Des raisons pour faire l’amour

CHRONIQUE / Faire l’amour ou pas? Parce que la vie est faite de questions existentielles, il y a lieu de se poser aussi celle-ci! Entre avoir un rapport sexuel ou s’abstenir, certains y verront un grand débat. Des raisons pour s’en passer, j’en ai entendu. Rares sont les confidences en l’autre sens. Pourtant!

Si vous êtes de ceux ayant un partenaire sexuel sous la main, quel qu’il soit, et que vous cherchez de ces arguments pour faire « la chose », en voulez-vous? En voilà! Exit grands fondements justificatifs, revenons aux sources avec cette pointe d’humour rabrouant possiblement le dernier des amants.

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2019! Trouvez en aujourd’hui des activités ne coûtant pas une cenne, comme le dirait ce bon vieux Québécois.

Restaurants hors de prix... Même les fast foods se remplissent les poches sur le dos de l’amour. Franchement!

Ni vu ni connu, le cinéma, en plus de coûter un bras et deux jambes, est l’endroit idéal pour ne pas se dire un mot. Non merci!

Les week-ends en duo, plus dispendieux qu’un terme hypothécaire. Un pensez-y-bien!

Les spectacles, cher payés pour trop de «je» de la part de l’artiste au détriment du «nous». Repassons.

En plus d’être la plupart du temps sans équipage, du sexe avec l’autre, n’importe où, n’importe quand et n’importe comment, ça n’a pas de valeur monétaire. Profitez-en sans vous ruiner.

Sexualité verte

À l’instar de l’alimentation et du transport, la sexualité verte, vous connaissez?

Tout rapprochement sexuel n’émettant que peu d’agents polluants gagne en popularité chez certains écolos. D’autant plus si vous forniquez localement. Après tout, c’est souvent chez soi qu’on est le mieux et notre région est merveilleuse.

Mis à part l’émission d’un peu plus de dioxyde de carbone qu’au repos, rien ne semble affecter pour l’instant le réchauffement climatique et encore le trou dans la couche d’ozone. De toute façon, il faut bien respirer, non? Copuler sans polluer.

À toi de moi!

Quoi donner à celui ou celle qui a tout ? Cette question que se posent plusieurs tout juste avant Noël, l’anniversaire, la fête de Pâques, la Saint-Valentin, alouette.

Puisque les besoins matériaux se voient ô combien comblés, inutile de réinventer encore une fois la roue avec ce matériel futile encombrant davantage cette maisonnée pleine à craquer.

Un « moi » comme cadeau accompagné d’un chou sur la tête représente certes cette offrande impossible à oublier! D’autant plus vrai si vous êtes chiche sur la chose et que les circonstances ne s’y prêtent que rarement.

Posologie

Telle la prescription du médecin, échanger sexuellement parlant soulage bien des maux, en plus d’être indiqué dans divers contextes. La maudite céphalée, communément appelée mal de bloc, se verrait possiblement évincée par les plaisirs de la chair (recommandation à prendre cependant avec un grain de sel lorsqu’il est accompagné du torticolis).

Il en va de même pour une mauvaise humeur perpétuelle. Un bon coup pourrait égayer la pire face de boeuf.

Apaisement du stress, les plaisirs libidinaux adouciraient à la fois ces rendez-vous anticipés ou tout simplement nécessaires, tel celui chez le syndic de faillite.

Post-vacances, lundi matin aux aurores m’apparaît comme une possibilité plus qu’envisageable pour détendre les travailleurs.

Puisque l’occasion fait le larron, inutile de chercher de midi à quatorze heures «LA» raison pour se rapprocher. Ces motivations plus que «boboches» prouvent que le sexe a ses vertus dans tous les contextes. À vous de les adapter à votre réalité.