Un pangolin
Un pangolin

Une semaine d'actu

Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t’entoure? Le P’tit Mag te présente un rendez-vous parfait pour toi! Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offre sur le site Web jeunesse de Télé-Québec. À lire et à voir dans le journal, dans l'appli et sur notre site Web!

LE PANGOLIN INTERDIT DANS LES REMÈDES EN CHINE

Les scientifiques en sont persuadés : le coronavirus COVID-19 serait venu de la chauve-souris. Mais le virus de chauve-souris n’étant pas équipé pour se fixer sur les récepteurs des humains, il est sans doute passé par une autre espèce pour s’adapter et se transmettre à l’Homme. On appelle ce second animal un «hôte intermédiaire». Et tu en as entendu parler, cet hôte s’appelle le pangolin qui est une espèce animale en voie d’extinction.

Ce pauvre pangolin n’a pas la vie facile. Il est l’animal le plus pourchassé dans le monde par les chasseurs illégaux, les braconniers. Et en plus, il doit porter maintenant le poids d’avoir transmis le coronavirus aux humains. En fait, il est apprécié de certains peuples pour sa chair tendre et ses écailles qui sont incorporées à des remèdes traditionnels. Depuis 2016, il était interdit d’en vendre sur les marchés internationaux, mais il restait bien présent dans les repas et les pharmacies des pays où il vit.

Cette semaine la Chine a officiellement retiré les ingrédients issus du pangolin de sa liste officielle de remèdes en médecine traditionnelle. Décision applaudie par la communauté médicale et par l’Organisation de la défense de la nature, la WWF. Cela permettra à ce petit animal d’avoir la vie sauve et surtout, de sauver des vies également en ne transmettant pas d’autres virus aux humains. 

Le pangolin est l’animal le plus pourchassé dans le monde par les chasseurs illégaux, les braconniers. Et en plus, il doit porter maintenant le poids d’avoir transmis le coronavirus aux humains.

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AVOIR 9 ANS ET TRAVAILLER DANS UNE MINE!

La photo que tu vois est celle d’un jeune garçon qui travaille dans une mine, au Pakistan.

Un peu partout dans le monde, certains enfants sont malheureusement obligés de travailler pour vivre et aider leurs familles. Certains accomplissent même parfois des tâches très dangereuses. C’est triste, car aucun enfant ne devrait jamais avoir à travailler! 

Depuis les années 2000, le nombre d’enfants qui travaillent dans le monde a diminué de plusieurs millions! Mais malheureusement la crise du coronavirus risque de faire remonter ce nombre. La pandémie a provoqué une augmentation du nombre de gens vivant dans une extrême pauvreté : ces familles très pauvres pourraient avoir besoin d’envoyer leurs enfants au travail pour aider financièrement la famille. Ces constats ont été publiés dans une étude de l’Organisation internationale du travail (une organisation qui s’intéresse au travail et aux travailleurs dans le monde) et de l’UNICEF (une association qui défend les droits des enfants).

La crise du coronavirus risque d'envoyer plus d'enfants au travail, puisqu'elle a provoqué une augmentation du nombre de gens vivant dans une extrême pauvreté.

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UNE DISCRIMINATION DÉSORMAIS INTERDITE

Dans de nombreux pays, les personnes homosexuelles (qui sont amoureuses d’une personne du même sexe qu’elles) et les personnes transgenres (qui sont nées homme ou femme et qui ne se sentent pas appartenir à ce genre) vivent encore des injustices et n’ont pas les mêmes droits que les autres, en raison de leur préférence amoureuse. 

Dans certains pays, elles n’ont pas le droit de se marier, par exemple. Dans d’autres, elles sont même considérées comme des criminelles! 

Aux États-Unis par exemple, dans plusieurs états, il était possible jusqu’à très récemment de renvoyer quelqu’un de son travail pour la seule raison qu’il était homosexuel ou transgenre. 

Mais lundi dernier, la Cour suprême des États-Unis, le plus important tribunal du pays, a rendu une décision historique pour les droits de ces personnes. Ils ont en effet déclaré qu’il était maintenant interdit pour toutes les entreprises du pays de renvoyer quelqu’un ou de lui refuser une promotion à cause de son orientation sexuelle ou de genre. Neuf juges se sont penchés sur la question. Une majorité de 6 juges contre 3 a déclaré que cette discrimination était illégale. Et voici ce qu’ils ont dit : «Aujourd’hui nous devons décider si un employeur peut congédier quelqu’un juste parce qu’il est homosexuel ou transgenre, la réponse est claire, la loi l’interdit». 

C’est un immense soulagement pour des millions de travailleurs américains homosexuels ou transgenres et c’est aussi une grande victoire contre la discrimination.

La Cour suprême des États-Unis a déclaré qu’il était maintenant interdit pour toutes les entreprises du pays de renvoyer quelqu’un ou de lui refuser une promotion à cause de son orientation sexuelle ou de genre.

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DES MILLIONS DE VIES SAUVÉES!

Même si l’on commence à en voir la fin avec la reprise de plusieurs activités, le confinement n’a pas été un moment très rigolo. 

Mais sache que tous nos efforts et notre patience n’ont pas servi à rien. Au contraire, ils ont même sauvé des vies! Ainsi, des chercheurs britanniques ont travaillé à une importante étude parue récemment dans le réputé magazine scientifique Nature. Dans cette étude, ils ont analysé l’impact des mesures de confinement, comme la distanciation physique, la fermeture des écoles et des magasins, l’interdiction des rassemblements et la fermeture des frontières. Pour cela, ils se sont basés sur le nombre d’infections et de décès dans différents pays européens ayant imposé des mesures de confinement à des moments différents. 

Ils se sont rendu compte que les mesures de confinement ont permis de diminuer de 82 % le nombre d’infections! Et ils ont calculé que si aucun des pays concernés par l’étude n’avait pris de telles mesures, la pandémie aurait fait plus de 3 millions de décès supplémentaires! C’est énorme! Le confinement a donc permis de sauver toutes ces vies. 

Le confinement a aussi aidé la planète à respirer un peu mieux! Moins de déplacements équivaut en effet à beaucoup moins de pollution! Les animaux sauvages, eux aussi, ont pu souffler un peu, car ils ont été moins embêtés par les humains pendant cette période. 

Ce n’était donc pas très drôle, bien sûr, mais ce confinement a tout de même eu des impacts très positifs!

Des experts ont conclu que les mesures de confinement ont permis de diminuer de 82 % le nombre d’infections et que si aucun des pays concernés par l’étude n’avait pris de telles mesures, le virus aurait fait plus de 3 millions de décès de plus.