Le Droit Affaires

Le vaisseau amiral du notariat au Québec

Il va travailler en sifflant. Un peu comme un capitaine qui sait que les flots lui seront favorables et qui a le goût d’aller sur le pont, sentir le vent, rencontrer l’équipage.

Avec ses 10 associés, Mario Patry dirige depuis 40 ans maintenant le plus gros navire notarial du Québec. Et le plaisir de naviguer n’a pas faibli. Bienvenue à bord du Gagné Isabelle Patry Laflamme & Associés, notaire inc.

Ce bateau, il a du tirant : 72 membres d’équipage, dont une trentaine de juristes, des spécialisations dans plusieurs domaines, 10 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel et une somme d’un milliard de dollars en fidéicommis à gérer annuellement.

Le Droit Affaires

Votre année 2017

Comme chaque mois, Le Droit AFFAIRES et la Banque Nationale ont réalisé un sondage pour connaître l’opinion des entrepreneurs d’Ottawa-Gatineau. Pour terminer l’année en beauté, nous avons demandé à 155 dirigeants d’entreprises de quantifier l’impact des festivités du 150e anniversaire de la Confédération canadienne sur leurs chiffres d’affaires. Nous avons également voulu connaître leur opinion sur l’accès au crédit en 2017.

IMPACT DES FÊTES DU 150e DE LA CONFÉDÉRATION

Les célébrations entourant le 150e anniversaire de la Confédération canadienne n’ont quasiment pas eu d’effet sur les entreprises de la région, selon Raynald Harvey, président de la firme SEGMA Recheche qui a réalisé les entrevues téléphoniques de ce sondage.

«Pour la grande majorité des dirigeants d’entreprises/organisations sondés (70,1 %), les fêtes du 150e anniversaire de la Confédération canadienne n’ont eu aucun effet sur leur entreprise/organisation. Le quart (23,4 %) ont ressenti un effet positif et 6,5 % un impact négatif», précise monsieur Harvey.

Le Droit Affaires

Le tapis rouge pour l’achat local

Cinq ! C’est le nombre de dodos avant l’opération à grand déploiement de distribution des cadeaux du père Noël. Alors que débute le sprint final de la folie des achats du temps des Fêtes, Le Droit AFFAIRES a sondé plusieurs petits commerçants de Gatineau et d’Ottawa pour savoir comment ils parviennent, tout au long de l’année, à tenir tête aux grandes chaînes.

«Ce n’est pas facile, il faut toujours se battre. C’est un combat qu’on ne finit pas. On se bat contre des plus gros», lance Alain Landry, le propriétaire de la boutique de vêtements pour hommes Greg Landry.

Le Droit Affaires

Bulles, cafés et... chocolats !

Sise rue Dalhousie dans le marché By depuis quatre ans, la petite boutique isabelle offre des vêtements triés sur le volet avec la ligne italienne Sarah Pacini, l’allemande Luisa Cerano, la française Saint James et la canadienne Nadya Toto.

«Les clientes qui magasinent chez nous viennent pour le service personnalisé, c’est clair ! Je leur donne un service en tant que styliste, alors je travaille vraiment d’une façon plus intime», explique la copropriétaire Isabelle Gauvreau.

La boutique offre cafés espresso et petits carrés de chocolat aux clientes et parfois même un verre de mousseux.

«Récemment, j’ai fait un événement VIP à la boutique sur invitation seulement. On avait du champagne, de petites entrées, alors ça s’est super amusé. C’était vraiment comme une façon de remercier les clients», affirme-t-elle.

Scotch, BBQ et lave-auto !

La boutique St-Amour propose pour sa part une «vente privilège» deux fois par année à ses clients, dont une sous la forme d’un BBQ et d’un lave-auto au printemps. Un événement de dégustation de scotch a aussi été organisé.

«Les gars ne vont pas venir dans ta boutique pour voir un défilé de mode de gars, mais ils peuvent venir prendre un verre pour écouter un gala de boxe, un match de soccer», fait valoir M. St-Amour.

