Sexologie

Source de déplaisir

Allô Myriam, Je ne pensais jamais dire ça, mais je fréquente un nouvel homme, et son pénis est trop gros! Quand nous faisons l’amour, je ressens plus de douleur que de plaisir. Plus nous essayons, plus il y a de stress, et plus ça fait mal...

C’est un peu la même douleur que lors de mes premières relations sexuelles. Aussi, dans certaines positions, son pénis entre trop profondément, et j’ai mal. Mais le plus problématique, c’est vraiment le frottement à l’entrée. Je t’en prie, j’ai besoin d’aide! As-tu des trucs?

Bonjour à vous, chère dame, 

Quelle confidence que cette douleur vaginale lors de la pénétration ! Merci pour la confiance. Pour connaître un tant soit peu votre pedigree sexologique, de par quelques questionnements antérieurs, je comprends que ce phénomène est une première pour vous. Jamais, auparavant, vous n’aviez connu ce type d’inconfort avec d’autres partenaires masculins. 

Bien que visuellement indéniable, avant de crier à l’hypothèse du «Trop gros pénis, source de déplaisir», je ferai cette parenthèse afin d’éradiquer toute pathologie. Les douleurs gynécologiques, comme discuté dans une autre chronique, peuvent être à l’origine de votre situation. Vestibulite, dyspareunie, voire même un début de vaginisme. Rien n’est impossible. À cet égard, je vous recommande donc, à vous et à toutes celles dans un bateau similaire, une visite médicale histoire d’avoir un examen physique complet et de ne pas échapper le diagnostic à la base d’un bon traitement. 

Ceci dit, passons au second dossier! Un pénis suffisamment gros pour occasionner des douleurs à la pénétration, c’est rare, mais tout de même envisageable! En fait, le terme «inaccoutumé» serait de mise puisque cet organe génital masculin, une fois bien bandé, devient semblable en termes de dimension d’un monsieur à l’autre.

Alors, que faire de cet oiseau rare au membre remarquable? Permettez-moi d’abord de vous demander, si vous êtes bien prête à l’accueillir. Recevoir un géant, versus un rikiki, nécessite un minimum de préparation, pour ne pas dire un petit coup de main. 

Outre l’envie, l’excitation, le lâcher-prise, je parle ici de cette réponse physique qu’est la lubrification qui, soit dit en passant, se voit fortement incompatible avec la peur, l’angoisse, l’anxiété de performance. Madame, êtes-vous suffisamment lubrifiée? 

Question légitime puisque techniquement parlant, un bon lubrifiant pourra certainement aider à adoucir la venue de ce phallus, mais aussi les redoutables va-et-vient. 

Pour votre esprit, il faudra bien sûr vous détendre un tant soit peu! Pas si facile de ne pas anticiper la douleur, penserez-vous, peut-être par expérience. Ce à quoi je conviendrai parfaitement. Par contre, il vous faut réfuter la peur avant qu’elle ne devienne un pattern difficile à déprogrammer. Une collaboration sexologique peut s’avérer nécessaire. 

Parlons pénétration. « Wô les moteurs!» Bien sûr que la lenteur est de mise. Les muscles vaginaux présents à l’entrée du vagin ne sont pas nécessairement toujours friands des «grandes arrivées»! Pourquoi, alors, ne pas les préparer, pour ne pas dire les dilater, de par des touchers d’abord digitaux. Caresses, insertions d’un ou deux doigts, d’un vibrateur, pourquoi pas, et ensuite, dudit pénis. En voilà des préalables prenant des airs de préliminaires.

Et les positions dans tout ça? Comme tout le monde vit de bonheur, mais aussi, ici et là, de contraintes sexuelles, la vôtre consiste à être restreinte de certaines positions plus invasives. Celles où vous êtes prise par l’arrière ou encore grimpée sur votre chéri risquent d’être source de souffrance.

Pour conclure, étant donné que la pénétration vaginale ne représente pas la finalité suprême, gardez en tête qu’une relation sexuelle comporte aussi autre chose. Lorsque du déplaisir survient, à vous de rectifier le tir en changeant la séquence des choses. Rien ne sert d’insister!

SEXOLOGIE

L’incontournable Saint-Valentin

Impossible de s’en sauver. « Maudite Saint-Valentin qui revient année après année », penseront certains. S’il y a bien une justice sur Terre, mis à part celle de tous vieillir, c’est aussi d’être tous et toutes confrontés à cette date fatidique du 14 février. Tenez-vous le pour dit, vous qui avez la chance – ou la malchance dans certains cas – de partager votre quotidien en duo, il y aura encore une fois la fête de l’amour !

Victoire de l’amour, ou pas, étincelle ou extincteur, dramaturgie ou lassitude, peu importe ce à quoi ressemble le couple contemporain, grands nombres d’accouplés se verront concernés par l’attention qu’impose la journée X. 

