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D’Aylmer… jusqu’à la tête de Telesat

Michèle Beck vient du quartier du parc Champlain, à Aylmer, a fait ses études secondaires à la polyvalente Grande-Rivière, est devenue ingénieure en 1987 et elle vit toujours dans la région de la capitale nationale. Son époux est également ingénieur en électricité et leurs deux filles, eh bien oui, étudient en génie électrique !

Depuis 2013, elle est vice-présidente des ventes de Telesat en Amérique du Nord, où la compagnie effectue 80% de ses ventes.

Aujourd’hui, Mme Beck se sert de ses expériences en ingénierie pour vendre les avantages du nouveau projet LEO. « La transmission satellitaire, c’est un marché en pleine croissance. Pensez seulement au monde de l’aviation ou de la navigation, les bateaux de croisière par exemple, où les clients veulent rester branchés. »

La tâche s’annonce difficile car Telesat affronte des géants comme Space X, proprieté d’Elon Musk, le même à l’origine des voitures électriques Tesla, dans la course aux services satellitaires.

« Moi je veux que ça soit un grand succès », lance avec détermination Mme Beck.

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Michèle Beck, celle qui voit loin

L’entreprise vient d’avoir 50 ans. Presque milliardaire, elle est toujours aussi ambitieuse : son regard est constamment tourné vers les étoiles.

Telesat Canada, joyau canadien des communications par satellites, a beau avoir atteint le demi-siècle d’existence, elle veut continuer d’être celle qu’elle a toujours été : une première de classe dans l’espace.

« On se réinvente », clame fièrement la vice-présidente des ventes en Amérique du Nord pour Telesat, Michèle Beck. La compagnie d’Ottawa, qui possède 16 satellites autour de la planète, est à un tournant majeur de son histoire : elle veut en ajouter 300 autres pour fournir des services Internet à haute vitesse dans toutes les parties du globe.

« Nos satellites sont présentement en orbite à 35 000 kilomètres de la terre. Avec notre nouveau projet, on sera à 1000 kilomètres seulement. La vitesse de transmission sera largement augmentée », précise-t-elle.

Ce projet, il s’appelle LEO. Il s’agit d’une constellation de quelque 300 satellites qui seront placés à basse orbite terrestre. Sa mise en service est prévue dans trois ans. Les premiers satellites LEO seront mis en orbite par les fusées de la compagnie Blue Origin, propriété de Jeff Bezos, fondateur d’Amazon.

« On voudrait être les premiers à utiliser cette méthode de transmission des données », explique Mme Beck, une ingénieure de formation qui cumule 32 ans de carrière dans le monde des télécommunications.

Telesat l’innovante

Les primeurs, Telesat les accumule. En 1972, l’entreprise a lancé Anick A1, le premier satellite domestique de communication nationale en orbite géostationnaire au monde. Elle a été la première à offrir en Amérique la télévision en haute définition. Elle fut également le premier fournisseur de services Internet (ISP) par satellite.

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Léguer son entreprise, un défi

Nombreux sont les gens d’affaires, notamment en région rurale, qui ont des difficultés à vendre leur entreprise tout en assurant sa pérennité. Les Sociétés d’aide au développement des collectivités ( SADC ) ont développé un nouveau programme pour aider à assurer la relève d’entreprises et « pour faire connaître l’urgence de cet enjeu-là ».

Trente-quatre pour cent des entrepreneurs des régions rurales de l’Outaouais ont l’intention de prendre leur retraite dans les trois prochaines années, révélait une étude réalisée en 2017 et portant sur le profil et les besoins des entreprises du territoire des SADC de l’Outaouais.

Il fallait donc trouver une façon de rendre service à ceux qui envisagent de vendre leur entreprise, mais aussi à ceux qui ont des projets d’acquisition d’une entreprise. De là est né le programme de relève d’entreprise des SADC de l’Outaouais. 

Cette offre de service s’adresse tant aux cédants qu’aux repreneurs. En plus d’offrir les outils nécessaires pour la sélection du repreneur, la SADC fait aussi l’accompagnement technique et peut subvenir à certains besoins financiers pour soutenir les entrepreneurs. 

Préparer son projet

Tous ces besoins sont inscrits dans une banque de données, incluant autant les vendeurs que les acheteurs, afin de créer des maillages entre les deux. L’objectif principal est d’éviter qu’un nombre trop élevé de commerçants ne ferment boutique. «On veut garder en activité les entreprises de notre territoire. Il n’y en a pas autant qu’en milieu urbain, alors elles sont importantes pour nous, et avant qu’ils ne se découragent parce qu’ils ne trouvent pas de relève, on veut travailler avec ces gens-là. Souvent, ce sont des commerces de proximité, des commerces importants pour notre économie locale, surtout en milieu rural », souligne la directrice générale de la SADC Papineau-Collines, Mélissa Bergeron. 

Cette dernière est d’avis qu’il faut sensibiliser les entrepreneurs à s’y prendre plus tôt. « Il faut préparer ce projet. Que ce soit un achat d’entreprise ou une vente, il faut réfléchir au choix de l’entreprise, à l’endroit où l’on veut s’installer. »

Souvent, céder son entreprise ressemble à la recherche d’un compagnon de vie. 

« On peut trouver beaucoup de gens, mais trouver la bonne personne, ce n’est jamais facile. » 

Elle rappelle que la profession d’entrepreneur est exigeante, autant au chapitre financier que social. « Tu ne peux pas acheter un garage de soudure si tu n’as jamais fait de soudure. Tu dois avoir un réseau de contacts dans le domaine. »

C’est pour cette raison que la banque d’acheteurs et de vendeurs a été créée. « On veut faire savoir que la SADC est ouverte et veut rencontrer ces gens-là. Il y a 67 SADC au Québec. On a un grand réseau de contacts, au bénéfice des entrepreneurs qui cherchent de la relève », plaide-t-elle en terminant.

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Travailler sans relâche pour répondre à l’appel des sinistrés

Au cours des dernières années, la région d’Ottawa-Gatineau a connu son lot de catastrophes naturelles. Le Droit AFFAIRES s’est entretenu avec des entreprises qui y ont goûté ou encore qui travaillent dans le domaine des interventions d’urgence et de la reconstruction après-sinistre. Comment se sont elles remises sur pied ou encore comment elles se sont débrouillées pour suffire à la demande criante des sinistrés soit des inondations printanières, soit de la tornade de septembre 2018 ?

«Beaucoup d’ouvrage et des délais assez importants pour les rénovations », s’exclame au bout du fil le directeur des Entreprises Mila, Stéphane Robitaille, pour résumer l’impact qu’ont eu les événements marquants des trois dernières années sur la compagnie gatinoise, qui offre un service d’urgence et de reconstruction après-sinistre.

Dans les semaines suivant la tornade ayant affecté notamment le secteur Mont-Bleu en septembre 2018, M. Robitaille et les employés du service d’urgence de Mila ont travaillé près de 18 heures par jour pour venir en aide aux résidents référés par les compagnies d’assurance.

« Les employés d’urgence, je leur lève mon chapeau», lance-t-il. Les derniers trois ans, on n’a pas eu grand break. Ç’a été constant», confie M. Robitaille.

Si en temps normal, l’entreprise traite en moyenne 5 à 6 dossiers par semaine, ce nombre a été appelé à doubler, voire même à tripler durant les inondations de 2017 et celles du printemps dernier. La tornade a quant à elle fait bondir le nombre d’interventions d’urgence après-sinistre.

« Juste pour la tornade, on avait un bon 250 dossiers pour les urgences et la reconstruction, car nous on touche à ces deux volets. Pour la reconstruction, la réalité est là. On avise les clients du fait qu’on a des délais de trois à quatre mois minimum avant qu’on puisse toucher aux dossiers. Alors on fait juste commencer à se rattraper », poursuit M. Robitaille.

Dans la foulée de la tornade, les Entreprises Mila ont notamment détruit huit logis, puis en ont reconstruit deux et rénové trois autres, ce qui représente des investissements de plusieurs millions de dollars.

Les inondations et la tornade ont aussi provoqué l’ouverture de milliers de dossiers au sein de l’entreprise Steamatic, une bannière nationale qui offre des services clé en main aux assureurs en terme de nettoyage, de rénovation et de reconstruction après-sinistre, et dont le siège social est situé à Gatineau.

