Le Mag

As-tu vu ça? Se camoufler derrière les mailles

L'art du camouflage semble n’avoir aucune limite sous la lentille du photographe britannique Joseph Ford, qui collabore avec l’artiste du tricot Nina Dodd pour créer des illusions époustouflantes.

Pour ce projet baptisé Knitted Camouflage («camouflagé tricoté»), pas de recours à Photoshop : c’est un simple tricot qui, porté dans le décor pour lequel il a été créé, prend tout son sens et nous fait presque oublier la personne qui le porte. 

M. Ford a d’ailleurs collaboré avec des personnalités qui ont accepté de se laisser prendre au jeu, notamment le DJ Fat Boy Slim, le musicien Fimber Bravo ou encore l’artiste urbain M. Chat. 

Le photographe a également travaillé à plusieurs campagnes publicitaires surprenantes, entre autres pour Pepe Jeans et Lacoste. 

Pour en voir davantage : josephford.net / Facebook  / Instagram @josephfordphotography

Progrès technologique

Ce que nous réserve 2019

CHRONIQUE / Donald Trump: Le Tweet de trop !

Le président Trump l’échappe si régulièrement sur Twitter que plusieurs se demandent quel sera le tweet de trop, compte tenu de son utilisation sans filtre de cette tribune. Ce populisme contemporain marque déjà l’histoire pour les mauvaises raisons, et 2019 sera une année charnière, d’autant plus que les démocrates contrôlent désormais le congrès. Assisterons-nous au déclenchement d’un conflit armé via un gazouillis de 140 caractères? Est-ce que ce sera le Mexique ou le président Trump qui frappera le mur en 2019 ? https://twitter.com/realDonaldTrump

Sexologie

Parce qu’il y a aussi du positif

COURRIER D'UN LECTEUR / Allô Myriam! Moi, je voudrais voir plus d’histoires de gens qui vont bien ! Je parle de couples qui s’aiment sans que ce soit compliqué. Des gens qui ont des enfants sans être à bout. De ceux qui font l’amour sans que ce soit une corvée, qui ont du plaisir à deux et en famille! Avec tous les couples qui se séparent autour de moi, me semble que ça remonterait le moral des troupes ! Est-ce que ça existe encore, des gens comme ça? Dites-le moi!

2019, et si les pages de ton calendrier ne présentaient que du beau ?

Louable que cette requête reçue via ma boîte Facebook. Les médias, quels qu’ils soient, exposent effectivement plus souvent qu’autrement cette représentation de tout ce qui va mal ! Réalité certainement plus vendeuse qu’une madame heureuse pour qui la vie sourit ou ce monsieur ô combien satisfait de finalement pas grand-chose. Le bonheur des autres n’intéresse personne, c’est à croire !

Le Bourlingueur

2018 au rang des souvenirs

L’année 2018 s’apprête à s’installer définitivement dans la boîte à souvenirs. Avant de lui dire au revoir, j’ose à peine calculer mon empreinte de carbone pour les 365 jours qui viennent de passer. Je n’ose pas calculer les kilomètres parcourus, au-dessus des nuages, dans les 31 vols qui m’ont soulevé à un moment ou à un autre dans les 12 derniers mois.

31 vols! Ça donne le vertige. C’est plus qu’une fois aux deux semaines, si on fait une moyenne. La Terre ne me dit pas merci. Mais j’aurai commencé, cette année, à compenser mes émissions de carbone. 

2018 m’aura donné quelques leçons. Difficile de ne rien apprendre quand on décampe à une fréquence grand F et qu’on donne la parole à l’étranger.

À Tokyo, au Japon, j’ai été confronté à ce sentiment étrange de déjà-vu alors que je ne retrouvais pas tout à fait mes repères. Fou comme des souvenirs bénins, comme ceux des enseignes de magasins qu’on avait oubliées, font remonter des tas d’images.

En retournant dans la capitale nippone, j’ai eu à me demander par où commencer l’exploration de la deuxième chance, celle qui s’éloignerait de la surface, des mêmes attractions que la première fois qui ne me feraient rien découvrir. 

En m’intéressant aux préparatifs des Jeux olympiques de 2020, j’ai réalisé qu’on accorde trop peu d’importance aux Jeux paralympiques. Les Japonais l’ont non seulement réalisé, ils en profitent pour adapter leur société qui laissait bien peu de place aux citoyens à mobilité réduite. 

Ma recommandation au Japon : le quartier de Yanaka, avec ses maisons traditionnelles. On s’éloigne un peu du circuit touristique et on vit le Japon qui disparaît peu à peu. Et pendant qu’on y est, il faut manger une soupe ramen dans un restaurant typique.

En Haïti, j’ai vu la passion et la persévérance. Mon ignorance m’avait caché que la perle des Antilles était un pays de montagnes. Là-bas, la beauté est partout : dans la nature, dans les traditions, dans le carnaval où j’irai danser un de ces jours, dans le créole que je ne comprends malheureusement qu’à moitié. 

J’ai craqué pour la bonne humeur de Gesper, qui aime chanter autant que le café qu’il fait pousser. Pour les paysans de Vallue, aussi, qui exploitent la terre de leur communauté tout en évitant l’exode des jeunes. 

Ma recommandation en Haïti : s’attarder dans le secteur de Vallue et de Petit-Goâve.

Israël s’est révélé un petit bout de terre à la fois. Ce qu’il a de surprenant, ce petit pays, c’est qu’il renferme justement tellement d’histoire et de richesses dans un territoire aussi restreint.

Les sites du patrimoine mondial de l’UNESCO ont de quoi combler les férus d’histoire. Ceux qui s’intéressent à l’actualité seront peut-être, comme moi, impressionnés par le Golan, d’où on peut voir (et entendre) le territoire syrien, et la Cisjordanie, qui donne un très bref aperçu du conflit israélo-palestinien.

Il était très étrange de combiner, dans une même escapade de deux semaines, le village hyperconservateur de Safed, les sites religieux d’importance pour le judaïsme, l’islam et le bahaïsme, en plus d’assister au plus gros événement LGBTQ+ du Moyen-Orient, à Tel-Aviv.

Ma recommandation en Israël : visiter Jérusalem, Hébron et Bethléem pour comprendre la situation géopolitique du territoire.