Le Droit Affaires

Le tourisme d’affaires, un secteur lucratif

Longtemps considéré comme l’enfant délaissé, le tourisme d’affaires est plus que jamais dans la mire des gouvernements et des municipalités. Alors que Québec a désigné Gatineau 
comme l’une des trois portes d’entrée de la province pour cette clientèle en provenance de l’extérieur, la Ville d’Ottawa a instauré une nouvelle taxe 
sur l’hébergement dont les revenus visent à attirer davantage de grands congrès dans la capitale nationale.

« Ça fait 30 ans que le tourisme d’affaires existe. Il y a eu un réveil il y a deux ou trois ans, lorsque la ministre de l’époque a intégré l’appellation « tourisme d’affaires » à la stratégie de déploiement au niveau touristique », soutient le président de l’Association des professionnels de congrès du Québec (APCQ), Steeve Gagné.

« On ne se le cachera pas, ç’a été l’enfant un peu délaissé en partie parce qu’on se disait que c’était la responsabilité des hôtels », poursuit-il.

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Programme G7: place à la nouvelle cohorte

L’équipe d’ID Gatineau est déjà fin prête en vue de la sélection des sept prochains entrepreneurs qui feront partie de la deuxième cohorte de son Programme G7. Le projet, initié en 2017, permet aux entrepreneurs choisis de pousser plus loin leur réflexion pour assurer la croissance de leur entreprise.

« Le programme a comme objectif de propulser sept entrepreneur(e)s de Gatineau vers de nouveaux sommets, explique Jean Lepage, directeur général d’ID Gatineau. On vient ainsi combler un besoin dans la région de l’Outaouais en créant des modèles desquels d’autres entrepreneurs pourront s’inspirer. »

M. Lepage rappelle l’importance pour les entreprises de la région d’avoir accès à des marchés d’exportation pour assurer leur croissance et pour créer de nouveaux emplois. « Six pour cent des entreprises font des affaires à l’extérieur de la région, mais elles créent près de 50 pour cent des nouveaux emplois », souligne-t-il. 

Les sept entrepreneurs ayant participé au programme 2017 étaient Dany Bouchard  de CartoVista, Marc Gingras de Foko, Pierre Plangger de Solacom Technologies, Louis-François Major, du Groupe Major, Julie Thibeault d’EPSI, Ace Martin d’Ortho Canada et André Levasseur d’Agrisoma Biosciences. 

M. Lepage explique que ces entrepreneurs continuent à être impliqués dans le programme au niveau du comité de sélection et en continuant à échanger sur leur expérience.  « On souhaite ainsi que le groupe des sept passe à 14. Puis, dans cinq ans, il y aura déjà plus 35 entrepreneurs de la région qui pourront partager leurs connaissances », précise-t-il. 

Un programme chargé

Pour la deuxième édition de ce projet, les responsables ont concocté un programme chargé qui permettra aux sept entrepreneurs de travailler sur leur projet de croissance d’entreprise et bénéficier de l’expertise et du savoir-faire en innovation d’ID Gatineau, d’Inno-Centre et de l’Université du Québec en Outaouais. 

En plus de cet appui, la cohorte 2018 profitera d’une journée au Centre Greenhouse de Deloitte à Montréal, et participera à diverses activités avec des experts reconnus dans leur sphère d’activités, dont Laurent Simon, professeur et cofondateur de MosaiC HEC,  Nathaly Riverin, fondatrice de l’École d’entrepreneurship de Beauce, et Rose-Marie Charest, psychologue.  

Ils assisteront aussi à des dîners et des rencontres avec Christiane Germain, co-présidente du Groupe Germain Hôtels, Richard Legault, ex-président exécutif d’Énergie Brookfield, et Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau. L’événement de clôture aura lieu le 27 février 2019. 

Les critères

Le comité de sélection devra choisir sept entrepreneurs dont l’entreprise doit obligatoirement répondre à plusieurs critères, à savoir: avoir son siège social et son activité économique à Gatineau; être en opération depuis plus de deux ans; être privée et lucrative; avoir un chiffre d’affaires annuel de plus de 1 000 000 $; compter cinq employés et plus; exporter ou avoir un potentiel d’exportation hors région (Outaouais-capitale nationale); posséder une expertise, un produit ou un service distinctif; générer des investissements sur le territoire de Gatineau; avoir la capacité de créer des emplois de qualité durables et avoir une clientèle entreprise B2B. 