« On a été vraiment surchargé dans ces périodes-là, à la suite de la demande de nos clients assureurs. Alors, on a dû faire appel à certains de nos franchisés qui étaient un peu moins occupés dans leur région respective pour pouvoir venir aider et appuyer le franchisé local qui subissait une surcharge par la quantité des réclamations qui nous était envoyée », explique la directrice nationale de Steamatic, Nancy Raymond.

Un bond du chiffre d’affaires

Nul doute, les catastrophes environnementales ont contribué à faire grimper en flèche le chiffre d’affaires des ces deux entreprises.

« Le chiffre d’affaires joue avec les catastrophes, c’est normal, confirme M. Robitaille. Avec les inondations et la tornade dans la même année, tu peux doubler, voire même tripler un chiffre d’affaires vite fait. On s’entend que c’est un chiffre d’affaires et non pas un coût dans les poches. Si tu as plus d’ouvrage, tu as plus de main-d’oeuvre et de matériaux », poursuit-il.

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Dons et reconstruction pour Brigil

La tornade de septembre 2018 n’a pas épargné Brigil construction qui a dû mettre la main à ses marteaux pour rebâtir un 12 logis situé sur la rue Daniel-Johnson, dans le secteur Mont-Bleu de Gatineau.

« Gilles Desjardins a promis de reconstruire le 12 logis le plus rapidement possible et un an plus tard, c’était fait. On a été le premier constructeur à reconstruire un édifice multi-logements dans le secteur », laisse entendre le porte-parole de Brigil, Patrick Voyer.

L’édifice construit à l’origine dans les année 1970 a donc été remis complètement à neuf et dispose maintenant d’installation plus modernes.

« Les Desjardins ont été touchés par la détresse des locataires et c’est un coin assez névralgique dans le Mont-Bleu, étant donné que Daniel-Johnson est une rue principale. Donc, ils ont voulu agir rapidement », souligne le porte-parole.

Brigil a par ailleurs offert un don de 10 000 $ pour épauler la Croix-Rouge dans ses efforts pour venir en aide aux nombreux sinistrés à la suite des inondations. La compagnie avait aussi fait un don de 100 000 $ à la suite des épisodes de tornade et lancé un appel à tous ses partenaires et sous-traitants. Un radiothon au 104,7 FM avait permis d’amasser un total de 450 000 $ à cette fin.

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Frappé par la tornade

« Un silence sourd, puis soudain tout s’est mis à tourbillonner. »

C’est en ces termes que le copropriétaire de Dupont & Dupont Ford se remémore la tornade qui a frappé sa concession automobiles, le vendredi après-midi du 21 septembre 2018.

« J’étais encore au bureau, il y avait des signes avant-coureurs. Le ciel a commencé à se noircir et pas à peu près. On entendait les alarmes et à un moment donné, il y a eu un espèce de silence très sourd. Tout est devenu extrêmement calme. Ils disent toujours le calme avant la tempête, bien en tous les cas, je l’ai vécu et à un moment donné on a commencé à sentir une espèce de commotion », lance Pascal Dupont.

La salle de montre du boulevard St-Joseph à Gatineau était particulièrement achalandée ce jour-là, se souvient-il, alors qu’une vingtaine de clients s’y trouvaient, dont plusieurs enfants.

« Les gens ont commencé à s’affoler et à se diriger au sous-sol où se trouve la comptabilité. Le bâtiment s’est mis à trembler comme si un train passait en plein centre. On regardait dehors et tout ce qu’on voyait c’était des tourbillons. On avait l’impression de regarder une espèce de grosse laveuse », poursuit-il.

Si le passage de la tornade dans le secteur n’a duré que quelques secondes, ses traces ont pour leur part mis plus de temps à s’effacer. Laine isolante, balais, boîtes de céréales ont atterri sur le terrain du concessionnaire, endommageant sur son passage environ 200 des 245 véhicules en montre.

« Quand on a commencé à regarder les véhicules de plus près, on a vu les dommages. C’était comme s’ils avaient été shootés avec un jet de sable. La peinture des véhicules était toute picotée. On a eu un seul véhicule déclaré perte totale, celui sur lequel un poteau électrique est tombé. Ensuite on a eu des dommages à la hauteur de 20 000 $ sur certains véhicules ou entre 14 000 $ et 15 000 $ sur d’autres », explique M. Dupont.

Le commerce s’est relevé de la situation sans trop essuyer de pertes. Au total, le concessionnaire a eu une déclaration d’assurance totalisant 1,5 M $ et la quasi-totalité des véhicules ont été vendus à rabais.

« On a décidé de faire une vente rapidement pour être capable de liquider les véhicules endommagés. Quand les clients passaient, on leur offrait le prix déduit avec le montant de la facture. Donc il y avait des gens que ça ne dérangeait pas d’avoir un véhicule flambant neuf avec des éclaboussures de peinture, mais qu’il payait un tiers moins cher. Donc on a fait une vente rapidement et ce tiers-là, on l’a assumé en attendant notre chèque des assurances », fait valoir M. Dupont.

S’il a fallu près de huit mois avant que la situation ne revienne au beau fixe, M. Dupont soutient néanmoins avoir ressenti une certaine fierté de constater qu’il était préparé à faire face à cet incident.

« J’ai compris pourquoi mon père ( André Dupont ) m’a toujours dit : « Mon gars, tu es bien mieux d’avoir plus d’assurances que pas assez. Et s’il y a bien une place où tu ne dois pas couper les coins ronds, c’est quand tu t’assures pour des pertes comme ça, parce que quand tu tombes dans des dommages matériels, c’est la santé financière de l’entreprise qui peut être en péril», fait valoir Pascal Dupont.

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Inondés deux fois plutôt qu’une

Les inondations, les propriétaires du commerce Expert Marine Gatineau y ont goûté deux fois plutôt qu’une. D’abord à titre de résidents du Vieux-Gatineau en 2017, puis à titre de commerçants, lors de la crue des eaux le printemps dernier.

S’il s’en est fallu de peu pour que le magasin de la rue Sanscartier soit infiltré d’eau, il reste que les activités du commerce spécialisé dans l’entreposage et la réparation de bateaux ont passablement été chamboulées.

« On n’a pas eu d’eau dans le commerce, à deux pouces près, mais tout autour, c’était comme une île entourée d’eau », explique la copropriétaire, Nancy Kingsberry, qui raconte avoir dû se rendre travailler en canot durant la période des inondations.

Les activités du commerce saisonnier ont donc dû être reportées d’un mois et demi et un investissement de 5000 $ a notamment dû être fait en roches, en terre et en nettoyage pour réparer les dommages encourus.

« Normalement, notre saison commence au début du mois d’avril, mais là, avec les inondations, on a commencé vers la fin mai. »

Les bateaux que leur clientèle avait remisés au commerce durant l’hiver ont dû être déplacés en hauteur sur le terrain pour éviter d’être déclarés pertes totales. Selon Mme Kingsberry, les inondations de l’an dernier ont d’ailleurs incité plusieurs propriétaires à ne pas renouveler leur contrat de location d’entreposage durant l’hiver.

« On a perdu des clients, car plusieurs d’entre eux n’ont pas voulu revenir ici en entreposage cet hiver, car ils ont peur des inondations, même si les bateaux n’ont pas subi de dommages, étant donné qu’on a été présents et que l’eau est montée, mais pas assez pour rentrer carrément dans les bateaux », explique Mme Kingsberry.

Dur coup

La directrice générale de l’Association des gens d’affaires et professionnels ( AGAP ) du Vieux-Gatineau, Pauline Bouchard, affirme que les résidents et commerçants du coin ont dû encaisser un « dur coup » dans la foulée des inondations de 2017 et de 2019.

Selon elle, l’impact de ces événements sur les gens d’affaires est indissociable de l’impact qu’ils ont aussi eu sur les résidents du secteur. Difficile toutefois de chiffrer exactement l’impact économique qu’ont eu ces catastrophes sur la soixantaine de commerces que l’AGAP Vieux-Gatineau représente.

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Bois Francs DV: à la conquête de la planète

Dès son entrée sur le marché de l’emploi, Viateur Girard rêvait du jour où il se lancerait en affaires.