Présence sur Instagram

La boutique de vêtements et d’accessoires pour femmes Viens avec moi, située dans une maison de la rue Wellington à Ottawa, mise pour sa part sur une forte présence sur le Web et, entre autres, sur Instagram.

Le Droit Affaires

Une expérience client... au profit des artisans !

Après avoir d’abord été une «boutique éphémère», la maison Habitude Design a ouvert ses portes de façon permanente, il y a à peine deux mois, à l’angle de la rue Eddy et de la promenade du Portage. La propriétaire des lieux, Marie-Josée Fernandes, dit miser sur des produits exclusifs en Outaouais provenant d’artisans locaux ou canadiens.

«Environ 90 % des choses en boutique sont pour le moment exclusives en Outaouais», lance-t-elle.

Madame Fernandes explique que la motivation première du magasin est d’offrir un point de vente aux artisans
et une proximité avec leurs clients.
Elle cherche aussi à créer une «expérience client» pour les gens qui entrent dans la boutique qu’elle a répartie comme les pièces d’une maison.

«On travaille d’arrache-pied pour que la personne, à partir du moment où elle met les pieds dans la boutique et qu’elle la quitte, qu’elle ait vécu une expérience client hors du commun», soutient-elle.

Le Droit Affaires

La relation client, l’atout des petits commerçants

S’il n’est pas facile pour les petits commerçants de concurrencer les plus grands, il ne faut pas pour autant rejeter les grandes chaînes, soutient le spécialiste du marketing et des affaires, Normand Bourgault. Dans le cadre d’un dossier sur l’achat local, Le Droit AFFAIRES s’est entretenu avec le professeur du département des sciences administratives de l’Université du Québec en Outaouais pour voir comment les moins grands joueurs arrivent à tirer leur épingle du jeu.

D’abord qu’entend-on par l’achat local ?

«L’achat local, c’est l’achat à proximité. Évidemment, on peut se poser la question, c’est quoi l’achat à proximité au Canada. Est-ce qu’un état des États-Unis serait plus local que la Colombie-Britannique ? En terme politique, ce n’est peut-être pas la même chose. Les Américains, eux, ont défini l’achat local comme étant un achat qui provient d’un périmètre de 400 km autour du lieu de production et du lieu de vente. Au Canada, nous n’avons cependant pas fait cet exercice-là, peut-être parce que le pays est plus grand.»

L’achat local englobe-t-il la production, la distribution et la vente ?

«Ça peut couvrir tous les aspects de la consommation. La production locale, c’est ce qui engendre le plus de retombées économiques locales. Si on achète localement, on va plus s’enrichir, car les échanges vont se faire entre les individus de la localité. (...) La distribution, c’est moins payant pour l’ensemble de la communauté que la production et la vente locale, mais ça demeure mieux que l’achat par internet ou l’achat dans un magasin, où tous les bénéfices s’en vont, par exemple, à la famille Walmart.»

Est-ce difficile pour les petits commerçants de concurrencer les plus grands ?

«C’est très difficile, parce qu’ils sont rarement compétitifs sur les prix.»

Alors comment peuvent-ils arriver à survivre?

«Pour que ces petits réussissent, c’est la spécialisation. Ils vont se spécialiser sur un petit groupe de consommateurs ou un segment du marché. Ils vont développer un assortiment qui correspond davantage à leurs goûts et à une façon de l’offrir. La relation client qu’ils vont établir avec le consommateur va aussi contribuer à les différencier des grandes chaînes.»

Justement, comment caractériseriez-vous cette relation entre le client et les petits commerçants ?

«D’abord, c’est une relation de confiance et une relation de crédibilité. Ce sont des gens qui ont confiance les uns envers les autres. Le rôle du marchand va être crédible. Par exemple, si vous allez acheter un vêtement, il y a quelqu’un qui va vous dire que ça vous fait bien. Mais s’il veut encore être en affaires dans 25 ans, il va devoir vous dire aujourd’hui que ça vous fait bien ou que ça ne vous fait pas bien en fonction de ce que vous êtes.»

