Le revêtement d’aluminium imprimé digitalisé de la compagnie Dizal a retenu l’attention à Contech.

Plaidoyer pour l’utilisation de matériaux sains et transparents

Quand on sait que des matériaux contiennent des ingrédients nocifs pour la santé, on devrait arrêter de les utiliser, a décrété Manon Houle, porte-parole d’une entreprise de couvre-planchers, à l’occasion d’une conférence sur la «transparence des matériaux».

«Pour nous, ce n’est pas juste une question de certification environnementale, a-t-elle précisé. C’est ce qu’il faut faire pour l’avenir de nos enfants.» Divulguer tous les ingrédients d’un produit fait partie des valeurs de Mohawk. «On veut pousser l’industrie de la construction à nous suivre», ajoute Mme Houle.

Cette conférence sur la transparence des matériaux faisait partie des activités de l’exposition Contech bâtiment de Québec, qui s’est tenue la semaine dernière au Centre de foires. Manon Houle était accompagnée sur la scène par quelques spécialistes, notamment Julie-Anne Chayer, présidente du Conseil du bâtiment durable du Canada-Québec (CBDCa-Québec), un organisme qui milite pour un environnement bâti durable et sain. 

En juin, le Conseil avait amorcé une démarche avec une quinzaine de firmes d’architectes afin d’exhorter les manufacturiers du Québec à emboîter le pas au «mouvement international de la transparence». «Le mouvement s’accélère, a commenté Julie-Anne Chayer. La Chine, par exemple, dépasse maintenant le Canada en certification LEED.»

Certifications

Pour les manufacturiers, la transparence passe par l’obtention de certifications (environnementales, sanitaires, cycle de vie, etc.) et par le respect d’une «liste rouge» des ingrédients nocifs. Actuellement, ces informations sur les matériaux se retrouvent sur les sites Internet des entreprises. Mais Manon Houle, de Mohawk Group, estime qu’elles pourraient un jour apparaître sur une étiquette facile à lire, au même titre que le prix.

Le ministère québécois de l’Économie, de la Science et de l’Innovation soutient les manufacturiers dans le volet environnemental, afin de faciliter leur transition vers la transparence. «C’est une opportunité d’affaires pour les manufacturiers», a commenté René Couture, bénévole au CBDCa-Québec. «Ils ont l’appui du gouvernement, qu’est-ce qu’ils attendent?» Du même souffle, il invite les «donneurs d’ouvrage» (promoteurs, constructeurs, etc.) à exiger des produits sains.

Selon Julie-Anne Chayer, les manufacturiers devraient saisir l’occasion, grâce à ce mouvement, d’améliorer leurs performances en usine en consommant moins d’énergie, en utilisant moins de matières premières et en produisant plus. 

En fin de compte, cette vision du bâtiment durable procurera des environnements de travail sains, avec une bonne qualité de l’air. Voilà des arguments forts pour «attirer des talents» dans les entreprises.

L’équipe de Dizal

+

Les coups de cœur de Contech

Deux produits se sont distingués au concours Coups de cœur organisé lors de la 26e Exposition Contech bâtiment de Québec, la semaine dernière: le revêtement d’aluminium imprimé digitalisé de la compagnie Dizal (photo principale plus haut), et le Flexicor 3D de la firme Mapéi, un coulis translucide prêt à l’emploi, doté d’une finition avec un «effet irisé», offert en 10 couleurs. 

L’équipe de Mapei

Par ailleurs, une Distinction en développement durable a été remise à la compagnie Thermographie Drone Québec pour son produit d’inspection thermique aérienne de l’enveloppe du bâtiment.