Il s’était promis d’être son propre patron dès l’âge de 30 ans. C’est finalement à 32 ans qu’il a lancé sa première entreprise, en 1988, avec quelques associés. La véritable aventure de M. Girard comme gestionnaire a cependant débuté en 1992 lorsqu’il a cofondé Bois Francs DV avec David Lauzon, un visage bien connu du monde entrepreneurial de la région. Aujourd’hui, Bois Francs DV, dont le siège social est basé à Fassett dans la MRC de Papineau, est devenu un chef de file en matière de fourniture de bois franc sur le continent nord-américain et ailleurs sur la planète.

Au bout du fil, Viateur Girard est installé dans l’aire d’attente de l’aéroport international Montréal-Trudeau. Le gestionnaire de 62 ans s’apprête à quitter le pays en direction de Shanghaï, en Chine, pour un voyage d’affaires. « Nous avons un bureau avec des employés à Shanghaï depuis 12 ans. On fait beaucoup de business en Chine où on exporte notre bois. Je dois me rendre là-bas parfois deux, trois et même quatre fois par année », lance-t-il en guise d’introduction.

M. Girard a été élevé sur une ferme. Habitué dès son jeune âge aux longues journées de labeur - il dit travailler encore 18 heures par jour -, c’est en 1976 qu’il complète un diplôme d’études professionnelles à l’école de foresterie de Duschenay, non loin de Québec. En 1978, M. Girard décroche un emploi à la scierie Sylvio Brunet et Fils, une entreprise de sciage, séchage et vente de bois située à Fassett et dont les installations seront rachetées par Bois Francs DV en 2006.

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Une nouvelle expérience «resort» à Gatineau

La région comptera bientôt une nouvelle adresse pour se détendre après une longue journée de travail. Un nouveau spa nordique ouvrira ses portes dans le secteur Aylmer, à Gatineau.

Le Koena Spa Nordique sera situé au 1176, chemin Aylmer, et sera adjacent au complexe hôtelier DoubleTree by Hilton Ottawa-Gatineau. Si le projet Koena Spa Nordique avait été pensé à la base pour ajouter un service connexe à l’hôtel et aux condominiums Château Cartier, le spa demeure tout de même une entreprise indépendante tout en bénéficiant de la présence du complexe hôtelier.

« Ça devient une formule resort. Il y a déjà 125 chambres d’hôtel et presque 200 condos juste à côté. On est situé tout près du pont Champlain, à cinq minutes du quartier Westboro à Ottawa. C’est sûr que c’est plus avantageux pour nous que d’acheter un terrain vierge en campagne et partir de rien », explique le président et copropriétaire de Koena Spa Nordique, Dominic Morin.

M. Morin a d’abord fait l’acquisition des opérations du terrain de golf du Château Cartier, il y a quelques années. Il a ensuite pris possession du restaurant Ferme Rouge, situé sur le site du complexe DoubleTree. Il était donc naturel pour lui de s’investir dans le projet de spa nordique du complexe.

Selon M. Morin, ce qui permettra à Koena de se démarquer des autres spas de la région, c’est d’abord et avant tout ses prix qui seront, selon lui, plus abordables.

« On sait comment une journée au spa peut coûter cher, c’est pourquoi c’est plus une gâterie que l’on s’offre une fois de temps en temps. Ce que nous voulons offrir, c’est plutôt une formule de demi-journée, donc les prix seront plus abordables et ajustés en fonction de l’heure. On veut que les gens viennent se reposer ici après leur journée de travail, chose qu’ils ne pourraient probablement pas faire ailleurs à cause du coût d’entrée. »

Créer sa propre nature intérieure

La situation unique de l’Outaouais vient donner un avantage à Koena, étant donné qu’il n’y a pas de spas qui offrent la formule « petite échelle » avec des tarifs ajustés comme on le retrouvera chez Koena.

« La région n’a pas beaucoup de spas, mais en même temps, on a quand même l’un des plus gros au Canada», souligne M. Morin, faisant référence au Nordik Spa-Nature. «Ce qui fait qu’il n’y a pas vraiment de comparable à ce qu’on fait. »

Un projet d’une telle envergure comporte nécessairement son lot de défis. « C’est sûr que Nordik ne s’appelle pas Spa-Nature pour rien. Quand on va là, c’est pour vivre une expérience de nature. Ils bénéficient beaucoup de la nature en place. Nous, c’est plus compliqué. On doit créer nous-même notre nature et nos élévations, c’est sûr que c’est un défi à ce niveau-là. »

Les gens qui désirent aller relaxer chez Koena auront le choix parmi plusieurs ateliers de détente comprenant entre autres une expérience thermale complète intérieure et extérieure, 14 salles de massage, deux saunas secs, une salle de sel et une salle de luminothérapie. Un restaurant-bistro sera aussi offert pour satisfaire ceux et celles qui ont un petit creux.

Sans trop s’avancer sur une date d’ouverture en particulier, M. Morin précise que les premiers clients pourront être accueillis au début de l’an prochain.

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Un combat pour la justice sociale

« Moi, je suis un produit communautaire, un produit du terroir. » C’est ainsi que se décrit Lyne Bouchard, qui oeuvre depuis plus de 30 ans au sein de la coopérative d’expertes conseils Convergence. Le 23 novembre prochain, elle sera parmi les finalistes pour l’obtention du prix Excelor, catégorie Femmes d’exception, lors du gala annuel de la Chambre de commerce de Gatineau.

Lorsqu’elle a appris qu’elle était parmi les finalistes, Lyne Bouchard s’est sentie « très déstabilisée ». Pourtant, après toute une vie de batailles contre les inégalités sociales, certains argueront qu’elle méritait bien cette distinction. « C’est une grosse reconnaissance de nos pairs. Ce sont des collaborateurs, à l’extérieur de l’organisation, qui me voient aller depuis des années qui m’ont mise en nomination. C’est tout un velours. »

Dans la jeune soixantaine, Mme Bouchard, ne prévoit pas prendre sa retraite de sitôt. En fait, elle ne prévoit pas en prendre une du tout. « Je suis très engagée dans mon milieu et je serai toujours engagée socialement », assure-t-elle. 

Avec Convergence, elle a notamment oeuvré pour la condition féminine en instaurant des services offerts aux femmes. Elle a également participé à la mise en place de plusieurs services en français en Ontario, entre autres en prenant part à des études de besoins pour la Loi sur les services en français de la province. Actuellement, son équipe et elle travaillent à la mise en place de politiques d’égalité dans les MRC de la région, autant pour l’égalité des genres que pour la diversité culturelle. « C’est extrêmement important d’inclure toutes les personnes dans notre société. »

Créer du travail pour les femmes

Fière de l’entreprise dans laquelle elle a grandi, elle ne manque pas de souligner que ce mois-ci, Convergence célèbre son 35e anniversaire de fondation. Mme Bouchard a contribué à l’approche collaborative de Convergence en soutenant différents organismes par le biais de l’engagement social et le bénévolat. 

Ce qui la rend le plus fière, c’est d’avoir participé collectivement au maintien d’une entreprise comme Convergence. J’ai participé à créer une institution qui est à l’écoute du milieu. On vient d’accueillir, au cours des deux dernières années, deux nouvelles personnes. On s’assure de la relève de l’entreprise et ce n’est pas évident. Nous sommes des travailleuses autonomes, alors il faut trouver des femmes qui sont prêtes à aider et à ne pas avoir un salaire aux deux semaines.  Créer du travail pour les femmes, c’est l’un de nos objectifs. »

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Gaëtane et la chocolaterie

« Parce que c’est bon ! » Assise dans l’arrière boutique de son petit commerce du Vieux-Aylmer, Gaëtane Osborne, propriétaire de Béatrice et Chocolats, balance cette réponse comme l’évidence même. En seulement quatre mots, elle vient de traduire la raison d’être de sa modeste entreprise. Depuis six ans, elle adore partager son amour du chocolat avec sa clientèle. « Une des raisons pour laquelle je suis toujours en affaires et heureuse de l’être est la proximité avec la clientèle et l’écoute des clients. »

Tenir commerce rue Principale à Aylmer est d’ailleurs synonyme de proximité. La boulangerie Aux 2 frères, le Saucissier William J. Walter, le Café Mulligan, la galerie d’art Espace 33, la boutique La Nomade, la crêperie Beurre salé, la maison de thé Sérénithé, le bistro L’autre Oeil, l’hôtel British, l’Auberge Symmes et les restaurants Antonyme, L’Aubergiste Bambou, Mexicana, Vitalia et La lanterne du Szchewan, souvent nichés dans des bâtiments centenaires, ont su créer avec quelques autres une expérience marchande unique à Gatineau. Le tout à quelques « encablures » de marche de la rivière des Outaouais, de la marina et du parc des Cèdres.

