Beaucoup de gens préfèrent ne pas s’engager.

M’engager... non merci !

CHRONIQUE / La personne qui fuit, est-ce vous ?

Celle qui dit non à la cohabitation, aux projets à long terme, à l’agenda parsemé d’activités à partager ?

Celle qui déteste les comptes rendus, qui conteste les questionnaires, qui confond intérêt avec intrusion ?

Celle qui se voit le souffle court, qui cherche son air, sa fougue, sa liberté, qui étouffe en la présence un peu trop prolongée de l’autre ?

Est-ce vous ce personnage saboteur, fuyard, fugitif, ayant effectivement peur de l’engagement que nécessite la vie de couple. Si problème il y a, lisez ceci.

Peur de l’engagement

Plus que courant que ce mal contradictoire. Tantôt à plein moteur, tantôt à s’arc-bouter sur le frein à main, celui ou celle craignant l’engagement n’a rien de si exceptionnel en 2019 !

En effet, dans cette ère où le couple ressemble aussi à un bien consommable, fréquentes sont les séparations que l’on peut associer à la frousse, ou du moins, au stress qu’impose l’engagement amoureux.

Ce dernier nécessitant l’investissement total, la capacité de faire preuve de vulnérabilité, et la disponibilité affective et émotive, l’intimité sous toutes ses formes, pas étonnant que plus d’un rebrousse chemin en court de route.

Un peu trop d’ouvrage, de renoncement ou de risques de blessure. Jamais de la vie !

Que de difficultés !

Par mode de protection, il y a effectivement de ces spécimens pour qui l’amour apporte, sur une visée personnelle, davantage de pertes que de gains. Ayant peut-être été blessés par diverses expériences antérieures malheureuses, ils cherchent à garder le contrôle de leurs sentiments afin d’éviter toute récidive de coeur meurtri. Pas de chance à prendre !

Certains auront souffert de carences à l’enfance, d’autres ne reviendront jamais d’une peine d’amour douloureuse, quelques-uns auront été abandonnés. Puisqu’à chacun son histoire, allons donc savoir...

De ce fait, il est possible de reconnaître ces êtres aux apparences quasi insensibles par certaines caractéristiques spécifiques.

Descriptif

Aux allures parfois détachées ou impénétrables, ceux-ci peuvent être décrits comme étant centrés sur eux-mêmes. “Frette” comme le glaçon et pourquoi pas égoïstes fois dix.

Plus que durs à suivre, ils peuvent se montrer aussitôt intéressés qu’indifférents.

Telle la poudre d’escampette, ils s’approchent pour mieux s’enfuir, s’incrustent pour mieux déguerpir, s’installent pour mieux décamper.

Et quand tout semble trop beau pour durer, ils donnent raison à qui l’aurait prédit en salopant tout espoir de continuation. Impossible de prolonger.

Tout un contrat que d’accompagner ces effrayés !

De quoi avoir si peur ?

La vie leur ayant tôt fait prendre conscience que l’engagement peut être synonyme de souffrance, perdre l’amour de l’être précieux semble insoutenable. De ce fait, aussi bien s’y parer en y renonçant, ou du moins, en anticipant les revers.

La trouille du rejet, ressemblant de près aux âtres de l’abandon, représente également un moteur important du non-engagement. Cherchant constamment à ne pas le subir, il le devancera, histoire de ne pas en être victime. Vaut mieux prévenir que guérir, dit-on.

Parce que la liberté a également un prix, la perdre au détriment de l’autre apparaît parfois comme étant trop cher payé. Faire ce que l’individu veut, comme il veut et quand il le veut, une soif difficile à assouvir.

Quand une vie amoureuse se résume à une suite de relations non fructueuses, il y a de quoi possiblement se remettre en question si souffrance il y a. Des ‘‘patterns’’ s’expliquant par la peur de l’engagement, une réalité ô combien minimisée. Si, quelque part, le chapeau vous va, le travail personnel reste une option. À vous d’y voir.