Les entrepreneurs devront s’engager à participer à l’ensemble des activités et remplir le formulaire au plus tard le 26 juillet prochain. 

Les noms des participants seront dévoilés officiellement lors d’un cocktail de lancement prévu le 20 septembre. 

Cette initiative est rendue possible grâce à la participation financière du gouvernement du Québec, et à la collaboration du cabinet de services professionnels Deloitte, Le Droit AFFAIRES, Banque Nationale, Inno-Centre, l’Université du Québec en Outaouais, Énergie Brookfield et le Groupe Germain Hôtels.

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CJD Québec: à la rencontre des Français

Initiative née en France il y a 80 ans, le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD) est présent aujourd’hui dans 21 pays. Et c’est en Outaouais que l’on retrouve le seul chapitre canadien de ce regroupement d’entrepreneurs. Fondé dans la région en 2007, le CJD Québec regroupe 23 entrepreneurs gatinois.

C'est le cas de Catherine Pellerin, associée et productrice-réalisatrice chez Pixel Média, qui a joint le groupe en 2012. Pour elle, le caractère unique du CJD lui a permis de grandir en tant qu’entrepreneure.

« C’est tout le contraire d’une chambre de commerce ou des BNI ( NDLR: Business Network International ). Le but est de rassembler des dirigeants d’entreprises, et qu’ensemble, nous puissions nous former pour devenir de meilleurs dirigeants. Ce n’est pas du réseautage, nous n’échangeons pas de cartes d’affaires, etc. Nous mettons littéralement nos tripes sur la table. Nous échangeons sur la santé financière de notre entreprise, parfois il y en a qui pleurent», raconte-t-elle.

37e Congrès national en France

En mai dernier, huit membres de la section québécoise ont traversé l’Atlantique afin de participer au 37e Congrès national du CJD, qui a lieu tous les deux ans. Les Gatinois ont été accueillis par les CJD Aix-en-Provence et CJD Marseille, où ils ont pu participer à des « Vis-ma-vie ».

Mélanie Du Perré Hakim, présidente du cabinet comptable LCLD Société de comptable professionnel et agréé, a pu profiter de ce voyage pour observer le quotidien de deux cabinets comptables français. « J’ai constaté beaucoup de différences, j’ai pu comparer nos systèmes fiscaux, j’ai pu acquérir des connaissances sur leur façon de faire à eux. Ça été vraiment enrichissant pour moi. »

Président et directeur général de GMS Sécurité, Phillip Gauthier s’est joint au CJD Québec il y a cinq ans. Ce voyage lui a permis d’en apprendre davantage sur le style de gestion européen.

« J’ai remarqué que le style de gestion en France est plus patronal que nous. Alors qu’au Québec notre hiérarchie est plus plane. Même qu’au début, je me faisais souvent dire ‘tu ne mets pas tes culottes’, mais c’est parce que notre style de gestion est plus permissif. Au Québec, nous sommes un peu plus en avance là-dessus. »

Une édition québécoise en 2019

Catherine Pellerin travaille à mettre sur pied une quatrième édition québécoise du Congrès national en mai 2019.

« Comme la France fait son gros événement aux deux ans, nous organisons le nôtre entre les deux années. Nous répétons un peu le même modèle. Nous préparons trois jours de formation avec des invités de haut calibre, et nous accueillons les dirigeants des autres pays, qui peuvent aussi participer à des Vis-ma-vie avec nos entrepreneurs québécois. »

Il est possible de joindre les rangs du CJD Québec en septembre, mois qui coïncide avec la reprise des activités.

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Boire des trésors locaux

CHRONIQUE — COLLABORATION SPÉCIALE / L’été arrive et vient avec lui le temps des vacances. Saviez vous que vous pouvez visiter à proximité d’Ottawa-Gatineau quelques distilleries lors de vos déplacements ? Vous pourrez aussi faire l’achat de certains de vos spiritueux chouchous lors de ces visites.