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Les entrepreneurs vont à l'école

Vente, finance, marketing numérique, aspects juridiques, planification stratégique, gestion ou encore ressources humaines sont les formations qu’offre l’École des entrepreneurs du Québec en Outaouais (ÉEQO) pour l’année 2019-2020.

« Ça fait 35 ans que l’École des entrepreneurs du Québec existe à Montréal, indique la directrice de l’école, Ann Delarosbil. Notre mandat en Outaouais est d’outiller les entrepreneurs pour assurer leur pérennité et leur croissance. »

« Comme la plus récente étude de la Banque de développement du Canada (BDC) le confirme, plus les entrepreneurs investissent dans le développement de leurs compétences, plus ils ont du succès dans leurs affaires. Nous offrons par conséquent une évaluation des aptitudes, du projet et des compétences que doit développer l’entrepreneur pour amener son entreprise à une autre étape », poursuit Mme Delarosbil.

L’ÉEQO offrira deux types de parcours aux entrepreneurs de la région : un parcours croissance et un parcours express.

Dans le parcours croissance, quatre thématiques sont offertes, soit l’Exportation (pour les manufacturiers), Vers mon premier million, Croissance au féminin et Croissance ressources humaines.

« Le parcours croissance est notre produit fort, car il a fait ses preuves à Montréal, explique Mme Delarosbil. Quatre-vingt cinq pour cent des entreprises qui y participent atteignent leurs objectifs. C’est une formule hybride incluant un examen psychométrique, un diagnostic, des formations, du codéveloppement et de l’accompagnement sur une période d’environ six mois. »

Les entrepreneurs inscrits au parcours croissance par l’exportation pour les manufacturiers apprendront notamment à développer des compétences et à mettre en place un plan d’exportation pour percer de nouveaux marchés. Le tout à travers 10 sessions de formation, sept heures de marché ciblé et 20 heures d’accompagnement par Export Outaouais et Investissement et Développement (ID) Gatineau.

Dans le parcours croissance Vers mon premier million, les entrepreneurs seront notamment amenés à approfondir leur connaissance d’eux-mêmes. Le million n’est cependant pas garanti.

« Ce qu’on garantit c’est que les entrepreneurs auront une vision claire de leur entreprise, une planification stratégique et les compétences nécessaires pour atteindre des objectifs de croissance réalistes, étape par étape », précise Ann Delarosbil.

L’ÉEQO s’est assurée de ne pas oublier les femmes d’affaires dans sa programmation. Ainsi, le parcours Croissance au féminin, financé en partie par Développement Économique Canada, vise particulièrement à renforcer la place de la gent féminine en entrepreneuriat. Six sessions de formation, six heures d’accompagnement et de conseils adaptés à l’entreprise en plus d’un an de soutien par un(e) mentor(e) du Réseau M se trouvent au menu.

« Les femmes ont des enjeux spécifiques dans la croissance de leurs entreprises et nous souhaitons les outiller pour qu’elles réussissent leurs projets. Elles représentent une place de plus en plus importante dans le portrait entrepreneurial », indique la directrice de l’établissement.

La Roue de croissance

Quant au parcours express — d’une durée de trois à quatre mois — il propose une alternative au parcours de croissance, dans lequel trois thèmes s’offrent aux entrepreneurs : le Leadership, l’Équilibre et le E-Commerce (commerce électronique).

« C’est une façon plus rapide de travailler efficacement sur des compétences spécifiques. Contrairement au parcours croissance, le parcours express est plutôt une combinaison de formations sur une thématique précise, comme par exemple le leadership », souligne Mme Delarosbil.

D’ailleurs, fait intéressant, toutes les formations offertes sont faites par des entrepreneurs, pour les entrepreneurs, en plus d’être offertes en cohérence avec la Roue de la croissance — un modèle développé par l’École des entrepreneurs du Québec permettant de « distinguer les phases de croissance à travers lesquelles passent les entreprises ».

Les entrepreneurs intéressés peuvent s’inscrire à l’un des programmes offerts par l’ÉEQO à tout moment, indique Mme Delarosbil.

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Des idées cadeaux pour elle et lui

CHRONIQUE - MODE / Magasinage du temps des Fêtes oblige, voici quelques trouvailles locales et pour la plupart disponibles en ligne afin de vous faciliter la tâche.

POUR CES MESSIEURS:

Des foulards artistiques

Les propriétaires de Mode Mobile ont choisi trois artistes locaux afin de recréer leurs œuvres sur des mouchoirs de poche. Le concept est original et le résultat superbe dans la poche du veston de monsieur. Quantités limitées, disponibles en magasin sis au 381, boulevard Maloney Est à Gatineau.

Des boutons de manchette élégants

Les boutons de manchettes ajoutent un je-ne-sais-quoi à une chemise. Ceux-ci sont fort chics avec leur mélange couleur argent et émail noir. Le cadeau parfait pour l’homme qui n’en a jamais assez. Disponible au lhexagone.ca ou en se rendant au 252, rue Dalhousie à Ottawa.

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Le Centre de pédiatrie sociale de Gatineau

CHRONIQUE — PHILANTHROPIE / Chaque mois, Le Droit AFFAIRES vous propose de découvrir une cause, une fondation, un organisme caritatif qui redonne à la communauté. Ce mois-ci, découvrons le Centre de pédiatrie sociale de Gatineau (CPSG) avec sa fondatrice, la Dre Anne-Marie Bureau, et la conseillère en communications et en mobilisation, Marlène Ruel.

Qu’est-ce que le Centre de pédiatrie sociale ?

Né en 2009, le Centre de pédiatrie de sociale de Gatineau contribue, par la pratique d’une médecine sociale intégrée, non seulement à l’amélioration de la santé d’enfants vivant en milieu vulnérable, mais aussi au développement global de ceux-ci. En influençant la trajectoire de vie des enfants que nous voyons, nous redonnons une voix aux enfants qui ont de multiples droits bafoués. Ainsi, nous leur redonnons de l’espoir, le désir de se projeter dans l’avenir et d’avoir des projets bien à eux. De plus, lorsque vous soutenez le Centre de pédiatrie sociale de Gatineau, vous contribuez non seulement à aider nos enfants, mais vous participez aussi à la construction d’une communauté plus juste.

De quelle façon votre campagne de financement se démarque-t-elle ?

Lors de la 11e édition de la Guignolée de Dre Bureau, les 14 et 15 décembre prochains, 250 bénévoles seront présents dans une quarantaine de points de collecte situés dans des commerces de Gatineau afin d’amasser de l’argent. Il s’agit de notre principale campagne de financement publique. L’argent récolté va en soins directs aux enfants du CPSG. Nous offrons à plus de 1 200 enfants des suivis médicaux et psychosociaux spécialement conçus pour eux, des suivis individuels et de groupe ainsi qu’une variété d’activités et de programmes adaptés à leurs besoins spécifiques.

Quelle est votre plus grand défi ?

Notre plus grand défi consiste certainement à assurer une plus grande intensité de service à un nombre toujours croissant d’enfants. Par ailleurs, nous travaillons aussi très fort à ce que la voix des enfants soit entendue en intégrant la Convention relative des droits de l’enfant à notre pratique de médecine sociale intégrée. Il est impératif que la communauté accepte d’entendre la voix de ses enfants, il en va de leur santé et leur épanouissement. C’est d’ailleurs pourquoi le CPSG organise à tous les 20 novembre la Marche pour célébrer la Journée internationale des droits de l’enfant afin de sensibiliser la population à l’importance du respect des droits de l’enfant.

