Le quartier de Philippe, avec la fontaine Saint-Michel située dans le 6e arrondissement de Paris. On aperçoit l’immeuble de son condo à droite, derrière.

Une deuxième fois à Paris, pour Philippe Laramée

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

Nom : Philippe Laramée

Âge : 40 ans

Profession : Directeur international, affaires économiques et gouvernementales aux Laboratoires Pierre Fabre

Trajectoire

«J’ai quitté  ma ville natale, Saint-Jean-Chrysostome (Lévis), pour aller faire un doctorat en chiropratique à l’Université du Québec, à Trois-Rivières. J’ai ensuite travaillé à Montréal, tout en faisant une maîtrise en épidémiologie et en économie de la santé à la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. 

J’ai délaissé la chiropratique et après un passage au sein d’un laboratoire pharmaceutique dans la métropole, j’ai eu l’opportunité de déménager à Londres, en Angleterre, pour travailler au Royal College of Physicians comme économiste de la santé pour le gouvernement anglais. 

J’ai ensuite travaillé cinq ans à Paris pour un laboratoire pharmaceutique, tout en faisant un doctorat à l’Université de Lyon en gestion des systèmes de santé à l’international. 

Je suis rentré au Canada pour un emploi dans une institution gouvernementale en gestion des soins de santé. 

Puis je suis reparti vivre à Paris il y a environ un an et demi. Je fais autoriser le paiement de nouvelles thérapies haut de gamme pour le traitement du cancer par les autorités publiques à l’international.» 

Philippe Laramée

Raison

«Mon parcours professionnel m’a mené un peu partout.»

Le plus dur à apprivoiser…

«J’ai dû m’adapter aux différences culturelles dans ma vie sociale parisienne, mais aussi quotidiennement au travail, lors de contacts avec mon équipe et avec des intervenants internationaux. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est enrichissant! 

La vie socio-économique est complexe à Paris avec la ségrégation des classes. En témoignent les gilets jaunes. Les disparités sont tangibles, mais personnellement, je n’ai vu aucune manifestation, outre des stations de métro fermées.» 

À Paris, les disparités sociales sont tangibles, dit Philippe. Habitant au cœur de la ville, il n’a toutefois jamais vu de manifestation des gilets jaunes dans son secteur. Seulement des stations de métro fermées.

Maintenant, je vis comme un Parisien, parce que…

«Je me promène quotidiennement dans la beauté de la ville. Mon croissant chaud tous les matins au coin de la rue me ravit. Je profite des événements sociaux, culturels et sportifs.» 

«Mon croissant chaud tous les matins au coin de la rue me ravit.»
«Après être passé plusieurs fois devant la tour Eiffel et m’être découragé devant la file d’attente, j’y suis enfin monté une fois il y a moins d’un an. J’y ai mangé pour un repas de travail... sans faire la file.»

J’habite…

«Un condo, dans un immeuble des années 1600, qui donne sur la place Saint-André-des-Arts, dans le 6e arrondissement. Il est situé à côté de la fontaine Saint-Michel, à quelques pas de la Seine et de la cathédrale Notre-Dame de Paris.»

La cathédrale Notre-Dame de Paris, non loin de chez lui, en hiver

Je mange...

«Toujours au restaurant ou des mets pour emporter. Pour un café ou pour un verre de vin, je descends au café-restaurant du coin. C’est aussi mon endroit de prédilection pour une journée de télétravail ou des heures supplémentaires le week-end. J’ai la chance de voyager régulièrement à travers l’Europe et même plus loin professionnellement. J’en profite pour visiter les lieux et goûter aux spécialités locales.»

Philippe Laramée aime bien le Fuxia Saint-Michel pour prendre un café ou un verre de vin.

Je m’ennuie...

«De l’équilibre travail-loisir du Québec. En France, on a deux mois de vacances par année pour décompresser et voyager. Mais en contrepartie, on travaille des semaines de 50 à 60 heures.»

Je reste branché au Québec en…»

«Conservant mes valeurs et ma culture, dans lesquelles il faut avoir confiance. Les Québécois/Canadiens sont très appréciés à l’étranger. Je parle aussi avec ma mère chaque jour.»

Un bon coup de ma ville d’adoption que je rapporterais au Québec…

«Le chic et l’élégance du centre de Paris. Mais autrement, mon expérience internationale m’a appris à quel point la qualité de vie est bonne au Québec, et ce, malgré l’hiver!»

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