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Claude Hamelin: un homme d’ombre et de lumières

C’est en arrosant les quelques plantes qui décorent son lieu de travail, un espace ressemblant davantage à un petit bistro-bar sans clientèle qu’à un bureau d’affaires, que Claude Hamelin nous accueille à quelques pas de la rivière des Outaouais avec, sur sa gauche, ce qu’il convient d’appeler la Place des festivals Zibi.

Cet endroit, Claude Hamelin a pour mandat de l’animer à titre de consultant-relationniste pour son  « ami » Jeff Westeinde, celui qui préside aux destinées du vaste chantier résidentiel et commercial Zibi. Le Cirque du Soleil y a dressé son chapiteau à deux reprises, le Festibière de Gatineau y a déversé son houblon cuvée 2019 et, à compter de l’été prochain, les plus aventureux d’entre nous pourront y descendre en s’agrippant à la tyrolienne interprovinciale qui reliera Ottawa à Gatineau.

Danseur professionnel, animateur radiophonique, producteur de spectacles, chargé de cours à l’Université d’Ottawa, gestionnaire d’une agence de publicité, fondateur des Grands Feux du Casino du Lac-Leamy, repreneur du Rendez-vous des Saveurs et responsable de la venue du Cirque du Soleil à Gatineau, le promoteur touristico-culturel Claude Hamelin aura été tout ça et plus encore. Cet homme-orchestre aura joué de plusieurs instruments au cours d’une carrière s’échelonnant sur une quarantaine d’années. Aujourd’hui, outre son rôle chez Zibi, il est directeur général de la Société Place des festivals, un organisme externe à la Ville de Gatineau présidé par la conseillère municipale Louise Boudrias, il accompagne l’organisation des Grands Feux et il accepte des contrats à titre de consultant. 

Mais qui est-il au juste ? « Je me présente comme Claude Hamelin. Je n’ai pas besoin de dire lequel de ces chapeaux je porte. Les gens savent que je viens faire de la business. Je suis beaucoup de choses et c’est ça qui me sert dans la vie. J’ai un jeu de cartes dans les mains », répond-t-il en substance à ceux qui veulent le cantonner dans une seule boîte. « On dirait que j’ai jamais été capable de rester dans une boîte. Je voulais toujours défoncer les murs de cette boîte-là, en faire plus. »

S’il a brassé des millions de dollars, cet homme d’affaires se définit avant tout comme un artiste... de l’ombre. « J’aime dire que je suis musicien. Je joue rien d’excellent, mais je joue bien de pas mal toutes sortes d’affaires. Et aujourd’hui, un artiste, pour réussir, il faut qu’il ait un sens des affaires », claironne-t-il d’un même souffle.

Les Grands Feux 

De toutes ses réalisations, celle des Grands Feux du Casino du Lac-Leamy est certes la manifestation qui a forgé sa réputation. Nés en 1996, les Grands Feux colorent le ciel de la région, d’abord sur le site du lac Leamy, maintenant à partir du Musée canadien de l’histoire, sous les oh ! admiratifs d’étonnement d’une centaine de milliers de spectateurs annuellement.

« Quand j’avais mon agence de publicité, on a annoncé qu’un casino s’en venait au lac Leamy. Le maire de Hull, Yves Ducharme, voulait un événement à Hull. Et là, je suis parti sur l’idée d’étincelles, comme les feux d’artifices à Montréal », raconte Claude Hamelin.

La mise à feu n’a pas été facile, loin de là, se souvient celui qui a étudié en radio-télévision au Collège Algonquin d’Ottawa ainsi qu’en communications sociales à l’université Saint-Paul. « La première année a été extrêmement difficile, on a perdu 2 millions $. Les gens de Loto-Québec m’ont soutenu, ils ont eu confiance en moi. On a eu 2000 spectateurs le premier soir. Les gens se demandaient c’était quoi cette affaire-là. Quand ils ont réalisé c’était quoi, on avait 35 000 personnes sur le site le dernier soir. C’était beaucoup trop. On a eu toutes sortes de difficultés parce qu’on avait trop de choses à régler en un court laps de temps. Mais, on s’est dit que ça ne se pouvait pas que ça marche pas. »

D’entreprise privée au début, les Grands Feux sont devenus une organisation sans but lucratif qui est dirigée par Marc-Antoine Massicotte. Claude Hamelin a cédé gratuitement à l’équipe de M. Massicotte la gestion des Grands Feux.  « Ce qu’on a fait, c’est du jamais vu. On a fait du repreunariat avec ça. Quand j’ai décidé de laisser la place, on s’est dit que ça n’avait pas de bon sens d’abandonner une affaire qui marche. On a trouvé un jeune homme intéressé en Marc-Antoine Massicotte. On lui a cédé l’organisation de l’événement avec promesse de l’accompagner pendant trois ans. »               

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Le Droit, un actif pour la région

Comme le temps file. Il me semble qu’on vient tout juste de lancer le premier magazine Le Droit AFFAIRES. J’ai encore frais en mémoire le haut niveau d’excitation qui nous habitait en ce mois d’octobre 2016.

Pourtant, nous en sommes déjà à notre quatrième année de publication et à notre 33e numéro. Une édition bien spéciale à mes yeux puisqu’il s’agit de mon dernier à titre de président et d’éditeur du Droit.

En effet, l’heure de la retraite a sonné. La belle et stimulante aventure de la Coopérative Le Droit appartient désormais à la valeureuse équipe avec laquelle j’ai eu le privilège de travailler au cours des quatre dernières années et demie, équipe qui recèle toutes les qualités pour réussir cette transformation avec brio.

Ma grande confiance en l’avenir est aussi liée à l’existence même du magazine que vous lisez actuellement et qui a dynamisé le lien entre Le Droit et la communauté des affaires.

À la base, Le Droit a un important rôle de chien de garde de l’intérêt public à jouer. Aussi, il dérange quelquefois, mais il permet aux communautés qu’il dessert de prendre une plus juste mesure d’elles-mêmes, en mettant notamment en valeur leurs forces et leurs ambitions.

De nombreux entrepreneurs nous l’ont dit. Par ses portraits, ses entrevues, et ses dossiers, Le Droit AFFAIRES a généré une nouvelle confiance au sein du milieu des affaires de la région. Le constat que nous partageons à travers le magazine est à l’évidence percutant : que de talent, de créativité, de passion et de succès autour de nous ! Or la fierté de celles et ceux qui sont mis en valeur dans nos pages rejaillit sur l’ensemble, stimulant l’action et le dépassement.

Le Regroupement des gens d’affaires de la capitale et la Chambre de commerce de Gatineau l’ont vite reconnu et sont ainsi devenus des partenaires de premier plan.

Je suis convaincu que la réponse rapide et généreuse des entrepreneurs sollicités pour aider l’équipe à transformer Le Droit en coopérative s’explique largement par la nouvelle relation de confiance découlant de la publication du magazine et des 5@7 qui soulignent chaque parution.

Permettez-moi de conclure ce mot en remerciant chaleureusement les partenaires de la première heure qui ont permis au Droit AFFAIRES de rayonner, soit Gilles Desjardins ( Brigil ), Richard Ferland ( Banque Nationale ), Dany Ann Robichaud ( La Boîte juridique ), Alain Miroux ( Casino du Lac-Leamy ), Michel Parent ( Bel-Air Lexus ) et l’équipe des SADC. Merci à tous les autres qui se sont ajoutés et qui nous honorent de leur confiance.

Bon temps des Fêtes à tous et restez fidèle au Droit et à son équipe, un actif extrêmement précieux pour la région.

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Rewind: retenir la main-d'oeuvre

Lorsqu’un général part pour la guerre, il veut revenir à la maison sans aucune perte humaine. C’est ce qu’ont réussi les deux généraux à la tête de Rewind à Ottawa. Sur le front depuis quatre ans, les cofondateurs Mike Potter et James Ciesielsk n’ont pas perdu un seul de leurs 31 soldats en cours de route. Au contraire, ils en rajoutent régulièrement.

Pas surprenant que Rewind ait été choisi pour une deuxième année consécutive comme un des 10 employeurs de choix dans la capitale nationale par l’Ottawa Business Journal. Pour Mike Potter, il s’agit de sa plus grande satisfaction depuis qu’il a lancé son entreprise en 2015.

« Les gens aiment travailler chez nous. Puis nous, on fait tout pour les garder. Et ça explique notre succès en bonne partie. C’est ma plus grande fierté. » Dans une industrie où la pénurie de main-d’œuvre fait rage, il s’agit de tout un exploit.