North of the 7th

Très peu de personnes de la région connaissent la distillerie North of 7th. Pourtant, il s’agit de la toute première distillerie à voir le jour dans la région d’Ottawa-Gatineau. Cette distillerie a tout ce qu’il faut pour vous impressionner. Créée par Jody Miall et Greg Lipin, deux entrepreneurs ottaviens reconnus, cette distillerie offre une vodka succulente, un gin unique, un jeune whisky et même trois variétés de rhum. Que ce soit pour déguster les produits, pour visiter la distillerie ou pour écouter leurs parcours d’entrepreneur, vous devez faire un arrêt au 1733, boulevard St-Laurent, à Ottawa. Vous aurez la chance de constater que ces deux entrepreneurs mettent énormément d’énergie à favoriser l’achat local. Une grande partie de leur matière première provient d’agriculteurs ou de fournisseurs de la région. Leur vodka est d’ailleurs l’une des très rares à être fabriquées selon un principe de grains à la bouteille. Leurs produits sont aussi disponibles à la LCBO.

Top Shelf Distillers

À l’ouest d’Ottawa, dans la petite ville de Perth, se trouve une autre distillerie qui connaît un grand succès en ce moment, Top Shelf Distillers. Cette distillerie a vu le jour il y a plus ou moins trois ans avec comme objectif de créer des spiritueux extrêmement versatiles pour les secteurs de la restauration et des bars. Elle offre de très beaux produits comme un London Dry gin qui se distingue par ses notes d’anis et d’agrumes. De plus, elle offre une vodka qui peut facilement s’intégrer à vos cocktails préférés. Vous aimez un spiritueux qui accroche davantage ? Vous serez charmé par leur alcool de grains de type moonshine. Pour visiter ou faire l’achat de leurs spiritueux, rendez-vous au 14, Warren Cressent, à Perth.

Les Vergers Lafrance

Du côté québécois, il y a un superbe domaine situé à Saint-Joseph-du-Lac, dans le comté de Deux-Montagnes. Les Vergers Lafrance, c’est aussi une distillerie innovatrice. Cette entreprise est devenue la toute première distillerie québécoise à vendre ses spiritueux directement sur les lieux puisque tous les ingrédients proviennent de la terre du domaine. Le gin Dandy est d’ailleurs fait à base d’une eau-de-vie de pommes, raisins et poires qu’on fait macérer pour obtenir un gin unique. Outre ce produit, vous pouvez aussi mettre la main sur un brandy unique, de très beaux vermouths et quelques cidres de pommes. Un arrêt s’impose à ce domaine situé au 1473, chemin Principal, à Saint-Joseph-du-Lac.

Pour en connaître davantage sur l’univers des spiritueux, rendez-vous au www.yanaube.ca

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Ottawa-Gatineau: une prospérité retrouvée

La région d’Ottawa-Gatineau a retrouvé des conditions de marché aussi favorables qu’en 2007-2008, avant la crise financière américaine. Le taux de chômage a atteint chez nous le plancher inespéré de 4,8% en mars dernier, une performance inégalée en près de dix ans. Bref survol d’une réalité où les étoiles n’avaient rien d’autre à faire que d’être alignées.

Il s’est créé 12 100 nouveaux emplois dans la région d’Ottawa-Gatineau au cours du premier trimestre de 2018, pour établir un nouveau record alors qu’environ 737 000 citoyens de la région étaient actifs sur le marché du travail durant cette période.

La région vit aujourd’hui exactement le contraire de ce qui se passait dans les années 1960, 1970 et début 1980 lorsque des hordes de baby-boomers prenaient d’assaut le marché du travail et la fonction publique.

Aujourd’hui, cette même génération prend massivement le chemin de la retraite, libérant ainsi des milliers d’emplois.

« C’était le contraire dans les années 1970-1980, où on avait beaucoup de gens qui terminaient leurs études, entraient massivement sur le marché du travail et se battaient pour avoir un job. Beaucoup se retrouvaient sur le chômage. Maintenant, c’est le contraire, les employeurs se battent un peu pour avoir des candidats qualifiés pour prendre la place des boomers », explique le professeur émérite en sciences économiques à l’Université d’Ottawa, Serge Coulombe

Le Droit Affaires

Le bien-être, l’innovation et les loisirs au cœur du tourisme d’affaires

Exit les congrès enfermés des heures 
durant entre quatre murs, où font écho 
le clapotement des verres d’eau et des glaçons entrechoqués, pendant que défilent des présentations powerpoint projetées 
sur grand écran. Bienvenue à l’ère du «bleisure»!

Bien que pas nouveau, ce terme qui provient de l’anglais et combine les mots affaires et loisirs (business et leisure) représente une tendance qui prend de plus en plus d’ampleur.

Ce phénomène s’explique notamment par la présence de la génération Y et des milléniaux qui sont moins attirés par les congrès traditionnels et choisissent souvent de prolonger leur séjour pour jouer aux touristes.

