Le Droit Affaires

Chausser les femmes 
partout dans le monde

CHRONIQUE / Il y a des parcours d’entrepreneur qui font rêver. C’est le cas de Jessica Bédard, une créatrice de chaussures de la région qui compte maintenant parmi sa clientèle des noms tels que Sophie Grégoire Trudeau, Kourtney Kardashian et la réputée mannequin Gigi Hadid.

Un concept alliant style et tradition

En 2013, cette Gatinoise maintenant établie du côté de Cumberland n’arrivait pas à trouver les souliers rêvés pour marcher jusqu’à l’autel. C’est de là qu’a germé l’idée de créer des souliers de mariage élégants et stylés, mais qui offrent également les éléments de tradition tant recherchés par les mariées. Son objectif ? Que les mariées puissent reporter leurs chaussures longtemps après l’événement.

Lorsque vous vous procurez une paire de souliers de la collection mariage de Jessica Bédard, vous recevez les quatre éléments traditionnels : vieux, nouveau, emprunté et bleu respectant l’adage « something old, something new, something borrowed and something blue ». Comment une chaussure peut réunir tous ces éléments ? L’adage est imprimé sur la semelle, le soulier est neuf et la pointe de la chaussure est bleue. Pour ce qui est de l’item emprunté, il y a une bague magnétique intégrée sous la semelle du soulier gauche qui est accompagnée d’une enveloppe de retour. Une fois la bague renvoyée, elle sera intégrée à une autre paire de chaussures et ainsi de suite.

Une réputation qui parcourt le monde

Jessica Bédard a appris son métier dans une grande école de design en Italie. En plus d’y développer sa technique, elle y a créé des liens d’affaires et déniché l’endroit où elle fait fabriquer ses chaussures. Ses souliers sont conçus dans la même manufacture que les créateurs Oscar de la Renta et Manolo Blahnik et les matériaux choisis proviennent du même fournisseur que Valentino. Ces noms devraient faire vibrer une corde sensible chez les friandes de talons hauts. De plus, tous les détails sont réalisés à la main et les semelles sont en vrai cuir moulé, ce qui apporte un confort assuré.

Voulant élargir ses horizons et sa passion, Jessica Bédard a lancé ce printemps sa première collection de chaussures prêt-à-porter. Elle se rend en Italie aux trois mois pour dessiner ses collections. Elle vend ses chaussures en ligne, mais elle compte aussi sur des points de vente à Beverly Hills, New York, en plus d’avoir une salle d’exposition à Los Angeles. On peut jeter un coup d’oeil à ses souliers en allant au jessicabedardshoes.com

Le Droit Affaires

«Un boot camp» 
de recrutement pour Orkestra

Soixante-douze heures en pleine forêt avec un budget et des délais limités, c’est ce que vont vivre les vingt communicateurs québécois sélectionnés pour participer au Orkestra Camp. L’objectif : remporter le grand prix de La fleur dorée.

Dominic Faucher est concepteur chez Orkestra, une agence de communication et marketing implantée à Gatineau. C’est lui qui a conçu le Orkestra Camp, une première au Québec.

« Nous n’avons pas vu d’opérations en forêt qui ressemble à celle-là pour se familiariser avec le monde des agences au Québec. Je ne crois pas avoir inventé le concept, raconte M. Faucher, ça doit sûrement exister ailleurs dans le monde. Je sais par contre qu’au Québec, je n’en ai pas entendu parler. »

L’équipe d’Orkestra travaille depuis environ un an sur ce projet, une sorte de « boot camp » de recrutement. Le concepteur chez Orkestra explique qu’ils se sont inspirés des opérations de recrutement que les agences québécoise font avec leur clientèle étudiante.

« Nous nous sommes dit comment Orkestra pourrait repousser la barre de ces opérations qui sont faites pour recruter des étudiants en général, raconte M. Faucher. Donc c’est là qu’est venue l’idée de combiner le outdoor avec la communication, de littéralement créer le plus grand défi mental pour les communicateurs. C’est vraiment un built-up de ce qui se fait dans l’industrie, mais en plus extrême. »

Les vingt communicateurs sélectionnés seront divisés en cinq équipes constituées chacune de quatre personnes. 