« J’aime la culture de l’entreprise », confie Marc Morinville, un ingénieur en logiciel qui travaille chez Rewind depuis un an et demi. « On sent que l’équipe de gestion tient à nous. Dans d’autres entreprises en démarrage, explique-t-il, on installe des tables de ping-pong, des petits restos, des sofas pour se reposer. Ici, il n’y a rien. On ne veut pas nous garder au travail au-delà de nos huit heures par jour. » 

« On encourage les gens à avoir une vie équilibrée, explique M. Potter. Après huit heures de travail, on veut qu’ils retournent chez eux, dans leur famille. » Et puis la compagnie se veut la plus flexible possible. « Des gens peuvent travailler de la maison. J’en ai un qui a déménagé en Colombie-Britannique parce qu’il adore le ski. Il travaille de là-bas », témoigne-t-il le plus simplement du monde.

Les employés chez Rewind ont droit à trois semaines de vacances par année. La boîte est fermée pendant le temps des Fêtes et à l’été, les quelque trente employés sont en congé un vendredi sur deux tout en conservant leur plein salaire.

Personne n’a quitté la compagnie depuis ses débuts en 2015, un fait plutôt rare dans ce monde de technologies en perpétuelle mutation.

« Une équipe stable, ça nous permet de grandir plus rapidement », selon Mike Potter, qui en est à son quatrième lancement d’entreprise.

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La revue économique de l'année 2019 à Gatineau

En cette période du temps des Fêtes, Le Droit AFFAIRES vous présente son « bas de Noël » garni de certains grands coups d’éclat ayant marqué le paysage entrepreneurial de la région en 2019 et ce, tant du côté d’Ottawa qu’à Gatineau. Au menu : projets d’expansion, venue de nouveaux joueurs, acquisitions, créations de nouveaux emplois, croissance exponentielle, etc.

L’ontarienne Sani Gear s’installe à Gatineau

L’entreprise ontarienne Sani Gear a pris de l’expansion à Gatineau, avec l’ouverture d’une deuxième succursale dans de nouveaux locaux situés dans l’Aéroparc industriel. Ce projet évalué à plus de 350 000 $ permettra de créer une vingtaine de nouveaux emplois dans la région. L’entreprise originaire de Kitchener en Ontario se spécialise dans l’entretien et le nettoyage des habits de combat des services d’incendie. Sani Gear pourra ainsi du même coup mieux desservir en français ses nombreux clients situés en sol québécois.

Le projet d’expansion de la Trappe à fromage

La construction de la nouvelle usine de la Trappe à fromage dans l’Aéroparc industriel a véritablement pris son envol cette année. Le projet d’expansion évalué à 3,5 M $ et dévoilé en 2018 permettra notamment à l’entreprise d’y centraliser ses opérations et de hausser sa production en plus de créer de nouveaux emplois.

Chronique publicitaire

Êtes-vous un meneur ou une menace?

N’est pas leader qui veut. Dans certaines entreprises, obtenir une promotion est une question d’ancienneté et non de compétence. Parfois, un employé très bon dans son domaine peut n’avoir aucune compétence en gestion de ressources humaines. Et il y a aussi ceux à qui le pouvoir monte rapidement à la tête.

Le mauvais patron est celui ou celle qui s’attribue des pouvoirs qu’il n’a pas vraiment. Convaincu d’être entouré d’incompétents, il ou elle fourre son nez partout, demande des comptes et est habituellement assez désagréable au travail. Loin d’être un atout, il ou elle peut vite devenir un cancer au sein de l’entreprise. Ce tyran cache souvent sa propre incompétence derrière ses exigences envers les autres.

Savoir diriger

On admire le dirigeant d’entreprises qui réalisent de grandes choses. Faut-il pour autant qu’ils aient le fouet à la main? Qu’est-ce qui distingue un leader d’un mauvais patron? 

« Un leader dirige par la confiance, un mauvais patron le fait par la peur », indique Éric Joanisse, président de CLA Personnel. « Bien plus que le salaire, les relations toxiques conduisent plus d’un employé à changer de travail. Il est important pour le propriétaire d’une entreprise de s’assurer qu’il travaille avec son équipe et que ses subordonnés partagent sa vision. »

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La revue économique de l'année 2019 à Ottawa

En cette période du temps des Fêtes, Le Droit AFFAIRES vous présente son « bas de Noël » garni de certains grands coups d’éclat ayant marqué le paysage entrepreneurial de la région en 2019 et ce, tant du côté d’Ottawa qu’à Gatineau. Au menu : projets d’expansion, venue de nouveaux joueurs, acquisitions, créations de nouveaux emplois, croissance exponentielle, etc.

Une croissance fulgurante pour Assent Compliance

La compagnie ottavienne Assent Compliance s’est retrouvée sur la prestigieuse liste de 2019 du Technology Fast 50 de Deloitte, dans la catégorie des entreprises à la croissance la plus rapide au pays. Les revenus de la société qui développe des logiciels ont augmenté de 326% au cours des quatre dernières années.

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Transport (1ère partie) Livraison de biens : la responsabilité de qui?

Dans les contes pour enfants, le Père Noël est responsable de livrer un cadeau à chacun en une nuit, sans jamais manquer son rendez-vous. Dans le monde des affaires toutefois, la réalité peut être bien différente. Rupture de stocks, intempéries, bien perdus ou endommagés durant le transport sont autant de coups durs contre lesquels les commerçants tentent de se prémunir.

Outre les règles générales relatives aux contrats, le Code civil du Québec prévoit des dispositions spécifiques régissant le contrat de transport, notamment celui du transport de biens. Liant l’expéditeur ou le destinataire et le transporteur, celles-ci régissent notamment la responsabilité découlant de la perte du bien transporté. Elles énoncent aussi les éléments qui doivent figurer à tout contrat de transport de biens : qui paie les frais de transport? Quel produit sera transporté? Quels sont la quantité, le poids et sa condition? Quels sont l’endroit et la date de livraison? Toutes ces informations doivent s’y retrouver.

Lors d’un transport d’un pays à un autre, des frais de douanes peuvent s’ajouter aux frais généraux et le taux de change est un élément à prendre en considération. Il incombe généralement au destinataire de se renseigner auprès des autorités fédérales compétentes à ce sujet, afin d’éviter les mauvaises surprises. 

Responsabilité et obligations de chacun

Bien que certains éléments puissent paraître banals ou évidents, il demeure que pour tout bien devant faire l’objet d’un transport, l’expéditeur a la responsabilité de décrire correctement l’objet, son état, sa valeur ainsi que toutes informations relatives à son poids et dimensions afin qu’un bon de livraison, appelé « connaissement », puisse être établi par le transporteur. Il doit également s’assurer d’emballer le bien de manière à ce qu’il soit raisonnablement protégé du bris lors d’un transport conventionnel. L’adresse de retour et celle du destinataire doivent figurer sur le colis ou le bordereau de transport.

Quant à lui, le transporteur est tenu de transporter le bien, sauf s’il peut s’en libérer pour un motif sérieux (bien dangereux, illégal, etc.). Il conserve une copie du bon de livraison et il en remet copie tant à l’expéditeur qu’au destinataire. Il est tenu d’assurer la livraison du bien et la remise au destinataire. Le transporteur assume alors les risques liés au bien à partir du moment où il en prend possession, et ce, jusqu’à la livraison à la destination prévue au bordereau. Il est donc responsable de la protection du bien contre le vol, la perte, le bris total ou partiel sous certaines conditions, sous réserve de la valeur déclarée dudit bien.

Certaines exceptions permettent au transporteur de se soustraire à cette obligation. Par exemple, un bien ayant péri en raison d’une force majeure (tornade, guerre, etc.) ou en raison de l’emballage insuffisant pour en assurer la conservation. De même, un bien dont la durée de vie normale est atteinte au cours du transport ne sera pas couvert par les garanties habituelles. Ajoutons que le transporteur devrait toujours valider l’état du bien au moment de sa prise de possession afin de pouvoir se décharger d’une responsabilité conséquente, le cas échéant.

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Frank Buckshot: l’entrepreneur autochtone qui fait rayonner la région

« Ton voisin est ton miroir. » Ce proverbe prend tout son sens lorsqu’il est question de Frank Buckshot, qui vient de remporter le prix d’excellence CANDO comme entrepreneur autochtone de l’année au Canada.

Depuis la fenêtre de son entreprise de pièces et d’accessoires automobiles Bucks Auto Parts, Frank Buckshot, qui y travaille aux côtés de son fils Andrew, peut parfois apercevoir sa fille, Amanda. Cette dernière est la gérante de son autre entreprise, le commerce d’articles sportifs Bucks Sports Shop, situé en face de son commerce du 69, rue Kichi Mikan ( route 105 ), à Maniwaki. Ce sont eux, des passionnés de l’entrepreneuriat comme leur père, qui prendront la relève des commerces. 

