Le risque en achetant un costume tout fait est de perdre le plus beau de cette fête : les préparatifs. Trouver LA bonne idée. Puis essayer de voir comment on peut la réaliser.

Nostalgie d’Halloween

C’est l’Halloween dans une dizaine de jours. Je me sentais un peu nostalgique, cette année, en voyant toutes les boutiques spécialisées pousser un peu partout.

Je me suis mise à repenser au temps où, pour te déguiser en astronaute, t’avais juste besoin d’une boîte de carton sur la tête avec deux cure-pipes pour les antennes et l’équivalent de trois-quatre rouleaux de papier d’aluminium collés sur le corps.

Et si t’étais une princesse, et bien t’avais une vieille robe chic de ta mère que tu mettais par-dessus ton habit de neige. T’ajoutais quelques vieux colliers, un peu de maquillage bleu sur les yeux et le tour était joué.

Oui, il y en avait toujours quelques-uns qui avaient le petit kit tout acheté, mais de mémoire, ce n’était pas la majorité.

Je me rappelle de les avoir enviés, ces enfants-là, avec leurs déguisements comme dans les catalogues ou à la télé. Parce que c’était beau. Et parce que ça faisait riche aussi probablement. Pas qu’on manquait de quoi que ce soit. Mais dans le temps, avant les Etsy de ce monde, le fait main c’était pas mal moins cool que l’industriel.

Ce que je ne voyais pas, c’est que ça avait été bien plus de trouble pour ma mère de dénicher tous les éléments de notre costume par-ci, par là. De coudre ceci. De couper cela. Le résultat final était toujours très bien. En tous cas, nos sacs finissaient toujours pleins de bonbons. C’est la meilleure preuve, non?

Quand je pense à ça, je me dis que les temps ont bien changé. La plupart des parents que je connais — et moi aussi —, on demande à Junior ou Juniorette comment ils veulent se déguiser.

On va acheter le costume de la Pat’ Patrouille, de Elsa ou de je-ne-sais-plus-quel-personnage tant désiré. Le petit kit qu’on aurait voulu avoir enfant. Celui pareil comme à la télé ou sur Internet.

Faut pas nous en vouloir. On court tellement partout, on gagne du temps. Et de toute façon, on est une bonne gang à ne plus savoir coudre! Quand tu te sens fière d’avoir réussi à enfiler une aiguille ou d’avoir cousu un bouton (et il y a quand même un motton de fil en arrière!), tu sais que la couturière du coin peut dormir tranquille.

Mais le risque est de perdre le plus beau de cette fête : les préparatifs. Trouver LA bonne idée. Puis essayer de voir comment on peut la réaliser. Penser à ce qu’on a déjà, à ce qu’on pourrait emprunter, à ce qu’il faudrait trouver aux Villages des valeurs ou au Dollarama pour le compléter.

On le fait un peu plus souvent pour nos costumes d’adultes, mais moins pour ceux de nos enfants. Pourquoi? Par peur qu’ils fassent rire d’eux s’ils n’ont pas le kit parfait ou qu’ils soient jaloux des autres? Par peur de se faire juger par d’autres parents?

Mais l’idée, c’est pas de te faire culpabiliser. Il est correct le kit que t’as acheté. J’ai fait pareil. L’habit ne fait pas le moment. Au fond, le plus important le 31, c’est que tu essaies d’être là. Pour cogner à quelques portes avec tes petits. Avec ton chum, ta blonde, ton ex peut-être, le temps d’une trêve halloweenesque.

Le temps de créer des souvenirs inoubliables et de te rappeler des tiens. Hey Barbara, tu te rappelles l’année où on avait reçu un Revello?