l’impression d’emblée que ces gens-là ont des connaissances et ça a un impact extrêmement positif sur l’atmosphère des magasins.»

Or, c’est chez le travailleur d’expérience que l’on peut observer le plus grand impact, autant sur le plan mental, physique que social.

L’expert conseil à l’Association québécoise de gérontologie, Éric Sedent, souligne que l’époque où les gens travaillaient longtemps pour ultimement arriver à se reposer à la retraite est derrière nous. «La retraite arrivait au bout d’un parcours, alors que maintenant, grâce à l’augmentation de l’espérance de vie notamment, ces années qui ont été gagnées sont des années où on est en pleine possession de nos capacités physiques, intellectuelles et cognitives.»

Alors que pour certains travailleurs expérimentés, les raisons financières peuvent jouer gros dans la balance, M. Sedent remarque que les autres raisons sont souvent plus importantes que l’aspect financier. «La volonté de se sentir encore utile et pleinement investi dans une activité, de se sentir actif, c’est vraiment important. Le fait de rester sur le marché du travail ou d’y retourner, c’est peut-être aussi maintenir ou développer un réseau social afin de briser l’isolement, ou le contrer, chez certaines personnes», avance-t-il.

Un soutien du Québec

Les organismes s’entendent pour dire que les gouvernements fédéral et provincial ont bien fait de miser sur les travailleurs expérimentés dans leurs derniers budgets.

Le gouvernement du Québec investira 533 millions $ sur cinq ans afin d’inciter les travailleurs âgés de 60 ans et plus à demeurer sur le marché de l’emploi. Le moyen? Élargir le crédit d’impôt pour les travailleurs d’expérience.

«On est très satisfait de ces mesures-là, affirme M. Sedent. Ce sont des incitatifs qui vont avoir un impact non négligeable. Certains aînés ont parfois des réticences à retourner sur le marché du travail, en raison de l’impact financier que ça peut avoir. Toutes les mesures qui vont dans ce sens sont de bonnes nouvelles.  C’est une bonne nouvelle pour les entreprises aussi. Elles vont avoir peut-être accès à un bassin de main-d’oeuvre un peu plus disposée à profiter de ces incitations fiscales. Le bassin de main-d’oeuvre de travailleurs expérimentés est un gisement de connaissances et de compétences probablement sous-estimées.»

À la FADOQ, Mme Tassé-Goodman affirme avoir reçu des échos positifs de la part des membres. «C’est un gain important pour les aînés. Ça va contribuer à contrer l’isolement, parce qu’avant, les gens se disaient: Pourquoi aller travailler quand tu sais que tu vas perdre ton supplément de revenu garanti? C’est comme si on voulait taxer la pauvreté.»

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35 ans d'économie sociale

Le ministre québécois du Travail, Jean Boulet, a été clair sur le sujet : tous les bassins de population doivent être mis à contribution afin d’atténuer la pénurie de main-d’oeuvre qui afflige plusieurs pans de l’économie. Ces bassins, ce sont les femmes, les jeunes, les personnes judiciarisées et les gens qui présentent des limitations.

Et c’est justement là qu’intervient Re-Source Intégration, une entreprise gatinoise d’économie sociale sans but lucratif qui célèbre ses 35 ans cette année. 

«On fait partie des solutions pour remédier à cette pénurie de main-d’oeuvre. Une entreprise peut nous donner en sous-traitance une partie de son travail à faire ici, soit un produit à emballer, à transformer, avec une manipulation spéciale à faire», explique la directrice générale Caroline Charette.

Re-Source Intégration, c’est 110 employés dont 60% ont un handicap intellectuel, des limitations physiques ou encore des troubles de santé mentale. Pour la grande majorité des autres employés, ils font de l’accompagnement, de l’encadrement ou de l’administration. 

C’est aussi trois entreprises dont La Source des Aubaines, avec ses deux adresses sur le boulevard Gréber et la rue Lois, des endroits où on peut notamment se procurer à rabais des articles en provenance à majorité de Costco et qui sont soit des fins de ligne, soit des retours de marchandise.