Que ferez-vous pour la Saint-Valentin ?

Avec ces réponses du type « journée comme les autres », « souper chez Pachon », « carte de souhaits du Dollo déjà écrite », « fellation annuelle », « fleurs du dépanneur », y a-t-il effectivement lieu de souligner cette fête encore en 2018 ? 

OUI. La voilà, ma réponse ! Une affirmation bien sentie à l’opposé du voyage espéré aux îles Fidji, de cette bague semi-éternité dont je ne fais que rêver ou encore de l’adoption de cette nouvelle orchidée que je sais que je recevrai, comme les 10 dernières années. Je parle plutôt, ici, de petites pensées, de délicatesse, de bienveillance, de ce « pas grand-chose » qui pourtant fait toute la différence. 

Au diable la fête commerciale

L’hyperconsommation, une défaite que je ne peux plus entendre ! « Je refuse d’enrichir les magasins avec ces fêtes commerciales qui ne veulent rien dire », m’expliquait une dame qui, soit dit en passant, passe les 364 autres jours du calendrier à mille lieues de la simplicité volontaire. 

En quoi festoyer l’amour envers l’autre oblige un chèque en blanc dirigé à un géant du commerce ? Aurions-nous oublié, en tant que société, que la démonstration des sentiments peut s’enligner sur autre chose que sur la sacro-sainte dépense financière ? Et si l’affection, la tendresse, le temps, les épanchements et les manifestations valaient plus cher qu’un coup de carte de crédit ?

Canevas idéal

Bien que nobles comme valeurs, inutile de me préciser que ces intentions dirigées vers l’autre le 14 au soir prennent beaucoup plus de temps à préparer qu’un passage à la bijouterie. Je suis au courant ! Ceci dit, qui a affirmé que l’amour n’était pas d’ouvrage ? 

De ce fait, puisque le temps, mais aussi les efforts, me semblent encore l’offrande idéale, je vous offre mes idées pour faire de votre Saint-Valentin, le nec plus ultra des célébrations ! 

Rendez-vous doux

Exit le jour même. Parce que vous n’êtes plus des bébés, décidez à deux du moment qui convient. Puisque les samedis sont habituellement préférables aux mercredis, pourquoi ne pas les optimiser fixant ce petit rendez-vous doux ?

Concoctez alors grilled cheese ou fondue, offrez ce bain moussant, composez un acrostiche avec les premières lettres de son prénom, démarrez la cafetière, préchauffez le pyjama ou la jaquette dans la sécheuse, écrivez un poème sur un essuie-tout, couchez-vous tout nu, faites un massage avec vos pouces rugueux, chantez cette chanson de Céline, sortez le vin, vêtissez-vous de votre pull rouge, créez une exposition photo en tapissant l’îlot de vos meilleurs clichés, sortez l’attirail de chandelles, prenez le plumeau et portez vos plus belles bobettes. Des idées, en voulez-vous ? En voilà ! 

Et dire « je t’aime », y aviez-vous pensé ? Pas par habitude, pas à la suite d’une demande ou encore pour faire plaisir à l’autre. Prononcez simplement ces trois mots parce que vous les sentez indéniablement. N’est-ce pas le plus beau cadeau qui soit ? 

Pour le reste, bonne Saint-Valentin !

Chroniques

Le drame des troubles alimentaires

CHRONIQUE / C’est une femme visiblement bien que je vois devant moi, du moins à première impression. Pourtant. Calme, ricaneuse, aux yeux brillants, rien ne laisse présager son lourd passé jusqu’à ce qu’elle me raconte...

Bien que ses premiers jours se soient avérés difficiles (négligence, violence parentale et ritournelles des foyers d’accueil), son plus grand combat commence à l’âge de 15 ans avec les premiers symptômes de l’anorexie. Tout a débuté subtilement. 

« Bien en chair » selon ses dires, peu coquette, sans amis et munie de zéro sex-appeal, c’est par un bon matin qu’elle s’adonne pour une première fois au « régime trois jours » afin de changer sa donne.  

Un lundi, mardi, mercredi qui changeront toute sa vie puisque tel le gagnant du gros lot, elle maigrit et en plus de se trouver belle, elle se trouve bonne, championne, voire géniale ! Du renforcement positif d’autrui face à cette « belle image de fille mince », une confiance nouvellement acquise, un chum à faire tomber, une popularité nouvelle, il n’en faut pas plus pour tout enclencher.  

Voilà que la valse du trouble de la conduite alimentaire reliée à l’anorexie perdure 3 longues années. Trois ans à ne plus trouver son réconfort dans les régimes. C’est maintenant la restriction et la privation qui dominent son alimentation, mais encore plus sa vie. 

Gallon à mesurer sous la main pour jauger cuisses et abdomen aux millimètres près, pesée aux heures, examens minutieux de l’apparence des os du cou et du bassin, tel est son destin quotidien.  

