Lancer son entreprise en pleine pandémie

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Lancer son entreprise en pleine pandémie

Si l’ex-militaire Martin Contant a souvent dû se retrousser les manches alors qu’il servait les Nations Unies au début des années 2000, il ne s’attendait toutefois pas, bien des années plus tard, à relever le défi de lancer une entreprise en pleine pandémie.

C’est pourtant le sort qui a frappé le dernier venu du chemin Pink, Maître Piscinier du plateau Hull-Aylmer, qui seulement deux semaines après avoir vu le jour à la fin février a dû temporairement mettre la clé dans la porte pour se conformer aux mesures de santé publique adoptées par le Québec.

Kruger ferme son usine de Brompton pour une durée indéterminée

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Kruger ferme son usine de Brompton pour une durée indéterminée

Même si elle fabrique des produits jugés essentiels dans le contexte de la COVID-19, l’usine Kruger de Sherbrooke doit se résoudre à fermer ses portes à compter de vendredi pour une durée indéterminée. Cette fermeture envoie 272 travailleurs au chômage.

« On était dans des conditions assez difficiles avant la pandémie, explique Jean Majeau, vice-président principal, Affaires corporatives et communications en entrevue avec La Tribune. Mais là ce n’était plus possible de maintenir le rythme de pertes qu’on subissait. »

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Kruger abandonne son projet de centre de distribution

Les syndiqués de Kruger veulent récupérer leur 10 %

L’usine du secteur de Brompton produit du papier journal et des papiers de spécialité pour l’emballage alimentaire, dans une proportion de 50/50. Elle est engagée depuis moins d’un an dans une transition vers ce second créneau puisqu’elle enregistrait déjà avant la crise sanitaire une baisse de demandes pour le papier journal d’environ 13 pour cent par année, détaille M. Majeau.

Or avec le confinement de la population et la fermeture imposée des entreprise et des commerces non essentiels pour tenter de ralentir la propagation de la COVID-19, la détérioration des conditions de marché s’est accélérée, entraînant des impacts importants sur la rentabilité de l’usine de Brompton.

« La demande a dramatiquement chuté dans le papier journal, constate Jean Majeau. Il n’y a presque plus de placements publicitaires et les imprimeurs sont obligés de réduire leurs tirages et le nombre de pages de papier qu’ils utilisent. »

« Sans compter que le prix des matières premières a explosé parce qu’il y a plusieurs scieries au Québec qui fabriquent du bois d’œuvre qui ont fermé, donc les copeaux qu’on utilise dans la fabrication du papier sont plus rares et plus coûteux. »

Quant aux papiers de spécialité, qui constituent un marché prometteur pour l’avenir puisqu’ils sont une alternative plus écologique aux emballages de plastique, ils n’ont malheureusement pas les reins assez solides encore pour permettre à Kruger de poursuivre ses activités.

« On était en processus de transition, met en perspective M. Majeau, mais nous n’avions pas encore atteint le seuil de rentabilité pour ces nouveaux segments de produits. Il n’y a rien qui n’était pas prévu, sauf que pendant la transition vers les papiers de spécialité, on comptait quand même sur des revenus plus substantiels du côté du papier journal. Malheureusement tout a déboulé. On se fait frapper de plein fouet par la crise de la COVID en plein dans notre processus de transition. La pandémie a complètement changé la donne. »

La papetière n’est pas en mesure à ce moment-ci d’envisager une date de reprise des opérations. Ni même le modèle d’affaires dans lequel l’usine redémarrera, puisque dans le créneau du papier journal, elle est considérée comme l’une des usines les moins compétitives en Amérique du Nord, selon M. Majeau. 

Est-il risqué que la production de papier journal ne reparte pas à Brompton?

« Tous les scénarios sont évalués à ce stade-ci, concède-t-il. On n’en écarte aucun. Il faut qu’on prenne le temps de revoir complètement le modèle d’affaires et qu’on regarde toutes les options qu’on a devant nous, avec les équipements qu’on a devant nous. Mais on pense qu’ultimement, c’est certain qu’il faut s’éloigner du papier journal à Brompton. »

Nouvelle usine

Outre la suspension de la production de papier journal et de papiers de spécialité, Kruger suspend à compter de vendredi les opérations de sa centrale de cogénération à la biomasse. 

L’usine de papier tissu de Lennoxville n’est pas touchée par cette annonce et poursuit ses activités normalement.

Quant au chantier de la nouvelle usine de Brompton, il était déjà interrompue et devrait reprendre le 13 avril, en même temps que prendrait fin la pause imposée par Québec aux entreprises et commerces des secteurs non essentiels.

« C’est notre objectif de reprendre le chantier le plus tôt possible, c’est aussi un chantier qui est dans un secteur considéré comme des produits essentiels. On ne voit donc pas de problème pour la reprise du chantier et on garde le cap. »

Cette nouvelle usine de papier hygiénique et d’essuie-tout, qui représente des investissements de 575 M$, est censée démarrer en deux phases, en juillet 2020 et mars 2021. 

À savoir enfin si d’autres usines de Kruger pourraient subir le même sort que Brompton, Jean Majeau se montre préoccupé par le cas de Trois-Rivières.  

« Il faut monitorer la situation, dit-il. On a l’usine Wayagamack qui est dans des segments de papiers de spécialité différents de Brompton et en partie aussi dans les papiers couchés (magazines) et eux aussi sont dans des conditions de marché qui peuvent se détériorer assez rapidement. On n’est pas à l’abri d’une situation similaire à Trois-Rivières. »

Karine Silva: la construction au féminin

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Karine Silva: la construction au féminin

Manuel Silva, entrepreneur en construction bien connu en Outaouais, avait fait cette promesse à sa fille Karine, il y a 17 ans de cela. Mais la mort prématurée du père est venue briser ce rêve.

La vie a conduit Karine vers d’autres cieux. Cette fille d’entrepreneur s’est plutôt dirigée vers les communications, le coaching et la gestion d’une clinique privée. Rien à voir avec le marteau ou le mortier.

Puis, à l’aube de ses 40 ans, Karine Silva a constaté un manque. « J’aimais ce que je faisais, mais je me questionnais sur mon avenir. J’ai fait une grosse réflexion, puis mon frère Alexandre m’a dit qu’il aimerait que je travaille avec lui, pour sa compagnie de construction. On est nés là-dedans, qu’il me disait. »

Alors l’automne dernier, la fille de l'entrepreneur général spécialisé en fondation et coffrage a effectué un virage majeur dans sa vie. La femme des communications et du coaching est devenue la vice-présidente de Silva Construction, l’entreprise de son frère Alexandre, qui compte une dizaine d’employés.

Quelques semaines plus tard, elle est devenue la première femme depuis un quart de siècle à siéger au conseil d’administration de l’APCHQ, l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec en Outaouais et au Nord-Ouest. Elle a même obtenu un poste au sein de l’exécutif dans cette industrie composée essentiellement d’hommes. En fait, à peine 1,4 % des employés dans la construction au Québec sont des femmes.

Place aux femmes

« Il faut que les femmes prennent leur place, dit-elle, qu’elles écoutent leur petite voix sans se préoccuper des préjugés. »

C’est le président de l’APCHQ de la région, Mathieu Lucas, qui l’a approchée pour faire partie du conseil. « Je voulais rajeunir le conseil d’administration et les temps changent, il y a de plus en plus de femmes qui gèrent des compagnies de construction. Je voulais qu’elles soient représentées », explique-t-il. Et comme Mme Silva possède une grande expérience en gestion, son nom a fait l’unanimité au sein du conseil d’administration.

Pour encourager les femmes à intégrer le monde la construction, Mme Silva est aussi devenue membre des Elles de la construction, un réseau provincial qui milite pour l’avancement de la place des femmes dans ce milieu.

Les franchises: acheter son emploi

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Les franchises: acheter son emploi

Alors que certaines personnes recherchent activement un emploi, d’autres se l’achètent tout simplement. Bienvenue dans l’univers des franchisés. Le Droit AFFAIRES s’est entretenu avec des gens d’affaires de la région, aussi bien des franchiseurs que des franchisés, afin de découvrir les avantages et les inconvénients de ces deux côtés de la médaille.

Dépanneur, sushi, pizza, station-service, café ou commerce de vente au détail ? Les occasions d’achat de franchises pullulent dans la région et ce, tant du côté d’Ottawa que de Gatineau.

Sur le site Internet occasionfranchise.ca, les franchiseurs Boston Pizza, Harveys, Chaussures Pop, Cardio Plein Air et autres rivalisent d’astuces pour inciter les intéressés à se procurer une franchise pour aussi peu que 1500 $, 35 000 $ ou bien 500 000 $.

À Ottawa, le salon annuel Franchise Expo, qui aura lieu en octobre prochain au EY Centre, près de l’aéroport d’Ottawa, réunira aussi de nombreux franchiseurs de toutes sortes en quête de prospects prêts à investir dans l’achat d’une franchise.