Le Centre de pédiatrie sociale de Gatineau opère dans le Vieux-Hull, au 39, rue Frontenac, ainsi que dans le Vieux-Gatineau, au 321, rue Notre-Dame. On peut joindre le CPSG en composant le 819-600-1661. On peut aussi visiter le site internet du centre au pediatriesocialegatineau.com

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Les États-Unis, le choix des investisseurs

CHRONIQUE - FINANCES / J’aime dire que les investisseurs sont inquiets quand ça va mal et inquiets quand ça va bien. Et le présent marché haussier constaté sur les bourses nord-américaines est possiblement le moins apprécié du dernier centenaire, alors que plusieurs épargnants gardent encore des montants élevés de liquidité dans la crainte d’une éventuelle récession. Soyons clair ici : il y aura une récession.

Il y en a toujours une qui s’en vient dans un cycle économique normal. Mais il est impossible de prévoir l’arrivée de celle-ci et il est habituellement beaucoup plus dommageable d’ignorer le marché des actions pendant une période prolongée que de traverser une récession temporaire. Au moment d’écrire ces lignes, l’indice S&P 500 qui reflète la performance des plus importantes compagnies publiques américaines est à une hauteur historique.

Par contre, la performance du marché américain est une exception mondiale. On y trouve une combinaison de facteurs gagnants tels que des profits record, une faible inflation et un marché élevé de l’emploi que l’on ne retrouve pas ailleurs sur la planète. Un facteur souvent ignoré est l’abondance de capital disponible libellé en dollars US qui explique la croissance actuelle.

L’arrivée des pétrodollars

Il faut retourner 50 ans en arrière pour bien comprendre le phénomène. À la suite de l’effondrement de l’Accord de Bretton Woods et de l’abandon par les États-Unis de l’étalon or traditionnel, les États-Unis et l’Arabie Saoudite ont signé un accord aux conséquences historiques. Les Américains, en échange entre autres d’une assistance militaire au Moyen-Orient, ont convaincu les pays membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole de n’accepter que le dollars US pour la vente de l’or noir, élevant ainsi d’un seul coup le billet vert comme monnaie dominante sur la planète.

Au cours des dernières années, pour des raisons de simplicité mais aussi à cause d’une grande confiance envers les systèmes judiciaires et politiques américains, l’effet s’est amplifié. À l’heure actuelle, 90% des échanges commerciaux mondiaux se transigent en dollars américains, même entre pays éloignés et sans connection avec nos voisins du Sud.

Conjuguant une croissance économique exemplaire à un accès quasi illimité au capital, les Américains se sont créé un terrain de jeu fertile au lancement d’entreprises axées davantage sur la croissance que sur les profits. Certaines de ces firmes ont gagné des parts de marché historiquement inatteignables, qu’on pense aux UBER et Amazon de ce monde qui n’auraient jamais survécu aux marchés traditionnels d’investisseurs exigeant un retour rapide sur leurs investissements. 

Mais attention, les investisseurs ne sont pas niais. WeWork a vu sa capitalisation boursière passer de 58 à 8 milliards à la suite de son entrée ratée à la bourse new-yorkaise et son sauvetage par la SoftBank.

Il peut être difficile pour nous de comprendre cet attrait particulier pour les États-Unis, surtout si on tient compte de la gamme des affaires politico-judiciaires qui minent la présidence de Donald Trump. Mais si votre alternative est la Chine et son contrôle absolu du capital, la Russie et ses oligarques ou même l’Europe à l’ère du Brexit, on peut mieux comprendre cet engouement pour la monnaie de l’oncle Sam.

Notre chroniqueur Martin Lalonde est président de la firme Les investissements Rivemont, une institution financière spécialisée en gestion de portefeuilles établie à Gatineau.

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L’arrivée de la Maison Oddo

CHRONIQUE - SCÈNE CULINAIRE / Le chef pâtissier Benjamin Oddo a pris une décision surprenante cette année. Deux, en fait. Mais c’est pour le bénéfice des gastronomes de la région, alors on lui sera indulgent.

D’abord, il a quitté le restaurant Atelier de Joël Robuchon après trois ans. Il s’y plaisait bien et il y était apprécié. Pourquoi quitter ?

« J’y pensais déjà, mais je me cherchais encore un peu, témoigne-t-il. Atelier m’a permis ça, de trouver ma voie. J’y ai apprécié la rigueur, j’ai trouvé ça bon. »

Mais après trois années, il a ressenti le besoin de changer d’air, comme bien des chefs avant lui. Il faut savoir qu’il existe un urticaire chez les gens en cuisine qui les font sautiller d’employeur en employeur, question d’en apprendre davantage, ou simplement parce qu’ils en ont assez de toujours voir les mêmes visages derrière les chaudrons. Ils profitent aussi grandement du fait qu’il y a une telle pénurie de personnel qu’ils peuvent quitter un endroit de travail le vendredi et recommencer chez un nouveau le lundi, et personne ne sourcillera.

Donc, première décision étonnante, Benjamin Oddo a quitté Atelier cet hiver. Il est revenu travailler au Casino du Lac-Leamy, mais ce n’était qu’un court intermède.

Ce qui mène à sa deuxième décision : il ouvre ces jours-ci la Maison Oddo, une chic pâtisserie-boulangerie au 260, boulevard Saint-Raymond, dans le secteur Hull de Gatineau. Ce qui ne sera pas pour faire trop plaisir à Fidélice. La pâtisserie qu’ont fondé Rasmey You et son épouse Anne Chabot domine le marché de la pâtisserie depuis 25 ans.

L'Outaouais, un terroir incroyable 

Le chef Oddo entend y faire du haut de gamme.

« Je veux que mon commerce demeure à taille humaine. Je ne crois pas au volume, mais à la qualité. »

Bref, cela ne lui sera pas trop difficile. Il faut savoir qu’après une demi-douzaine d’années au Casino du Lac-Leamy, son talent a émergé facilement. Puis s’est concrétisé chez Robuchon. Ce dernier est l’un des plus grands chefs au monde, ou plutôt… «était». Il est décédé récemment d’un cancer, mais son équipe veille au grain sur ses 31 établissements.

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DOSSIER: Des fusions et acquisitions dignes de mention!

« Tout seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin », comme le veut l’adage. Elles se sont d’abord courtisées pendant plusieurs mois, avant de faire le grand saut et d’unir leur destinée sous la forme de fusion et d’acquisitions. Le Droit AFFAIRES vous présente les histoires à succès d’entreprises de la région qui ont su relever le pari d’un regroupement d’affaires et qui connaissent depuis une croissance fulgurante.

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La preuve d’un époustouflant dynamisme!

Ces derniers temps, chaque fois que je songeais au « Mot du Président » que j’avais à écrire en vue du lancement de la quatrième année du Droit AFFAIRES, la même idée me revenait systématiquement en tête et me faisait sourire. Qui l’eut cru ?

Et pourtant, 30 numéros plus tard, le magazine est toujours là et son équipe est plus enthousiaste que jamais à faire connaître nos entrepreneurs-res et leurs idées à succès, à offrir des dossiers de fond sur la vie économique de la grande région de la capitale et à vous surprendre avec tout ce qui bouge et s’active autour des gens d’affaires des deux côtés de la rivière des Outaouais.

Au départ de cette belle aventure, plusieurs s’étaient pourtant beaucoup inquiétés du contenu du magazine, étant convaincus que nos journalistes allaient rapidement manquer de matière intéressante.

Après 30 couvertures différentes, 30 dossiers de fond, 120 portraits d’entreprises, 160 textes touchant différentes facettes de la vie entrepreneuriale et plus d’une centaine de chroniques variées, la conclusion est au contraire qu’il reste tellement à découvrir et à raconter.

En dressant le bilan des trois dernières années, la coordonnatrice du magazine et directrice de l’information du Droit, Geneviève Turcot, faisait le constat de l’extraordinaire dynamisme du milieu francophone des affaires de la grande région Gatineau-Ottawa.

Non seulement, nous sommes bien loin d’avoir fait le tour du jardin, mais ce dernier grandit et se transforme à la vitesse grand V.

Par exemple, la florissante entreprise Nordik Spa-Nature qui faisait la Une de la toute première édition du Droit AFFAIRES, il y a trois ans, mériterait qu’on y revienne tant elle a connu une incroyable expansion sur les marchés hors Québec depuis.

Notre tête d’affiche du deuxième anniversaire, le magicien Daniel Coutu, s’est pour sa part internationalisé. Son émission présentée à Radio-Canada a été acquise par TV5 Monde et lui-même foule maintenant les scènes françaises.

