En marge du programme Chasseurs généreux, chaque fois qu’un chasseur apporte une bête chez le boucher pour le débitage, il sera invité à donner trois ou quatre livres de viande ou encore plus, s’il le désire.

Les chasseurs invités à un élan de générosité

MATANE — Pour la première fois cet automne, les gens du Témiscouata qui ont recours au dépannage alimentaire d’urgence pourraient trouver de la viande d’orignal, de chevreuil ou d’ours dans leur panier. Si tel est le cas, ce sera le geste charitable de chasseurs et de bouchers qui participent au programme Chasseurs généreux ainsi que grâce au partenariat de quatre organismes de la région.

«Chaque fois qu’un chasseur va aller porter une bête chez le boucher, il va être sollicité à donner trois ou quatre livres de viande et la Cuisine collective va aller chercher le don, explique la coordonnatrice des Cuisines collectives de Dégelis et de Cabano, Maryse-Hélène Soucy. Par la suite, soit qu’on le redistribue, soit qu’on le cuisine.» Les chasseurs philanthropes doivent cependant faire affaire avec un boucher certifié pour le débitage.

Comme c’est la première année que le programme est implanté au Témiscouata, les responsables ne se fixent aucun objectif. «À date, on a une bonne réception», se réjouit Mme Soucy. Le projet est porté par La Petite bouffe des Frontières ainsi que par les Cuisines collectives du Haut-Pays, de Dégelis et de Cabano.

«Ça va nous aider, continue Mme Soucy. On veut garnir les paniers du mieux qu’on peut. Mais, on n’a pas beaucoup de sous. Pour nous, Chasseurs généreux fait une grande différence puisque les besoins sont importants.» Selon elle, la demande en dépannage alimentaire d’urgence augmente chaque année. L’an dernier, quelque 300 familles du Témiscouata ont reçu des paniers.

Le programme Chasseurs généreux, qui a été mis de l’avant au cours des dernières années dans certaines régions, a permis de distribuer, à travers le Québec, 2,5 tonnes de venaison à des personnes dans le besoin.