« Il y a une démocratisation du voyage et chez les jeunes, ça devient une nécessité et un droit. Les gens de plus en plus font des activités avant et post-congrès. Il fut une époque dans les années 1980 et 1990, où de façon systématique les congrès prévoyaient l’avant et l’après », explique le professeur titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’UQAM, Paul Arseneault. Il explique que la logique d’austérité a ensuite pris le dessus durant les périodes de récession.

Selon l’expert, la «quête de sens» est également très présente chez ces nouvelles générations. « On ne va pas juste dans un amphithéâtre, les lumières fermées, où il y a quelqu’un en avant qui parle, ou alors qu’un courriel aurait remplacé avantageusement la réunion », explique M. Arseneault.

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Tourisme d'affaires: secteur d'activité 
en hausse dans la région

Le tourisme d’affaires présente une 
tendance significative à la hausse ces dernières années dans la grande région d’Ottawa-Gatineau, où plusieurs centaines de congrès et d’événements ont lieu annuellement, générant d’importantes retombées économiques.

« C’est énorme ce que représente le tourisme d’affaires », soutient la présidente de Tourisme Outaouais et directrice générale du Château Montebello, Geneviève Dumas.

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Rescaper l’Outaouais rural

La SADC Papineau a récemment demandé à la firme SOM de réaliser un sondage auprès des entreprises de son territoire pour avoir un portrait général de la situation actuelle et pour rendre plus pertinentes et efficaces ses interventions en Outaouais rural. Ce qu’elle a découvert l’a un peu alarmée.

La Société d’aide au développement des collectivités (SADC) Papineau couvre un vaste territoire qui s’étend sur deux MRC (Collines-de-l’Outaouais et Papineau) et l’extrémité est de Gatineau, c’est-à-dire Buckingham et Masson-Angers. Une bonne partie de cette zone est rurale.

L’étude de la firme SOM a analysé près de 300 des 1254 entreprises et organismes qui peuplent le territoire de la SADC Papineau.

Trois surprises sont venues susciter des remises en question chez les observateurs de la scène économique de l’Outaouais rural.

D’abord, le temps de la petite maison dans la prairie est bel et bien terminé ! L’agriculture, la foresterie, la chasse et la pêche n’occupent plus que 3 % de la tarte économique de cette partie de l’Outaouais rural. C’est plutôt les secteurs de la construction, des services et du détail qui font vivre les résidants de cet arrière-pays.

Deuxième électrochoc : 87% des biens et services que produisent ces entreprises sont vendus dans la MRC même ou en Outaouais. Seulement 2% exportent à l’étranger. Il s’agit donc d’un micromarché replié sur lui-même et autosuffisant.

Troisième observation – de loin la plus préoccupante : 34% des propriétaires d’entreprises de ce territoire comptent quitter définitivement les affaires au cours des cinq prochaines années. Plus spécifiquement, plus de la moitié de ceux qui veulent se défaire de leur entreprise la cédera à un étranger plutôt qu’à un membre de leur famille, car 72% des entrepreneurs n’ont pas prévu de succession professionnelle et, pis encore, le quart des gens d’affaires qui veulent prendre leur retraite d’ici cinq ans envisagent de fermer définitivement les portes de leur entreprise.

C’est cette dernière statistique qui fait réagir la directrice générale de la SADC Papineau, Mélissa Bergeron.

« Effectivement, ils ne planifient pas. Les propriétaires sont dans les opérations de leur entreprise, dans le today. Et pour les plans de relève, y en a très peu qui le font. Ils vont avoir ça en tête plus à la dernière minute, les dernières années et s’ils ne voient pas de possibilités, ils vont carrément fermer. Pour nous, c’est une perte d’expertise, ce sont des pertes d’emplois, donc plein d’impacts qu’on veut éviter. »

Tirer du positif d’un effet pervers

Les trois priorités de la SADC pour contrer cette saignée seront, bien sûr, d’interpeller la relève, mais aussi de rendre plus compétitives les entreprises en intégrant les nouvelles technologies dans les pratiques d’affaires et, enfin, de développer le secteur manufacturier, trop timide actuellement en Outaouais rural.