Pharmacie Brisson: être au coeur de l'action

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Pharmacie Brisson: être au coeur de l'action

Les choses n’ont pas vraiment changé en 100 ans à la Pharmacie Brisson de la Basse-Ville d’Ottawa. En 1921, lorsque Hermas Brisson a ouvert les portes de sa pharmacie à l’angle des rues Dalhousie et Guigues - l’une des premières pharmacies francophones d’Ottawa - sa devise était : le client avant tout.

On raconte même qu’il n’était pas rare que Hermas Brisson descende en pleine nuit de son appartement du deuxième étage de son commerce, là où lui et son épouse Hélène élevaient leur sept enfants, pour aider un client qui avait urgemment besoin d’un médicament.

Cette volonté d’aider son prochain et de contribuer à sa communauté ne s’est jamais démentie dans cette entreprise familiale franco-ontarienne. Hermas l’a léguée à son fils Ferdinand en 1962, qui lui l’a léguée à son tour, en 1984, à son fils Jean.

Le paysage de la Basse-Ville d’Ottawa a évidemment changé au fil des 100 dernières années. La société a évolué. Mais à la Pharmacie Brisson, c’est un peu comme si le temps s’était arrêté. Elle est demeurée une pharmacie de petite surface qui a maintenu son aspect intime et familial. Et la devise est demeurée la même de père en fils et de décennie en décennie: le client avant tout.

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« C’est vrai qu’on est resté un peu figé dans le temps, dit en souriant le pharmacien Jean Brisson. C’est-à-dire qu’on offre un service comme dans le bon vieux temps. Et je pense que les gens aiment le fait qu’on n’ait pas tellement changé au niveau du service à la clientèle. Ici, on n’a pas de répondeur. Il n’y a pas une machine qui vous indique d’appuyer sur le « 1 » puis sur le « 2 » avant de vous mettre en attente. Trouvez-moi une autre entreprise qui fait encore ça ? Je veux garder ce contact humain avec le client. On a souvent l’impression que ce genre de service appartient à une autre époque. Nous, c’est dans notre tradition. » 

Denis Gratton: Ce service personnalisé serait donc le secret de la longévité de votre commerce ?

Jean Brisson: Je crois que oui. Ainsi que le professionnalisme de nos employés. Et il y a aussi le fait que nous soyons francophones. Nous avons des clients qui nous sont fidèles de génération en génération. Leur grand-père était client ici. Leur père venait ici. Beaucoup de nos clients sont francophones. Mais j’avoue que ça change. Notre chiffre d’affaires est en croissance, mais le pourcentage de clients francophones a un peu diminué au cours des dernières années. Plusieurs sont déménagés dans les secteurs d’Orléans ou de Vanier. Et pour ceux qui ont voulu rester avec nous, nous offrons la livraison jusqu’à Orléans et Kanata. Mais que nos clients soient francophones ou anglophones, et que nous soyons francophones ou non, je pense que les gens aiment venir ici pour l’ambiance et le service bilingue. Vous savez, se procurer des médicaments n’est pas comme se commander une pizza. Il faut que tu puisses t’exprimer pour que la personne te comprenne, et qu’elle te comprenne bien. C’est essentiel, c’est une question de santé. Si ton pharmacien ne te comprend pas, ou si tu ne comprends pas ton pharmacien, c’est frustrant et tu vas aller ailleurs. Le contact humain dans les soins de santé devient de plus en plus difficile à obtenir. Pour nous, ce contact humain est essentiel. Et j’aime être au coeur de l’action.

DG: Que voulez-vous dire par être au coeur de l’action ?

JB: En 1995, lorsque j’ai refait le design de la pharmacie ( qui se trouve maintenant à l’angle des rues Dalhousie et Murray ), j’ai voulu que le client aperçoive le pharmacien dès qu’il entre dans le commerce. Je ne voulais pas être à l’arrière, caché dans le fond, comme c’est le cas dans la plupart des autres pharmacies. Il n’y a pas de barrière ici, c’est un peu comme un aquarium. ( Rires ). Quand quelqu’un entre, je veux lui dire « bonjour ». Je veux être au coeur de l’action plutôt que d’être à l’arrière, caché de l’action.

Jason Maxwell et 1Clean Air: réussir à 25 ans

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Jason Maxwell et 1Clean Air: réussir à 25 ans

Pendant quelques secondes qui lui ont plutôt semblé des heures, le 23 novembre dernier, Jason Maxwell a senti le temps s’arrêter. Il venait d’apprendre que la Chambre de commerce de Gatineau lui décernait un prix Excelor pour son entreprise 1Clean Air, un commerce que lui a légué son père qui s’est éteint il y a cinq ans et dont l’anniversaire était justement le 23 novembre.

« Il devait être là, quelque part, s’est alors dit Jason Maxwell. On ne le voyait pas, mais il a dû être extrêmement fier. C’est certain qu’on pensait à ça et on dit qu’il nous a peut-être donné un coup de main pour y arriver. »

Ce moment-là, en plus de représenter une coïncidence invraisemblable, était une véritable « tape dans le dos » pour souligner le travail qu’a entrepris Jason Maxwell afin de reprendre et faire fleurir l’entreprise familiale. 

Au cours des cinq dernières années, 1Clean Air est passée de sept à 30 employés. « Le temps a complètement filé, on n’a rien vu passer. »

Au début, 1Clean Air offrait le nettoyage de tapis, et s’est tranquillement spécialisé dans le nettoyage de conduits d’air. Depuis, l’entreprise a fait l’objet d’une croissance exponentielle, notamment grâce à l’achat d’une seconde franchise, en 2015. 

L’humilité, c’est ce qui fait sa réussite, assure Jason. « L’une des clés de notre succès, c’est de ne pas laisser l’argent passer par-dessus les valeurs familiales. (...) Il ne faut pas oublier qu’on est tous égaux. L’argent, les décisions, le pouvoir, ça crée d’autres problèmes. Il faut rester humble. »

Un jeune homme accompli

À seulement 25 ans, Jason Maxwell a compris ce que bien des entrepreneurs prendront toute une vie à réaliser, à savoir que ce ne sont pas ses employés qui travaillent pour lui, mais bien lui-même qui est à l’oeuvre pour eux. 

Pouvoir offrir une bonne qualité de vie aux membres de son entourage représente pour le jeune dirigeant sa plus grande fierté. Autour de lui, on retrouve son frère, sa mère, sa conjointe, son cousin, son oncle et des amis de la famille. Bref, des gens à qui il est heureux de pouvoir offrir de bons salaires, des régimes de retraite et l’impression de faire partie d’une grande famille. 

Claude Hamelin: un homme d’ombre et de lumières

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Claude Hamelin: un homme d’ombre et de lumières

C’est en arrosant les quelques plantes qui décorent son lieu de travail, un espace ressemblant davantage à un petit bistro-bar sans clientèle qu’à un bureau d’affaires, que Claude Hamelin nous accueille à quelques pas de la rivière des Outaouais avec, sur sa gauche, ce qu’il convient d’appeler la Place des festivals Zibi.

Cet endroit, Claude Hamelin a pour mandat de l’animer à titre de consultant-relationniste pour son  « ami » Jeff Westeinde, celui qui préside aux destinées du vaste chantier résidentiel et commercial Zibi. Le Cirque du Soleil y a dressé son chapiteau à deux reprises, le Festibière de Gatineau y a déversé son houblon cuvée 2019 et, à compter de l’été prochain, les plus aventureux d’entre nous pourront y descendre en s’agrippant à la tyrolienne interprovinciale qui reliera Ottawa à Gatineau.

Danseur professionnel, animateur radiophonique, producteur de spectacles, chargé de cours à l’Université d’Ottawa, gestionnaire d’une agence de publicité, fondateur des Grands Feux du Casino du Lac-Leamy, repreneur du Rendez-vous des Saveurs et responsable de la venue du Cirque du Soleil à Gatineau, le promoteur touristico-culturel Claude Hamelin aura été tout ça et plus encore. Cet homme-orchestre aura joué de plusieurs instruments au cours d’une carrière s’échelonnant sur une quarantaine d’années. Aujourd’hui, outre son rôle chez Zibi, il est directeur général de la Société Place des festivals, un organisme externe à la Ville de Gatineau présidé par la conseillère municipale Louise Boudrias, il accompagne l’organisation des Grands Feux et il accepte des contrats à titre de consultant. 

Mais qui est-il au juste ? « Je me présente comme Claude Hamelin. Je n’ai pas besoin de dire lequel de ces chapeaux je porte. Les gens savent que je viens faire de la business. Je suis beaucoup de choses et c’est ça qui me sert dans la vie. J’ai un jeu de cartes dans les mains », répond-t-il en substance à ceux qui veulent le cantonner dans une seule boîte. « On dirait que j’ai jamais été capable de rester dans une boîte. Je voulais toujours défoncer les murs de cette boîte-là, en faire plus. »

S’il a brassé des millions de dollars, cet homme d’affaires se définit avant tout comme un artiste... de l’ombre. « J’aime dire que je suis musicien. Je joue rien d’excellent, mais je joue bien de pas mal toutes sortes d’affaires. Et aujourd’hui, un artiste, pour réussir, il faut qu’il ait un sens des affaires », claironne-t-il d’un même souffle.