Liquides chauds, eau gazéifiée, laxatifs et diurétiques à pochetée, additionnés de comportements compensatoires du type exercice physique à outrance et rencontres multiples avec la cuvette, voilà ce qui mène madame au poids fatidique de 70 livres. L’hospitalisation et les suivis externes se multiplient en même temps que cette volonté de garder ce seul contrôle qu’elle n’a jamais eu.

Trop, trop, trop de restrictions. Trois ans plus tard, impossible désormais de maintenir ce tempo inhumain. Elle sombre donc vers l’autre excès, soit le spectre de la boulimie. Un rituel s’échelonnant sur plusieurs épisodes hebdomadaires.  

Ne rien manger des heures, voire des jours durant pour ensuite s’empiffrer, se gaver, se saturer de nourriture jusqu’à ce que l’estomac n’en puisse plus. Gallon de crème glacée, douzaine d’œufs, pain entier, bacon, boîte de gâteaux, bref, elle ingère tout ce que le porte-monnaie peut payer pour ensuite vomir tout le contenu de son garde-manger. Chose plus facile à dire qu’à faire. Cette impression de ne pas avoir tout évacué la rend folle et la ramène à la famine, pour contrebalancer cette prise de calories. Une roue qui tourne ; son cycle à elle pour 4 ans.  

Sa guérison, c’est elle et elle seule qui l’a fait, sans soutien, aide psychologique ou médicale. Lentement mais sûrement, elle en a marre de l’isolement, marre de la souffrance, marre de cette vie. Seconde après seconde, jour après jour, semaine après semaine, elle s’occupe au maximum afin de ne plus faire de l’anorexie et de la boulimie, ses principales préoccupations.

Seule rechute après quelque vingt ans de bien-être, sa première grossesse. Vivre avec cette prise de poids lui a demandé du courage et l’aide nécessaire pour l’accepter. 

Aujourd’hui, elle se dit guérie, mais consciente d’être toujours à quelques pas de la maladie qu’elle compare à une peau de banane sur laquelle elle pourrait facilement glisser. Et ni balance, ni gallon à mesurer, ni laxatif ne font et ne feront partie de sa maisonnée car désormais, seul le bonheur y est accepté ! 

Sexologie

Le couple et les troubles alimentaires

CHRONIQUE SEXOLOGIE / C’est cette semaine que ça se passe. Du 1er au 7 février se déroule un marathon de la sensibilisation aux troubles alimentaires. En tant que vice-présidente du conseil d’administration du Comité Enfaim, organisme sans but lucratif visant à contrer régionalement les troubles alimentaires, j’ai aujourd’hui pensé à l’amoureux ou à l’amoureuse d’un acolyte affligé par cette réalité.

Tenter de comprendre nos troubles alimentaires n’est pas facile. Tenter de comprendre ceux d’un autre, quand on n’y connaît rien, l’est encore moins. 

Imaginez lorsqu’il s’agit de cette personne que vous avez choisie comme partenaire, qui partage votre quotidien, que vous aimez, avec qui votre sexualité – votre intimité – est vécue. Un sacré mandat. 

Pas nécessairement parce qu’il a constamment la tête dans la cuvette après chaque repas ou parce qu’il dévalise régulièrement la totalité du contenu du frigo. Non, je parle de cet individu qui, mine de rien, au quotidien, fait toujours attention, surveille sa ligne, évite les repas sociaux, grignote à peine au restaurant, refuse un petit verre, mange à outrance, a pour seule préoccupation sa dépense énergétique, essaie tous les régimes, se trouve moche, gros, laid, ne s’aime pas, mais que vous, vous adorez. Qu’advient-il alors de cet amour ? 

Un peu comme pour chaque maladie de la Terre, un ou une partenaire digne de ce nom cherche probablement à secourir l’être cher qui est confronté à la souffrance quotidienne. Mécanisme de défense plus que louable. 

Soutien, prise en charge, acceptation, tolérance, collaboration, assistance : plusieurs voudront agir comme le « pilier » du couple, histoire d’apaiser les douleurs de l’autre. De ce fait, le piège risque de mener à la négligence de soi, pour ne pas dire l’oubli complet, qui se voit officiellement précurseur de difficultés, voire même de détresse relationnelle. 

La gamme des émotions ressenties s’avère étendue. 

« Pas si grave. » J’ai vu de ces conjoints ou conjointes complètement indifférents à la situation. Peut-être par déni, méconnaissance de la situation, désintérêt, protection, lassitude, abandon ou je ne sais trop quoi. Oui, il y a effectivement de ceux qui se dissocient de la problématique, la cachent ou s’en tiennent carrément à l’écart. 