« Le premier profil que nous cherchons c’est un coordonnateur, une personne qui sera responsable de coordonner l’équipe, de gérer l’échéancier et la logistique de l’équipe. Nous avons ensuite besoin d’un vidéaste qui va gérer son équipement dans le bois, qui sait gérer les acteurs, le son et faire du montage. Aussi, nous cherchons un concepteur-rédacteur qui sait écrire, synthétiser les idées et qui ne fait pas de fautes. Finalement, nous avons besoin d’un designer qui sait manier l’image, les couleurs et le dessin », défile Dominic Faucher qui ajoute avoir très hâte de voir le calibre des participants, mais aussi la variété de profils et des personnalités.

« Le camp s’adresse à toutes les personnes qui sont prêtes à relever des défis. Nous ne nous attendons pas à recevoir seulement des gens extravertis et énervés. Par exemple, les coordonnateurs sont généralement plus terre-à-terre », explique-t-il. 

Le concepteur chez Orkestra insiste: le camp n’est pas réservé aux étudiants en communication: « Orkestra Camp est ouvert à n’importe qui en communication qui pense avoir les compétences pour accomplir le mandat et le défi que nous lançons. »

M. Faucher s’attend de voir des participants qui arrivent de partout au Québec pour se réunir en Outaouais du 24 au 27 mai prochain.

« Nous avons des inscriptions venant des quatre coins de la province et nous couvrons toutes les dépenses à part le transport de ceux qui arrivent de loin. »

Les détails du séjour en Outaouais restent une surprise pour les participants qui se lancent dans l’inconnu.

« La seule chose que je peux dire, raconte avec beaucoup de confiance M. Faucher, c’est que tout va dépendre de comment les équipes vont réussir à gérer les attentes du client. Je dirais qu’il va y avoir un système de pointage attribué à chacune des décisions que les équipes vont prendre. En fonction des points que l’équipe obtient, les participants auront droit à différents types de nourriture ou d’hébergement. »

L’objectif du camp est bien évidemment de remporter le trophée La fleur dorée, mais les participants ressortiront avec bien plus à la fin des 72 heures en forêt.

« Évidemment de se mettre dans le bois comme ça, avec clients et autres membres de l’industrie est la meilleure façon de se faire voir et de créer de bonnes relations avec les professionnels des communications. »

Dominic Faucher ne cache pas qu’il pourrait y avoir une opportunité de stage ou d’emploi pour certains communicateurs qui se sont démarqués durant la fin de semaine. « De notre côté, si nous trouvons la perle rare dans chacun des domaines, il pourrait y avoir des ouvertures potentielles pour ces personnes, explique-t-il. »

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La mystérieuse vodka

CHRONIQUE / Avec le printemps arrivent aussi les soirées belles soirées sur les terrasses, des moments qui se feront de plus en plus nombreux et ce, souvent à même le confort de notre chez-soi. Un spiritueux qu’il vous faut pour ce genre de soirée est sans contredit la vodka, une boisson alcoolisée versatile et parfois très fine. Même s’il s’agit d’un produit très populaire, c'est un spiritueux mystérieux et incompris. D’ailleurs, tout comme la poutine, on débat encore sur son pays d’origine, à savoir la Pologne ou la Russie?

J’ai envie de vous démontrer que non, les vodkas ne sont pas toujours pareilles. Regardons ensemble quelques exemples qui nous permettront d’en découvrir davantage.

Actuellement, le monde québécois de la micro distillation est très difficile. Les jeunes entreprises veulent et doivent gagner des revenus rapidement. Pour ce faire, on fait appel à ce que l’on nomme un alcool à grains neutres d’une grande entreprise. 

Cet alcool, à 96% par volume, demande simplement d’être raffiné grâce à l’expertise et au savoir-faire d’un distillateur. C’est le cas de l’excellente Houper & Frère de la distillerie québécoise Tower Hill. En ayant recours à une telle recette, on a tout de même l’essence même de la distillerie puisqu’elle peut se permettre de choisir le type et l’origine du grain. Dans le cas de cette belle vodka, on a opté pour un maïs québécois. On a donc droit à une vodka onctueuse, fraîche, un brin amer avec une touche d’agrumes.

