Dans un contexte de besoins grandissants, Tony Charré et Peggy Civil encouragent les familles de l’Outaouais à envisager le rôle de famille d’accueil.

L’Outaouais cherche des familles d’accueil

L’Outaouais a besoin de nouvelles familles d’accueil prêtes à se lancer dans «un investissement du cœur» pour aider des enfants qui ne peuvent pas demeurer auprès des leurs.

À l’heure actuelle, la région compte 347 familles d’accueil, où sont hébergés un total de 547 enfants. « On est en pénurie de places », affirme sans hésiter Tony Charré, coordonnateur des ressources intermédiaires et des ressources de type familial au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO).

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Il manque environ une trentaine de familles d’accueil « régulières », tandis qu’il faudrait de 10 à 15 familles « de dépannage » de plus pour répondre aux besoins actuels, indique M. Charré.


« C’est un investissement du cœur avant tout. Mais ça prend aussi beaucoup de détachement. »
Tony Charré

Certaines familles qui se consacrent habituellement au dépannage – pour des périodes variant généralement entre 30 et 60 jours – ont accepté d’héberger des enfants pour des périodes plus longues, ce qui laisse peu de marge de manœuvre pour les vrais cas de dépannage.

« Ça s’explique principalement par le fait que des familles d’accueil vieillissent et arrivent en fin d’exercice, si on peut dire, précise M. Charré. Il y a donc une réduction du nombre de places, alors qu’il y a une petite croissance du besoin. »

Selon M. Charré, une vingtaine de familles soumettent leur nom tous les deux mois pour devenir famille d’accueil. Elles ne sont cependant pas toutes retenues. D’autres changent d’avis en cours de route, en prenant connaissance de ce qu’est réellement la vie d’une famille d’accueil. « C’est un investissement du cœur avant tout, souligne M. Charré. Mais ça prend aussi beaucoup de détachement. L’enfant est là d’une manière temporaire, alors ce sont des choses qu’on évalue. L’enfant a de vrais parents, et il faut maintenir cette réalité-là. »

Les familles d’accueil peuvent héberger des jeunes de différentes tranches d’âge, soit les 0-5 ans, les 6-12 ans ou les 13-17 ans.

« Actuellement, notre besoin est pour les 13-17 ans, principalement pour des adolescents garçons », a fait savoir M. Charré. Le CISSSO assure un suivi tout au long du séjour grâce à différents intervenants, joignables en tout temps en cas de besoin.

Dans le cadre de ses activités de recrutement pour trouver de nouvelles familles d’accueil, le CISSSO pourra répondre aux questions des personnes intéressées à se lancer dans une telle aventure lors de son salon BeauBouleau, ce samedi à La RessourSe (135 boulevard Saint-Raymond, à Gatineau), entre 10 h et 15 h.