Un horaire chargé

Deux adultes et six adolescentes sous un même toit, ça requiert une organisation méticuleuse. Peggy Civil et Pouchkine Pierre en savent quelque chose.

Le couple agit comme famille d’accueil depuis maintenant sept ans. Au départ, Mme Civil, M. Pierre et leur fille Pamilya accueillaient deux adolescentes. Puis ce fut trois. M. Pierre a ensuite quitté son emploi afin de se consacrer à temps plein à leur mission de famille d’accueil, de sorte qu’ils hébergent maintenant cinq adolescentes sous leur toit, sans compter leur propre fille.

«C’est une de nos responsabilités de s’assurer d’être là et d’offrir un service de qualité à ces jeunes-là», souligne Mme Civil.

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Il faut non seulement nourrir tout le monde, mais aussi gérer les rendez-vous chez le médecin ou chez le dentiste, les activités de loisirs, l’école et les rencontres de parents pour toutes ces jeunes filles.

Lorsque c’est possible, les services sociaux tentent de placer les enfants dans une famille d’accueil près de leur école. Mais ce n’est pas toujours possible. Chez les Civil-Pierre, il a déjà fallu assurer le transport entre la résidence familiale du secteur Aylmer, à Gatineau, et le secteur Sainte-Cécile-de-Masham de la municipalité de La Pêche.

«Il peut y avoir trois enfants à déposer à trois polyvalentes différentes», donne en exemple Tony Charré, coordonnateur des ressources intermédiaires et des ressources de type familial au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais.

Malgré la complexité de l’horaire et l’implication que tout cela nécessite, Peggy Civil arbore un immense sourire en parlant du rôle qu’elle joue – avec son conjoint et leur fille – auprès des adolescentes qu’ils accueillent.

Peggy Civil et Pouchkine Pierre entendent donc poursuivre cette «expérience de vie» tant et aussi longtemps qu’ils seront «capables d’apporter quelque chose de positif» aux jeunes filles qu’ils accueillent.