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La plus grande caisse Desjardins sera ontarienne

Les abeilles Desjardins butinent fort ces temps-ci dans les ruches ontariennes. Elles s’affairent à préparer la fusion des 11 caisses populaires de la province en une seule institution. Une fusion historique.

«J’y travaille à plein temps», assure le président de la Fédération des caisses populaires de l’Ontario, Stéphane Trottier. Car il y a de quoi occuper ses ouvrières.

À la fin de l’année, lorsque les 11 caisses Desjardins de l’Ontario n’en formeront plus qu’une seule, elle comptera 130 000 membres, dans 50 centres de services avec des actifs de 13,6 milliards de dollars. Elles seront plus de 650 abeilles à l'œuvre dans cette nouvelle ruche unifiée.

«Si on veut croître, il faut passer par ce regroupement», assure M. Trottier.

«Il faut que ce soit clair : aucune des caisses n’est déficitaire, chacune est rentable. Mais à long terme, avec les coûts de la réglementation et les investissements à faire en technologie, la réalité aurait été très différente», prévient-il.

Long processus de fusion

Un premier mouvement de fusion dans les caisses populaires de l’Ontario a débuté en 1987 alors que la province en comptait 52 sur son territoire. Il n’en restait plus que 11 l’an dernier. Dans un peu plus de six mois, il n’y en aura plus qu’une.

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Le pouvoir de l’implication

Les entreprises ne tirent pas le plein potentiel de leur main-d’oeuvre et auraient intérêt à impliquer davantage leurs employés afin d’améliorer leur performance.

C’est essentiellement l’énoncé formulé par la firme-conseil Coeffience qui a récemment accouché, en partenariat avec la maison de recherche SOM, de la première mesure de l’implication et de l’intelligence collective des organisations. 

Le quotient d’implication (Qi) organisationnel élaboré par Coeffience et SOM permet d’analyser verticalement et horizontalement «la qualité des liens qui rattachent les employés à leur organisation, à leurs collègues et aux clients ou membres, ou patients, selon le type d’organisation.» 

La prémisse de Coefficience et SOM repose sur l’hypothèse selon laquelle plus les employés d’une entreprise publique ou privée s’impliquent, plus cette dernière devient «intelligente». Conséquemment, l’organisation possédant un meilleur pouvoir d’implication performera mieux.

«C’est la notion d’intelligence collective qui a été développée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), précise Yves Chapleau, président de Coefficience et consultant en communication managériale. Ce que les recherches du MIT ont démontré, c’est que pour qu’une organisation soit intelligente, il faut que les gens s’impliquent dedans. Il doit y avoir une contribution en qualité et en quantité.»

Avec le nouvel outil, Coefficience et SOM ont procédé à une première étude populationnelle portant sur le Qi des entreprises privées, publiques et communautaires de la Belle Province. Le sondage réalisé auprès de 1012 travailleurs québécois âgés de 18 ans ou plus démontre que le Qi moyen des organisations au Québec s’élève à peine à 52 sur une échelle de 100. Il y a clairement place à l’amélioration, fait valoir Yves Chapleau.

«Quand on regarde les organisations à l’horizontale, c’est-à-dire comment elle fonctionne d’un service à l’autre, c’est absolument cacophonique et dysfonctionnel», note-t-il.

Les faits saillants de l’étude

Au chapitre de la relation avec l’encadrement immédiat ( les supérieurs ), les organisations québécoises décrochent une note de 50 sur 100. 

Le score est identique au niveau de la relation entre collègues. La relation entreprise-clients est celle qui obtient la meilleure note avec 63. La relation avec les autres équipes de l’organisation atteint le score le plus bas de l’étude, à peine 37.

«Le grand constat qu’on peut faire, c’est que nos organisations doivent apprendre à mieux travailler à l’horizontale. Ça passe par des solutions qui sont au niveau de la culture de l’organisation. Il faut se donner des valeurs d’entraide. Il faut se débarrasser de la mentalité hiérarchique qui dit que ce sont les boss qui décident et que tout doit circuler à la verticale. On doit se débarrasser du travail en silo», explique le président de Coefficience.

Dans le contexte actuel marqué par une pénurie de main-d’oeuvre criante, les employeurs, de tous les secteurs confondus, devraient envisager d’améliorer leur taux d’implication, ne serait-ce que pour garder la mainmise sur les effectifs existants, fait remarquer M. Chapleau.