D’autres vivront possiblement de la culpabilité, allant jusqu’à se sentir en partie responsables du trouble de la conduite alimentaire. « Qu’est-ce que j’ai fait ou pas fait, dit ou pas dit, pour laisser croire que son image n’était pas parfaite ? » Victimes de fausses croyances ou jugements, quelques-uns seront aussi en colère, accusant chéri et sa maladie pour la vie de couple difficile. S’ils savaient…

Sous la couette

Et que dire de l’intimité, de la sexualité ? Y a-t-il une place sous la couette pour les symptômes de ce trouble ? Oui, non, parfois, avec difficultés ? Ça dépend. Chaque cas est distinct. Ceci dit, c’est difficile pour les personnes atteintes de s’offrir quand la tête est constamment préoccupée par ce mal, quand l’amour de son corps n’y est pas, quand les conditions physiques s’avèrent pénibles, quand, quand, quand…

Il n’y en avait qu’une Mère Teresa, et elle est décédée. Inutile de s’acharner à la remplacer... 

Accompagnateur ne rime pas avec sauveur ni pour autant avec souffre-douleur, m’a-t-on appris. 

Il y a de l’aide pour vous aussi, partenaire de vie. Levez la main. Faites-le pour vous avant tout, puis pour votre couple. 

Sexologie

Des rêves mouillés

Éjaculation nocturne. Tel un cadeau, voici ces deux mots que l’on a déposés dans ma boîte de courriel, sans plus. Par souci d’informations sur le sujet ? Parce que vécu personnellement la nuit passée ? Peut-être pour un fils chez qui le phénomène des draps mouillés ne saurait tarder ? Allons donc savoir ! Peu importe, il n’en fallait pas plus pour m’inspirer ce sujet du jour. Les éjaculations nocturnes, toujours d’actualité passé un certain âge ?

Cela va de soi. Qui pense à celles-ci s’imagine peut être ce pubère s’offrant tout bonnement à faire la lessive en espérant, le doute à l’œil, que maman n’y voie que du feu. Ce que j’appelle ici l’innocence ! Mais, qu’en est-il d’un peu plus tard, au fil du temps, des années, des époques ? En faites-vous encore rarement, occasionnellement, souvent, tout le temps, des rêves mouillés, vous, messieurs les adultes ? 

Je parle de quoi ?

Au-delà de la tumescence pénienne nocturne, grand terme signifiant tout simplement l’érection pendant l’heure du dodo ou au petit matin, l’éjaculation de nuit est tout autre. Il s’agit en fait de l’émission de produits éjaculatoires lors du sommeil paradoxal, comme on l’appelle dans les livres. 

Survenant sans crier gare, elle ne nécessite que dalle, ni support visuel, ni masturbation, ni ‘‘flattage’’ d’autrui. Juste un bon roupillon bien profond ! Sa survenue peut autant occasionner un réveil automatique qu’une indifférence totale, amenant sa constatation, qu’une fois les coups du cadran sonnés. 

À mon âge, est-ce normal ?

Comme pour tout, il n’y a pas d’âge pour la pollution nocturne ! Quoique nettement moins fréquente au stade adulte qu’à la puberté et à l’adolescence, il y a effectivement des hommes de tous âges, victimes, ou chanceux, de ce phénomène qui, soit dit en passant, est absolument normal, voire même naturel. 

Les causes

Parce qu’il n’y a pas toujours consensus sur le pourquoi du comment, certains plus cartésiens apportent d’abord ces explications gravitant autour des réflexes occasionnés par le système nerveux sympathique sur le pénis. Plutôt complexe ! L’urologue pourra peut-être mieux l’expliquer, si vous réussissez à l’attraper…

D’autres données parlent davantage d’un surplus de sperme, d’une libido inassouvie, de tensions sexuelles accumulées, de carence masturbatoire, de stimulations vaines durant la période d’éveil, d’abstinence. Des raisons, en voulez-vous, en voilà ! Ceci dit, rien n’apparaît si officiel. Difficile de réellement savoir. 

Gênant ?

Possiblement ! Surtout lorsque l’on partage la couette. Encore pas si pire si vous êtes du type « statue de sel » une fois couché. Va tout autrement si vous arpentez le matelas de long au large tel un ver à chou. Difficile alors de passer l’événement incognito. Avez-vous pour autant fait quelque chose de grave, de mal, de déplacé, en éjaculant à 45 ans spontanément la nuit passée ? 

Aucunement. Bien que l’éjaculation nocturne puisse susciter l’anxiété chez quelques partenaires en raison de son association biaisée aux rêves érotiques, à la masturbation, aux rencontres de la journée, à la consommation de pornographie et autres, il n’y a pas lieu de crier au loup, aux problèmes sexuels, à l’adultère, au manque d’amour ! C’est comme ça, et c’est tout.