Bien que ce soit une industrie difficile, certaines entreprises procèdent avec la méthode « grains à la bouteille », une procédure encore plus artisanale et plus dispendieuse. C’est le cas de la distillerie montréalaise CIRKA. On prend du maïs que l’on fermente pendant quelques jours, que l’on distille, que l’on dilue et que l’on filtre finement. Le résultat est très différent, mais ô combien délicieux ! Le grain se fait bien présent dans les arômes et un petit côté sucré fait son apparition lors de la dégustation. Une vodka unique pour vos cocktails et une vodka fortement agréable sur glace pour certains amateurs de whisky.

Bien sûr, on doit regarder ensemble la méthode traditionnelle dite à base de pomme de terre. Ce type de vodka génère un profil plus végétal, plus terreux. Le meilleur des exemples est sans contredit la vodka Chopin, d’origine polonaise. Créée en 1992, cette vodka est le résultat d’une fermentation de pommes de terre, préalablement chauffées avec la pelure, que l’on distille plus de quatre fois et que l’on filtre de façon très intense. Le résultat offre une vodka avec un aromate végétal, un peu résineux, avec une faible, mais agréable amertume. Très intéressante comme vodka, surtout pour connaître cette culture qu’est celle de la vodka de pomme de terre.

Vous désirez en connaître davantage sur l’univers de la vodka ? Rendez-vous sur www.yanaube.ca

Le Droit Affaires

Des découvertes à proximité

CHRONIQUE / Il n’est pas toujours nécessaire de s’envoyer en l’air pendant des heures pour vivre une expérience formidable de voyage. Sise à environ trois heures d’auto d’Ottawa, la région du comté du Prince Edward abonde de richesses et constitue l’une de mes destinations canadiennes préférées. On y trouve des plages, des vignobles, des fromageries et une grande variété d’endroits où se loger. En planifiant son périple, pourquoi se limiter aux attraits touristiques et restaurants? Je vous propose ici trois formules d'hébergement pour miser sur une expérience hors de l’ordinaire, dès que l’on pénètre dans l’établissement.

L’hôtel

Une adresse incontournable dans la région, celle de l’hôtel Drake Devonshire. Vous connaissez possiblement son célèbre cousin, l’hôtel Drake à Toronto qui porte aussi le chapeau de salle de spectacle. Ici, nous avons droit au format rural du célèbre hôtel torontois. Son restaurant offre l’une des meilleures vues sur le lac Ontario et le décor se veut complètement éclaté avec d’énormes murailles dans la salle à manger et de nombreux détails vintage dans chaque coin et recoin de l’hôtel. Si vous n’avez pas la chance de dormir ici, vous pouvez tout de même profiter de cette adresse éclectique. Il suffit d’être de passage lors d’un des nombreux spectacles musicaux ou vernissages.

Le motel

Transformer un motel en déclin, c’est le défi que se sont lancés les deux copropriétaires du June Motel. Natives de Toronto, elles étaient épuisées de la vie dans la Ville reine et elles ont décidées d’acheter un motel au bord de la route afin de le restaurer. Inspirées par les motels rétros de la Californie, elles ont peinturés les portes en rose, ajouté un sympathique bar à cocktails dans le lobby et voilà, le tour était joué. Le June Motel propose une parfaite expérience pour un week-end entre amies.

Le camping intelligent

Et si en camping, on remplaçait des hot-dogs par des œufs fraîchement pondus et des légumes du jardin tout juste cueillis ? À la ferme Fronterra, les propriétaires Jens Burgen et Inge Albert offrent à leurs clients une luxueuse expérience nature. Ils évitent le terme populaire « Glamping », soit le mélange du camping et du glamour, et proposent plutôt la notion du Camping Intelligent. Installées sur de grandes plateformes en bois, chacune des tentes offre un vrai lit et des meubles. Il y aussi une houblonnière et une ferme où l’on peut savourer un repas hyper local. Pour rehausser votre expérience, demandez à dormir dans l’une des tentes flottantes où il faut marcher sur un quai ou ramer en canot pour s’y rendre.