Les Grands Feux 

De toutes ses réalisations, celle des Grands Feux du Casino du Lac-Leamy est certes la manifestation qui a forgé sa réputation. Nés en 1996, les Grands Feux colorent le ciel de la région, d’abord sur le site du lac Leamy, maintenant à partir du Musée canadien de l’histoire, sous les oh ! admiratifs d’étonnement d’une centaine de milliers de spectateurs annuellement.

« Quand j’avais mon agence de publicité, on a annoncé qu’un casino s’en venait au lac Leamy. Le maire de Hull, Yves Ducharme, voulait un événement à Hull. Et là, je suis parti sur l’idée d’étincelles, comme les feux d’artifices à Montréal », raconte Claude Hamelin.

La mise à feu n’a pas été facile, loin de là, se souvient celui qui a étudié en radio-télévision au Collège Algonquin d’Ottawa ainsi qu’en communications sociales à l’université Saint-Paul. « La première année a été extrêmement difficile, on a perdu 2 millions $. Les gens de Loto-Québec m’ont soutenu, ils ont eu confiance en moi. On a eu 2000 spectateurs le premier soir. Les gens se demandaient c’était quoi cette affaire-là. Quand ils ont réalisé c’était quoi, on avait 35 000 personnes sur le site le dernier soir. C’était beaucoup trop. On a eu toutes sortes de difficultés parce qu’on avait trop de choses à régler en un court laps de temps. Mais, on s’est dit que ça ne se pouvait pas que ça marche pas. »

D’entreprise privée au début, les Grands Feux sont devenus une organisation sans but lucratif qui est dirigée par Marc-Antoine Massicotte. Claude Hamelin a cédé gratuitement à l’équipe de M. Massicotte la gestion des Grands Feux.  « Ce qu’on a fait, c’est du jamais vu. On a fait du repreunariat avec ça. Quand j’ai décidé de laisser la place, on s’est dit que ça n’avait pas de bon sens d’abandonner une affaire qui marche. On a trouvé un jeune homme intéressé en Marc-Antoine Massicotte. On lui a cédé l’organisation de l’événement avec promesse de l’accompagner pendant trois ans. »               

Le Droit, un actif pour la région

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Le Droit, un actif pour la région

Comme le temps file. Il me semble qu’on vient tout juste de lancer le premier magazine Le Droit AFFAIRES. J’ai encore frais en mémoire le haut niveau d’excitation qui nous habitait en ce mois d’octobre 2016.

Pourtant, nous en sommes déjà à notre quatrième année de publication et à notre 33e numéro. Une édition bien spéciale à mes yeux puisqu’il s’agit de mon dernier à titre de président et d’éditeur du Droit.

En effet, l’heure de la retraite a sonné. La belle et stimulante aventure de la Coopérative Le Droit appartient désormais à la valeureuse équipe avec laquelle j’ai eu le privilège de travailler au cours des quatre dernières années et demie, équipe qui recèle toutes les qualités pour réussir cette transformation avec brio.

Ma grande confiance en l’avenir est aussi liée à l’existence même du magazine que vous lisez actuellement et qui a dynamisé le lien entre Le Droit et la communauté des affaires.

À la base, Le Droit a un important rôle de chien de garde de l’intérêt public à jouer. Aussi, il dérange quelquefois, mais il permet aux communautés qu’il dessert de prendre une plus juste mesure d’elles-mêmes, en mettant notamment en valeur leurs forces et leurs ambitions.

De nombreux entrepreneurs nous l’ont dit. Par ses portraits, ses entrevues, et ses dossiers, Le Droit AFFAIRES a généré une nouvelle confiance au sein du milieu des affaires de la région. Le constat que nous partageons à travers le magazine est à l’évidence percutant : que de talent, de créativité, de passion et de succès autour de nous ! Or la fierté de celles et ceux qui sont mis en valeur dans nos pages rejaillit sur l’ensemble, stimulant l’action et le dépassement.

Le Regroupement des gens d’affaires de la capitale et la Chambre de commerce de Gatineau l’ont vite reconnu et sont ainsi devenus des partenaires de premier plan.

Je suis convaincu que la réponse rapide et généreuse des entrepreneurs sollicités pour aider l’équipe à transformer Le Droit en coopérative s’explique largement par la nouvelle relation de confiance découlant de la publication du magazine et des 5@7 qui soulignent chaque parution.

Permettez-moi de conclure ce mot en remerciant chaleureusement les partenaires de la première heure qui ont permis au Droit AFFAIRES de rayonner, soit Gilles Desjardins ( Brigil ), Richard Ferland ( Banque Nationale ), Dany Ann Robichaud ( La Boîte juridique ), Alain Miroux ( Casino du Lac-Leamy ), Michel Parent ( Bel-Air Lexus ) et l’équipe des SADC. Merci à tous les autres qui se sont ajoutés et qui nous honorent de leur confiance.

Bon temps des Fêtes à tous et restez fidèle au Droit et à son équipe, un actif extrêmement précieux pour la région.

Rewind: retenir la main-d'oeuvre

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Rewind: retenir la main-d'oeuvre

Lorsqu’un général part pour la guerre, il veut revenir à la maison sans aucune perte humaine. C’est ce qu’ont réussi les deux généraux à la tête de Rewind à Ottawa. Sur le front depuis quatre ans, les cofondateurs Mike Potter et James Ciesielsk n’ont pas perdu un seul de leurs 31 soldats en cours de route. Au contraire, ils en rajoutent régulièrement.

Pas surprenant que Rewind ait été choisi pour une deuxième année consécutive comme un des 10 employeurs de choix dans la capitale nationale par l’Ottawa Business Journal. Pour Mike Potter, il s’agit de sa plus grande satisfaction depuis qu’il a lancé son entreprise en 2015.

« Les gens aiment travailler chez nous. Puis nous, on fait tout pour les garder. Et ça explique notre succès en bonne partie. C’est ma plus grande fierté. » Dans une industrie où la pénurie de main-d’œuvre fait rage, il s’agit de tout un exploit.

« J’aime la culture de l’entreprise », confie Marc Morinville, un ingénieur en logiciel qui travaille chez Rewind depuis un an et demi. « On sent que l’équipe de gestion tient à nous. Dans d’autres entreprises en démarrage, explique-t-il, on installe des tables de ping-pong, des petits restos, des sofas pour se reposer. Ici, il n’y a rien. On ne veut pas nous garder au travail au-delà de nos huit heures par jour. » 

« On encourage les gens à avoir une vie équilibrée, explique M. Potter. Après huit heures de travail, on veut qu’ils retournent chez eux, dans leur famille. » Et puis la compagnie se veut la plus flexible possible. « Des gens peuvent travailler de la maison. J’en ai un qui a déménagé en Colombie-Britannique parce qu’il adore le ski. Il travaille de là-bas », témoigne-t-il le plus simplement du monde.

Les employés chez Rewind ont droit à trois semaines de vacances par année. La boîte est fermée pendant le temps des Fêtes et à l’été, les quelque trente employés sont en congé un vendredi sur deux tout en conservant leur plein salaire.

Personne n’a quitté la compagnie depuis ses débuts en 2015, un fait plutôt rare dans ce monde de technologies en perpétuelle mutation.

« Une équipe stable, ça nous permet de grandir plus rapidement », selon Mike Potter, qui en est à son quatrième lancement d’entreprise.

La revue économique de l'année 2019 à Gatineau

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La revue économique de l'année 2019 à Gatineau

En cette période du temps des Fêtes, Le Droit AFFAIRES vous présente son « bas de Noël » garni de certains grands coups d’éclat ayant marqué le paysage entrepreneurial de la région en 2019 et ce, tant du côté d’Ottawa qu’à Gatineau. Au menu : projets d’expansion, venue de nouveaux joueurs, acquisitions, créations de nouveaux emplois, croissance exponentielle, etc.

L’ontarienne Sani Gear s’installe à Gatineau

L’entreprise ontarienne Sani Gear a pris de l’expansion à Gatineau, avec l’ouverture d’une deuxième succursale dans de nouveaux locaux situés dans l’Aéroparc industriel. Ce projet évalué à plus de 350 000 $ permettra de créer une vingtaine de nouveaux emplois dans la région. L’entreprise originaire de Kitchener en Ontario se spécialise dans l’entretien et le nettoyage des habits de combat des services d’incendie. Sani Gear pourra ainsi du même coup mieux desservir en français ses nombreux clients situés en sol québécois.

Le projet d’expansion de la Trappe à fromage

La construction de la nouvelle usine de la Trappe à fromage dans l’Aéroparc industriel a véritablement pris son envol cette année. Le projet d’expansion évalué à 3,5 M $ et dévoilé en 2018 permettra notamment à l’entreprise d’y centraliser ses opérations et de hausser sa production en plus de créer de nouveaux emplois.