Sans le soutien d’Amanda, d’Andrew et de sa femme Marie, qui gère toutes les opérations des entreprises, M. Buckshot avoue que son succès ne serait sûrement pas aussi important. « Je ne me serais pas lancé en affaires comme ça. La famille m’aide beaucoup. »

Lorsqu’il a su qu’il était le récipiendaire du prix d’excellence comme entrepreneur autochtone de l’année du Council for the Advancement of Native Development Officers (CANDO), M. Buckshot est tombé des nues. « Trois-cents commerçants autochtones de partout au Canada participaient au concours. J’ai eu l’appel au téléphone pour dire que j’étais un des deux finalistes, et là, je suis resté bête, j’étais bien content. Avec ma famille, on n’y croyait pas. »

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Les Sénateurs sur mesure!

La région de la capitale nationale a le privilège de compter une équipe de la LNH. Vous aimeriez inviter vos contacts d’affaires ou vos employés à assister à quelques matches dans une formule différente deas billets de saison?Les Sénateurs d’Ottawa vous proposent l’avantageuse carte Omni!

Omni, c’est un forfait personnalisé pour vous, qui vous donne accès à des zones privées pour assister à un match et qui offre des avantages reflétant vos besoins et vos attentes.

La Terrasse Molson au niveau 200 est parfaite pour les groupes plus jeunes qui veulent faire la fête. 

Le Lounge Brookstreet offre un buffet gastronomique suivi de sièges pour le match avantageusement situé pour suivre l’action de prêt.

Le Club Bell, propice au réseautage, est l’endroit parfait pour impressionner vos clients dans un décor distingué, avec cuisine gastronomique.

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Centraide Outaouais: un pont entre les affaires et la communauté

En septembre dernier, Centraide Outaouais lançait sa 75e campagne de financement. D’abord nommé la Fédération des Oeuvres de charité de Hull, en 1944, cet organisme avait comme mission d’aider les soldats canadiens de la région et leur famille ou encore, les gens atteints de la tuberculose.

Depuis, la raison d’être de Centraide Outaouais a bien changé. Mais sa mission demeure la même: aider les plus démunis et les plus vulnérables de la communauté. Et sa présence et son leadership sont plus que jamais essentiels alors que la faim, l’itinérance, l’isolement, le décrochage scolaire ou la détresse psychologique touchent une personne sur sept en Outaouais.

Chaque année, Centraide Outaouais appuie 84 organismes répartis aux quatre coins de la région. L’an dernier, grâce aux sommes recueillies, Centraide a pu aider plus de 64 000 personnes.

Nathalie Lepage est directrice générale de Centraide Outaouais depuis 2012, une année où cet organisme vivait des moments difficiles et ne parvenait plus à atteindre ses objectifs annuels. Elle a cependant réussi à redresser la barque et Centraide Outaouais vogue aujourd’hui sur des eaux beaucoup moins houleuses.

DENIS GRATTON : Comment va la campagne de financement cette année ?

NL : De façon générale, ça va bien. C’est certain qu’on repart toujours à zéro. Mais on a de belles campagnes en milieu de travail qui vont très bien, alors qu’on a certains défis ailleurs, comme dans le domaine forestier, par exemple, avec les fermetures chez Fortress et Planchers Lauzon. Habituellement, ces employés donnent et les entreprises offrent des dons corporatifs. Mais dans ces situations-là, c’est évidemment difficile pour eux. Donc, on est un peu à la merci des imprévus. On fait beaucoup de développement cette année avec notre président de campagne, Bob Rioux, qui accomplit un travail formidable. Il faut toujours se renouveler et aller chercher de nouveaux donateurs afin qu’on puisse être moins affectés lorsque des situations comme celle dans le domaine forestier surviennent.

DG : Près de 50% des fonds recueillis par Centraide Outaouais proviennent de la fonction publique fédérale. Comment les difficultés engendrées par le système de paie Phénix vous ont-elles touché au cours des dernières années ?

NL : Il y a eu beaucoup de coupures au fédéral et plusieurs sont partis à la retraite. Ça nous a clairement affecté parce que nos plus gros donateurs sont les fonctionnaires qui sont là depuis longtemps. Tu donnes et, chaque année, tu donnes un peu plus. Donc lorsque t’arrives en fin de carrière et que t’appuies une cause comme Centraide, tu donnes généralement plus qu’en début de carrière. Mais ces gens-là se sont mis à partir à la retraite en grand nombre et c’est certain qu’on a vu un impact. En ce qui a trait à Phénix, quand c’est arrivé, on pensait que le pire était passé pour nous. Nous étions déjà dans une période de décroissance et ç’a continué. Est-ce juste à cause de Phénix ? C’est difficile à dire. Mais c’est sûr que certains n’ont pas donné à Centraide en se disant: « je ne veux pas toucher à ma paye parce que ça pourrait l’affecter ». Par contre, d’autres ont choisi de donner autrement que par un prélèvement sur leur paye. Et lorsqu’on regarde nos chiffres de décroissance, ç’a décru, oui, mais pas plus que les années précédentes. Et en 2017-2018, on a commencé à revoir une croissance dans la campagne du fédéral. Et on espère que cette tendance se poursuivra cette année.

DG : L’environnement philanthropique a beaucoup changé depuis l’arrivée de l’internet. Aujourd’hui, pratiquement n’importe qui peut lancer une campagne de sociofinancement en ligne. Comment réussissez-vous à vous démarquer vis-à-vis de cette nouvelle réalité ?

NL : La philanthropie est en évolution, c’est sûr. C’était ma fête la semaine dernière et Facebook m’a invitée à partir une campagne de sociofinancement. Ça vient de partout. Donc c’est certain qu’il faut trouver une façon de tirer notre épingle du jeu comme organisation qui est là depuis longtemps. Il faut s’adapter, repenser nos stratégies et trouver de nouvelles idées. Ce qu’on constate, c’est qu’il faut segmenter davantage nos messages selon les groupes d’âge. Ce qu’on constate aussi, c’est que les jeunes professionnels veulent s’associer à une cause en participant à une activité ou à un défi. Donc nous sommes beaucoup plus dans les événements et les défis de toutes sortes. Au cours des dernières années, à l’initiative de Benoît Lauzon de notre cabinet de campagne, on a commencé les déjeuners des élus dans Papineau. On compte sept restaurants qui, la même journée, offrent des petits-déjeuners au profit de Centraide Outaouais. L’an passé, il y en a eu un à Gatineau. Cette année, nous en avons quatre à Gatineau. Ça prend une certaine ampleur et ça permet aux élus d’être en lien avec leurs citoyens tout en permettant à Centraide une belle visibilité. 

DG : Est-ce que la pénurie de main-d’oeuvre vous touche directement ?

NL : On le voit. Une entreprise peut dire « on va organiser une campagne », mais si les personnes qui doivent faire la sollicitation au sein de cette entreprise ne peuvent être libérées parce qu’elle sont surchargées de travail, ça devient difficile. Tout comme elle nous affecte dans notre recrutement. On cherche un directeur des finances depuis un certain temps, mais nous sommes incapables d’en trouver. Trois processus de dotation n’ont pas été concluants. On a fait des entrevues avec des gens sur-qualifiés qui refusent le salaire qu’on offre, et d’autres avec des gens sans aucune expérience. On travaille maintenant avec une firme externe qui nous donne un coup de main à ce niveau.

DG : Pouvez-vous imaginer l’Outaouais sans la présence de Centraide ?

NL : Il manquerait certainement quelque chose parce que les organismes pour lesquels on amasse de l’argent chaque année ne seraient pas capables individuellement d’aller chercher ces sommes-là. Leur mandat est d’offrir des services aux gens dans le besoin. Nous, notre expertise, c’est d’amasser l’argent nécessaire pour eux. Centraide Outaouais est le pont entre le milieu des affaires et le milieu communautaire. Et à ma connaissance, il n’y a pas d’autres organisations qui ont cette capacité de faire ce lien et de mobiliser les gens.

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La mission d'ISDP: développer les athlètes de demain

Innovation, solution, développement et performance, voilà les champs d’expertise de la nouvelle entreprise gatinoise d’entraînement et de développement sportif ISDP, située au 675, rue Vernon.

Équipée de deux simulateurs de golf, de quatre allées de glace synthétique, d’un tapis roulant pour patins, de trois allées de baseball et d’une zone de circuit d’entraînement sur gazon synthétique, l’entreprise dont l’ouverture officielle a eu lieu le 26 octobre est prête à faire sa place sur le marché de l’entraînement sportif de la région.

Le propriétaire d’ISDP, Jean-François Ruel, reconnaît que sa vision du projet a beaucoup évolué depuis l’idée initiale, qui lui vient d’ailleurs de ses enfants alors qu’il les accompagnait dans leurs multiples activités sportives.