«Quand les gens s’impliquent dans quelque chose, ça veut dire qu’il y a un attachement à l’organisation. Ça fait en sorte que les gens vont rester dans une organisation et qu’ils vont trouver un sens à leur travail», dit-il.

Cette étude représente un premier coup de sonde. Les auteurs ont l’intention de rééditer le sondage sur une base annuelle.

«On veut aussi proposer l’indice à toutes les organisations parce qu’on croit qu’il s’agit d’un outil extrêmement utile qui permet à des dirigeants de vraiment optimiser le fonctionnement de leur entreprise», termine M. Chapleau.

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Stéphane Bisson, Keller Williams : La confiance issue de l’expérience

Stéphane Bisson est votre courtier immobilier Keller Williams qui vous guide vers la propriété idéale pour vous.

Entrepreneur dès l’âge adulte, Stéphane Bisson compte plus de 30 ans d’expérience dans le marché immobilier de la région. Fonceur et audacieux, il est constamment à l’affût de nouveaux moyens pour satisfaire sa clientèle, que vous soyez acheteur ou vendeur. Apprenant de ses échecs pour mieux réussir et multipliant les bons coups, il puise aujourd’hui à même sa riche expérience de vie pour vous permettre de conclure une transaction en toute confiance.

Lui-même père de trois enfants maintenant adultes, Stéphane Bisson est impliqué dans la communauté en siégeant au c.a. de la Chambre de  commerce de Gatineau ainsi qu’à la Commission de développement économique de la ville de Gatineau, il est au fait du dynamisme économique régional. Ses conseils avisés vous seront donc précieux, où que soit votre prochaine propriété dans la région outaouaise.

Keller Williams

La décision de joindre le groupe Keller Williams n’est par ailleurs pas le fruit du hasard. Stéphane Bisson explique: “La culture d’entreprise très familiale et basée sur l’entraide est très forte. L’approche collaborative permet entre autres d’assurer la conclusion de transactions plus difficiles ou complexes.” Keller Williams investit régulièrement dans la technologie de pointe pour rendre ses courtiers plus performants et efficaces: meilleure visibilité des propriétés affichées, plus grande accessibilité au courtier, rapidité accrue des recherches et une transaction qui s’effectue dans un souci de simplicité pour le client.  

À tout cela s’ajoute une longue expérience dans le domaine de l’immobilier et dont vous pouvez maintenant bénéficier. Le saviez-vous? Keller Williams est la plus grande franchise immobilière au monde, avec 175 000 courtiers et 850 centres d’affaires.

Vous pensez vendre ou acheter? Passez du rêve à la réalité avec Stéphane Bisson, votre courtier Keller Williams de confiance. 

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Quinze ans de Coconut Lagoon

CHRONIQUE - SCÈNE CULINAIRE / Pour les 15 ans de son restaurant «Coconut Lagoon», le chef-propriétaire Joe Thottungal a lancé non pas un, mais deux projets. Il a commencé en lançant un nouveau resto, «Thali», puis il vient de publier un livre de recettes de cuisine.

Le premier est déjà un succès, bien qu’il n’ait absolument pas l’air d’un restaurant indien. Une salle à manger toute blanche, sans aucun signe distinctif, un air résolument moderne et dépouillé. De longues tables communales trônent au centre. 

«En espaçant les tables, nous aurions perdu quelques sièges. Comme ça, nous n’en gaspillons aucun, et cela favorise les rapprochements, souligne le chef Thottungal, arrivé au Canada à la fin des années 1990. Même le nouveau Guide alimentaire canadien est pour ça! Lui aussi dit que de manger en commun est une bonne idée.»

Le menu est différent aussi. Tout le monde mange un peu la même chose, à une variation près. On vous accueille en vous demandant: boeuf? poulet? agneau? végétarien? En moins de cinq minutes, votre plateau arrive avec le ragoût demandé, accompagné de quatre petits plats de légumes variés, d’un autre de yogourt (pour chasser le goût piquant de certains plats plus épicés), et d’un dessert. Le tout pour 18$. Personne ne vous harcèle pour consommer du vin ou de l’alcool.