Êtes-vous un meneur ou une menace?

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Êtes-vous un meneur ou une menace?

N’est pas leader qui veut. Dans certaines entreprises, obtenir une promotion est une question d’ancienneté et non de compétence. Parfois, un employé très bon dans son domaine peut n’avoir aucune compétence en gestion de ressources humaines. Et il y a aussi ceux à qui le pouvoir monte rapidement à la tête.

Le mauvais patron est celui ou celle qui s’attribue des pouvoirs qu’il n’a pas vraiment. Convaincu d’être entouré d’incompétents, il ou elle fourre son nez partout, demande des comptes et est habituellement assez désagréable au travail. Loin d’être un atout, il ou elle peut vite devenir un cancer au sein de l’entreprise. Ce tyran cache souvent sa propre incompétence derrière ses exigences envers les autres.

Savoir diriger

On admire le dirigeant d’entreprises qui réalisent de grandes choses. Faut-il pour autant qu’ils aient le fouet à la main? Qu’est-ce qui distingue un leader d’un mauvais patron? 

« Un leader dirige par la confiance, un mauvais patron le fait par la peur », indique Éric Joanisse, président de CLA Personnel. « Bien plus que le salaire, les relations toxiques conduisent plus d’un employé à changer de travail. Il est important pour le propriétaire d’une entreprise de s’assurer qu’il travaille avec son équipe et que ses subordonnés partagent sa vision. »

La revue économique de l'année 2019 à Ottawa

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La revue économique de l'année 2019 à Ottawa

En cette période du temps des Fêtes, Le Droit AFFAIRES vous présente son « bas de Noël » garni de certains grands coups d’éclat ayant marqué le paysage entrepreneurial de la région en 2019 et ce, tant du côté d’Ottawa qu’à Gatineau. Au menu : projets d’expansion, venue de nouveaux joueurs, acquisitions, créations de nouveaux emplois, croissance exponentielle, etc.

Une croissance fulgurante pour Assent Compliance

La compagnie ottavienne Assent Compliance s’est retrouvée sur la prestigieuse liste de 2019 du Technology Fast 50 de Deloitte, dans la catégorie des entreprises à la croissance la plus rapide au pays. Les revenus de la société qui développe des logiciels ont augmenté de 326% au cours des quatre dernières années.

Transport (1ère partie) Livraison de biens : la responsabilité de qui?

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Transport (1ère partie) Livraison de biens : la responsabilité de qui?

Dans les contes pour enfants, le Père Noël est responsable de livrer un cadeau à chacun en une nuit, sans jamais manquer son rendez-vous. Dans le monde des affaires toutefois, la réalité peut être bien différente. Rupture de stocks, intempéries, bien perdus ou endommagés durant le transport sont autant de coups durs contre lesquels les commerçants tentent de se prémunir.

Outre les règles générales relatives aux contrats, le Code civil du Québec prévoit des dispositions spécifiques régissant le contrat de transport, notamment celui du transport de biens. Liant l’expéditeur ou le destinataire et le transporteur, celles-ci régissent notamment la responsabilité découlant de la perte du bien transporté. Elles énoncent aussi les éléments qui doivent figurer à tout contrat de transport de biens : qui paie les frais de transport? Quel produit sera transporté? Quels sont la quantité, le poids et sa condition? Quels sont l’endroit et la date de livraison? Toutes ces informations doivent s’y retrouver.

Lors d’un transport d’un pays à un autre, des frais de douanes peuvent s’ajouter aux frais généraux et le taux de change est un élément à prendre en considération. Il incombe généralement au destinataire de se renseigner auprès des autorités fédérales compétentes à ce sujet, afin d’éviter les mauvaises surprises. 

Responsabilité et obligations de chacun

Bien que certains éléments puissent paraître banals ou évidents, il demeure que pour tout bien devant faire l’objet d’un transport, l’expéditeur a la responsabilité de décrire correctement l’objet, son état, sa valeur ainsi que toutes informations relatives à son poids et dimensions afin qu’un bon de livraison, appelé « connaissement », puisse être établi par le transporteur. Il doit également s’assurer d’emballer le bien de manière à ce qu’il soit raisonnablement protégé du bris lors d’un transport conventionnel. L’adresse de retour et celle du destinataire doivent figurer sur le colis ou le bordereau de transport.

Quant à lui, le transporteur est tenu de transporter le bien, sauf s’il peut s’en libérer pour un motif sérieux (bien dangereux, illégal, etc.). Il conserve une copie du bon de livraison et il en remet copie tant à l’expéditeur qu’au destinataire. Il est tenu d’assurer la livraison du bien et la remise au destinataire. Le transporteur assume alors les risques liés au bien à partir du moment où il en prend possession, et ce, jusqu’à la livraison à la destination prévue au bordereau. Il est donc responsable de la protection du bien contre le vol, la perte, le bris total ou partiel sous certaines conditions, sous réserve de la valeur déclarée dudit bien.

Certaines exceptions permettent au transporteur de se soustraire à cette obligation. Par exemple, un bien ayant péri en raison d’une force majeure (tornade, guerre, etc.) ou en raison de l’emballage insuffisant pour en assurer la conservation. De même, un bien dont la durée de vie normale est atteinte au cours du transport ne sera pas couvert par les garanties habituelles. Ajoutons que le transporteur devrait toujours valider l’état du bien au moment de sa prise de possession afin de pouvoir se décharger d’une responsabilité conséquente, le cas échéant.

Frank Buckshot: l’entrepreneur autochtone qui fait rayonner la région

Magazine Affaires

Frank Buckshot: l’entrepreneur autochtone qui fait rayonner la région

« Ton voisin est ton miroir. » Ce proverbe prend tout son sens lorsqu’il est question de Frank Buckshot, qui vient de remporter le prix d’excellence CANDO comme entrepreneur autochtone de l’année au Canada.

Depuis la fenêtre de son entreprise de pièces et d’accessoires automobiles Bucks Auto Parts, Frank Buckshot, qui y travaille aux côtés de son fils Andrew, peut parfois apercevoir sa fille, Amanda. Cette dernière est la gérante de son autre entreprise, le commerce d’articles sportifs Bucks Sports Shop, situé en face de son commerce du 69, rue Kichi Mikan ( route 105 ), à Maniwaki. Ce sont eux, des passionnés de l’entrepreneuriat comme leur père, qui prendront la relève des commerces. 

Sans le soutien d’Amanda, d’Andrew et de sa femme Marie, qui gère toutes les opérations des entreprises, M. Buckshot avoue que son succès ne serait sûrement pas aussi important. « Je ne me serais pas lancé en affaires comme ça. La famille m’aide beaucoup. »

Lorsqu’il a su qu’il était le récipiendaire du prix d’excellence comme entrepreneur autochtone de l’année du Council for the Advancement of Native Development Officers (CANDO), M. Buckshot est tombé des nues. « Trois-cents commerçants autochtones de partout au Canada participaient au concours. J’ai eu l’appel au téléphone pour dire que j’étais un des deux finalistes, et là, je suis resté bête, j’étais bien content. Avec ma famille, on n’y croyait pas. »

Les Sénateurs sur mesure!

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Les Sénateurs sur mesure!

La région de la capitale nationale a le privilège de compter une équipe de la LNH. Vous aimeriez inviter vos contacts d’affaires ou vos employés à assister à quelques matches dans une formule différente deas billets de saison?Les Sénateurs d’Ottawa vous proposent l’avantageuse carte Omni!

Omni, c’est un forfait personnalisé pour vous, qui vous donne accès à des zones privées pour assister à un match et qui offre des avantages reflétant vos besoins et vos attentes.

La Terrasse Molson au niveau 200 est parfaite pour les groupes plus jeunes qui veulent faire la fête. 

Le Lounge Brookstreet offre un buffet gastronomique suivi de sièges pour le match avantageusement situé pour suivre l’action de prêt.

Le Club Bell, propice au réseautage, est l’endroit parfait pour impressionner vos clients dans un décor distingué, avec cuisine gastronomique.

Centraide Outaouais: un pont entre les affaires et la communauté

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Centraide Outaouais: un pont entre les affaires et la communauté

En septembre dernier, Centraide Outaouais lançait sa 75e campagne de financement. D’abord nommé la Fédération des Oeuvres de charité de Hull, en 1944, cet organisme avait comme mission d’aider les soldats canadiens de la région et leur famille ou encore, les gens atteints de la tuberculose.

Depuis, la raison d’être de Centraide Outaouais a bien changé. Mais sa mission demeure la même: aider les plus démunis et les plus vulnérables de la communauté. Et sa présence et son leadership sont plus que jamais essentiels alors que la faim, l’itinérance, l’isolement, le décrochage scolaire ou la détresse psychologique touchent une personne sur sept en Outaouais.

Chaque année, Centraide Outaouais appuie 84 organismes répartis aux quatre coins de la région. L’an dernier, grâce aux sommes recueillies, Centraide a pu aider plus de 64 000 personnes.