« J’ai analysé tous les scénarios possibles. Quand on se concentre sur uniquement un sport, on devient victime des saisons. Certains sports ont des ‘peaks’ dans certaines saisons plutôt que d’autres. Je cherchais une façon d’attirer la clientèle à l’année. Alors j’ai réuni tous ces sports sous un même toit. »

Le mandat de l’entreprise est d’offrir un espace d’entraînement sportif qui permet autant de développer les performances d’athlètes que d’aller pratiquer son sport favori par plaisir.

« On veut que les athlètes viennent se développer, mais on veut surtout qu’ils aient du plaisir. C’est ça le sport, on devrait toujours s’amuser. Le développement fait partie de notre mission, mais pour l’instant ce qui compte c’est que les gens viennent ici pour vivre un bon moment. »

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Campagne de capitalisation: Mission accomplie!

La campagne de capitalisation Des Ailes pour Elles d’Option Femmes Emploi prendra fin en décembre 2019, soit deux années avant l’échéance initialement prévue. Au moment de sa fermeture, le fonds aura atteint une capitalisation de 250 000$.

Depuis sa mise en place en décembre 2017, Des Ailes pour Elles a permis d’accorder des microprêts allant jusqu’à 20 000$ pour le démarrage ou le développement d’entreprises à près d’une dizaine de femmes entrepreneures dans la région. D’autres sont en processus de réalisation.

«L’argent peut servir autant pour la création d’un site web, pour un portfolio, pour l’acquisition de matériel que pour servir de levier pour obtenir un prêt d’une institution financière», explique la présidente de la campagne, Nancy Raymond, propriétaire de Steamatic Canada à Gatineau. «Les bénéficiaires sont des femmes qui veulent démarrer un projet d’entreprise et contribuer à l’économie de la région, et qui rencontrent des obstacles. Elles ne veulent pas échouer et font tout en leur pouvoir pour réussir. Le taux de remboursement de nos prêts atteint les 90%», se réjouit-elle.

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Flirter avec le succès

Le 26 novembre dernier avait lieu le concours GO PITCH 2019 du Programme de mentorat pour entrepreneurs de la Chambre de commerce de Gatineau, en conclusion d’une formation sur le pitch de vente de l’École des entrepreneurs du Québec-Outaouais. Les entrepreneurs qui le désiraient avaient 60 secondes pour présenter leur entreprise devant public et jury. Le gagnant est l’entreprise startup Flirt Kombucha.

Le kombucha, c’est un mélange de thé, de sucre et d’eau qu’on fait fermenter et auquel on ajoute des bactéries (comme un yogourt) et de la levure. Cette boisson pétillante contient quatre fois moins de sucre que le cola, qu’elle remplace donc avantageusement.

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L’accélérateur de la francophonie en Ontario

Un nouveau programme de déploiement pour les entreprises voulant percer avec des marchés francophones est désormais offert en Ontario.

Lancé en collaboration par le Conseil de la coopération de l’Ontario ( CCO ) et la Société économique de l’Ontario ( SÉO ), l’Accélérateur F  vise notamment à accompagner les petites et moyennes entreprises pendant une période de trois mois vers le développement de leur marché dans un nouvel espace de la francophonie.

«  Si par exemple une entreprise établie en Ontario souhaitait se développer en France ou en Belgique, on va lui donner des contacts ou encore lui offrir du coaching à travers ce programme d’accélération pour qu’elle puisse se développer dans ces marchés-là, explique le directeur général du CCO, Julien Gérémie. De la même façon, une entreprise étrangère qui voudrait se développer en Ontario pourrait faire affaire avec notre programme. On a déjà des demandes d’entreprises du Burundi, du Rwanda, de la Côte d’Ivoire, du Maroc et de la France qui souhaitent se développer dans un espace francophone canadien comme en Ontario ou au Québec par exemple. »

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Qu’est-ce qui définit une entreprise « francodynamique »  ?

Mais qu'est-ce qui définit une entreprise «francodynamique» ?

«  C’est une entreprise qui utilise la francophonie comme un atout, comme un avantage concurrentiel, indique le directeur général du Conseil de la coopération de l'Ontario, Julien Gérémie. En l’occurrence, c’est un avantage concurrentiel pour accéder à de l’expertise et à des marchés supplémentaires. Ce n’est pas nécessairement une entreprise qui offre des services en français, ou dans laquelle on parle français. Ça pourrait, par exemple, être une entreprise anglophone de l’Ontario qui voit de l’intérêt à travers l’expertise qu’on a dans les territoires de la francophonie.  »

Selon M. Gérémie, ce programme bilingue offert en ligne permettra d’une certaine façon de changer les perceptions de la francophonie en Ontario.

«  L’idée est venue en grande partie par le besoin de démontrer que la francophonie en Ontario ne doit pas seulement être perçue comme un fardeau, comme ce l’est parfois par certains gouvernements, affirme-t-il. C’est de montrer que la francophonie est une communauté partenaire du développement économique de la province et qu’elle joue un rôle dans la création d’une meilleure Ontario. On n’est pas juste là pour recevoir des subventions et avoir des activités culturelles, ce qui est très bien aussi, mais on a également une carte à jouer lorsque vient le moment de développer des échanges économiques.  »

«  On a aussi un besoin de diversifier le portrait économique de la province, insiste le directeur général du CCO. Quelque chose qu’on regarde de très près en ce moment, c’est la dépendance du commerce international de l’Ontario avec les États-Unis. Parfois c’est bien, mais d’autres fois c’est très occupant, dépendamment du moment de l’année et de la conjonction économique mondiale. Ce qu’on cherche donc à faire ici, c’est de diversifier les partenaires de l’Ontario et de montrer que la francophonie est un partenaire dans cette diversification.  »

La première cohorte de l’Accélérateur F arrivera en janvier 2020 et sera composée d’environ six entreprises.

«  On veut que le processus soit interactif et très personnalisé pour les entreprises parce que beaucoup de paramètres devront être pris en considération pour s’ajuster, par exemple, au niveau des secteurs d’activité de chacun.  »

Les inscriptions à l’Accélérateur F se termineront au début de janvier prochain.

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Parkinson Outaouais

CHRONIQUE - PHILANTHROPIE / Chaque mois, Le Droit AFFAIRES vous propose de découvrir une cause, une fondation, un organisme caritatif qui redonne à la communauté. Dans cette édition, il vous présente la Société Parkinson de l’Outaouais, un organisme à but non lucratif qui vient en aide aux personnes atteintes du Parkinson, ainsi qu’à leurs proches.

Quel est votre plus grand défi?

Les statistiques démontrent que 1 200 personnes sont atteintes de la maladie de Parkinson dans la région et nous réussissons à rejoindre un peu plus de 10% de celles-ci. Notre plus grand défi est de faire connaître notre organisme, notre mission et nos services à toutes les personnes atteintes de la région ainsi que leurs proches aidants en les incitant à participer à nos activités hebdomadaires, ponctuelles et annuelles. Les postes de président et de vice-président au sein du conseil d’administration seront à combler en mars 2020. Nous invitons toute personne intéressée à nous contacter. Il nous fera plaisir de fournir plus d’information concernant l’implication de ce bénévolat.

De quelle façon votre campagne de financement se démarque-t-elle ?

Il y a le Parcours Parkinson, un événement provincial qui se déroule dans plusieurs villes du Québec les fins de semaine du mois de septembre. Toute la population de l’Outaouais est invitée à se joindre aux milliers de personnes qui se mobilisent afin d’amasser de l’argent pour maintenir et améliorer les services offerts aux personnes vivant avec le Parkinson et les proches aidants. En outre, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et leurs familles se donnent le défi de marcher cinq kilomètres ou un kilomètre ( pour les personnes à mobilité réduite ). Tous les dons servent à financer les services directs de soutien offerts par Parkinson Outaouais. En 2019, le Parcours Parkinson Outaouais a réuni 295 participants, 21 commanditaires, 51 bénévoles et a permis d’amasser plus de 34 000 $. Il y a aussi la vente de gâteaux, un autre événement provicial lors duquel les membres de Parkinson Outaouais et leurs familles unissent leurs efforts pour vendre des gâteaux aux fruits. Plusieurs d’entre eux sollicitent leur entourage ou encore installent des kiosques dans les bazars et foire de Noël. En 2018, 1110 gâteaux ont été vendus pour un revenu net de 6 800 $.

Pourquoi appuyer votre cause ?

La maladie de Parkinson étant une maladie neurodégénérative, il est important pour notre organisme d’assurer à nos membres et à leur entourage l’accès à des moyens et à des services pouvant répondre à leurs besoins. L’adhésion gratuite à notre organisme permet d’obtenir du soutien et du réconfort, et aussi de participer à des activités physiques, sociales, informatives et éducatives.

