Marie-Lou, son mari Nick, leurs enfants, Vivian et Elliot, et leur toutou adoré, Charlie

Marie-Lou Lefrançois, Smithereen, à travers montagnes, lacs et animaux

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

Nom : Marie-Lou Lefrançois

Âge : 39 ans

Profession : Ingénieure et planificatrice forestière pour le gouvernement de la Colombie-Britannique 

Trajectoire

«Je suis partie de Montréal en 2007 pour emménager à Smithers, au nord de la Colombie-Britannique, à 13h de route de Vancouver.»

Raisons

«Nous sommes partis, mon mari, ma fille (qui avait un an à l’époque) et moi à la recherche d’une meilleure qualité de vie et de meilleures perspectives d’emploi.»

Marie-Lou prend souvent l’hélicoptère pour le travail. Ici, superbe point de vue de Skeena River.
Pause contemplative au bord du lac Lakelse

Le plus dur à apprivoiser... 

«Durant les premières années, j’ai trouvé difficile de m’adapter au milieu anglophone. Au Québec, les gens s’expriment plus spontanément. Tout le monde semblait gêné, ici, et je trouvais souvent les gens durs d’approche. Mais ma région d’adoption me plaît beaucoup aujourd’hui et j’ai tissé des liens assez fort avec d’autres “immigrants culturels”. J’ai d’ailleurs trop d’activités pour mon horaire!»

À la brasserie de Smithers, les clients sont invités à venir à pied, en vélo ou même à cheval!

Aujourd’hui, je vis comme une Smithereen parce que... 

«Culturellement, je suis beaucoup plus ouverte. Dans notre communauté, nous sommes tous très connectés à nos milieux d’origine, chacun à notre façon, dans un respect mutuel de nos valeurs. Comme la plupart des Smithereens, nous nous estimons extrêmement chanceux de vivre ici.»

Promenade en montagne avec Charlie

Je mange... 

«Au gré des saisons beaucoup plus qu’avant. On a un jardin, des pommiers, des baies. On mange beaucoup de saumon que nous pêchons et fumons nous-mêmes, de la viande de chasse ou provenant d’élevages locaux.»

J’habite... 

«Dans une maison en bois rond, au bord d’un lac, près de Smithers. C’est un endroit magnifique avec une vue sur deux chaînes de montagnes, de grands peupliers qui jaunissent l’automne et des framboisiers à l’infini. On y voit beaucoup d’orignaux et de chevreuils en hiver, des ours l’automne et de grands cygnes blancs qui viennent se poser sur le lac au printemps.»

Vivian, aujourd'hui 12 ans, en canot sur le lac Lakelse, près de Terrace

Je m’ennuie de... 

«Ma famille, évidemment, surtout pendant les Fêtes, du chalet familial et aussi de la bonne bouffe de Montréal!»

Aquarelle du lac Sawin (au Québec) et ses amis. Là où se trouve le chalet familial qui manque à Marie-Lou. «La peinture me rapproche du Québec, c’est une activité qui me rappelle mon enfance.»

Je reste branchée au Québec...

«Un peu par mes amis Facebook. Mais je n’écoute pas la télé et, honnêtement, j’ai peu d’intérêt à rester branchée. J’essaie de venir aux deux ou aux trois ans à Montréal et ma famille vient nous voir ici. Elle adore le coin!»

Un bon coup de ma ville d’adoption que je ramènerai au Québec...

«L’esprit de communauté! Même si les gens peuvent être très différents par leur religion et leurs valeurs, tout le monde se serre les coudes. Pendant les feux de forêt, cet été, notre ville a accueilli beaucoup de gens évacués. Mes concitoyens ont invité des étrangers chez eux, ils ont organisé des activités pour les enfants, ils prenaient soin des animaux d’élevage. S’il arrive quelque chose à quelqu’un, une levée de fonds s’organise en un rien de temps. Pour moi, cette sécurité sociale fait une grande différence.»

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