Nathalie Lepage est directrice générale de Centraide Outaouais depuis 2012, une année où cet organisme vivait des moments difficiles et ne parvenait plus à atteindre ses objectifs annuels. Elle a cependant réussi à redresser la barque et Centraide Outaouais vogue aujourd’hui sur des eaux beaucoup moins houleuses.

DENIS GRATTON : Comment va la campagne de financement cette année ?

NL : De façon générale, ça va bien. C’est certain qu’on repart toujours à zéro. Mais on a de belles campagnes en milieu de travail qui vont très bien, alors qu’on a certains défis ailleurs, comme dans le domaine forestier, par exemple, avec les fermetures chez Fortress et Planchers Lauzon. Habituellement, ces employés donnent et les entreprises offrent des dons corporatifs. Mais dans ces situations-là, c’est évidemment difficile pour eux. Donc, on est un peu à la merci des imprévus. On fait beaucoup de développement cette année avec notre président de campagne, Bob Rioux, qui accomplit un travail formidable. Il faut toujours se renouveler et aller chercher de nouveaux donateurs afin qu’on puisse être moins affectés lorsque des situations comme celle dans le domaine forestier surviennent.

DG : Près de 50% des fonds recueillis par Centraide Outaouais proviennent de la fonction publique fédérale. Comment les difficultés engendrées par le système de paie Phénix vous ont-elles touché au cours des dernières années ?

NL : Il y a eu beaucoup de coupures au fédéral et plusieurs sont partis à la retraite. Ça nous a clairement affecté parce que nos plus gros donateurs sont les fonctionnaires qui sont là depuis longtemps. Tu donnes et, chaque année, tu donnes un peu plus. Donc lorsque t’arrives en fin de carrière et que t’appuies une cause comme Centraide, tu donnes généralement plus qu’en début de carrière. Mais ces gens-là se sont mis à partir à la retraite en grand nombre et c’est certain qu’on a vu un impact. En ce qui a trait à Phénix, quand c’est arrivé, on pensait que le pire était passé pour nous. Nous étions déjà dans une période de décroissance et ç’a continué. Est-ce juste à cause de Phénix ? C’est difficile à dire. Mais c’est sûr que certains n’ont pas donné à Centraide en se disant: « je ne veux pas toucher à ma paye parce que ça pourrait l’affecter ». Par contre, d’autres ont choisi de donner autrement que par un prélèvement sur leur paye. Et lorsqu’on regarde nos chiffres de décroissance, ç’a décru, oui, mais pas plus que les années précédentes. Et en 2017-2018, on a commencé à revoir une croissance dans la campagne du fédéral. Et on espère que cette tendance se poursuivra cette année.

DG : L’environnement philanthropique a beaucoup changé depuis l’arrivée de l’internet. Aujourd’hui, pratiquement n’importe qui peut lancer une campagne de sociofinancement en ligne. Comment réussissez-vous à vous démarquer vis-à-vis de cette nouvelle réalité ?

NL : La philanthropie est en évolution, c’est sûr. C’était ma fête la semaine dernière et Facebook m’a invitée à partir une campagne de sociofinancement. Ça vient de partout. Donc c’est certain qu’il faut trouver une façon de tirer notre épingle du jeu comme organisation qui est là depuis longtemps. Il faut s’adapter, repenser nos stratégies et trouver de nouvelles idées. Ce qu’on constate, c’est qu’il faut segmenter davantage nos messages selon les groupes d’âge. Ce qu’on constate aussi, c’est que les jeunes professionnels veulent s’associer à une cause en participant à une activité ou à un défi. Donc nous sommes beaucoup plus dans les événements et les défis de toutes sortes. Au cours des dernières années, à l’initiative de Benoît Lauzon de notre cabinet de campagne, on a commencé les déjeuners des élus dans Papineau. On compte sept restaurants qui, la même journée, offrent des petits-déjeuners au profit de Centraide Outaouais. L’an passé, il y en a eu un à Gatineau. Cette année, nous en avons quatre à Gatineau. Ça prend une certaine ampleur et ça permet aux élus d’être en lien avec leurs citoyens tout en permettant à Centraide une belle visibilité. 

DG : Est-ce que la pénurie de main-d’oeuvre vous touche directement ?

NL : On le voit. Une entreprise peut dire « on va organiser une campagne », mais si les personnes qui doivent faire la sollicitation au sein de cette entreprise ne peuvent être libérées parce qu’elle sont surchargées de travail, ça devient difficile. Tout comme elle nous affecte dans notre recrutement. On cherche un directeur des finances depuis un certain temps, mais nous sommes incapables d’en trouver. Trois processus de dotation n’ont pas été concluants. On a fait des entrevues avec des gens sur-qualifiés qui refusent le salaire qu’on offre, et d’autres avec des gens sans aucune expérience. On travaille maintenant avec une firme externe qui nous donne un coup de main à ce niveau.

DG : Pouvez-vous imaginer l’Outaouais sans la présence de Centraide ?

NL : Il manquerait certainement quelque chose parce que les organismes pour lesquels on amasse de l’argent chaque année ne seraient pas capables individuellement d’aller chercher ces sommes-là. Leur mandat est d’offrir des services aux gens dans le besoin. Nous, notre expertise, c’est d’amasser l’argent nécessaire pour eux. Centraide Outaouais est le pont entre le milieu des affaires et le milieu communautaire. Et à ma connaissance, il n’y a pas d’autres organisations qui ont cette capacité de faire ce lien et de mobiliser les gens.

La mission d'ISDP: développer les athlètes de demain

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La mission d'ISDP: développer les athlètes de demain

Innovation, solution, développement et performance, voilà les champs d’expertise de la nouvelle entreprise gatinoise d’entraînement et de développement sportif ISDP, située au 675, rue Vernon.

Équipée de deux simulateurs de golf, de quatre allées de glace synthétique, d’un tapis roulant pour patins, de trois allées de baseball et d’une zone de circuit d’entraînement sur gazon synthétique, l’entreprise dont l’ouverture officielle a eu lieu le 26 octobre est prête à faire sa place sur le marché de l’entraînement sportif de la région.

Le propriétaire d’ISDP, Jean-François Ruel, reconnaît que sa vision du projet a beaucoup évolué depuis l’idée initiale, qui lui vient d’ailleurs de ses enfants alors qu’il les accompagnait dans leurs multiples activités sportives.

« J’ai analysé tous les scénarios possibles. Quand on se concentre sur uniquement un sport, on devient victime des saisons. Certains sports ont des ‘peaks’ dans certaines saisons plutôt que d’autres. Je cherchais une façon d’attirer la clientèle à l’année. Alors j’ai réuni tous ces sports sous un même toit. »

Le mandat de l’entreprise est d’offrir un espace d’entraînement sportif qui permet autant de développer les performances d’athlètes que d’aller pratiquer son sport favori par plaisir.

« On veut que les athlètes viennent se développer, mais on veut surtout qu’ils aient du plaisir. C’est ça le sport, on devrait toujours s’amuser. Le développement fait partie de notre mission, mais pour l’instant ce qui compte c’est que les gens viennent ici pour vivre un bon moment. »

Campagne de capitalisation: Mission accomplie!

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Campagne de capitalisation: Mission accomplie!

La campagne de capitalisation Des Ailes pour Elles d’Option Femmes Emploi prendra fin en décembre 2019, soit deux années avant l’échéance initialement prévue. Au moment de sa fermeture, le fonds aura atteint une capitalisation de 250 000$.

Depuis sa mise en place en décembre 2017, Des Ailes pour Elles a permis d’accorder des microprêts allant jusqu’à 20 000$ pour le démarrage ou le développement d’entreprises à près d’une dizaine de femmes entrepreneures dans la région. D’autres sont en processus de réalisation.

«L’argent peut servir autant pour la création d’un site web, pour un portfolio, pour l’acquisition de matériel que pour servir de levier pour obtenir un prêt d’une institution financière», explique la présidente de la campagne, Nancy Raymond, propriétaire de Steamatic Canada à Gatineau. «Les bénéficiaires sont des femmes qui veulent démarrer un projet d’entreprise et contribuer à l’économie de la région, et qui rencontrent des obstacles. Elles ne veulent pas échouer et font tout en leur pouvoir pour réussir. Le taux de remboursement de nos prêts atteint les 90%», se réjouit-elle.

Flirter avec le succès

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Flirter avec le succès

Le 26 novembre dernier avait lieu le concours GO PITCH 2019 du Programme de mentorat pour entrepreneurs de la Chambre de commerce de Gatineau, en conclusion d’une formation sur le pitch de vente de l’École des entrepreneurs du Québec-Outaouais. Les entrepreneurs qui le désiraient avaient 60 secondes pour présenter leur entreprise devant public et jury. Le gagnant est l’entreprise startup Flirt Kombucha.

Le kombucha, c’est un mélange de thé, de sucre et d’eau qu’on fait fermenter et auquel on ajoute des bactéries (comme un yogourt) et de la levure. Cette boisson pétillante contient quatre fois moins de sucre que le cola, qu’elle remplace donc avantageusement.