Pour joindre Parkinson Outaouais, il faut composer le 873-660-1221 ou écrire à outaouais@parkinsonquebec.ca. On peut aussi visiter le site web parkinsonoutaouais.ca.

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Les dangers de la diversification

CHRONIQUE - FINANCES / Le plus grand investisseur de tous les temps, Warren Buffett, en a fait sourciller plus d’un lorsqu’il a donné son opinion personnelle sur la diversification : « La diversification est une protection contre l’ignorance. Ça fait très peu de sens pour ceux qui savent ce qu’ils font ».

Et Buffett est loin d’être seul dans son camp. Plusieurs des plus grandes fortunes, comme George Soros ou Bernard Baruch, défendent les vertus d’un portefeuille concentré. Il est, selon eux, très difficile de bien suivre plusieurs dizaines de titres boursiers simultanément. Et il est certainement plus attrayant d’investir dans sa deuxième meilleure idée que dans sa trentième.

Le plus grand argument en faveur de la diversification est la protection contre le risque de baisse d’une position particulière. En achetant plusieurs titres, les gains et pertes s’annulent et la performance totale du portefeuille devrait être en ligne avec celui du marché en général. Il est heureusement de plus en plus facile pour un investisseur de choisir son camp et de s’assurer de ne pas se retrouver parmi les victimes d’un système financier axé sur les profits des grandes banques et compagnies d’assurances.

Ainsi, un investisseur qui veut maximiser son rendement potentiel doit favoriser une gestion active et un portefeuille concentré différent de l’indice de référence. En 2006, Cremers et Petajisto, de la Yale School of Management, ont introduit la notion de « partie active » ( Active Share ), une nouvelle méthode aidant à déterminer le degré de gestion active d’un portefeuille. Ils ont étudié le rendement de 2 650 fonds de placement entre 1980 et 2003 et ils sont arrivés à la conclusion que la partie active prédit significativement la performance des fonds. Ceux ayant une partie active de plus de 80% surperforment les indices d’environ 2,5% avant les frais et d’environ 1,5% net de frais.

Malheureusement pour les investisseurs canadiens, les grands fonds distribués par les banques et compagnies d’assurances ont pour la plupart une minuscule partie active. La conséquence évidente est une sous-performance vis-à-vis de l’indice de référence, et ce même avant des frais de gestion souvent exorbitants.

Pour un investisseur qui favoriserait la diversification pour des raisons personnelles, il existe heureusement une solution idéale : Les fonds négociés en bourse ( FNB ou ETF en anglais ). Ces produits imitent les positions des indices de référence à des frais minimes, souvent moins de 0,5%.

Il existe donc sur les marchés trois types d’investisseurs :

1 )    Les gagnants potentiels qui favorisent une gestion active avec une partie active importante et pour qui le rendement est une donnée précieuse. 

2 )    Les gagnants potentiels qui utilisent les fonds négociés en bourse et pour qui des frais minimes et une diversification sont des considérations sérieuses.

3 )    Des perdants potentiels qui se font vendre des fonds mutuels distribués par les banques et compagnies d’assurances canadiennes et pour qui les frais et le rendement ne sont pas importants.

À vous de choisir votre camp !

Notre chroniqueur Martin Lalonde est président de la firme Les Investissements Rivemont, une institution financière spécialisée en gestion de portefeuilles établie à Gatineau.

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Ottawa se démarque sur la scène canadienne

CHRONIQUE - SCÈNE CULINAIRE / Il y a quelques semaines, Ottawa accueillait huit restaurants pour la finale régionale du Grand Party de Cuisine, une nouvelle mouture des Gold Medal Plates. Reste à savoir si ce Grand Party de Cuisine retiendra l’attention mais l’événement comme tel, un grand concours national de restaurants, est là pour demeurer.

C’est le jeune chef Ian Carswell, du Black Tartan Kitchen, qui a remporté l’édition 2019. Je n’avais jamais entendu parler de cet établissement assez nouveau sur la scène culinaire à Ottawa. Mais d’Ian Carswell, j’avais déjà ouï dire qu’il avait été sous-chef chez Absinthe, le plus français des restaurants d’Ottawa, avec Patrick Garland à la barre. Pour une cuisse de canard confite ou un simple steak-frites, vous m’en donnerez des nouvelles.

L’événement se tenait à l’école de cuisine Cordon Bleu, rue Laurier, à Ottawa, et à peine 150 convives avaient pu acheter des billets. 

Cela fait différent de ce même happening qui avait lieu au Centre des congrès d’Ottawa, rebaptisé Centre Shaw, ces dernières années. Pas moins de 400 personnes y jouaient du coude.

Mais ce ne sera que partie remise. Car Ottawa s’est suffisamment illustré avec son édition du Grand Party de Cuisine-Gold Medal Plates pour voler la finale nationale à Kelowna, où elle se tenait depuis huit ans.

« Vancouver, Calgary et Toronto sont nos plus grands événements et il n’était pas question de les déranger pour la finale, m’a raconté Karen Blair, co-fondatrice des Gold Medal Plates, il y a bientôt 12 ans. Alors nous avons pensé à Ottawa, et nous nous sommes commis pour trois ans. »

La finale nationale a lieu toutes les fins janvier et regroupe les vainqueurs de toutes les éditions locales, une dizaine d’équipes de chefs en tout. Elle se déroule sur trois jours. Il y a un concours culinaire à chaque jour.

Le vendredi soir, les chefs et leur brigade servent le plat de dégustation qui a gagné leur finale respective. C’est déjà très bien commencé car chacun des chefs s’est vraiment démené pour remporter sa finale locale.

Ian Carswell, par exemple, avait servi un morceau de longe d’agneau en croûte de sarrasin, du rutabaga grillé, un pierogy d’agneau et un minuscule pâté de style écossais. Le tout était monté avec finesse. Si vous vous rendez à l’événement du vendredi, vous pourrez le goûter !

Le concours du samedi est plus traditionnel, pour les chefs on s’entend. Ils doivent préparer un repas à partir d’ingrédients secrets, contenus dans une boîte noire.

Et le dimanche, la dizaine de chefs prépareront une autre entrée à partir d’ingrédients qu’ils auront acheté sur place les jours avant.

Un panel relevé, auquel participe l’ex-chroniqueure de restaurants du Ottawa Citizen, Anne DesBrisay, jugera de chacune des étapes et le meilleur sur l’ensemble des trois jours est couronné chef de l’année.

Vous ne connaissez pas les chefs participants ? Qu’à cela ne tienne. Sachez juste que Yannick LaSalle, chef des Fougères à Chelsea, vainqueur l’an dernier, et Marc Lépine, chef-propriétaire du chic restaurant de style moléculaire Atelier, à Ottawa, qui lui l’a emporté deux fois. Ce dernier est d’ailleurs le seul à avoir réussi le coup. Alors si vous ne les connaissiez pas avant, sachez que vous allez les connaître après !

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Dominique Levesque, la créatrice de bonheur

C’est en 2000 que la designer Dominique Levesque a ouvert son premier salon de la mariée. Elle a vite réalisé qu’elle aimait travailler avec les femmes qui étaient à la recherche de robes de mariée ou de robes de bal parce qu’elles représentent de beaux moments dans leur vie. L’entreprise a depuis pris de l’expansion et est au service des femmes de la région des deux côtés de la rivière.

Après avoir obtenu son diplôme et travaillé pour le designer bien connu Richard Robinson et habillé l’élite d’Ottawa, Mme Levesque s’est lancée en ouvrant une première boutique sur la rue Notre-Dame à Gatineau. Le salon de la mariée y a encore pignon sur rue. Sept ans plus tard, un compétiteur situé sur la rue Carling ferme ses portes et c’est à ce moment que la designer saisit l’occasion et y ouvre sa deuxième boutique.

Deux boutiques, deux concepts

À ses tout débuts, Mme Levesque se consacrait aux robes de mariée fabriquées sur mesure. Réalisant que ce type de robe ne convenait pas à toutes les bourses et voulant diversifier sa clientèle, elle a commencé à offrir des robes d’autres designers et à introduire les robes de bals et de filles d’honneur. Chaque boutique a maintenant sa clientèle. La boutique d’Ottawa est consacrée aux commandes spéciales qui doivent se faire plusieurs mois à l’avance avec des robes provenant de designers de partout dans le monde et de collections plus exclusives. Celle de Gatineau est consacrée aux surplus de stock permettant de magasiner des robes des saisons précédentes à prix réduit. « Il est beaucoup plus facile pour les clientes, selon leurs besoins et leur budget, d’avoir tout sous le même toit », constate Mme Levesque.

