Depuis la terrasse sur le toit de son bureau, Caroline Ferland admire cette vue du London Eye, la grande roue de Londres.

Thé, «tube», boulot à Londres pour Caroline Ferland

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

NOM :  Caroline Ferland

ÂGE :  50 ans

PROFESSION :  Avocate, chef de la conformité pour l’entreprise de produits de tabac British American Tobacco, présente dans plus de 180 pays, avec plus de 60 000 employés à travers le monde.  

Caroline Ferland vit à Londres depuis 2015.

Trajectoire 

«Je suis partie de Montréal pour aller m’installer à Londres en 2015.»

Raison

«Pour relever de nouveaux défis professionnels et découvrir un peu plus le monde. Depuis que je suis installée ici, j’ai visité plus de 20 pays.»

Le plus dur à apprivoiser...

«Quand j’ai déménagé, c’était de trouver de nouveaux repères : épicerie, pharmacie, docteur, dentiste… Ça semble simple comme ça, mais au début, cette recherche demande du temps.»

«Big Ben, vu de la navette en me rendant au bureau par beau temps, avant qu’il ne soit en rénovation. Maintenant, il est couvert d’échafaudages.»
La cathédrale Saint-Paul, photographiée de l’autre côté de la Tamise, devant le Tate Modern, à travers les bulles des amuseurs de rue.

Maintenant, je vis comme une Londonienne, parce que...

«Je ne dis plus que je prends le métro, mais plutôt le tube, et que je parle très souvent de la météo!»

Je mange...

«Des fish & chips, mais surtout j’ai appris à aimer le thé. Je bois du matcha maintenant et j’adore ça.» 

J’habite...

«Avec mon conjoint, Dominic, Québécois lui aussi. Nous vivons à Putney, dans le sud-ouest de Londres, tout près de la Tamise et des clubs d’aviron. Chaque année, il y a une grande compétition d’aviron entre les universités d’Oxford et de Cambridge tout juste à côté de la maison. C’est très excitant!»

Un plaisir d’habiter tout près des clubs d’aviron et d’assister chaque année à la grande compétition entre les universités d’Oxford et de Cambridge sur la Tamise.

Je m’ennuie...

«De tout mon monde et j’essaie de venir faire un tour quelques fois par année. Je m’ennuie aussi de la beauté de nos paysages, surtout en automne, avec l’air si vivifiant. Plus je voyage, plus je réalise comme c’est beau chez nous.» 

Je reste branchée au Québec en...

«Suivant les médias québécois sur les différentes plateformes technologiques. J’adore par exemple les baladodiffusions, qui me permettent de rester branchée sur le Québec pendant mon commuting [ma navette] vers le bureau chaque jour.»

Un bon coup de ma ville d’adoption que je rapporterais au Québec... 

«Un réseau de transport vraiment efficace, tant les transports à Londres que les trains pour voyager à l’extérieur de la ville. Pour me rendre au bureau le matin, je prends un bateau sur la Tamise, qui fait partie du réseau de transport en commun. Et prendre l’Eurostar pour aller à Paris ou à Bruxelles le week-end, c’est super!»

La navette matinale de Caroline Ferland
Mode et originalité s’entrecroisent à Londres, comme le montre cette devanture de Brandshop, qui vend plus de 120 marques de vêtements, de chausssures et d’accessoires.

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