L’accélérateur de la francophonie en Ontario

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L’accélérateur de la francophonie en Ontario

Un nouveau programme de déploiement pour les entreprises voulant percer avec des marchés francophones est désormais offert en Ontario.

Lancé en collaboration par le Conseil de la coopération de l’Ontario ( CCO ) et la Société économique de l’Ontario ( SÉO ), l’Accélérateur F  vise notamment à accompagner les petites et moyennes entreprises pendant une période de trois mois vers le développement de leur marché dans un nouvel espace de la francophonie.

«  Si par exemple une entreprise établie en Ontario souhaitait se développer en France ou en Belgique, on va lui donner des contacts ou encore lui offrir du coaching à travers ce programme d’accélération pour qu’elle puisse se développer dans ces marchés-là, explique le directeur général du CCO, Julien Gérémie. De la même façon, une entreprise étrangère qui voudrait se développer en Ontario pourrait faire affaire avec notre programme. On a déjà des demandes d’entreprises du Burundi, du Rwanda, de la Côte d’Ivoire, du Maroc et de la France qui souhaitent se développer dans un espace francophone canadien comme en Ontario ou au Québec par exemple. »

Qu’est-ce qui définit une entreprise « francodynamique »  ?

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Qu’est-ce qui définit une entreprise « francodynamique »  ?

Mais qu'est-ce qui définit une entreprise «francodynamique» ?

«  C’est une entreprise qui utilise la francophonie comme un atout, comme un avantage concurrentiel, indique le directeur général du Conseil de la coopération de l'Ontario, Julien Gérémie. En l’occurrence, c’est un avantage concurrentiel pour accéder à de l’expertise et à des marchés supplémentaires. Ce n’est pas nécessairement une entreprise qui offre des services en français, ou dans laquelle on parle français. Ça pourrait, par exemple, être une entreprise anglophone de l’Ontario qui voit de l’intérêt à travers l’expertise qu’on a dans les territoires de la francophonie.  »

Selon M. Gérémie, ce programme bilingue offert en ligne permettra d’une certaine façon de changer les perceptions de la francophonie en Ontario.

«  L’idée est venue en grande partie par le besoin de démontrer que la francophonie en Ontario ne doit pas seulement être perçue comme un fardeau, comme ce l’est parfois par certains gouvernements, affirme-t-il. C’est de montrer que la francophonie est une communauté partenaire du développement économique de la province et qu’elle joue un rôle dans la création d’une meilleure Ontario. On n’est pas juste là pour recevoir des subventions et avoir des activités culturelles, ce qui est très bien aussi, mais on a également une carte à jouer lorsque vient le moment de développer des échanges économiques.  »

«  On a aussi un besoin de diversifier le portrait économique de la province, insiste le directeur général du CCO. Quelque chose qu’on regarde de très près en ce moment, c’est la dépendance du commerce international de l’Ontario avec les États-Unis. Parfois c’est bien, mais d’autres fois c’est très occupant, dépendamment du moment de l’année et de la conjonction économique mondiale. Ce qu’on cherche donc à faire ici, c’est de diversifier les partenaires de l’Ontario et de montrer que la francophonie est un partenaire dans cette diversification.  »

La première cohorte de l’Accélérateur F arrivera en janvier 2020 et sera composée d’environ six entreprises.

«  On veut que le processus soit interactif et très personnalisé pour les entreprises parce que beaucoup de paramètres devront être pris en considération pour s’ajuster, par exemple, au niveau des secteurs d’activité de chacun.  »

Les inscriptions à l’Accélérateur F se termineront au début de janvier prochain.

Parkinson Outaouais

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Parkinson Outaouais

CHRONIQUE - PHILANTHROPIE / Chaque mois, Le Droit AFFAIRES vous propose de découvrir une cause, une fondation, un organisme caritatif qui redonne à la communauté. Dans cette édition, il vous présente la Société Parkinson de l’Outaouais, un organisme à but non lucratif qui vient en aide aux personnes atteintes du Parkinson, ainsi qu’à leurs proches.

Quel est votre plus grand défi?

Les statistiques démontrent que 1 200 personnes sont atteintes de la maladie de Parkinson dans la région et nous réussissons à rejoindre un peu plus de 10% de celles-ci. Notre plus grand défi est de faire connaître notre organisme, notre mission et nos services à toutes les personnes atteintes de la région ainsi que leurs proches aidants en les incitant à participer à nos activités hebdomadaires, ponctuelles et annuelles. Les postes de président et de vice-président au sein du conseil d’administration seront à combler en mars 2020. Nous invitons toute personne intéressée à nous contacter. Il nous fera plaisir de fournir plus d’information concernant l’implication de ce bénévolat.

De quelle façon votre campagne de financement se démarque-t-elle ?

Il y a le Parcours Parkinson, un événement provincial qui se déroule dans plusieurs villes du Québec les fins de semaine du mois de septembre. Toute la population de l’Outaouais est invitée à se joindre aux milliers de personnes qui se mobilisent afin d’amasser de l’argent pour maintenir et améliorer les services offerts aux personnes vivant avec le Parkinson et les proches aidants. En outre, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et leurs familles se donnent le défi de marcher cinq kilomètres ou un kilomètre ( pour les personnes à mobilité réduite ). Tous les dons servent à financer les services directs de soutien offerts par Parkinson Outaouais. En 2019, le Parcours Parkinson Outaouais a réuni 295 participants, 21 commanditaires, 51 bénévoles et a permis d’amasser plus de 34 000 $. Il y a aussi la vente de gâteaux, un autre événement provicial lors duquel les membres de Parkinson Outaouais et leurs familles unissent leurs efforts pour vendre des gâteaux aux fruits. Plusieurs d’entre eux sollicitent leur entourage ou encore installent des kiosques dans les bazars et foire de Noël. En 2018, 1110 gâteaux ont été vendus pour un revenu net de 6 800 $.

Pourquoi appuyer votre cause ?

La maladie de Parkinson étant une maladie neurodégénérative, il est important pour notre organisme d’assurer à nos membres et à leur entourage l’accès à des moyens et à des services pouvant répondre à leurs besoins. L’adhésion gratuite à notre organisme permet d’obtenir du soutien et du réconfort, et aussi de participer à des activités physiques, sociales, informatives et éducatives.

Pour joindre Parkinson Outaouais, il faut composer le 873-660-1221 ou écrire à outaouais@parkinsonquebec.ca. On peut aussi visiter le site web parkinsonoutaouais.ca.

Martin Lalonde
Les dangers de la diversification

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Les dangers de la diversification

CHRONIQUE - FINANCES / Le plus grand investisseur de tous les temps, Warren Buffett, en a fait sourciller plus d’un lorsqu’il a donné son opinion personnelle sur la diversification : « La diversification est une protection contre l’ignorance. Ça fait très peu de sens pour ceux qui savent ce qu’ils font ».

Et Buffett est loin d’être seul dans son camp. Plusieurs des plus grandes fortunes, comme George Soros ou Bernard Baruch, défendent les vertus d’un portefeuille concentré. Il est, selon eux, très difficile de bien suivre plusieurs dizaines de titres boursiers simultanément. Et il est certainement plus attrayant d’investir dans sa deuxième meilleure idée que dans sa trentième.

Le plus grand argument en faveur de la diversification est la protection contre le risque de baisse d’une position particulière. En achetant plusieurs titres, les gains et pertes s’annulent et la performance totale du portefeuille devrait être en ligne avec celui du marché en général. Il est heureusement de plus en plus facile pour un investisseur de choisir son camp et de s’assurer de ne pas se retrouver parmi les victimes d’un système financier axé sur les profits des grandes banques et compagnies d’assurances.

Ainsi, un investisseur qui veut maximiser son rendement potentiel doit favoriser une gestion active et un portefeuille concentré différent de l’indice de référence. En 2006, Cremers et Petajisto, de la Yale School of Management, ont introduit la notion de « partie active » ( Active Share ), une nouvelle méthode aidant à déterminer le degré de gestion active d’un portefeuille. Ils ont étudié le rendement de 2 650 fonds de placement entre 1980 et 2003 et ils sont arrivés à la conclusion que la partie active prédit significativement la performance des fonds. Ceux ayant une partie active de plus de 80% surperforment les indices d’environ 2,5% avant les frais et d’environ 1,5% net de frais.

Malheureusement pour les investisseurs canadiens, les grands fonds distribués par les banques et compagnies d’assurances ont pour la plupart une minuscule partie active. La conséquence évidente est une sous-performance vis-à-vis de l’indice de référence, et ce même avant des frais de gestion souvent exorbitants.

Pour un investisseur qui favoriserait la diversification pour des raisons personnelles, il existe heureusement une solution idéale : Les fonds négociés en bourse ( FNB ou ETF en anglais ). Ces produits imitent les positions des indices de référence à des frais minimes, souvent moins de 0,5%.

Il existe donc sur les marchés trois types d’investisseurs :

1 )    Les gagnants potentiels qui favorisent une gestion active avec une partie active importante et pour qui le rendement est une donnée précieuse. 