Ne délaissant pas ses premiers amours, Mme Levesque est en train de compléter un deuxième certificat en design de mode de l’Université Yorkville. Elle crée encore des microcollections, avec des pièces plus dispendieuses, à raison d’une par année. Elle vient d’en créer une pour les robes de bal et ce sera au tour des robes de mariées en 2020. Elle fait aussi des retouches sur certaines robes. Le travail qu’elle ne peut faire elle-même, par manque de temps ou parce que ça nécessite une expertise particulière, est envoyé à d’autres couturières expérimentées.

Conseils

Mesdames, à moins de vouloir acheter une robe de mariée, de bal ou de fille d’honneur « off-the-rack », vous devez vous y prendre à l’avance.

Les commandes pour les robes de mariée peuvent prendre jusqu’à six mois pour arriver et il faut se laisser entre quatre et six semaines pour les retouches.

Le meilleur moment pour magasiner sa robe de bal est entre la mi-novembre et le mois de février. Point important, les boutiques Dominique Levesque ne vendent jamais la même robe à deux finissantes de la même école..

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D’Aylmer… jusqu’à la tête de Telesat

Michèle Beck vient du quartier du parc Champlain, à Aylmer, a fait ses études secondaires à la polyvalente Grande-Rivière, est devenue ingénieure en 1987 et elle vit toujours dans la région de la capitale nationale. Son époux est également ingénieur en électricité et leurs deux filles, eh bien oui, étudient en génie électrique !

Depuis 2013, elle est vice-présidente des ventes de Telesat en Amérique du Nord, où la compagnie effectue 80% de ses ventes.

Aujourd’hui, Mme Beck se sert de ses expériences en ingénierie pour vendre les avantages du nouveau projet LEO. « La transmission satellitaire, c’est un marché en pleine croissance. Pensez seulement au monde de l’aviation ou de la navigation, les bateaux de croisière par exemple, où les clients veulent rester branchés. »

La tâche s’annonce difficile car Telesat affronte des géants comme Space X, proprieté d’Elon Musk, le même à l’origine des voitures électriques Tesla, dans la course aux services satellitaires.

« Moi je veux que ça soit un grand succès », lance avec détermination Mme Beck.

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Michèle Beck, celle qui voit loin

L’entreprise vient d’avoir 50 ans. Presque milliardaire, elle est toujours aussi ambitieuse : son regard est constamment tourné vers les étoiles.

Telesat Canada, joyau canadien des communications par satellites, a beau avoir atteint le demi-siècle d’existence, elle veut continuer d’être celle qu’elle a toujours été : une première de classe dans l’espace.

« On se réinvente », clame fièrement la vice-présidente des ventes en Amérique du Nord pour Telesat, Michèle Beck. La compagnie d’Ottawa, qui possède 16 satellites autour de la planète, est à un tournant majeur de son histoire : elle veut en ajouter 300 autres pour fournir des services Internet à haute vitesse dans toutes les parties du globe.

« Nos satellites sont présentement en orbite à 35 000 kilomètres de la terre. Avec notre nouveau projet, on sera à 1000 kilomètres seulement. La vitesse de transmission sera largement augmentée », précise-t-elle.

Ce projet, il s’appelle LEO. Il s’agit d’une constellation de quelque 300 satellites qui seront placés à basse orbite terrestre. Sa mise en service est prévue dans trois ans. Les premiers satellites LEO seront mis en orbite par les fusées de la compagnie Blue Origin, propriété de Jeff Bezos, fondateur d’Amazon.

« On voudrait être les premiers à utiliser cette méthode de transmission des données », explique Mme Beck, une ingénieure de formation qui cumule 32 ans de carrière dans le monde des télécommunications.

Telesat l’innovante

Les primeurs, Telesat les accumule. En 1972, l’entreprise a lancé Anick A1, le premier satellite domestique de communication nationale en orbite géostationnaire au monde. Elle a été la première à offrir en Amérique la télévision en haute définition. Elle fut également le premier fournisseur de services Internet (ISP) par satellite.

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Léguer son entreprise, un défi

Nombreux sont les gens d’affaires, notamment en région rurale, qui ont des difficultés à vendre leur entreprise tout en assurant sa pérennité. Les Sociétés d’aide au développement des collectivités ( SADC ) ont développé un nouveau programme pour aider à assurer la relève d’entreprises et « pour faire connaître l’urgence de cet enjeu-là ».

Trente-quatre pour cent des entrepreneurs des régions rurales de l’Outaouais ont l’intention de prendre leur retraite dans les trois prochaines années, révélait une étude réalisée en 2017 et portant sur le profil et les besoins des entreprises du territoire des SADC de l’Outaouais.

Il fallait donc trouver une façon de rendre service à ceux qui envisagent de vendre leur entreprise, mais aussi à ceux qui ont des projets d’acquisition d’une entreprise. De là est né le programme de relève d’entreprise des SADC de l’Outaouais. 

Cette offre de service s’adresse tant aux cédants qu’aux repreneurs. En plus d’offrir les outils nécessaires pour la sélection du repreneur, la SADC fait aussi l’accompagnement technique et peut subvenir à certains besoins financiers pour soutenir les entrepreneurs. 

Préparer son projet

Tous ces besoins sont inscrits dans une banque de données, incluant autant les vendeurs que les acheteurs, afin de créer des maillages entre les deux. L’objectif principal est d’éviter qu’un nombre trop élevé de commerçants ne ferment boutique. «On veut garder en activité les entreprises de notre territoire. Il n’y en a pas autant qu’en milieu urbain, alors elles sont importantes pour nous, et avant qu’ils ne se découragent parce qu’ils ne trouvent pas de relève, on veut travailler avec ces gens-là. Souvent, ce sont des commerces de proximité, des commerces importants pour notre économie locale, surtout en milieu rural », souligne la directrice générale de la SADC Papineau-Collines, Mélissa Bergeron. 

Cette dernière est d’avis qu’il faut sensibiliser les entrepreneurs à s’y prendre plus tôt. « Il faut préparer ce projet. Que ce soit un achat d’entreprise ou une vente, il faut réfléchir au choix de l’entreprise, à l’endroit où l’on veut s’installer. »

Souvent, céder son entreprise ressemble à la recherche d’un compagnon de vie. 

« On peut trouver beaucoup de gens, mais trouver la bonne personne, ce n’est jamais facile. » 

Elle rappelle que la profession d’entrepreneur est exigeante, autant au chapitre financier que social. « Tu ne peux pas acheter un garage de soudure si tu n’as jamais fait de soudure. Tu dois avoir un réseau de contacts dans le domaine. »

C’est pour cette raison que la banque d’acheteurs et de vendeurs a été créée. « On veut faire savoir que la SADC est ouverte et veut rencontrer ces gens-là. Il y a 67 SADC au Québec. On a un grand réseau de contacts, au bénéfice des entrepreneurs qui cherchent de la relève », plaide-t-elle en terminant.

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Travailler sans relâche pour répondre à l’appel des sinistrés

Au cours des dernières années, la région d’Ottawa-Gatineau a connu son lot de catastrophes naturelles. Le Droit AFFAIRES s’est entretenu avec des entreprises qui y ont goûté ou encore qui travaillent dans le domaine des interventions d’urgence et de la reconstruction après-sinistre. Comment se sont elles remises sur pied ou encore comment elles se sont débrouillées pour suffire à la demande criante des sinistrés soit des inondations printanières, soit de la tornade de septembre 2018 ?

«Beaucoup d’ouvrage et des délais assez importants pour les rénovations », s’exclame au bout du fil le directeur des Entreprises Mila, Stéphane Robitaille, pour résumer l’impact qu’ont eu les événements marquants des trois dernières années sur la compagnie gatinoise, qui offre un service d’urgence et de reconstruction après-sinistre.

Dans les semaines suivant la tornade ayant affecté notamment le secteur Mont-Bleu en septembre 2018, M. Robitaille et les employés du service d’urgence de Mila ont travaillé près de 18 heures par jour pour venir en aide aux résidents référés par les compagnies d’assurance.

« Les employés d’urgence, je leur lève mon chapeau», lance-t-il. Les derniers trois ans, on n’a pas eu grand break. Ç’a été constant», confie M. Robitaille.

Si en temps normal, l’entreprise traite en moyenne 5 à 6 dossiers par semaine, ce nombre a été appelé à doubler, voire même à tripler durant les inondations de 2017 et celles du printemps dernier. La tornade a quant à elle fait bondir le nombre d’interventions d’urgence après-sinistre.

« Juste pour la tornade, on avait un bon 250 dossiers pour les urgences et la reconstruction, car nous on touche à ces deux volets. Pour la reconstruction, la réalité est là. On avise les clients du fait qu’on a des délais de trois à quatre mois minimum avant qu’on puisse toucher aux dossiers. Alors on fait juste commencer à se rattraper », poursuit M. Robitaille.