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Une compagnie qui marche à la planche

Ils ont pris une seule journée de congé depuis deux ans. Pas le temps de souffler, leur entreprise explose de partout. Les commandes, la fabrication, les points de vente, la comptabilité. Pas mal pour une compagnie qui n’existait même pas il y a deux ans!

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La tradition au goût du jour

En cette ère de hautes technologies, le petit commerce de quartier garde toujours la cote. De jeunes et moins jeunes entrepreneurs créent des entreprises et assurent la relève dans le secteur des métiers dits traditionnels. Pour certains d’entre eux,  la proximité avec le consommateur constitue leur gagne-pain quotidien. Pour d’autres, c’est la planète toute entière qui est à leur portée. Le Droit AFFAIRES a rencontré certains de ces entrepreneurs.

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L’histoire commence au printemps 2016. Kevin Slama, soudeur de métier, est sans emploi. Pour passer le temps, il construit un voilier en bois et des meubles. Puis sa maison, ici, à Mayo, non loin de Buckingham. Il tombe en amour avec le bois. Son épouse, Stéphanie Landry, elle, est diplômée en commerce et a passé 12 ans de sa vie à vendre des produits à de grands détaillants. Une idée démesurée lui passe par la tête. « On va vendre des meubles en bois, mais en gros volume ». Elle dit à son mari : « L’idée est tellement folle, on a besoin de tellement d’argent, mais on va le faire pareil ».

Voilà, la Cie de Bois Live Edge vient de démarrer et le couple n’aura plus une seconde à lui.

Leur produit est original. Des tables, des bureaux, des tablettes en bois de pin ou d’érable. Les supports des meubles sont en acier. Vous achetez les tranches de bois nécessaires à votre projet, vous les assemblez grâce à un système de vis inventé par Kevin, vous choisissez un type de pattes en métal et vous venez de créer votre meuble. Un mariage de moderne et d’ancien.

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La reprise d’un commerce, un défi de taille

Vous n’osez plus confier les ourlets de vos pantalons à votre grand-mère ? Gatineau Couture est donc pour vous. Le commerce racheté par Sophie Castonguay en 2016 ne se contente plus de vendre des machines à coudre ou de les réparer. Il s’est lancé dans un marché ancestral qui connaît un regain d’intérêt : les cours de couture. Et propose même des camps d’été pour les plus jeunes. S’attaquer à l’obsolescence programmée des vêtements d’aujourd’hui, rattraper un savoir perdu entre deux générations ou trouver une occupation utile à ses dix doigts, les raisons ne manquent pas pour manier fils et aiguilles avec dextérité.

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La tradition au goût du jour

En cette ère de hautes technologies, le petit commerce de quartier garde toujours la cote. De jeunes et moins jeunes entrepreneurs créent des entreprises et assurent la relève dans le secteur des métiers dits traditionnels. Pour certains d’entre eux,  la proximité avec le consommateur constitue leur gagne-pain quotidien. Pour d’autres, c’est la planète toute entière qui est à leur portée. Le Droit AFFAIRES a rencontré certains de ces entrepreneurs.

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« Je couds pour le plaisir depuis que je suis toute petite, ma mère me l’a enseigné. Mais c’est peut-être la crise de la quarantaine qui m’a poussée à me recentrer, à vouloir me lancer dans ce qui me passionnait vraiment », raconte Sophie Castonguay, à l’heure de fermeture de sa boutique flambant neuve.

« Le rachat de cette entreprise, c’est un élan passionné, poursuit celle qui fut communicatrice sportive dans une autre vie. J’aime la couture et je ne voulais pas que ce commerce ferme. » La reprise nécessite une longue période de travaux. La décoration datait des années 1980, se souvient-elle, et l’ancien propriétaire d’Aux machines à coudre Gatineau rédigeait toute son administration à la main.

Sous un même toit, boutique, école et studio sont refaits de fond en comble avec l’aide de son époux, investisseur, comme elle, dans les immeubles à revenus: de grandes fenêtres avec vue sur le boulevard Maloney encadrent une dizaine de stations de couture prêtes à l’emploi. En vitrine parade la Rolls Royce des modèles : une machine à piloter pour broder, coudre et piquer des courte-pointes. À 10 000 $ la bête, le wifi n’est qu’une option parmi tant d’autres.