2 )    Les gagnants potentiels qui utilisent les fonds négociés en bourse et pour qui des frais minimes et une diversification sont des considérations sérieuses.

3 )    Des perdants potentiels qui se font vendre des fonds mutuels distribués par les banques et compagnies d’assurances canadiennes et pour qui les frais et le rendement ne sont pas importants.

À vous de choisir votre camp !

Notre chroniqueur Martin Lalonde est président de la firme Les Investissements Rivemont, une institution financière spécialisée en gestion de portefeuilles établie à Gatineau.

Pierre Jury
Ottawa se démarque sur la scène canadienne

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Ottawa se démarque sur la scène canadienne

CHRONIQUE - SCÈNE CULINAIRE / Il y a quelques semaines, Ottawa accueillait huit restaurants pour la finale régionale du Grand Party de Cuisine, une nouvelle mouture des Gold Medal Plates. Reste à savoir si ce Grand Party de Cuisine retiendra l’attention mais l’événement comme tel, un grand concours national de restaurants, est là pour demeurer.

C’est le jeune chef Ian Carswell, du Black Tartan Kitchen, qui a remporté l’édition 2019. Je n’avais jamais entendu parler de cet établissement assez nouveau sur la scène culinaire à Ottawa. Mais d’Ian Carswell, j’avais déjà ouï dire qu’il avait été sous-chef chez Absinthe, le plus français des restaurants d’Ottawa, avec Patrick Garland à la barre. Pour une cuisse de canard confite ou un simple steak-frites, vous m’en donnerez des nouvelles.

L’événement se tenait à l’école de cuisine Cordon Bleu, rue Laurier, à Ottawa, et à peine 150 convives avaient pu acheter des billets. 

Cela fait différent de ce même happening qui avait lieu au Centre des congrès d’Ottawa, rebaptisé Centre Shaw, ces dernières années. Pas moins de 400 personnes y jouaient du coude.

Mais ce ne sera que partie remise. Car Ottawa s’est suffisamment illustré avec son édition du Grand Party de Cuisine-Gold Medal Plates pour voler la finale nationale à Kelowna, où elle se tenait depuis huit ans.

« Vancouver, Calgary et Toronto sont nos plus grands événements et il n’était pas question de les déranger pour la finale, m’a raconté Karen Blair, co-fondatrice des Gold Medal Plates, il y a bientôt 12 ans. Alors nous avons pensé à Ottawa, et nous nous sommes commis pour trois ans. »

La finale nationale a lieu toutes les fins janvier et regroupe les vainqueurs de toutes les éditions locales, une dizaine d’équipes de chefs en tout. Elle se déroule sur trois jours. Il y a un concours culinaire à chaque jour.

Le vendredi soir, les chefs et leur brigade servent le plat de dégustation qui a gagné leur finale respective. C’est déjà très bien commencé car chacun des chefs s’est vraiment démené pour remporter sa finale locale.

Ian Carswell, par exemple, avait servi un morceau de longe d’agneau en croûte de sarrasin, du rutabaga grillé, un pierogy d’agneau et un minuscule pâté de style écossais. Le tout était monté avec finesse. Si vous vous rendez à l’événement du vendredi, vous pourrez le goûter !

Le concours du samedi est plus traditionnel, pour les chefs on s’entend. Ils doivent préparer un repas à partir d’ingrédients secrets, contenus dans une boîte noire.

Et le dimanche, la dizaine de chefs prépareront une autre entrée à partir d’ingrédients qu’ils auront acheté sur place les jours avant.

Un panel relevé, auquel participe l’ex-chroniqueure de restaurants du Ottawa Citizen, Anne DesBrisay, jugera de chacune des étapes et le meilleur sur l’ensemble des trois jours est couronné chef de l’année.

Vous ne connaissez pas les chefs participants ? Qu’à cela ne tienne. Sachez juste que Yannick LaSalle, chef des Fougères à Chelsea, vainqueur l’an dernier, et Marc Lépine, chef-propriétaire du chic restaurant de style moléculaire Atelier, à Ottawa, qui lui l’a emporté deux fois. Ce dernier est d’ailleurs le seul à avoir réussi le coup. Alors si vous ne les connaissiez pas avant, sachez que vous allez les connaître après !

Isabelle Rhéaume
Dominique Levesque, la créatrice de bonheur

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Dominique Levesque, la créatrice de bonheur

C’est en 2000 que la designer Dominique Levesque a ouvert son premier salon de la mariée. Elle a vite réalisé qu’elle aimait travailler avec les femmes qui étaient à la recherche de robes de mariée ou de robes de bal parce qu’elles représentent de beaux moments dans leur vie. L’entreprise a depuis pris de l’expansion et est au service des femmes de la région des deux côtés de la rivière.

Après avoir obtenu son diplôme et travaillé pour le designer bien connu Richard Robinson et habillé l’élite d’Ottawa, Mme Levesque s’est lancée en ouvrant une première boutique sur la rue Notre-Dame à Gatineau. Le salon de la mariée y a encore pignon sur rue. Sept ans plus tard, un compétiteur situé sur la rue Carling ferme ses portes et c’est à ce moment que la designer saisit l’occasion et y ouvre sa deuxième boutique.

Deux boutiques, deux concepts

À ses tout débuts, Mme Levesque se consacrait aux robes de mariée fabriquées sur mesure. Réalisant que ce type de robe ne convenait pas à toutes les bourses et voulant diversifier sa clientèle, elle a commencé à offrir des robes d’autres designers et à introduire les robes de bals et de filles d’honneur. Chaque boutique a maintenant sa clientèle. La boutique d’Ottawa est consacrée aux commandes spéciales qui doivent se faire plusieurs mois à l’avance avec des robes provenant de designers de partout dans le monde et de collections plus exclusives. Celle de Gatineau est consacrée aux surplus de stock permettant de magasiner des robes des saisons précédentes à prix réduit. « Il est beaucoup plus facile pour les clientes, selon leurs besoins et leur budget, d’avoir tout sous le même toit », constate Mme Levesque.

Ne délaissant pas ses premiers amours, Mme Levesque est en train de compléter un deuxième certificat en design de mode de l’Université Yorkville. Elle crée encore des microcollections, avec des pièces plus dispendieuses, à raison d’une par année. Elle vient d’en créer une pour les robes de bal et ce sera au tour des robes de mariées en 2020. Elle fait aussi des retouches sur certaines robes. Le travail qu’elle ne peut faire elle-même, par manque de temps ou parce que ça nécessite une expertise particulière, est envoyé à d’autres couturières expérimentées.

Conseils

Mesdames, à moins de vouloir acheter une robe de mariée, de bal ou de fille d’honneur « off-the-rack », vous devez vous y prendre à l’avance.

Les commandes pour les robes de mariée peuvent prendre jusqu’à six mois pour arriver et il faut se laisser entre quatre et six semaines pour les retouches.

Le meilleur moment pour magasiner sa robe de bal est entre la mi-novembre et le mois de février. Point important, les boutiques Dominique Levesque ne vendent jamais la même robe à deux finissantes de la même école..

D’Aylmer… jusqu’à la tête de Telesat

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D’Aylmer… jusqu’à la tête de Telesat

Michèle Beck vient du quartier du parc Champlain, à Aylmer, a fait ses études secondaires à la polyvalente Grande-Rivière, est devenue ingénieure en 1987 et elle vit toujours dans la région de la capitale nationale. Son époux est également ingénieur en électricité et leurs deux filles, eh bien oui, étudient en génie électrique !

Depuis 2013, elle est vice-présidente des ventes de Telesat en Amérique du Nord, où la compagnie effectue 80% de ses ventes.

Aujourd’hui, Mme Beck se sert de ses expériences en ingénierie pour vendre les avantages du nouveau projet LEO. « La transmission satellitaire, c’est un marché en pleine croissance. Pensez seulement au monde de l’aviation ou de la navigation, les bateaux de croisière par exemple, où les clients veulent rester branchés. »

La tâche s’annonce difficile car Telesat affronte des géants comme Space X, proprieté d’Elon Musk, le même à l’origine des voitures électriques Tesla, dans la course aux services satellitaires.

« Moi je veux que ça soit un grand succès », lance avec détermination Mme Beck.

Michèle Beck, celle qui voit loin

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Michèle Beck, celle qui voit loin

L’entreprise vient d’avoir 50 ans. Presque milliardaire, elle est toujours aussi ambitieuse : son regard est constamment tourné vers les étoiles.

Telesat Canada, joyau canadien des communications par satellites, a beau avoir atteint le demi-siècle d’existence, elle veut continuer d’être celle qu’elle a toujours été : une première de classe dans l’espace.

« On se réinvente », clame fièrement la vice-présidente des ventes en Amérique du Nord pour Telesat, Michèle Beck. La compagnie d’Ottawa, qui possède 16 satellites autour de la planète, est à un tournant majeur de son histoire : elle veut en ajouter 300 autres pour fournir des services Internet à haute vitesse dans toutes les parties du globe.