Enfin, il y a tout juste un an, Artist in Residence Distillerie méritait elle aussi la page couverture, forte de ses deux produits vedettes, la Vodkalight et le Waxwing Gin Bohémien. L’entreprise offre maintenant une gamme de neuf produits !

Bref, le magazine fait chaque mois l’éloquente démonstration de la vigueur et de la diversité économiques de la région et du stimulant dynamisme de nos entrepreneurs-res.

Merci à nos lecteurs de leur fidélité et de leurs multiples marques d’appréciation. Merci à nos partenaires publicitaires de croire en nous et de nous permettre d’évoluer avec eux. Merci aux gens d’affaires qui se livrent généreusement dans nos pages. Et enfin, un grand coup de chapeau à l’équipe du Droit pour l’excellence du produit qu’elle nous offre avec passion et dévouement chaque mois.

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EPSI: De l'ombre à la lumière

C’est assurément une des entreprises les plus prospères de la région, mais aussi l’une des moins connues. EPSI, ça vous dit quelque chose ? Pourtant elle fête ses 25 ans d’existence, fournit de l’emploi à 45 personnes et exporte son savoir-faire à travers le monde. Incursion dans cette compagnie de la région avec son président qui n’a jamais accordé d’entrevue en un quart de siècle !

EPSI est l’acronyme d’Évaluation Personnel Sélection International. En gros, elle fait dans la gestion de ressources humaines, autant dans le secteur privé que public. Vous cherchez un cadre pour votre compagnie, vous voulez évaluer vos employés ou encore garder vos ressources ? EPSI se targue de placer les bons employés aux bons endroits, dans les bons postes.

André Durivage est psychologue et professeur à l’Université du Québec en Outaouais. Il a lancé l’entreprise à partir de la maison en fournissant au Mouvement Desjardins des tests d’évaluation du personnel. « Le tout était compilé à la mitaine en 1995 », rappelle M. Durivage. Il utilisait, avec consentement, les données recueillies pour ses propres recherches à l’UQO. Puis le gouvernement du Québec fait appel à lui et EPSI finit par réaliser jusqu’à 200 000 tests d’embauche par année. 

L’entreprise familiale, qu’il a lancée avec son épouse Julie Thibault, toujours active au sein de la compagnie, compte aujourd’hui un millier de clients à travers le monde, dont Vidéotron, Coca-Cola, l’ONU et, évidemment, le gouvernement fédéral. 

EPSI est finaliste dans la catégorie PME de l’année, 16 à 49 employés, lors du prochain gala Excelor de la Chambre de commerce de Gatineau qui aura lieu le 23 novembre.

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EPSI: Le monde à leur portée

La compagnie de Gatineau est donc à la conquête de nouveaux marchés partout sur la planète avec ses plateformes virtuelles d’évaluation du personnel. « Mais les compagnies étrangères peuvent aussi venir nous concurrencer ici. On n’a pas le choix d’investir pour rester les meilleurs.

Il faut qu’on soit trois ans en avance sur les autres. EPSI vient par exemple de concevoir EKKO, un outil qui évalue le niveau d’engagement du personnel. « Le niveau d’engagement des employés, c’est un peu comme le bulletin scolaire du patron », explique son président. En cette période de pénurie de main-d’œuvre, « cet outil permet d’améliorer le taux de rétention des employés », ajoute la vice-présidente de l’entreprise, Julie Thibault. « L’autre défi, c’est d’offrir des services en tenant compte des décalages horaires. On a des clients en France, en Californie, au Canada, faut jongler avec ça».

EPSI a d’ailleurs obtenu le mois dernier le Mercador 2019 d’Export Outaouais remis à « l’exportateur de services à valeur ajoutée ».

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Le Québec encore loin derrière l'Ontario

Les grandes entreprises québécoises contribuent positivement à l’économie de la province, mais demeurent à la traîne comparativement à ce que l’on observe de l’autre côté de la rivière des Outaouais.

Au Québec, on dénote 623 grandes entreprises de 500 employés et plus, tandis qu’en Ontario on en compte plus que le double, soit 1274, selon les résultats d’une récente recherche sur la place des grandes entreprises menée par le Conseil du patronat du Québec ( CPQ ). Les données de la recherche révèlent d’ailleurs que la part ontarienne des grandes entreprises dans le total canadien se chiffre à 41 %.

À la lumière de ces résultats, le CPQ recommande la mise en place de « conditions facilitantes propices à l’attractivité et au développement des grandes entreprises » favorables au développement économique du Québec et à la prospérité de l’ensemble de la société.

En mettant les données québécoises en relation avec celles de l’Ontario, le CPQ considère que « le Québec devrait veiller à mettre en place les conditions nécessaires pour attirer ces grandes entreprises et les garder, tout en respectant les principes d’une saine concurrence ».

Sièges sociaux

La présence d’un siège social sur un territoire provincial apporte des bénéfices économiques importants. Les données du CPQ démontrent que le Québec comptait 552 sièges sociaux en 2017, un nombre deux fois moins élevé qu’en Ontario qui en compte 1090.

Selon le CPQ, « la présence de sièges sociaux participe à la notoriété du territoire économique et à la croissance du tourisme d’affaires, dont les effets sont positifs notamment sur l’immobilier non résidentiel, les secteurs de l’hébergement, de la restauration, ou encore le divertissement et la culture. La présence de sièges sociaux apparaît également déterminante pour les investissements en recherche et développement ainsi que pour l’activité dans les milieux caritatifs. L’attraction et la rétention de sièges sociaux constituent donc un enjeu stratégique de premier plan pour le Québec. »

Le nombre de sièges sociaux a d’ailleurs fortement diminué dans les deux provinces au cours de la décennie, essentiellement en raison d’un mouvement de fusions et d’acquisitions chez les grandes entreprises canadiennes.

L’économie par secteur

En comparant la place des grandes entreprises dans l’économie des provinces, on remarque que « celles qui relèvent principalement du secteur public – administrations publiques, services d’enseignement, soins de santé et assistance sociale et services publics – est beaucoup plus marquée au Québec qu’en Ontario », selon l’étude du CPQ.

Si on exclut les secteurs publics, les grandes entreprises du Québec sont surtout concentrés dans les domaines « de la fabrication, de la gestion de sociétés et d’entreprises, des services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et services d’assainissement et des services professionnels, scientifiques et techniques ».

Les grandes entreprises québécoises contribuent aussi à l’emploi dans le secteur privé de la province ( 27 % ). Cependant, la contribution des grandes entreprises à l’emploi est beaucoup plus faible qu’en Ontario ( 36,6 % ).

Par ailleurs, on peut noter une différence nette entre le Québec et l’Ontario pour le secteur de la finance et des assurances, ce qui reflète l’importance des grandes institutions financières qui s’installent à Toronto, et non en sol québécois.

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LE LIVRE DES MINUTES : PORTRAIT DE L’ÉVOLUTION D’ UNE SOCIÉTÉ

Toute société par actions doit s’assurer d’avoir et de maintenir à jour des registres qu’elle doit produire à la demande de certaines personnes. Sans s’y limiter, ceux-ci comprennent les statuts et règlements, la convention unanime entre actionnaires, les procès-verbaux et les résolutions des assemblées du conseil d’administration et des actionnaires. Tous ces documents doivent être conservés dans le livre des minutes de la société, de manière à la fois accessible et sécuritaire. Bien que la loi prescrive la forme que doivent prendre les registres (soit sur feuilles mobiles ou support électronique) il appartient à la société de s’assurer de leur caractère intelligible et de leur conformité.

Quel est leur rôle?

L’ensemble de ces registres constitue une représentation fidèle des opérations de la société, sans toutefois aller dans le détail de la gestion quotidienne. Lorsque l’entreprise ne compte qu’un actionnaire-propriétaire, il peut sembler superflu de tenir ces documents à jour. Au contraire! En cas de contrôle fiscal ou de problèmes avec les créanciers, ils serviront à justifier vos décisions et les fixeront dans le temps. Par ailleurs, s’il y a plus d’un actionnaire, ces derniers doivent pouvoir recourir aux minutes ou aux procès-verbaux de l’entreprise pour connaître les décisions qui en affectent la valeur, sans avoir à attendre l’assemblée annuelle.