« En même temps, nous on voit ça positivement parce qu’on transfère cette réalité-là en opportunité d’affaires. Si 25% des propriétaires d’entreprises désirent fermer, ces entreprises-là ont un marché, ont un potentiel, Il y a une opportunité de reprendre ces activités-là. Donc, faut les faire connaître autant auprès des jeunes que des investisseurs qui désireraient s’établir sur notre territoire pour reprendre ces entreprises-là qui vont être vendues ou cédées », explique Mélissa Bergeron.

Un « événement-relève » cet automne et une campagne de sensibilisation pour trouver des acquéreurs potentiels d’entreprises sont à l’agenda de la SADC.

De même, de concert avec d’autres SADC régionales qui vivent le même phénomène d’abandon d’entreprises, on déploiera en commun des mécanismes d’attractivité de la relève.

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Aller à contre-courant

L’édification de clôtures sert habituellement à isoler des territoires. Pour Gabriel Caron, ce fut plutôt une véritable porte d’entrée en affaires. En érigeant des enceintes et en travaillant d’arrache-pied pendant des années, le fondateur de Clôture Régionale peut désormais se féliciter de voir son entreprise être une référence en la matière en Outaouais, en plus de la voir figurer au sein du classement PROFIT 500 du Canadian Business.

Comment parvenir à s’installer dans ce club sélect à peine dix ans après sa fondation ? En passant par un processus rigoureux qui filtre et sélectionne une multitude de requêtes, notamment par l’analyse des états financiers démontrant l’ampleur de la croissance au cours des cinq dernières années.  

« J’ai tendance à aller contre le grain », lâche-t-il promptement. Il précise que de travailler dans un créneau où s’affaire encore une vieille génération lui a permis de se démarquer en apportant une approche plus éclatée. « J’ai parfois l’habitude de demander à certaines personnes qui sont dans le milieu depuis longtemps ce qu’ils pensent de mes idées. Lors d’une récente discussion, certains ont rapidement démoli une idée que j’avais. Je me suis aussitôt dit : c’est parfait ! »

Faire ses preuves

Questionné à savoir si son jeune âge lui avait occasionnellement nui pendant son parcours, le président de Clôture Régionale répond que la vingtaine a été sans l’ombre d’un doute moins évidente sur le plan de la crédibilité. Maintenant bien établi et porté par la trentaine, Gabriel Caron en profite pour infuser un goût du jour dans son secteur d’activité.

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Voir grand avec de 
mini-maisons

Vivre dans plus petit pour profiter davantage de la vie. C’est ce que propose l’entrepreneure Geneviève Girard, présidente et fondatrice du concepteur et promoteur immobilier Nordikasa. Cette jeune entreprise vient de faire son entrée dans le marché des petites habitations au Québec en dévoilant une première mini-maison construite en Outaouais, à Saint-André-Avellin, sur le site du Domaine Valdie 321N.

Native de Rouyn-Noranda, Geneviève Girard habite l’Outaouais depuis 1990. En fait, le verbe «habiter» est probablement un brin exagéré dans son cas. C’est que la femme d’affaires de 39 ans a passé une grande partie de sa vie adulte à voguer au-delà des frontières. Elle compte plus de 30 pays différents dans son carnet de voyage. « Je suis une voyageuse née. Ça a commencé avec un échange culturel en Nouvelle-Zélande quand j’avais 16 ans », précise-t-elle d’emblée lorsqu’on lui demande de relater son parcours.

Ce désir de ne pas rester cloîtrée dans le même environnement, Mme Girard a pu le nourrir avec le travail. Déjà dans la vingtaine, cette autodidacte qui n’a jamais pu terminer ses études universitaires en administration et comptabilité en raison de son côté nomade, a occupé un poste d’auditrice senior pour la compagnie maritime de navires de croisière Nowegian Cruise Line. « J’ai vécu dans une toute petite cabine au fond d’une cale de bateau pendant deux ans. Je sais très bien ce que c’est que de vivre dans moins de 200 pieds carrés », dit-elle pour faire un lien avec Nordikasa, le projet qui occupe aujourd’hui toutes ses pensées et presque tout son temps. 

De fonctionnaire à entrepreneure

Après quelques années à vivre en mer, Geneviève Girard a opté pour un peu de stabilité. À l’âge de 25 ans, elle a décroché un emploi à la fonction publique fédérale.

Pendant plusieurs années, elle a occupé les postes de coordonnatrice nationale des évaluations environnementales pour le compte de Pêches et Océans. Ce « travail de rêve », insiste-t-elle, lui a permis de sillonner le pays au complet.