« Nos satellites sont présentement en orbite à 35 000 kilomètres de la terre. Avec notre nouveau projet, on sera à 1000 kilomètres seulement. La vitesse de transmission sera largement augmentée », précise-t-elle.

Ce projet, il s’appelle LEO. Il s’agit d’une constellation de quelque 300 satellites qui seront placés à basse orbite terrestre. Sa mise en service est prévue dans trois ans. Les premiers satellites LEO seront mis en orbite par les fusées de la compagnie Blue Origin, propriété de Jeff Bezos, fondateur d’Amazon.

« On voudrait être les premiers à utiliser cette méthode de transmission des données », explique Mme Beck, une ingénieure de formation qui cumule 32 ans de carrière dans le monde des télécommunications.

Telesat l’innovante

Les primeurs, Telesat les accumule. En 1972, l’entreprise a lancé Anick A1, le premier satellite domestique de communication nationale en orbite géostationnaire au monde. Elle a été la première à offrir en Amérique la télévision en haute définition. Elle fut également le premier fournisseur de services Internet (ISP) par satellite.

Léguer son entreprise, un défi

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Léguer son entreprise, un défi

Nombreux sont les gens d’affaires, notamment en région rurale, qui ont des difficultés à vendre leur entreprise tout en assurant sa pérennité. Les Sociétés d’aide au développement des collectivités ( SADC ) ont développé un nouveau programme pour aider à assurer la relève d’entreprises et « pour faire connaître l’urgence de cet enjeu-là ».

Trente-quatre pour cent des entrepreneurs des régions rurales de l’Outaouais ont l’intention de prendre leur retraite dans les trois prochaines années, révélait une étude réalisée en 2017 et portant sur le profil et les besoins des entreprises du territoire des SADC de l’Outaouais.

Il fallait donc trouver une façon de rendre service à ceux qui envisagent de vendre leur entreprise, mais aussi à ceux qui ont des projets d’acquisition d’une entreprise. De là est né le programme de relève d’entreprise des SADC de l’Outaouais. 

Cette offre de service s’adresse tant aux cédants qu’aux repreneurs. En plus d’offrir les outils nécessaires pour la sélection du repreneur, la SADC fait aussi l’accompagnement technique et peut subvenir à certains besoins financiers pour soutenir les entrepreneurs. 

Préparer son projet

Tous ces besoins sont inscrits dans une banque de données, incluant autant les vendeurs que les acheteurs, afin de créer des maillages entre les deux. L’objectif principal est d’éviter qu’un nombre trop élevé de commerçants ne ferment boutique. «On veut garder en activité les entreprises de notre territoire. Il n’y en a pas autant qu’en milieu urbain, alors elles sont importantes pour nous, et avant qu’ils ne se découragent parce qu’ils ne trouvent pas de relève, on veut travailler avec ces gens-là. Souvent, ce sont des commerces de proximité, des commerces importants pour notre économie locale, surtout en milieu rural », souligne la directrice générale de la SADC Papineau-Collines, Mélissa Bergeron. 

Cette dernière est d’avis qu’il faut sensibiliser les entrepreneurs à s’y prendre plus tôt. « Il faut préparer ce projet. Que ce soit un achat d’entreprise ou une vente, il faut réfléchir au choix de l’entreprise, à l’endroit où l’on veut s’installer. »

Souvent, céder son entreprise ressemble à la recherche d’un compagnon de vie. 

« On peut trouver beaucoup de gens, mais trouver la bonne personne, ce n’est jamais facile. » 

Elle rappelle que la profession d’entrepreneur est exigeante, autant au chapitre financier que social. « Tu ne peux pas acheter un garage de soudure si tu n’as jamais fait de soudure. Tu dois avoir un réseau de contacts dans le domaine. »

C’est pour cette raison que la banque d’acheteurs et de vendeurs a été créée. « On veut faire savoir que la SADC est ouverte et veut rencontrer ces gens-là. Il y a 67 SADC au Québec. On a un grand réseau de contacts, au bénéfice des entrepreneurs qui cherchent de la relève », plaide-t-elle en terminant.

Travailler sans relâche pour répondre à l’appel des sinistrés

Magazine Affaires

Travailler sans relâche pour répondre à l’appel des sinistrés

Au cours des dernières années, la région d’Ottawa-Gatineau a connu son lot de catastrophes naturelles. Le Droit AFFAIRES s’est entretenu avec des entreprises qui y ont goûté ou encore qui travaillent dans le domaine des interventions d’urgence et de la reconstruction après-sinistre. Comment se sont elles remises sur pied ou encore comment elles se sont débrouillées pour suffire à la demande criante des sinistrés soit des inondations printanières, soit de la tornade de septembre 2018 ?

«Beaucoup d’ouvrage et des délais assez importants pour les rénovations », s’exclame au bout du fil le directeur des Entreprises Mila, Stéphane Robitaille, pour résumer l’impact qu’ont eu les événements marquants des trois dernières années sur la compagnie gatinoise, qui offre un service d’urgence et de reconstruction après-sinistre.

Dans les semaines suivant la tornade ayant affecté notamment le secteur Mont-Bleu en septembre 2018, M. Robitaille et les employés du service d’urgence de Mila ont travaillé près de 18 heures par jour pour venir en aide aux résidents référés par les compagnies d’assurance.

« Les employés d’urgence, je leur lève mon chapeau», lance-t-il. Les derniers trois ans, on n’a pas eu grand break. Ç’a été constant», confie M. Robitaille.

Si en temps normal, l’entreprise traite en moyenne 5 à 6 dossiers par semaine, ce nombre a été appelé à doubler, voire même à tripler durant les inondations de 2017 et celles du printemps dernier. La tornade a quant à elle fait bondir le nombre d’interventions d’urgence après-sinistre.

« Juste pour la tornade, on avait un bon 250 dossiers pour les urgences et la reconstruction, car nous on touche à ces deux volets. Pour la reconstruction, la réalité est là. On avise les clients du fait qu’on a des délais de trois à quatre mois minimum avant qu’on puisse toucher aux dossiers. Alors on fait juste commencer à se rattraper », poursuit M. Robitaille.

Dans la foulée de la tornade, les Entreprises Mila ont notamment détruit huit logis, puis en ont reconstruit deux et rénové trois autres, ce qui représente des investissements de plusieurs millions de dollars.

Les inondations et la tornade ont aussi provoqué l’ouverture de milliers de dossiers au sein de l’entreprise Steamatic, une bannière nationale qui offre des services clé en main aux assureurs en terme de nettoyage, de rénovation et de reconstruction après-sinistre, et dont le siège social est situé à Gatineau.

« On a été vraiment surchargé dans ces périodes-là, à la suite de la demande de nos clients assureurs. Alors, on a dû faire appel à certains de nos franchisés qui étaient un peu moins occupés dans leur région respective pour pouvoir venir aider et appuyer le franchisé local qui subissait une surcharge par la quantité des réclamations qui nous était envoyée », explique la directrice nationale de Steamatic, Nancy Raymond.

Un bond du chiffre d’affaires

Nul doute, les catastrophes environnementales ont contribué à faire grimper en flèche le chiffre d’affaires des ces deux entreprises.

« Le chiffre d’affaires joue avec les catastrophes, c’est normal, confirme M. Robitaille. Avec les inondations et la tornade dans la même année, tu peux doubler, voire même tripler un chiffre d’affaires vite fait. On s’entend que c’est un chiffre d’affaires et non pas un coût dans les poches. Si tu as plus d’ouvrage, tu as plus de main-d’oeuvre et de matériaux », poursuit-il.

Dons et reconstruction pour Brigil

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Dons et reconstruction pour Brigil

La tornade de septembre 2018 n’a pas épargné Brigil construction qui a dû mettre la main à ses marteaux pour rebâtir un 12 logis situé sur la rue Daniel-Johnson, dans le secteur Mont-Bleu de Gatineau.

« Gilles Desjardins a promis de reconstruire le 12 logis le plus rapidement possible et un an plus tard, c’était fait. On a été le premier constructeur à reconstruire un édifice multi-logements dans le secteur », laisse entendre le porte-parole de Brigil, Patrick Voyer.

L’édifice construit à l’origine dans les année 1970 a donc été remis complètement à neuf et dispose maintenant d’installation plus modernes.

« Les Desjardins ont été touchés par la détresse des locataires et c’est un coin assez névralgique dans le Mont-Bleu, étant donné que Daniel-Johnson est une rue principale. Donc, ils ont voulu agir rapidement », souligne le porte-parole.

Brigil a par ailleurs offert un don de 10 000 $ pour épauler la Croix-Rouge dans ses efforts pour venir en aide aux nombreux sinistrés à la suite des inondations. La compagnie avait aussi fait un don de 100 000 $ à la suite des épisodes de tornade et lancé un appel à tous ses partenaires et sous-traitants. Un radiothon au 104,7 FM avait permis d’amasser un total de 450 000 $ à cette fin.