Il est également important de noter que la tenue de ces registres n’est pas une fin en soi : il faut s’assurer de l’exactitude des informations qu’ils contiennent en continu par le biais de mises à jour annuelles. Par exemple, en raison de la responsabilité financière potentielle des administrateurs en cas de défaut de paiement de certaines sommes par la société, il est primordial qu’une liste des administrateurs consignant notamment la date de leur entrée en fonction et de leur départ, soit tenue et révisée régulièrement.

Enfin, les diverses résolutions et procès-verbaux constituent une mine d’informations cruciales pour les actionnaires et les créanciers, qui ont tout intérêt à les consulter en cas de doute relativement aux décisions prises par la société.

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Les Milléniaux : plaie ou opportunité?

Elle se présente avec des jeans troués, ne veut pas travailler les soirs ou les weekends, passe son temps à texter et est paresseuse. Voilà l’image que beaucoup d’employeurs se font de la génération des 18-34 ans, dont l’attitude tranche avec la génération des boomers pour qui avoir un emploi est un privilège et non un droit acquis. Mais peut-être que les employeurs gagneraient à mieux connaitre les Milléniaux!

Le cabinet-conseil en ressources humaines Randstad Canada a mené une étude sur ce qui attire la jeune génération. Si l’argent était une considération de premier ordre pour les boomers, elle vient au second rang pour les Milléniaux, derrière les conditions de travail flexibles. Peu intéressée par les primes au rendement, cette génération est davantage motivée par la formation, le perfectionnement et une solide assurance collective.

C’est aussi une génération égalitaire : pour elle, la parité homme-femme va de soi et toute entorse à ce principe sera dénoncée. Les jeunes travailleurs ont par ailleurs une conscience sociale développée et l’engagement de l’entreprise à ce sujet fait partie des considérations dans leur choix d’un emploi.

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Pixel: gérer la croissance

Il y a tout juste un an, la firme Pixel, spécialisée dans la production vidéo de haute qualité a fusionné avec l’entreprise de design graphique Shuriken, en plus d’entreprendre un virage lui permettant de se métamorphoser en une véritable agence publicitaire.

Résultat : le chiffre d’affaires de Pixel a pratiquement doublé, passant de 600 000 $ à 1,1 M $ à la fin de l’année dernière, alors que le nombre d’employés a pour sa part bondi de cinq à une douzaine. 

« On a les studios d’enregistrement, les salles de montage vidéo et maintenant on a les services de design graphique, une salle de créativité de design, des tables de coupes. On a ces deux grands départements-là qui sont essentiels à une agence de pub et qui sont pour la plupart pris à l’externe, mais nous on les a intégrés chez nous », explique Richard Martin, l’un des quatre associés de Pixel.

Pixel a aussi fait l’acquisition d’un édifice de 7500 pieds carrés situé en face des Galeries de Hull, à l’aide d’un prêt de 1 M $ consenti à parts égales par la BDC et la Caisse Desjardins. Cette somme inclut des améliorations locatives, entre autres pour intégrer les différents services offerts par l’agence publicitaire.

« Ce sont vraiment des entrepreneurs humbles et terre à terre. Souvent, on dit qu’il faut prendre le temps de s’entourer des bonnes personnes qui vont te permettre de croître plus vite et de réaliser tes rêves. Eh bien eux, c’est vraiment ça qu’ils ont fait », affirme la directrice de la BDC, Véronique Fournier.

Cette dernière a accompagné les quatre actionnaires de Pixel, incluant Jean-François Henri, qui était à la tête de Shuriken, dans le cadre de leur regroupement. 

« Ils ont vraiment une offre de services diversifiée. Comme banquier, c’est vraiment quelque chose qu’on recherche », fait valoir Mme Fournier.

M. Martin caresse d’autres projets de regroupement dans le domaine du numérique et de la production vidéo. 

« Si on parle d’un horizon de cinq ans, on peut facilement dire que Pixel peut encore doubler. On l’a fait en un an et je pense qu’on va continuer à atteindre un certain niveau où on va continuer de croître, mais de façon un peu moins exponentielle que celle-ci », affirme-t-il.

Il ne cache pas pour autant que la dernière année a été «un peu déstabilisante» pour l’équipe de Pixel, même si le regroupement s’est fait de façon « organique » et que les associés partagent des « atomes crochus ». 

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Bios: aider les gens avec leurs ordinateurs

Après avoir eu une « écoeurantite aïgue » de travailler à contrat pour le gouvernement fédéral, l’entrepreneur Nicolas Chénier a fait l’acquisition en juillet 2018 de Bios, une entreprise qui offre des solutions informatiques.

« J’ai décidé de faire ce qui me rendait heureux et c’est d’aider les gens avec leurs ordinateurs. C’est ce que je fais depuis que je suis tout jeune avec ma famille et avec mes amis et je voulais juste rendre ça dans une business », explique-t-il.

L’homme d’affaires a donc fusionné sa propre compagnie d’hébergement web Solubiz avec Bios. L’entreprise compte maintenant sept employés et, selon M. Chénier, le regroupement a porté fruits. 

«Je veux grandir rapidement et on a réussi à doubler notre chiffre d’affaires durant la dernière année», s’exclame-t-il.

M. Chénier a racheté l’entreprise à Mark Goneau, qui est pour sa part resté à titre de directeur général. Le nouveau propriétaire de Bios a obtenu un prêt de 100 000 $ de ses partenaires financiers, la BDC et Desjardins, pour payer une partie de l’achat du condominium commercial où sont situés les bureaux de Bios. 

Si M. Chénier affirme ne pas avoir de regrets, il ajoute tout de même avoir tiré des leçons sur l’importance en affaires de maintenir un flux de liquidités, notamment en situation de croissance. 

« J’avais peu d’expérience au niveau du cash-flow et disons qu’on a été victime de notre succès. Le plus de ventes qu’on faisait, le moins de cash-flow on avait, en raison des délais entre le temps où on achète le matériel et où on le revend », explique-t-il.

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IG Gestion de Patrimoine: vers une douce transition

Les conseillers financiers chez IG Gestion de Patrimoine dans le secteur Buckingham, Danny Tremblay et Normand Fairfield, ont pour leur part fusionné leurs deux équipes de travail et leur clientèle en juin dernier.

Cette initiative vise à planifier à l’avance le départ à la retraite de M. Fairfield sur un horizon d’environ cinq ans. Les deux associés veulent ainsi assurer une douce transition pour le bénéfice de leur clientèle familiale et de gens d’affaires.  

« Ça fait environ un an que Normand et moi on s’en parle », explique M. Tremblay. 

« Dans une une fusion et acquisition, le vendeur doit être prêt émotionnellement pour accepter que tranquillement pas vite ce ne sera plus lui éventuellement qui sera en charge. Et moi comme repreneur, il faut que je sois prêt à embarquer dans les souliers. Donc c’est quelque chose qui peut prendre du temps », fait-il valoir.

M. Tremblay souligne l’importance pour eux de s’assurer de partager la même vision et les mêmes valeurs. « C’est important, parce que Normand, ses clients, il les aime et il veut en prendre soin et il veut s’assurer que la personne qui prend la relève ait les valeurs à la bonne place », dit-il.

Orkestra intègre Kaboom

Au début du mois, l’agence de marketing et de publicité Orkestra a quant à elle annoncé l’intégration de Kaboom communication design à son équipe, afin de se positionner encore davantage comme un joueur important dans la région. Orkestra compte maintenant 28 employés et espère ainsi hausser ses parts de marché à Ottawa et à Montréal. L’équipe d’Orkestra estime que les similarités entre les deux équipes créatives aideront à la transition.

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Export Outaouais : Un partenariat gagnant-gagnant… Gagnant!

Les entrepreneurs de la région qui veulent percer au Canada, aux États-Unis, en Europe ou même en Chine bénéficient des avantages que procure le partenariat entre Export Outaouais et Desjardins Entreprises.

Le mandat d’Export Outaouais est d’accompagner les entrepreneurs dans leur ouverture sur le monde. L’organisme est financé en majeure partie par le ministère de l’Économie et de l’Innovation, ainsi que Développement économique Canada. « Notre partenariat avec Desjardins Entreprises nous permet de bonifier notre offre de service en y ajoutant plusieurs activités de formation et de reconnaissance, comme les Prix MercadOr », explique la directrice d’Export Outaouais, Julie Moffatt.