Rien ne sert de s’inquiéter sur cette réaction physique qui, je vous le précise, s’avère incontrôlable. Pourquoi ne pas l’accueillir de façon positive ? Messieurs, quel que soit votre âge, éjaculer la nuit n’est-il pas un gage de bonne santé de l’appareil génital ? De ce fait, voyez-le ainsi, et célébrez ce possible fragment de votre passé. Alléluia ! 

Sexologie

La double tâche qu’on s’impose

CHRONIQUE / Qui a dit que le sexe n’était pas d’ouvrage ? Dites-le-moi que je le traite de menteur ! Oui, c’est bien moi qui m’en confesse. Après une journée de 8 heures à faire la garde-malade, ou à écouter les problèmes sexuels de tout un chacun en plus de me vouloir « mère parfaite » en conciliant devoirs, repas, ménage, lavage, je vous le jure, entre la télé et un chum bien excité, c’est officiellement vers Unité 9 que je me tournerai. Faute d’être revigorée, rendez-vous ce samedi chéri !

La fatigue, est-ce mon lot, le lot de tous ou encore seulement et uniquement celui de la gent féminine telle que l’expliquait cette Emma, auteure, bédéiste, blogueuse, dimanche passé, à l’émission Tout le monde en parle ? Voyons-y. 

Charge mentale

Ce que m’a expliqué cette dame d’approximativement mon âge, mais de culture différente, c’est que les femmes semblent foudroyées par la double tâche. Du fait, comme le disent les Français, elles se voient porter la responsabilité des tâches ménagères, de planifier la maisonnée, d’anticiper le programme familial, bref, de s’occuper de tout ce qui est invisible. 

Cela, en plus de travailler et d’être mère de la portée. Tout un programme, officiellement. Mais, après tous ces acquis, ne nous sommes-nous pas finalement domptées à déléguer ? C’est à se demander…

Dans mon bureau

Visiblement pas toutes ! Je suis sexologue, il est donc de toute évidence que je dois expliquer que cette réalité, je la constate davantage chez ces femmes me consultant en quête de libido. Elles sont trop fatiguées pour faire l’amour. 

Cette explication que j’entends plus que souvent chez celles-ci se voit assez rare, voire improbable, chez leurs messieurs. Un symptôme qui en dit certainement long sur leur programme du jour. 

Et ma réalité

Bien sûr que je ratisse large sous mon toit ! Telle cette « Germaine » plus qu’efficace, je gère et je mène plusieurs aspects de notre réalité familiale. 

Ceci dit, est-ce que j’en fais plus que chéri ? En regardant son T4 et sa grande générosité, j’avoue sentir parfois l’orgueil d’être digne de sa paye. 

De l’orthodontiste à l’astiquage de mes trois salles de bain, de l’épicerie aux vaccins des toutous et des cours de ceci ou cela aux réserves de framboises pour l’hiver, j’en fais beaucoup. Ceci dit, tel un vieux modèle, le dehors, les travaux manuels, les poubelles, la gestion des finances, les rendez-vous « plates », je lui laisse tout ceci avec plaisir. Est-ce pour autant égalitaire ? 

Fallait demander…

Je ne sais pas, puisque je ne compte pas ! Reine du foyer, je le suis un peu, beaucoup, peut-être trop ! Par contre, ces responsabilités, je me les suis attribuées sans qu’elles me soient demandées. Après tout, si je ne prévois pas le souper, personne ne mourra de faim demain. Idem s’il y a un voyage de sable dans l’entrée, il finira par se faire ramasser ! À bien y penser, la double tâche, je me la suis probablement un peu imposée, tel qu’on m’a éduquée. Féministe et artisane de mon bonheur comme de mon malheur, à moi maintenant de demander…

Oui, le syndrome de la pinte de lait, je l’ai. Par contre, contrairement à mon père qui s’en voyait que dalle concerné, chéri d’amour l’a aussi. Avec les années, en confrontant mon ennemi juré qu’est cet idéal que seule moi peux assumer, la préoccupation mentale qu’impose la double tâche, je la remercie de par mon lâcher-prise. Que dire ? À continuer ainsi, peut-être ferais-je l’amour d’ici peu le mardi. Allons donc savoir ! 

Sexologie

Des questions idiotes? Jamais!

CHRONIQUE / Bonjour Myriam... Est-ce que je peux tomber enceinte en faisant une fellation à un garçon ?

Ma blonde dit qu’il est risqué d’attraper une ITSS en me rendant dans des toilettes publiques ? Est-ce vrai ?

J’ai fait l’amour avec trois gars différents ces derniers mois, as-tu un truc pour que je sache de qui je suis enceinte ?

Est-ce que je peux faire pipi en même temps que j’éjacule ?

Connais-tu une crème faisant grossir les seins ?

Ceci n’est pas le fruit de mon imagination. Des questions telles que celles-ci, j’en reçois ici et là. J’ai d’abord cru bon partager cette réalité sur ma page Facebook, histoire d’illustrer l’urgence de l’éducation sexuelle en milieu scolaire. En vain. 