Quelles autres stratégies les petits commerçants doivent-ils mettre de l’avant ?

«Un élément important, c’est l’innovation:  les nouveaux produits, les nouveaux services, les nouvelles façons de faire les choses. L’innovation est souvent la clé. Dans le cas du commerce au détail, ils vont organiser des activités VIP, comme par exemple appeler les gens pour leur dire que la nouvelle collection de vêtements est rentrée ou encore organiser un événement pour l’arrivée en magasin de véhicules. C’est très important.»

Faut-il être contre les grandes surfaces ?

«Non, il ne faut pas être contre les grandes chaînes, car elles ont des qualités, notamment sur leur capacité à se concurrencer sur les prix. Si on achetait que localement, on aurait peut-être une concurrence moindre qui ferait en sorte que les magasins locaux pourraient abuser de leur position dominante.»

Le Droit Affaires

Une dragonne entre beauté et affaires

Danièle Henkel a passé les 20 dernières années de sa vie dans le monde de l’esthétique. Sa passion : aider les fibres du corps, mais avant tout la peau, à rester jeune. Mais celle qui s’est fait connaître du public lors de sa participation à l’émission télévisée Dans l’oeil du dragon a aussi développé au fil des ans une puissante fibre entrepreneuriale. Aujourd’hui, ces deux fibres peuvent vibrer à l’unisson.

Après deux ans de recherche dans ses laboratoires de Pierrefonds, Danièle Henkel s’est lancée cet automne dans une nouvelle aventure commerciale, la création de produits cosmétiques professionnels qui portent son nom.

Ces temps-ci, elle se déplace dans les régions pour vendre ses produits, marché par marché, affrontant ainsi les géants de ce monde, les L’Oréal, Biotherme, Clarins, avec la verve qu’on lui connaît. 

La femme d’affaires a créé une gamme de neuf produits biologiques entièrement fabriqués au Québec. Crème hydratante, sérum, lait nettoyant, des produits haut de gamme mais accessibles. « Je démocratise les produits de beauté », dit-elle, avec son sourire engageant.

Sa passion pour sa nouvelle gamme cosmétique n’a d’égale que son empressement à défendre l’emploi local, un comportement qui favorise la création d’emplois.

« Je crée des jobs ici. J’aurais pu écrire sur mes produits ‘made in Paris’ avec mon nom dessus mais, non, je les fabrique au Québec. » Au fil de la discussion, on sent tout à coup qu’on touche ici à une autre fibre sensible car l’ex-dragonne, d’ordinaire si posée, s’enflamme. « On s’est déresponsabilisé en faisant produire à l’extérieur, comme si ce n’était pas grave ». Depuis la création de sa gamme de produits pour la peau, elle affirme donner de l’emploi permanent à une quarantaine de personnes et à 250 autres de façon indirecte. Sans le dire ouvertement, elle questionne les pratiques du monde des affaires au pays.

Le Droit Affaires

Une plateforme web pour réduire la paperasse

La Chambre de commerce de Gatineau (CCG) applaudit la création d’Entreprises Québec, une plateforme web gouvernementale visant à réduire les obstacles bureaucratiques que rencontrent les gens d’affaires.

Le ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, Stéphane Billette, a annoncé récemment le lancement officiel de ce guichet unique, à l’essai depuis un an sous la forme d’un projet pilote. Déjà 37 600 entreprises s’y sont inscrites.

Le portail regroupe en un seul endroit des informations utiles pour les PME, que ce soit pour le démarrage, l’expansion, l’innovation et l’exportation, ainsi qu’un accès à leur dossier d’entreprise

«C’est un guichet unique et c’est la seule place où les promoteurs vont avoir à aller pour démarrer leur entreprise et la gérer», a indiqué le ministre Billette, lors d’un entretien téléphonique avec Le Droit AFFAIRES.

Il ajoute que l’un des objectifs principaux d’Entreprises Québec est de diminuer le temps que les gens d’affaires passent à se conformer aux formalités administratives.