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Boucher de père en fils

Si vous circulez sur la rue Donald dans le quartier Overbrook, voisin du secteur Vanier à Ottawa, vous apercevrez sur le mur d’un édifice une oeuvre murale illustrant trois bouchers pratiquant l’un des plus vieux métiers du monde. Cette fresque fait partie d’une trentaine de murales qui illustrent des faits historiques de l’ancienne ville de Vanier, et montre Bernard Dumouchel, son père André et son grand-père Edmond, lesquels incarnent trois générations de propriétaires de la boucherie Dumouchel Meat & Deli.

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La tradition au goût du jour

En cette ère de hautes technologies, le petit commerce de quartier garde toujours la cote. De jeunes et moins jeunes entrepreneurs créent des entreprises et assurent la relève dans le secteur des métiers dits traditionnels. Pour certains d’entre eux,  la proximité avec le consommateur constitue leur gagne-pain quotidien. Pour d’autres, c’est la planète toute entière qui est à leur portée. Le Droit AFFAIRES a rencontré certains de ces entrepreneurs.

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Cette histoire de famille remonte à 1948. Edmond, qui a grandi sur une ferme, ouvre une petite boucherie située chemin McArthur près du boulevard Saint-Laurent. Il y opère jusqu’à ce que son fils, André, décide d’occuper de nouveaux locaux rue Mona. Il y demeure jusqu’en 1992. Dumouchel Meat & Deli déménage alors ses pénates à la Plaza McArthur. Bernard, le fils d’André, raconte que l’incendie qui a ravagé la boucherie, ainsi que 14 autres commerces, en 2004, a été un coup dur. « On sait que c’est un incendie criminel mais on n’a jamais trouvé le coupable », précise-t-il en entrevue. La famille Dumouchel ne s’est pas découragée pour autant. Elle a continué à y servir la clientèle de la boucherie jusqu’à ce Dumouchel Meat & Deli inaugure ses nouveaux locaux rue Donald en 2005. Aujourd’hui, l’entreprise familiale compte neuf employés. On y prépare toutes sortes de viandes (bœuf, porc, poulet et veau).

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Le goût de la philanthropie

CHRONIQUE / Née à Danville, en Estrie, Louise Andrée Pelletier a occupé différents emplois dont un à Postes Canada pendant 24 ans. Arrivée dans la région avec son conjoint, elle a travaillé dans l’hôtellerie et s’est impliquée à titre de présidente du Réseau des Femmes d’Affaires de l’Outaouais. Après avoir combattu un cancer, elle a été approchée pour développer des campagnes de financement à la Société canadienne de la sclérose en plaques.

Une cause qui l’attire vers le monde associatif

Madame Pelletier choisit alors de mettre ses compétences, ses connaissances et son réseau au profit de cette cause et devient directrice des campagnes de financement de l’organisme. Ayant œuvré au fédéral puis dans le privé, elle découvre le milieu associatif et constate qu’une organisation à but non lucratif se gère comme une entreprise, le succès étant proportionnel à la qualité et à l’originalité du produit offert. 

L’innovation en philanthropie

L’entrepreneure dans l’âme sait que pour se positionner sur le marché, il faut proposer un concept novateur qui se démarque. Ainsi est né le premier Gala « Riez pour vaincre la SP » où des humoristes partagent la scène pour amasser des fonds. Entre la première campagne de financement - qui a permis de récolter 8 000 $ - et la troisième, il y a eu une augmentation de 425% ! Cette réussite confirme la pertinence et l’efficience de l’activité.  Le 14 juillet prochain, le Club de golf Le Sorcier de Gatineau accueillera la 4e édition du Gala dont l’objectif est d’amasser 50 000 $. En proposant une activité différente et en mobilisant la communauté des affaires au cœur de l’organisation, l’événement est devenu un succès grandissant d’année en année. Pour participer au prochain Gala, visitez le site scleroseenplaques.ca

Innovons ensemble pour avoir de l’impact

Si vous cherchez comment soutenir une ou plusieurs causes qui vous sont chères, allez à la rencontre de gens qui portent à bout de bras des réponses à votre désir de faire une différence. Inspirez-vous aussi des entreprises innovantes comme Paquette Textiles qui jumelle une carte fidélité aux retombées financières pour des organismes. À chaque transaction, 5 % des revenus sont versés aux organismes choisis par la clientèle. La Société canadienne de Sclérose en plaques fait partie des organismes qui bénéficieront de ce nouveau programme. 