Cette formule est adaptée à l’heure du midi. Le restaurant n’est ouvert que trois heures, à tous les midis de la semaine. On entre et on sort en 45 minutes environ. Thali fait régulièrement deux tablées.

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S’adapter pour garder ses employés

CHRONIQUE — MODE D'AFFAIRES / Au cours des trois dernières années, le Groupe Le Pacha, qui compte sept boutiques en Outaouais, a vu son nombre d’employés passer de 25 à 70. Le groupe de six propriétaires, dont Marc-André Plouffe, a dû repenser ses façons de faire pour gérer la croissance en cette ère de pénurie de main-d’œuvre.

Il n’y a pas si longtemps, les gens faisaient du commerce de détail une carrière et ils en étaient fiers. Sans généraliser, la nouvelle génération a tendance à voir le métier de vendeur comme un emploi temporaire. Les employeurs du commerce au détail doivent donc se tourner vers ceux qui désirent travailler à temps partiel comme les étudiants, les gens en fin de carrière et les retraités qui font un retour sur le marché du travail. Cette situation se traduit souvent par un manque d’expérience nécessitant plus de temps d’accompagnement et de préparation avec le nouveau personnel.

Se démarquer du lot

Il y a pourtant plusieurs avantages à travailler dans un commerce au détail, croit Marc-André Plouffe. C’est le travail parfait pour parler à des gens et il n’y a pas une journée pareille. La flexibilité de l’horaire et les nouvelles collections qui arrivent tous les trois mois ne laissent guère place à la routine.

Afin de se démarquer et d’offrir une expérience agréable aux clients et à ses employés, Le Pacha a repensé certaines de ses façons de faire. «Un des gros changements que j’ai instaurés, c’est la commission collective. Ça enlève la pression, la compétition entre les vendeurs et ça encourage le travail d’équipe», assure le propriétaire, dont le groupe, qui détient les bannières Rieker et Piedestal, vient d’acquérir deux succursales Clarks, aux Promenades Gatineau et aux Galeries de Hull.

Les magasins essaient aussi d’avoir plusieurs vendeurs sur le plancher afin d’offrir une expérience personnalisée aux clients qui franchissent ses portes. «Ça donne un excellent service et les employés sentent qu’ils peuvent prendre le temps de bien écouter et comprendre les besoins des clients», croit M. Plouffe.

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La Cage Gatineau Le Plateau : Un rêve qui se concrétise

D’aussi loin qu’il se souvienne, Sacha Martin a toujours œuvré dans la restauration. Comme bien des ados, il a commencé par « flipper des boulettes » dans un fast-food hullois avant d’œuvrer pour d’autres restaurants renommés de la région et à Montréal. En janvier 2019, il débute ses fonctions à titre de directeur du tout nouveau restaurant La Cage – Brasserie sportive Gatineau, secteur Le Plateau, qui a ouvert ses portes début avril.

« C’est un restaurant conçu pour répondre au besoin d’une clientèle qui vient entre amis, en couple ou en famille dans un décor distingué », explique M. Martin. « On offre un excellent rapport qualité-prix dans une ambiance très décontractée », dit fièrement le directeur, pour qui ce nouveau mandat est la réalisation d’un rêve de longue date.

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La vodka, de la Pologne à la Russie

CHRONIQUE - SPIRITUEUX / L’origine de cette boisson est tout sauf claire. Les Polonais se réfèrent à un document administratif datant de 1405 tandis que leurs voisins russes ont porté le dossier devant la Cour de justice européenne afin d'apporter une clarification au sujet de l’origine de la vodka. Comme la très grande majorité des spiritueux de l’époque, la vodka n’était pas destinée à la consommation. On conseillait alors de l’enrichir avec de la camomille afin de se frictionner la peau irritée après le rasage. Ça brûlait, mais l’odeur était agréable.

La vodka est une eau-de-vie à base de pommes de terre, parfois de céréales, parfois des deux. La fabrication est plutôt simple et rapide. On ajoute des céréales dans de l’eau chaude, on laisse infuser et on verse de l’eau froide. Par la suite, on fait chauffer le liquide afin d’en recueillir la vapeur d’alcool. On répète ce même processus à chacune de ces étapes de distillation, de sorte que la vodka devient de plus en plus alcoolisée et pure. C’est grâce à la vodka que la Russie a financé sa flotte navale de guerre. Les ventes de vodka représentent un tiers des recettes du pays de Vladimir Poutine.