Dans la foulée de la tornade, les Entreprises Mila ont notamment détruit huit logis, puis en ont reconstruit deux et rénové trois autres, ce qui représente des investissements de plusieurs millions de dollars.

Les inondations et la tornade ont aussi provoqué l’ouverture de milliers de dossiers au sein de l’entreprise Steamatic, une bannière nationale qui offre des services clé en main aux assureurs en terme de nettoyage, de rénovation et de reconstruction après-sinistre, et dont le siège social est situé à Gatineau.

« On a été vraiment surchargé dans ces périodes-là, à la suite de la demande de nos clients assureurs. Alors, on a dû faire appel à certains de nos franchisés qui étaient un peu moins occupés dans leur région respective pour pouvoir venir aider et appuyer le franchisé local qui subissait une surcharge par la quantité des réclamations qui nous était envoyée », explique la directrice nationale de Steamatic, Nancy Raymond.

Un bond du chiffre d’affaires

Nul doute, les catastrophes environnementales ont contribué à faire grimper en flèche le chiffre d’affaires des ces deux entreprises.

« Le chiffre d’affaires joue avec les catastrophes, c’est normal, confirme M. Robitaille. Avec les inondations et la tornade dans la même année, tu peux doubler, voire même tripler un chiffre d’affaires vite fait. On s’entend que c’est un chiffre d’affaires et non pas un coût dans les poches. Si tu as plus d’ouvrage, tu as plus de main-d’oeuvre et de matériaux », poursuit-il.

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Dons et reconstruction pour Brigil

La tornade de septembre 2018 n’a pas épargné Brigil construction qui a dû mettre la main à ses marteaux pour rebâtir un 12 logis situé sur la rue Daniel-Johnson, dans le secteur Mont-Bleu de Gatineau.

« Gilles Desjardins a promis de reconstruire le 12 logis le plus rapidement possible et un an plus tard, c’était fait. On a été le premier constructeur à reconstruire un édifice multi-logements dans le secteur », laisse entendre le porte-parole de Brigil, Patrick Voyer.

L’édifice construit à l’origine dans les année 1970 a donc été remis complètement à neuf et dispose maintenant d’installation plus modernes.

« Les Desjardins ont été touchés par la détresse des locataires et c’est un coin assez névralgique dans le Mont-Bleu, étant donné que Daniel-Johnson est une rue principale. Donc, ils ont voulu agir rapidement », souligne le porte-parole.

Brigil a par ailleurs offert un don de 10 000 $ pour épauler la Croix-Rouge dans ses efforts pour venir en aide aux nombreux sinistrés à la suite des inondations. La compagnie avait aussi fait un don de 100 000 $ à la suite des épisodes de tornade et lancé un appel à tous ses partenaires et sous-traitants. Un radiothon au 104,7 FM avait permis d’amasser un total de 450 000 $ à cette fin.

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Frappé par la tornade

« Un silence sourd, puis soudain tout s’est mis à tourbillonner. »

C’est en ces termes que le copropriétaire de Dupont & Dupont Ford se remémore la tornade qui a frappé sa concession automobiles, le vendredi après-midi du 21 septembre 2018.

« J’étais encore au bureau, il y avait des signes avant-coureurs. Le ciel a commencé à se noircir et pas à peu près. On entendait les alarmes et à un moment donné, il y a eu un espèce de silence très sourd. Tout est devenu extrêmement calme. Ils disent toujours le calme avant la tempête, bien en tous les cas, je l’ai vécu et à un moment donné on a commencé à sentir une espèce de commotion », lance Pascal Dupont.

La salle de montre du boulevard St-Joseph à Gatineau était particulièrement achalandée ce jour-là, se souvient-il, alors qu’une vingtaine de clients s’y trouvaient, dont plusieurs enfants.

« Les gens ont commencé à s’affoler et à se diriger au sous-sol où se trouve la comptabilité. Le bâtiment s’est mis à trembler comme si un train passait en plein centre. On regardait dehors et tout ce qu’on voyait c’était des tourbillons. On avait l’impression de regarder une espèce de grosse laveuse », poursuit-il.

Si le passage de la tornade dans le secteur n’a duré que quelques secondes, ses traces ont pour leur part mis plus de temps à s’effacer. Laine isolante, balais, boîtes de céréales ont atterri sur le terrain du concessionnaire, endommageant sur son passage environ 200 des 245 véhicules en montre.

« Quand on a commencé à regarder les véhicules de plus près, on a vu les dommages. C’était comme s’ils avaient été shootés avec un jet de sable. La peinture des véhicules était toute picotée. On a eu un seul véhicule déclaré perte totale, celui sur lequel un poteau électrique est tombé. Ensuite on a eu des dommages à la hauteur de 20 000 $ sur certains véhicules ou entre 14 000 $ et 15 000 $ sur d’autres », explique M. Dupont.

Le commerce s’est relevé de la situation sans trop essuyer de pertes. Au total, le concessionnaire a eu une déclaration d’assurance totalisant 1,5 M $ et la quasi-totalité des véhicules ont été vendus à rabais.

« On a décidé de faire une vente rapidement pour être capable de liquider les véhicules endommagés. Quand les clients passaient, on leur offrait le prix déduit avec le montant de la facture. Donc il y avait des gens que ça ne dérangeait pas d’avoir un véhicule flambant neuf avec des éclaboussures de peinture, mais qu’il payait un tiers moins cher. Donc on a fait une vente rapidement et ce tiers-là, on l’a assumé en attendant notre chèque des assurances », fait valoir M. Dupont.

S’il a fallu près de huit mois avant que la situation ne revienne au beau fixe, M. Dupont soutient néanmoins avoir ressenti une certaine fierté de constater qu’il était préparé à faire face à cet incident.

« J’ai compris pourquoi mon père ( André Dupont ) m’a toujours dit : « Mon gars, tu es bien mieux d’avoir plus d’assurances que pas assez. Et s’il y a bien une place où tu ne dois pas couper les coins ronds, c’est quand tu t’assures pour des pertes comme ça, parce que quand tu tombes dans des dommages matériels, c’est la santé financière de l’entreprise qui peut être en péril», fait valoir Pascal Dupont.

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Inondés deux fois plutôt qu’une

Les inondations, les propriétaires du commerce Expert Marine Gatineau y ont goûté deux fois plutôt qu’une. D’abord à titre de résidents du Vieux-Gatineau en 2017, puis à titre de commerçants, lors de la crue des eaux le printemps dernier.

S’il s’en est fallu de peu pour que le magasin de la rue Sanscartier soit infiltré d’eau, il reste que les activités du commerce spécialisé dans l’entreposage et la réparation de bateaux ont passablement été chamboulées.

« On n’a pas eu d’eau dans le commerce, à deux pouces près, mais tout autour, c’était comme une île entourée d’eau », explique la copropriétaire, Nancy Kingsberry, qui raconte avoir dû se rendre travailler en canot durant la période des inondations.

Les activités du commerce saisonnier ont donc dû être reportées d’un mois et demi et un investissement de 5000 $ a notamment dû être fait en roches, en terre et en nettoyage pour réparer les dommages encourus.

« Normalement, notre saison commence au début du mois d’avril, mais là, avec les inondations, on a commencé vers la fin mai. »

Les bateaux que leur clientèle avait remisés au commerce durant l’hiver ont dû être déplacés en hauteur sur le terrain pour éviter d’être déclarés pertes totales. Selon Mme Kingsberry, les inondations de l’an dernier ont d’ailleurs incité plusieurs propriétaires à ne pas renouveler leur contrat de location d’entreposage durant l’hiver.

« On a perdu des clients, car plusieurs d’entre eux n’ont pas voulu revenir ici en entreposage cet hiver, car ils ont peur des inondations, même si les bateaux n’ont pas subi de dommages, étant donné qu’on a été présents et que l’eau est montée, mais pas assez pour rentrer carrément dans les bateaux », explique Mme Kingsberry.

Dur coup

La directrice générale de l’Association des gens d’affaires et professionnels ( AGAP ) du Vieux-Gatineau, Pauline Bouchard, affirme que les résidents et commerçants du coin ont dû encaisser un « dur coup » dans la foulée des inondations de 2017 et de 2019.

Selon elle, l’impact de ces événements sur les gens d’affaires est indissociable de l’impact qu’ils ont aussi eu sur les résidents du secteur. Difficile toutefois de chiffrer exactement l’impact économique qu’ont eu ces catastrophes sur la soixantaine de commerces que l’AGAP Vieux-Gatineau représente.

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Bois Francs DV: à la conquête de la planète

Dès son entrée sur le marché de l’emploi, Viateur Girard rêvait du jour où il se lancerait en affaires.

