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Parler pendant les ébats amoureux

CHRONIQUE / Elle parle sans arrêt…

La trappe ne lui ferme jamais…

Un vrai moulin à parole…

Voici comment ce bougre me décrivait ses ébats amoureux. Sa chérie jase sans cesse. Du début à la fin. Des préliminaires à l’orgasme. Des choses à dire, elle en a. Est-ce votre cas? Êtes-vous de ceux qui parlent en faisant l’amour? Êtes-vous de ceux jumelés à ce loquace partenaire? Voyons-y.

De quoi on parle?

Il y a effectivement de ces gens qui profitent des rapprochements sexuels pour s’exprimer. Différents contenus se verront alors étalés. Graviter autour de la thématique sexuelle reste forcément la stratégie à privilégier. Entendons-nous qu’une fois dans le feu de l’action, il y a certainement de ces sujets possibles à éviter. Les références aux activités de la vie quotidienne en sont un bon exemple.

Parler au lit, c’est un oui. À condition de rester dans le programme du jour!

Indicateurs

Justement, le fait d’entretenir des propos à connotation coquine versus hors contexte témoigne certainement de l’implication, du focus, du niveau de plaisir de la personne volubile. Au lit, entre un continu «touche-moi là; fais-moi ça; c’est bon, j’aime ça» versus «il serait peut-être temps de repeindre la chambre et de laver le lit», il y a un monde.

L’internaute le dit. L’implication est relative au fait de mettre beaucoup, ou pas, de soi-même dans ce que l’on fait. La nature des discussions tenue peut ainsi révéler qu’un partenaire éloquent soit, ou pas, présent mentalement.

Faire l’amour pour les mauvaises raisons expliquerait possiblement cette situation.

Focus

Garder le cap sur le ici et maintenant, pas nécessairement toujours évident. Une simple distraction peut amener ailleurs, et ce, encore plus lorsqu’il y a vulnérabilité du type stress, fatigue, enjeux quotidiens, alouette.

Être attentif au moment présent, concentré sur les réponses physiques vécues et soucieux des réactions de l’autre nécessite parfois l’usage de la parole. Nommer, questionner, chercher à savoir, valider, voici une nécessité pour les personnes loquaces.

À quoi ça rime?

Parce que la parole peut aussi être un stimulateur de l’excitation sexuelle, il y a de ceux qui se servent du langage pour enflammer leur partenaire. Parfois manifestation spontanée et véridique du plaisir, tantôt paroles axées sur l’intensité de l’autre; ces personnes utiliseront les mots comme étincelle ou carburant, c’est selon.

Il en va de même pour la visée autoérotique. S’entendre tenir des badineries sexy, autrement jamais mentionnées, peut aussi être stimulateur. Comme quoi personne n’est mieux servi que par soi-même.

Baromètre

Les lacunes à la communication sont monnaie courante même sous la couette.

Nommer pour mieux diriger, une réalité louable, pour ne pas dire souhaitable! Préciser ses volontés, ses désirs, mais aussi son plaisir fait partie des sphères nécessaires aux vertus de l’intimité. Une branche ô combien souvent négligée de peur de s’affirmer, de demander, de proposer. Gêne, manque de connaissances de soi, de confiance, de réciprocité, etc. peuvent expliquer tout ça, alors que le silence, lui, n’est pas souhaité.