Il existe aujourd’hui des producteurs de vodka au Québec dont la gatinoise Vodkalight. Des défis importants au chapitre du recrutement de la main-d’œuvre se profilent pour ces distilleries. Par ailleurs, les producteurs agricoles pourraient rencontrer des difficultés à fournir à la demande des distilleries dont la production est en essor au Québec.

VODKA BELVEDERE

Origine: Pologne
Alcool: 40%
SAQ: 48 $
LCBO: 49,95 $

L’histoire de la vodka Belvedere repose sur plus de 600 ans d’âge. La distillerie polonaise Polmos Zyrardow la fabrique dans la région de Mazodia. Son nom est tiré du polonais Belweder, un palais présidentiel situé à Varsovie. C’est en 1993 que la marque de vodka Belvedere voit le jour. Un spiritueux de très haute qualité. Cette vodka est faite de seigle d’or et est distillée quatre fois, ce qui lui donne toute cette finesse en bouche. Elle compte plus de 25 médailles d’or gagnées dans différents concours internationaux.

Nez: Très doux, légèrement sucré, touche de vanille et de poivre.

Bouche: Texture soyeuse, tout en douceur, légèrement épicée avec la vanille qui demeure présente.

Finale: Légèrement épicée, poivrée avec des arômes de terre.

Résumé: Une superbe vodka, conçue de façon exceptionnelle. La douceur est vraiment le mot qui la représente le mieux. Vous pouvez la consommer à sa plus simple expression, avec des glaçons et une touche jus de lime ou en cocktail.

Bonne dégustation

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Pénurie de main-d’œuvre : Faites-vous du recrutement efficace

Avez-vous l’impression que peu de gens intéressants postulent aux emplois que vous affichez? Vos annonces restent sans effet? Peut-être que vous vous y prenez mal. Bien qu’il y ait au moins une demi-douzaine de trucs utiles, voici un Top 3 des incontournables pour rendre votre affichage de poste plus intéressant et efficace.

Faites court

À l’ère des médias sociaux, il est impératif d’être bref et d’aller droit au but dans votre annonce. N’oubliez pas que 60% des chercheurs d’emplois verront l’annonce sur leur mobile. Il est surprenant de voir que certaines entreprises vont afficher un tas de détails superflus en esquivant l’essentiel pour le postulant : le salaire, la durée du contrat ou une description de tâches claire. Un poste affiché sur votre site web devrait aussi décrire en termes simples le processus d’embauche. De plus, une description attrayante permet de mieux « vendre » le poste aux candidats potentiels. Bref, Less Is More.

Faites un suivi

Répondre à 3 000 candidats pour un poste au fédéral n’est peut-être pas réaliste, mais quand les candidatures se font rares dans l’entreprise privée, il est d’autant plus important d’informer les postulants sur l’état d’avancement de leur dossier, surtout si le processus d’embauche se fait en plusieurs étapes. Sans nouvelles, ils penseront que vous n’êtes pas professionnel ou intéressé et ils proposeront leurs services ailleurs. N’oubliez pas qu’un candidat qui n’est pas retenu pour un poste pourrait vous être fort utile pour un autre le mois prochain. La courtoisie et le respect donneront une image d’entreprise où l’on a envie de travailler. 

Soyez à l’écoute

Lors de l’entretien de qualification, le gestionnaire responsable de l’embauche devrait être présent. Curieusement, ce n’est pas toujours le cas. Le candidat aura des questions à poser et rien n’est plus frustrant que de se faire répondre « je ne sais pas. » D’entrée de jeu, l’accent doit être sur le postulant. Faites-le parler de lui ou d’elle, ses forces, ses faiblesses et ses attentes face à l’emploi. Ce n’est qu’ensuite que l’entreprise se dévoile et que l’on complète les informations omises sur l’annonce du poste. Dites les choses franchement; le lien de confiance témoignera de votre sérieux comme entreprise.