L'entrepreneur Marc-Antoine Massicotte

La flamme d’un entrepreneur

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Marc-Antoine Massicotte ne manque pas d’ambition. À 27 ans, ce jeune entrepreneur gatinois parle de ses projets d’affaires dans le milieu événementiel avec tellement d’aplomb et d’enthousiasme, qu’il en est contagieux.

C’est lui qui se cache derrière le Projet Ambition, un concept de soirées-conférences qu’il présente dans des lieux uniques où des gens bien connus du monde des affaires du Québec viennent raconter leur expérience entrepreunariale.

L’aventure du 150e

Depuis trois ans, le projet Ambition a présenté huit soirées avec des invités de marque comme Alexandre Taillefer, tout en permettant à de jeunes entrepreneurs de la région de vivre une expérience unique de réseautage.

La neuvième rencontre aura lieu le 10 mai, alors que Guy Laflamme sera le conférencier invité lors d’une soirée à la distillerie Artist in Residence. Il s'attardera au volet entrepreneurial derrière le projet Ottawa 150, qu’il a lancé dans le cadre des festivités du 150e anniversaire de la Confédération.

« Il va raconter l’histoire derrière cette start-up  qui a changé l’image d’Ottawa. Partie de rien, sans financement, sans local, avec un plan d’affaires de 400 pages. C’est une histoire très intéressante qui va nous permettre de comprendre les dessous de cette aventure », souligne Marc-Antoine, qui promet une autre soirée inspirante.

Le concept était d’inviter des gens d’affaires de marque dans des endroits uniques, où l’aspect audiovisuel serait surprenant. Des soirées ont eu lieu au Musée canadien de l’histoire, à Zibi et à d’autres endroits qui se distinguent par leur originalité.

Le 30 mai prochain, Projet Ambition organise une journée complète taillée sur le concept de conférences avec ateliers au Belvédère Wakefield.

« Comme jeune entrepreneur, je ne m’y retrouvais pas vraiment lorsque j’allais à des rencontres où les autres gens d’affaires étaient beaucoup plus âgés que moi. Comme on dit, ‘si ça n’existe pas, on va l’inventer’. Pendant une nuit où je ne dormais pas, j’ai eu un flash à 1h du matin dans mon lit. J’ai développé le concept du Projet Ambition en écrivant le plan sur mon téléphone cellulaire pendant cette nuit-là. » 

Le 30 mai prochain, Projet Ambition organise une journée complète taillée sur le concept de conférences avec ateliers au Belvédère Wakefield, un centre de réunion qui offre une superbe vue vers Ottawa, alors que huit à dix conférenciers seront invités à partager leur expérience, suivis d’ateliers. 

Un parcours atypique

Marc-Antoine Massicotte estime qu’il a un parcours professionnel atypique. En secondaire IV alors qu’il était étudiant à Nicolas-Gatineau, il organise un spectacle hip-hop qui  connaît un gros succès. C’est son baptême dans le monde de la musique.

« Je voulais devenir journaliste sportif. Après ce concert à Nicolas-Gatineau, j’ai voulu me lancer dans le monde de la musique. J’ai commencé en lançant un studio d’enregistrement dans le sous-sol de mes parents. Je n’ai pas fait d’argent, mais j’ai appris beaucoup. Ensuite, en cinq ou six ans, j’ai lancé plus d’une centaine d’événements dans des bars et restaurants, ce qui m’a donné une bonne expérience de gestion. »

Et à ses débuts, rappelle-t-il, il n’y avait pas de cours en gestion d’événement, comme celui qui est offert à La Cité. Il a dû faire ses classes en prenant les conseils d’un mentor, avec lequel il garde contact régulièrement. « J’ai un mentor de l’industrie, Stéphane McGarry, qui vient de la région. Je lui parle régulièrement, parfois à tous les jours. Nous avons une belle complicité », raconte-t-il.

C’est Marc-Antoine Massicotte qui est aussi derrière le Festival Riverside, un événement de musique électronique qui l’a propulsé professionnellement. La prochain aura lieu encore cette année au Musée canadien du l’histoire, les 8 au 9 septembre. 

« Nous avons commencé avec 1000 spectateurs. Cette année, nous sommes rendus à 12 000, ce qui dépasse toutes nos attentes. Nous invitons de six à dix des meilleurs DJ au niveau international. C’est le type d’événement qui connaît un succès avec la plus forte croissance dans le monde », explique celui qui est aussi derrière le Festival de l’humour de Gatineau. » 

Disons qu’il fait partie de ce groupe sélect de ces jeunes qui portent fièrement la flamme entrepreunariale en allant au bout de leur créativité.