Cette idéologie m’a conduite droit au mur ! Effectivement, c’est un tout autre constat que j’ai eu à faire grâce à cette parution. Les jugements octroyés en guise de réponse à cette femme cherchant éclaircissements se sont tous avérés sévères, critiques, accusateurs, méprisants et surtout, aucunement informatifs. Pourquoi ?

Existe-t-il des questions idiotes en termes de sexualité ?

À mon sens à moi, bien sûr que non. « Il n’y a que de mauvaises réponses », m’a-t-on déjà expliqué. À ceci j’ajouterai : « ... mais que de mauvais professeurs. » Puisqu’à chacun son niveau d’éducation, de connaissances, de développement, mais aussi de capacités à recevoir un contenu. Il va de soi que parfois, il faut partir de plus loin, voire même du début. Est-ce par contre une raison pour juger, condamner et refuser l’enseignement ? Aucunement !

Je demande habituellement « Y a-t-il des questions ? », en fin de rencontre, conférence, plénière, alouette. Mis à part la mouche qui se manifeste, il n’y a que peu de mains qui se pointent. 

Très peu, dirais-je même, jusqu’à ce que je sorte mon cruchon de questions dites « boboches » faisant à la fois lever les yeux au ciel de tous, mais aussi ouvrir grandes les oreilles ! 

Étrangement, bien que tous connaissent soi-disant mes réponses, rares sont ceux qui n’écoutent pas et qui ne suivent pas la vague en s’octroyant le droit de nommer, enfin, ce qui les chicote. 

Maudit sexe gênant

Hé oui, vous avez bien lu. Maudit sexe gênant ! Bien qu’il soit omniprésent dans la pub, la télé, la musique, les bonnes blagues des humoristes, la mode, bref partout, il reste tabou, et l’accès à sa juste information est difficile, possiblement même impossible. 

Messieurs, auriez-vous le courage de parler de votre perte d’érection d’hier soir avec vos chums de la shop ? Mesdames, seriez-vous aptes à demander à votre belle-soeur si elle aussi a des poils aux mamelons depuis la naissance de bébé ? Imaginez alors vous retrouver avec cette patate chaude qu’est la peur d’avoir attrapé des morpions sur le bol de toilette et n’avoir personne de fiable vers qui vous tourner histoire de vous apaiser. Les réseaux sociaux peuvent alors vous sembler être une option, faute de mieux. 

Inquiétude, méfiance, vulnérabilité, manque de confiance, estime de soi perturbée... Puisque derrière une question, j’entends souvent plus qu’une simple quête d’informations, je vous invite toujours à réfléchir deux fois plutôt qu’une face à un tiers cherchant à comprendre une situation qui vous semble évidente. Votre jugement risque en effet d’en dire beaucoup plus long sur vous que sur lui... 

Pour le reste, posez donc vous aussi vos questions ! 

Sexologie

Dormir avec son chum à 14 ans

CHRONIQUE / Allô Myriam, ma fille de 14 ans et demi m’a demandé dernièrement si son chum pouvait dormir à la maison. Ça fait au moins un mois qu’ils sont ensemble. Je n’ai jamais été déboussolée comme ça et je ne sais pas quoi répondre. J’ai d’abord dit oui à condition qu’ils fassent chambre à part. Mais, c’est quoi la limite ? Quand pourrais-je dire oui pour le même lit ? Je ne sais tellement pas comment gérer ça, mais je dois me rendre à l’évidence, ils feront bientôt l’amour, si ce n’est pas déjà fait !

Son père, lui, de qui je suis séparée, n’accepte pas pantoute que son chum passe la nuit chez lui. Quand c’est sa semaine, il lui permet de rester jusqu’à minuit et de revenir le lendemain, mais pas avant 7 h. Aide-moi ! 

Chère maman, l’histoire des petites blondes, des petits chums et du découchage, en voilà une raison pour se faire du sang d’encre chez pratiquement tous les parents !

Accepter de recevoir le partenaire de son enfant dans son lit implique nécessairement un lâcher-prise à la fois sur la sexualité de ce dernier, mais aussi sur l’accessibilité de sa maisonnée, qu’on se le dise ! 

« Je suis conscient que tu fais l’amour » 

Effectivement, certains parents me disent qu’en approuvant la présence nocturne de l’amoureux ou de l’amoureuse en question, c’est en fait un peu comme s’ils autorisent le fait que leur jeune soit actif sexuellement parlant. « Attention », ai-je envie de vous dire, père et mère. 

Votre adolescent fera l’amour quand il sera prêt, avec ou sans votre bénédiction. Il ne s’agit pas de vous quand on parle de la sexualité d’autrui, mais bien de celle du principal intéressé, même si c’est de votre bébé d’amour dont il est question. 