Il s’était promis d’être son propre patron dès l’âge de 30 ans. C’est finalement à 32 ans qu’il a lancé sa première entreprise, en 1988, avec quelques associés. La véritable aventure de M. Girard comme gestionnaire a cependant débuté en 1992 lorsqu’il a cofondé Bois Francs DV avec David Lauzon, un visage bien connu du monde entrepreneurial de la région. Aujourd’hui, Bois Francs DV, dont le siège social est basé à Fassett dans la MRC de Papineau, est devenu un chef de file en matière de fourniture de bois franc sur le continent nord-américain et ailleurs sur la planète.

Au bout du fil, Viateur Girard est installé dans l’aire d’attente de l’aéroport international Montréal-Trudeau. Le gestionnaire de 62 ans s’apprête à quitter le pays en direction de Shanghaï, en Chine, pour un voyage d’affaires. « Nous avons un bureau avec des employés à Shanghaï depuis 12 ans. On fait beaucoup de business en Chine où on exporte notre bois. Je dois me rendre là-bas parfois deux, trois et même quatre fois par année », lance-t-il en guise d’introduction.

M. Girard a été élevé sur une ferme. Habitué dès son jeune âge aux longues journées de labeur - il dit travailler encore 18 heures par jour -, c’est en 1976 qu’il complète un diplôme d’études professionnelles à l’école de foresterie de Duschenay, non loin de Québec. En 1978, M. Girard décroche un emploi à la scierie Sylvio Brunet et Fils, une entreprise de sciage, séchage et vente de bois située à Fassett et dont les installations seront rachetées par Bois Francs DV en 2006.

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Une nouvelle expérience «resort» à Gatineau

La région comptera bientôt une nouvelle adresse pour se détendre après une longue journée de travail. Un nouveau spa nordique ouvrira ses portes dans le secteur Aylmer, à Gatineau.

Le Koena Spa Nordique sera situé au 1176, chemin Aylmer, et sera adjacent au complexe hôtelier DoubleTree by Hilton Ottawa-Gatineau. Si le projet Koena Spa Nordique avait été pensé à la base pour ajouter un service connexe à l’hôtel et aux condominiums Château Cartier, le spa demeure tout de même une entreprise indépendante tout en bénéficiant de la présence du complexe hôtelier.

« Ça devient une formule resort. Il y a déjà 125 chambres d’hôtel et presque 200 condos juste à côté. On est situé tout près du pont Champlain, à cinq minutes du quartier Westboro à Ottawa. C’est sûr que c’est plus avantageux pour nous que d’acheter un terrain vierge en campagne et partir de rien », explique le président et copropriétaire de Koena Spa Nordique, Dominic Morin.

M. Morin a d’abord fait l’acquisition des opérations du terrain de golf du Château Cartier, il y a quelques années. Il a ensuite pris possession du restaurant Ferme Rouge, situé sur le site du complexe DoubleTree. Il était donc naturel pour lui de s’investir dans le projet de spa nordique du complexe.

Selon M. Morin, ce qui permettra à Koena de se démarquer des autres spas de la région, c’est d’abord et avant tout ses prix qui seront, selon lui, plus abordables.

« On sait comment une journée au spa peut coûter cher, c’est pourquoi c’est plus une gâterie que l’on s’offre une fois de temps en temps. Ce que nous voulons offrir, c’est plutôt une formule de demi-journée, donc les prix seront plus abordables et ajustés en fonction de l’heure. On veut que les gens viennent se reposer ici après leur journée de travail, chose qu’ils ne pourraient probablement pas faire ailleurs à cause du coût d’entrée. »

Créer sa propre nature intérieure

La situation unique de l’Outaouais vient donner un avantage à Koena, étant donné qu’il n’y a pas de spas qui offrent la formule « petite échelle » avec des tarifs ajustés comme on le retrouvera chez Koena.

« La région n’a pas beaucoup de spas, mais en même temps, on a quand même l’un des plus gros au Canada», souligne M. Morin, faisant référence au Nordik Spa-Nature. «Ce qui fait qu’il n’y a pas vraiment de comparable à ce qu’on fait. »

Un projet d’une telle envergure comporte nécessairement son lot de défis. « C’est sûr que Nordik ne s’appelle pas Spa-Nature pour rien. Quand on va là, c’est pour vivre une expérience de nature. Ils bénéficient beaucoup de la nature en place. Nous, c’est plus compliqué. On doit créer nous-même notre nature et nos élévations, c’est sûr que c’est un défi à ce niveau-là. »

Les gens qui désirent aller relaxer chez Koena auront le choix parmi plusieurs ateliers de détente comprenant entre autres une expérience thermale complète intérieure et extérieure, 14 salles de massage, deux saunas secs, une salle de sel et une salle de luminothérapie. Un restaurant-bistro sera aussi offert pour satisfaire ceux et celles qui ont un petit creux.

Sans trop s’avancer sur une date d’ouverture en particulier, M. Morin précise que les premiers clients pourront être accueillis au début de l’an prochain.

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Un combat pour la justice sociale

« Moi, je suis un produit communautaire, un produit du terroir. » C’est ainsi que se décrit Lyne Bouchard, qui oeuvre depuis plus de 30 ans au sein de la coopérative d’expertes conseils Convergence. Le 23 novembre prochain, elle sera parmi les finalistes pour l’obtention du prix Excelor, catégorie Femmes d’exception, lors du gala annuel de la Chambre de commerce de Gatineau.

Lorsqu’elle a appris qu’elle était parmi les finalistes, Lyne Bouchard s’est sentie « très déstabilisée ». Pourtant, après toute une vie de batailles contre les inégalités sociales, certains argueront qu’elle méritait bien cette distinction. « C’est une grosse reconnaissance de nos pairs. Ce sont des collaborateurs, à l’extérieur de l’organisation, qui me voient aller depuis des années qui m’ont mise en nomination. C’est tout un velours. »

Dans la jeune soixantaine, Mme Bouchard, ne prévoit pas prendre sa retraite de sitôt. En fait, elle ne prévoit pas en prendre une du tout. « Je suis très engagée dans mon milieu et je serai toujours engagée socialement », assure-t-elle. 

Avec Convergence, elle a notamment oeuvré pour la condition féminine en instaurant des services offerts aux femmes. Elle a également participé à la mise en place de plusieurs services en français en Ontario, entre autres en prenant part à des études de besoins pour la Loi sur les services en français de la province. Actuellement, son équipe et elle travaillent à la mise en place de politiques d’égalité dans les MRC de la région, autant pour l’égalité des genres que pour la diversité culturelle. « C’est extrêmement important d’inclure toutes les personnes dans notre société. »

Créer du travail pour les femmes

Fière de l’entreprise dans laquelle elle a grandi, elle ne manque pas de souligner que ce mois-ci, Convergence célèbre son 35e anniversaire de fondation. Mme Bouchard a contribué à l’approche collaborative de Convergence en soutenant différents organismes par le biais de l’engagement social et le bénévolat. 

Ce qui la rend le plus fière, c’est d’avoir participé collectivement au maintien d’une entreprise comme Convergence. J’ai participé à créer une institution qui est à l’écoute du milieu. On vient d’accueillir, au cours des deux dernières années, deux nouvelles personnes. On s’assure de la relève de l’entreprise et ce n’est pas évident. Nous sommes des travailleuses autonomes, alors il faut trouver des femmes qui sont prêtes à aider et à ne pas avoir un salaire aux deux semaines.  Créer du travail pour les femmes, c’est l’un de nos objectifs. »

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Gaëtane et la chocolaterie

« Parce que c’est bon ! » Assise dans l’arrière boutique de son petit commerce du Vieux-Aylmer, Gaëtane Osborne, propriétaire de Béatrice et Chocolats, balance cette réponse comme l’évidence même. En seulement quatre mots, elle vient de traduire la raison d’être de sa modeste entreprise. Depuis six ans, elle adore partager son amour du chocolat avec sa clientèle. « Une des raisons pour laquelle je suis toujours en affaires et heureuse de l’être est la proximité avec la clientèle et l’écoute des clients. »

Tenir commerce rue Principale à Aylmer est d’ailleurs synonyme de proximité. La boulangerie Aux 2 frères, le Saucissier William J. Walter, le Café Mulligan, la galerie d’art Espace 33, la boutique La Nomade, la crêperie Beurre salé, la maison de thé Sérénithé, le bistro L’autre Oeil, l’hôtel British, l’Auberge Symmes et les restaurants Antonyme, L’Aubergiste Bambou, Mexicana, Vitalia et La lanterne du Szchewan, souvent nichés dans des bâtiments centenaires, ont su créer avec quelques autres une expérience marchande unique à Gatineau. Le tout à quelques « encablures » de marche de la rivière des Outaouais, de la marina et du parc des Cèdres.