Ethel Côté est présidente de MécènESS & Institut social

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L'escalade d'un cordonnier

À la blague, Benjamin Lacroix, âgé de 28 ans, dit encore rêver aux Jeux olympiques. Plus précisément à ceux qui seront présentés à l’été 2020 à Tokyo, au Japon. Adepte de planche à neige, c’est toutefois dans la discipline de l’escalade qu’il entend se démarquer. Mais pas en tant qu’athlète.

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La tradition au goût du jour

En cette ère de hautes technologies, le petit commerce de quartier garde toujours la cote. De jeunes et moins jeunes entrepreneurs créent des entreprises et assurent la relève dans le secteur des métiers dits traditionnels. Pour certains d’entre eux,  la proximité avec le consommateur constitue leur gagne-pain quotidien. Pour d’autres, c’est la planète toute entière qui est à leur portée. Le Droit AFFAIRES a rencontré certains de ces entrepreneurs.

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Car le jeune homme est propriétaire depuis 2015 de la cordonnerie Chez Gerry, une institution bien connue des citoyens du quartier Saint-Jean-de-Bosco, dans le secteur Hull de Gatineau. Et bientôt, l’ambitieux jeune entrepreneur et son cousin Julien-Charles Paradis vont lancer The Klimb, une entreprise de commerce en ligne qui se spécialisera dans le ressemelage de chaussons d’escalade. Dans ses fantasmes les plus fous, il contemple déjà la banderole The Klimb flottant sur un mur de la métropole du pays du Soleil-Levant. 

De fil en aiguille

C’est tout à fait par hasard si Benjamin Lacroix, un Valmontois de naissance, s’est retrouvé à la tête de Chez Gerry, une cordonnerie qui existe depuis 1958.  À l’origine, lui et trois de ses amis voulaient se payer un « trip de skate et de snowboard » à Whistler, en Colombie-Britannique.  Un voyage d’un an, espéraient-ils.  En manque d’argent pour défrayer les coûts de l’expédition, ce finissant de l’école polyvalente Le Carrefour de Gatineau dénichera un emploi à la cordonnerie Chaussures régionales à Orléans, là où il a tout appris de ce métier traditionnel. Il la quittera six ans plus tard.

Le Droit Affaires

La flamme d’un entrepreneur

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Marc-Antoine Massicotte ne manque pas d’ambition. À 27 ans, ce jeune entrepreneur gatinois parle de ses projets d’affaires dans le milieu événementiel avec tellement d’aplomb et d’enthousiasme, qu’il en est contagieux.

C’est lui qui se cache derrière le Projet Ambition, un concept de soirées-conférences qu’il présente dans des lieux uniques où des gens bien connus du monde des affaires du Québec viennent raconter leur expérience entrepreunariale.

L’aventure du 150e

Depuis trois ans, le projet Ambition a présenté huit soirées avec des invités de marque comme Alexandre Taillefer, tout en permettant à de jeunes entrepreneurs de la région de vivre une expérience unique de réseautage.

La neuvième rencontre aura lieu le 10 mai, alors que Guy Laflamme sera le conférencier invité lors d’une soirée à la distillerie Artist in Residence. Il s'attardera au volet entrepreneurial derrière le projet Ottawa 150, qu’il a lancé dans le cadre des festivités du 150e anniversaire de la Confédération.

« Il va raconter l’histoire derrière cette start-up  qui a changé l’image d’Ottawa. Partie de rien, sans financement, sans local, avec un plan d’affaires de 400 pages. C’est une histoire très intéressante qui va nous permettre de comprendre les dessous de cette aventure », souligne Marc-Antoine, qui promet une autre soirée inspirante.

Le concept était d’inviter des gens d’affaires de marque dans des endroits uniques, où l’aspect audiovisuel serait surprenant. Des soirées ont eu lieu au Musée canadien de l’histoire, à Zibi et à d’autres endroits qui se distinguent par leur originalité.