Prêt, pas prêt, la vraie préoccupation reste plutôt à savoir si vous accepter d’en être témoin, plus ou moins. 

Et si la maison devient la place pour faire l’amour ?

Bien que chez vous ou ailleurs, sexe il y aura, il y a moyen, en tant que parent, mais aussi propriétaire du logis, de poser vos limites sur ce qui est acceptable ou non sous votre propre toit. 

Puisque la nuit, tous les chats sont gris, les rapprochements sous une même couette semblent plus probables. Libre à vous alors de refuser cette supposition.

Loin du motel, malaisant pour les autres enfants, bris de sa propre intimité, refus de vivre avec un autre couple, en voilà des arguments justifiant le refus de quelques-uns. À vous de percevoir vos inconforts, s’il y a lieu.

Contrôle parental ? 

« J’aime mieux que ça se passe chez moi ! Je saurai avec qui, quand et quasi comment. En plus, en cas de problème, je serai là ! » Absolument, un lieu supervisé peut apporter un certain contrôle parental.

Ceci dit, des valeurs initiales prônant le respect de soi et d’autrui, l’affirmation de soi, la confiance, le bien-être personnel – et j’en passe – permettront davantage cette protection.

Des abus sexuels dans le fond d’une chambre, alors que papa et maman jouaient aux cartes en haut, j’ai déjà vu ça.

Idem pour une première fois merveilleuse dans la caravane du paternel ! C’est plus qu’une histoire de locaux et de supervision, vous pigez ?

Et papa dans tout ça ?

Je terminerai en pensant à ce dernier et à vous tous, séparés de l’autre parent de votre enfant. Comme pour tout, l’accueil des activités sexuelles chez ce dernier nécessite également consensus.

Ce qui est applicable chez papa devrait l’être également chez maman, en sachant qu’il est possible de faire l’amour à 23 h 45 et de recommencer à 7 h 05.

Cette bonne entente permettra un meilleur encadrement, croyez-moi. Pour le reste, bonne chance !

Sexologie

À vous la liberté!

CHRONIQUE / Ça y est, la maison est vidée ! Vous qui en rêviez. La paix, cette sacro-sainte paix, est enfin arrivée. À vous la maisonnée, à vous la liberté, à vous la nudité, à vous la sexualité, vos grands enfants ont déserté !

Pas que vous ne l’aimiez pas votre progéniture. Inutile de culpabiliser. C’est juste qu’à un moment donné, toute bonne chose doit se terminer, y compris la parentalité. Après ces décennies à vivre prioritairement comme papa-maman, voici maintenant l’heure du retour au couple, à la vie à deux, à la dyade nuptiale. Premier mois, tout va ! Deuxième mois, on repassera ! Troisième mois, à quand le retour des embarras ? Est-ce votre cas ?

Syndrome du nid vide

Tel un cours de préparation à la retraite, le nid vidé doit s’envisager pour ne pas souffrir de son syndrome ! Cette forme de vague à l’âme chez le père ou la mère pouvant se rendre jusqu’à la dépression une fois le départ de la nichée, peut être la résultante d’un couple non préparé, non concerté, non soudé. 

Cette réalité, l’aviez-vous préalablement envisagée ? Quelle place avez-vous laissée à la conjugalité au profit du rôle de parent ? Avez-vous contourné certaines problématiques au profit des enfants ? Êtes-vous devenus dépareillés ? Vous considérez-vous comme des étrangers ? 

Les grands questionnements

La cinquantaine avancée, voire la soixantaine, peut aussi s’avérer parfois une période de remise en question. Les « qui suis-je, que suis-je, où vais-je ? ? ? » peuvent officiellement s’accentuer avec le départ des enfants. Surviennent alors, dans certains cas, ces ambiguïtés à l’égard des rôles majeurs. Sens de la vie, activités professionnelles, vie de couple, relations avec autrui, liens d’amitié, spiritualité, sexualité, tous des points pouvant faire partie des enjeux importants en lien avec la générativité versus la stagnation. 

L’autre m’énerve

Entendons-nous, quand le focus prône un peu, beaucoup, énormément sur les petits depuis près de vingt et pourquoi pas trente ans, il semble évident que l’autre nous apparaisse pas nécessairement si intéressant le jour où la soue se vide. 

Est-ce une occasion pour se réapprivoiser ? Pourquoi pas ! Parce que c’est une vie tout autre qui vous attend après le départ des enfants, à vous de réinventer votre duo au-delà de la lune de miel initiale ! 

Comment ?

En étant réalistes. Le cycle de la vie, c’est aussi de vivre SA vie ! Si tel n’a jamais été votre cas, que votre partenaire a constamment été relégué au second rang, parions que si je vous suggère sorties à deux, coquineries et cajoleries, vous me regarderez de travers ! Voilà pourquoi mon plus grand conseil consiste à garder une place majeure pour le couple et ce, bien avant que les enfants deviennent adultes. Jeunes couples, notez !