«S’ils ne passent pas du temps à remplir les obligations réglementaires et les formalités administratives, alors ils peuvent mettre leur temps et leurs énergies à la gestion d’entreprise et ça, peu importe la région au Québec», poursuit le ministre.

Le Droit Affaires

Un moment de partage

CHRONIQUE — Collaboration spéciale / Cette année encore, trop de gens vivront Noël seuls, démunis et ne mangeront pas à leur faim alors que les autres seront littéralement choyés par la vie. C’est une triste réalité de notre monde actuel. Mais saviez-vous que 60% des Canadiennes et des Canadiens planifient faire des dons pendant le temps des fêtes et donneront jusqu’à cinq milliards de dollars au cours des cinq prochaines semaines ? Voilà qui a de quoi réchauffer le cœur.

Ce mouvement de solidarité du temps des fêtes est certes le moment idéal pour initier nos enfants au partage. En faisant de petites contributions, en argent ou en bénévolat, ils réaliseront que leur geste fera toute la différence dans la vie de nombreuses personnes vulnérables de la société et que leur engagement personnel permettra de bâtir des communautés saines, justes et sécuritaires.

Lors d’une récente consultation en ligne, Imagine Canada, un organisme voué à la concertation des organismes de bienfaisance, a constaté que 89% des parents croient à l’importance d’inspirer leurs enfants à donner aux organismes caritatifs. Dans la région, il y a de nombreux organismes qui misent sur la générosité citoyenne pour accomplir leur mission, qu’il s’agisse de la Maison Marie-Louise et du Centre espoir Sophie pour ne nommer que ceux-là. En communiquant avec Centraide, vous pourrez découvrir un très grand nombre d'organismes de bienfaisance qui ont un impact réel auprès de la population.

Nous sommes des modèles pour nos enfants. Alors n’hésitons pas à les sensibiliser à la générosité et à l’entraide. Nous pouvons, par exemple, leur octroyer un budget spécial pour le temps des fêtes et les inviter à réserver un certain montant pour en faire don à une cause qui leur est chère. Pour les adolescents et les jeunes adultes, nous pouvons les encourager à entreprendre une démarche pour faire du bénévolat dans une résidence pour personnes âgées, un centre communautaire ou encore une banque alimentaire. Cette expérience enrichissante ne manquera pas de les sensibiliser aux cruelles réalités vécues par les moins bien nantis. 

À l’occasion d’un repas communautaire, nous pouvons également ouvrir les portes de nos foyers à de nouveaux arrivants pour partager un peu de nos traditions respectives. Au contact de la diversité et d’autres coutumes, nous reconnaîtrons ce qui nous rassemble au lieu de ce qui nous divise.

Si nous aspirons à une communauté forte, unie et inclusive, il est essentiel d’être solidaires. Pour briser le cycle de la pauvreté, assurer une sécurité alimentaire, favoriser l’insertion socioéconomique des personnes marginalisées par le marché de l’emploi, il est important de tendre la main.

N’oublions pas que notre jeunesse fait partie intégrante de la solution. En soutenant des causes humanitaires, nos jeunes, les adultes de demain, découvriront l’immense bonheur de contribuer activement à réinventer notre communauté.

Ethel Côté est présidente de MécènESS & Institut social

Le Droit Affaires

Le choc des générations

L’achat local, vous l’aurez deviné, constitue le pain et le beurre de la femme d’affaires Claire Lauzon, coproprétaire avec son père Claude de la boutique Ma Cuisine située à l’angle des rues Dalhousie et Murray, à Ottawa.

L’achat local, vous l’aurez deviné, constitue le pain et le beurre de la femme d’affaires Claire Lauzon, coproprétaire avec son père Claude de la boutique Ma Cuisine située à l’angle des rues Dalhousie et Murray, à Ottawa.

Depuis 21 ans,  ­le commerce qui a ouvert ses portes en novembre 1996 offre a sa clientèle des articles allant des chaudrons à la vaissellerie, sans oublier les ustensiles, verres à vin et autres objets pratiques et décoratifs susceptibles de se retrouver non loin des fourneaux ou de la table.