« L’une des initiatives rendues possibles par le partenariat est le Parcours de formation pour entreprises manufacturières, qui cible le marché de l’exportation. En collaboration avec l’École des entrepreneurs et ID Gatineau, nous visons à développer l’ensemble des compétences requises pour avoir du succès à l’exportation. Si l’on obtient tout le financement nécessaire, on prévoit un lancement du programme en septembre 2020. On veut aussi favoriser la création d’événements en région plutôt qu’à Montréal », indique Mme Moffatt.

Développement régional  

S’il reconnaît que le partenariat avec Export Outaouais le place aux premières loges pour offrir ses services financiers aux entrepreneurs, le directeur général de Desjardins Entreprises en Outaouais, Martin Richer, estime qu’il ne s’agit pas là du but premier de cette union : « L’Outaouais a des talents et des idées qui méritent d’être exportés! Quand les entrepreneurs de la région rayonnent ailleurs dans le monde, c’est l’ensemble de la communauté d’affaires d’ici qui prospère », croit-il. 

Il reste qu’il est parfois difficile pour une entreprise d’obtenir le financement nécessaire à un important projet d’exportation auprès des institutions financières traditionnelles. Or, Desjardins Entreprises ne fait rien comme les autres. « Il faut regarder au-delà du chiffre d’affaires. Parfois, l’entreprise est bien encadrée et offre un produit prometteur qui vaut le risque d’être financé et encouragé. L’Outaouais a besoin d’une diversification économique, il faut que ça commence quelque part; et si Desjardins Entreprises peut y contribuer, c’est toute l’économie locale qui en profite. »

Le partenariat entre Export Outaouais et Desjardins Entreprises est une formule du type « gagnant-gagnant-gagnant » : au-delà du bénéfice qu’en tire chaque partenaire, celui qui en profite le plus est assurément l’entrepreneur qui peut ainsi faire croître sa marque n’importe où dans le monde.

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Les pièges à éviter

Si pour les entrepreneurs le fait de procéder à des fusions et acquisitions ( F & A ) et successions d’entreprise comporte plusieurs avantages, dont ceux d’attirer des talents, d’accéder à de nouveaux marchés et d’améliorer leur offre, il reste que l’opération n’est pas sans risque. Comment éviter que la lune de miel ne tourne rapidement au vinaigre ou encore en une querelle de clocher ? Les experts consultés par Le Droit AFFAIRES présentent quelques pièges à éviter.

Piège 1 : Sous-estimer l’impact de la F & A sur les ressources humaines

« Dans les regroupements, les erreurs que les gens font sont de sous-estimer l’impact sur les ressources humaines. Sur papier, nous sommes tous capables de démontrer que le regroupement sera une bonne affaire pour plusieurs entreprises. Mais pour qu’une entreprise se démarque, progresse et qu’elle ait vraiment une identité d’entreprise, ce qui fait vivre ça, ce sont les employés. »
Éric Charron, directeur général de la Caisse Desjardins à Gatineau 

Solution : Communiquer sa vision et rallier ses bons joueurs 

« Ça prend une bonne communication claire de la vision d’approche pour que le regroupement soit un avantage autre que juste sur le plan financier. C’est un facteur de succès d’intégrer les employés dans le processus. Il n’y a aucun doute à mon esprit. Il faut sécuriser les gens, éviter les surprises et aussi rallier nos bons joueurs, afin qu’ils participent à ce volet-là. Mettre les gens à contribution amène de nouvelles idées, de nouvelles approches et ça garantit le succès, dès le départ. »
Éric Charron, directeur général de la Caisse Desjardins à Gatineau

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Vivre de vin et d'eau fraîche

En 25 ans, Lucie Doyon a prouvé à ceux qui en ont douté qu’elle ne mettrait d’eau dans son vin pour personne. Cette mère de trois enfants a quitté son emploi d’hygiéniste dentaire pour démarrer sa propre entreprise, en 1994. Aujourd’hui, le Club d’Eau Plus correspond à sa vision d’offrir aux gens de l’Outaouais des produits sains dans les domaines de l’eau distillée et du vin artisanal.

Chez le dentiste, l’eau est aseptisée. Elle est pure, elle est parfaite. Lorsqu’elle a quitté le monde de l’hygiène dentaire, Lucie Doyon a eu envie d’offrir cette eau de qualité supérieure à sa famille et, pourquoi pas, à la population locale. 

Même à ses débuts, dans sa petite succursale, elle offrait déjà de l’eau distillée et des trousses pour faire du vin santé à la maison. Bien que la combinaison des deux volets représente, encore à ce jour, son plus grand défi, Mme Doyon ne regrette pas d’avoir fait le pari d’offrir ces deux produits à ses clients. « Je ne crois pas qu’il faut avoir juste un produit pour réussir comme entrepreneur. »

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Coopérative funéraire de l’Outaouais: quarante ans d’adaptation

Dans les années 1970, le coût moyen des services funéraires au Québec était de 18 % plus élevé que dans l’ensemble du Canada.

À l’hiver 1978, le Centre d’amitié de Gatineau, un centre de jour pour personnes âgées, a organisé un colloque qui a abordé ce problème des frais funéraires trop onéreux. Un an plus tard, en janvier 1979, les bases étaient jetées pour la création d’une coopérative funéraire, et une campagne de recrutement de membres débutait avec un objectif de 1000 membres. 

Aujourd’hui, 40 ans plus tard, la Coopérative funéraire de l’Outaouais ( CFO ) compte plus de 20 000 membres, elle occupe près de 80 % du marché des services funéraires dans la région, elle compte 80 employés, six points de service et bientôt un septième dans le secteur du Lac Beauchamp à Gatineau, elle a un chiffre d’affaires de près de huit millions $ annuellement et un portefeuille de placements en fiducie de 22 millions $.

Son succès a dépassé toutes les attentes.

Guylaine Beaulieu est directrice générale de la CFO depuis plus de sept ans. Fière Franco-Ontarienne de Longlac, dans le Nord de la province, elle s’est jointe à cette coopérative après 28 années chez Centraide, d’abord à Centraide Canada pendant 16 ans, puis comme directrice générale de Centraide Outaouais de 2000 à 2012.

En ce 40e anniversaire de la CFO, Le Droit AFFAIRES l’a rencontrée.

DENIS GRATTON : Pourquoi devenir membre de la CFO ? Quels sont les avantages ?

GUYLAINE BEAULIEU : Il y a plusieurs avantages. Mais d’abord et avant tout, devenir membre d’une coopérative, c’est devenir membre d’une entreprise locale parce que je suis actionnaire. En achetant une part permanente au coût de 20 $, je deviens actionnaire d’une entreprise locale qui ne peut être vendue à l’étranger. J’ai mon droit de vote, il y a une vie démocratique au sein d’une coopérative et, comme membre, je peux influencer les orientations. Je me procure aussi des services qui sont abordables. J’ai accès à de l’information avant, pendant et après le produit principal, qui est l’accès aux funérailles. Il y a aussi beaucoup d’éducation qui se fait par des conférences qu’on donne sur la planification successorale, sur les arrangements préalables et plusieurs autres sujets. Ce qui fait que le membre est bien informé avant de prendre toute décision.

DG : Mais en général, Mme Beaulieu, on n’aime pas parler de la mort, on ne veut pas penser à ça. Et de devenir membre d’une coopérative funéraire n’est pas…

GB : Ce n’est pas populaire. Et c’est là que notre rôle comme Coop devient important. De sensibiliser les gens, de faire de l’éducation, de faire valoir le modèle d’entreprise que nous sommes, c’est notre défi. C’est très personnel lorsqu’on parle de la mort. Souvent, on s’imagine notre propre mort, c’est pour ça que c’est très difficile. Mais on veut le faire pour soulager ceux qui vont rester. Quand les choses sont préparées à l’avance, ça facilite ce qui va suivre après le décès. Mais quand on arrive devant le fait, quand on arrive avec la peine, la fatigue, la douleur de perdre un être cher, on est vulnérable et on n’est pas dans le même état d’esprit que lorsqu’on planifie en avance.