Individualité

C’est souvent du malaise que je perçois dans mon bureau chez ces couples dérangés par le retour aux sources qu’impose la maison dénuée de progéniture. « Trop d’intimité » m’a expliqué cette femme ayant été étourdie 25 ans de temps par le tourbillon de la maternité. « J’ai l’impression de devoir lui parler, l’amuser, l’occuper, l’animer, le séduire ! »

Propos que son chéri réfute en m’expliquant n’avoir rien demandé ! « N’ayant plus rien à faire, elle est toujours après moi. Fais-toi une vie chérie ! »

Et si ce n’était pas ça la clé du nid vidé ? S’adapter d’abord et avant tout individuellement à ce changement, disons-le majeur, à retrouver ses assises en tant que personnes, à prendre de nouveaux repaires bref, se donner juste un peu de temps ? Parions que le couple aura fort à gagner par la suite de se retrouver et qui sait, de refaire connaissance.

Sexologie

Résolution: consulter un sexologue

CHRONIQUE / Pas encore ? Je vais vous en faire moi des résolutions ! Arrêter de fumer, arrêter de manger, arrêter de boire, arrêter de magasiner, la mise en forme, l’argent de côté, le bénévolat, des raisons de s’améliorer en 2018, en voulez-vous ? En voilà ! Et consulter, y aviez-vous pensé ?

Pas le docteur, le dentiste ou l’oculiste, comme le disait ma grand-mère, encore moins le comptable, l’exterminateur ou le ramancheur, je parle du ou de la sexologue, bien entendu ! 

Pas pour moi ! 

Nombreux sont ceux à se demander qui peut bien solliciter ce professionnel. Les déductions rapido presto surgissent alors. Toujours ces hommes pour qui « ça ne lève pas ». Évidemment, ces femmes « archi écœurées de l’acte sexuel ». Sans doute, les accros du sexe essoufflés d’en avoir trop fait. Parfois, ces supposés « tordus » volant les talons hauts d’autrui pour s’exciter. Et pourquoi pas ces homos qui ne le savent pas ! Caricatural tout ça…

J’ai des petites nouvelles pour vous, moi. Ces gens vivant les problématiques énumérées ci-dessus, ce n’est que rarement que je les reçois. Effectivement, vous serez surpris d’apprendre que la majorité de ma clientèle sexologique vous ressemble possiblement beaucoup plus que ce vous croyez.

Estime décroissante, baisse de confiance en soi ou envers autrui, besoin de plaire, anxiété de toutes sortes, trouble de l’attachement, dépendance affective, douleurs gynécologiques, quête de performance, difficultés relationnelles, communication inadéquate, problèmes conjugaux, voilà ce sur quoi j’interviens jour après jour. Tous des maux qui ont nécessairement une influence sur la sexualité, votre sexualité. 

Comment ça se passe dans mon bureau ? 

Mon premier mandat consiste d’abord et avant tout à vous rencontrer histoire d’évaluer vos besoins, vos comportements, et bien sûr, de comprendre vos requêtes. Au-delà d’un contexte du genre « je ne fais plus l’amour, ce n’est pas normal », je cherche plutôt à voir en quoi est-ce anormal, dérangeant, préoccupant de ne pas avoir une vie sexuelle active selon votre perception. C’était un exemple. 

À partir de là, des objectifs se fixent. Que puis-je faire pour vous monsieur, madame ou les deux ? Que voulez-vous ? Le but vise à se centrer sur un résultat atteignable visant l’amélioration de la santé sexuelle, mais aussi de la connaissance de soi. À partir de là, au travail ! Les interventions se mettent en œuvre.

On jase de quoi ? 

Puisque c’est vous le boss, on jase de ce que voulez ! Plus vous me donnez du contenu, plus il m’est facile de vous orienter, de faire des liens avec votre présent, mais aussi les bribes de votre passé, d’analyser votre environnement, de cerner vos besoins d’être rassurés en termes de normalité, de nommer vos émotions et sentiments, de mettre à votre disposition des exercices adaptés et, je me le gardais pour la fin, de vous donner des devoirs comme à l’école ! 

Ça fonctionne ? 

Vous saurez me le dire ! En fait, tout est une question de motivation, mais aussi de cœur à l’ouvrage. Certains voudraient crier victoire en peu de temps, mais aussi en peu d’efforts ce qui n’est pas compatible avec le travail sur soi. Loin d’être présidente du département des miracles, la clé du succès vous appartient ! 

Et si c’était votre résolution pour 2018 ? Et si vous vous faisiez ce cadeau ? Puisqu’une sexualité épanouie, ce n’est pas juste pour les fous, tentez la chance de grandir en ce sens. Bonne année.