Enquête 2017 d’ID Gatineau: la recette du druide

Pour une deuxième année consécutive, ID Gatineau, le bras entrepreneurial de la Ville de Gatineau, effectuait une enquête sur les entreprises qu’elle conseille et accompagne.

Quatre-vingt quinze pour cent d’entre elles ont accepté de jouer le jeu et de répondre aux questions des sondeurs de l’équipe. En tout, 142 entreprises issues de six secteurs économiques – l’agroalimentaire, le secteur manufacturier, la haute technologie, la construction, les services et le tourisme - ont pris part à l’opération.

Ces 142 PME et grandes entreprises représentent, selon Jean Lepage, directeur général d’ID Gatineau, « la crème de la crème » de l’entrepreneuriat local gatinois.

Même si Gatineau abrite tout de même près de 7000 entreprises, environ 500 d’entre elles ont été identifiées par ID Gatineau comme présentant un intérêt certain sur le plan économique, mais 150 sont accompagnées et épaulées sur le plan stratégique par l’organisme municipal.

La cinquantaine  d’entreprises dites «gazelles» de Gatineau, c’est-à-dire celles présentant un fort potentiel de croissance et de création de richesse et d’emplois, sont incluses dans l’échantillonnage sondé.

Les résultats de l’enquête

Les trois quarts des entreprises sondées lors de ce 2e exercice qui s’est déroulé en décembre 2017 et janvier 2018 ont vu leurs ventes croître, contre 63% lors du premier sondage de 2016-2017. Les compagnies sondées en 2017-2018 ont vendu pour plus de 500 millions $ de produits et services en une année.

ID Gatineau a aussi observé une augmentation du nombre d’emplois reliés à ces entreprises en 2017, soit 10% de plus que lors du précédent sondage. Quelque 3129 Gatinois travaillaient pour ces 142 PME et grandes entreprises analysées. Presque 58% des entreprises sondées ont embauché du personnel supplémentaire en 2017 contre seulement 10,6 % qui ont réduit leurs effectifs. 

En plus de l’augmentation des ventes et des emplois, on note aussi une croissance des investissements réalisés par ces mêmes entreprises. Soixante-quatre pour cent des entreprises étudiées ont investi un grand total de 52,3 millions $.

Des surprises

La grosse surprise de ce sondage? C’est « qu’autant d’entreprises aient connu une augmentation de leur chiffre d’affaires (...) avec une hausse moyenne de 14% du chiffre d’affaires », s’étonne M.  Lepage.

Et le maillon faible, cette année? « Le secteur de la construction industrielle a connu une performance moindre, notamment sur le plan des emplois et des investissements. » Mais, Jean-François Guitard, le conseiller en communication d’ID Gatineau, s’empresse de préciser que ces entreprises n’étaient qu’au nombre de quatre, un échantillonnage probablement trop limité pour prendre la chose en compte.

Les meneurs

Assurément, les entreprises oeuvrant dans le secteur technologique font office de meneurs dans cette enquête. Elles ont généralement connu une bonne année avec des ventes totales de 88,9 millions $ et connu une augmentation de 31% par rapport à 2016. De plus, 83,9% d’entre elles ont connu une augmentation de leurs ventes contre seulement 9,7% qui ont connu une diminution, indique la recherche.

D’ailleurs, Gatineau, en tant que municipalité de moyenne envergure sur le plan démographique, fait bonne figure, technologiquement parlant. Soixante-douze PME technologiques y ont pignon sur rue, sans compter près de 70 start-up, de jeunes PME innovantes prêtent à décocher leur tir à tout moment.

Montréal, avec son fort bassin de population, abrite environ 200 start-up. C’est presque trois fois plus de start-up que Gatineau, mais avec plus de six fois sa population…

La recette magique du druide

« On a toujours tendance à penser qu’on n’a pas un entrepreneuriat qui est très vivant (à Gatineau), alors que, dans les faits, il y a une panoplie d’entreprises qui ont vraiment le vent dans les voiles, qui sortent sur les marchés internationaux, prospèrent vraiment, croissent vraiment et qui sont en train de créer des emplois. C’est pas vrai que tout est relié à la fonction publique », démystifie Jean Lepage.

Et que faut-il donc faire pour faire partie du club sélect des gazelles?

Premièrement, être innovant et deuxièmement, viser des marchés extérieurs. Les deux grandes qualités pour se détacher du peloton et partir en échappée, nous garantissent MM. Lepage et Guitard.