Le technologue

Alexa veut séduire le Québec [VIDÉO]

CHRONIQUE / Les assistants vocaux font désormais partie du quotidien d’un nombre croissant d’utilisateurs. Apple et Amazon tentent de percer ce marché dominé outrageusement par Google.

Amazon est d’ailleurs le dernier en lice à adapter spécifiquement pour le Québec son assistant vocal Alexa. Cette semaine, je fais une pierre deux coups en essayant les nouveaux haut-parleurs intelligents Echo d’Amazon, qui utilisent le système Alexa.

Progrès technologique

Des lunettes pour voir la vie en couleurs [VIDÉO]

CHRONIQUE TECHNO / Les couleurs, aussi banales soient-elles, sont claires et précises pour la majorité du commun des mortels, mais pour les daltoniens, il est difficile de différencier certaines couleurs, nuances et teintes. Une solution «miracle» permet désormais à certains d’entre eux de voir enfin, la vie dans tout son spectre chromatique! Ne reculant devant rien nous avons testé pour vous les lunettes EnChroma destinées à corriger le daltonisme.

Selon l’association des optométristes du Québec, «le vrai daltonisme est une difficulté à différencier le rouge et le vert: les nuances de couleurs entre la tomate verte immature et la tomate rouge bien mûre sont toutes perçues à peu près de la même façon». Pour les daltoniens, la vision du monde peut paraître moins éclatante, rendant même certaines couleurs indiscernables comme le violet et le bleu, tandis que le rose peut sembler gris, le rouge est brun et le brun est quant à lui... vert!

Progrès technologique

Apple veut une plus grosse pointe

CHRONIQUE / Depuis quelques années, Apple semble surfer sur ses acquis, n’ayant plus l’assiduité d’antan à réinventer continuellement la roue, ce qui est d’autant plus vrai en raison de la multiplication des innovations provenant de ses concurrents. Le géant américain semble tirer dans toutes les directions, mais une tangente claire se pointe à l’horizon : la convergence du matériel et des services.

Apple TV+

Avec le succès que connaît Apple Music, combiné à une diminution des revenus générés par la vente de musique et de films, la tentation est grande pour ce géant, dont les ressources financières sont titanesques, de majorer son offre de service.

Progrès technologique

Huawei dévoile sa série P30

C’est à Paris que Huawei a dévoilé en grande pompe deux nouvelles versions de téléphones intelligents de la série P axée sur la photographie et les performances brutes. Huawei repousse encore les limites de l’image sur téléphone intelligent avec ses nouveaux appareils conçus en étroite collaboration avec la compagnie d’appareils photo et lentilles Leica.

Pour le manufacturier chinois Huawei, le marché du téléphone cellulaire représente plus de 200 millions d’appareils vendus à travers le monde en 2018, dont 16 millions uniquement du modèle P20, le P30 étant son digne successeur. Conçu en collaboration avec Leica et décliné en deux versions distinctes, soit le P30 et le P30 Pro, Huawei repousse encore une fois les limites de la photographie sur téléphone intelligent. Avec la série P (pour photographie) Huawei veut offrir le nec plus ultra des appareils photo compacts avec en prime un téléphone intelligent haute-performance. Le P30 propose un écran de 6,1 pouces avec une petite encoche au sommet hébergeant la caméra frontale de 32 Mpx. L’identification par empreinte digitale à l’écran ainsi que la reconnaissance faciale sont au rendez-vous. Les caméras arrières, elles, sont au nombre de trois offrant des performances techniques encore jamais vues pour un appareil photo sur téléphone intelligent.

Pour ce qui est du P30 Pro, c’est du sérieux avec son écran de 6,47 pouces incurvés pleine grandeur avec une encoche et une caméra frontale identique au P30, tandis que pas moins de quatre appareils photo Leica garnissent le revers du téléphone. L’appareil photo principal offre une résolution de 40 Mpx avec une lentille de 27 mm munie d’une ouverture de f1,6, un ultra grand-angle de 20 Mpx ainsi qu’une petite caméra de type TOF (temps de vol) permettant de mesurer des objets en trois dimensions, ce qui est très pratique pour la réalité augmentée. La grosse nouveauté de cette année est la caméra de type périscopique de 8 Mpx offrant un zoom optique de 5x ou 125 mm. Bien que Huawei ne soit pas le premier à intégrer ce type de technologie sur un téléphone intelligent, il n’en demeure pas moins que celui-ci propulsé par l’expertise de Leica offre un rendu fort intéressant. La photo de nuit apparue sur bon nombre d’appareils Android depuis un peu plus d’un an, constitue un aspect intéressant du P30 Pro qui offre selon les spécifications du manufacturier une sensibilité allant jusqu’à 40 000 Iso (vous avez bien lu), ce qui se rapproche des appareils photo les plus haut de gamme sur le marché. Pour ce qui est de la vidéo, la série P30 peut faire du 4K de bonne qualité dans toutes les circonstances, Huawei assure d’ailleurs que la captation vidéo à faible éclairage est grandement améliorée par rapport au modèle précédent.

La semaine dernière, j’ai eu la chance d’être invité à New York pour essayer, en avant-première, les deux nouveaux modèles. Je peux vous dire d’ores et déjà qu’ils sont fort impressionnants à commencer par la spectaculaire apparence des boîtiers qui détonne drastiquement avec la majorité des autres appareils actuellement sur le marché. Étant donné que je n’ai eu que quelques minutes pour utiliser les téléphones, il est évident que je ne pourrai vous livrer un compte-rendu détaillé de mes impressions, mais aux premiers abords, les nouveaux P30 et P30 Pro possèdent tout ce qu’il faut pour devenir la nouvelle référence des téléphones intelligents. Pour mon bref essai, fidèle à mes habitudes, j’avais apporté deux autres téléphones, soit le Samsung Galaxy S10 Plus ainsi que le Google Pixel 3, qui sont les deux plus proches rivaux des P30 et P30 Pro. J’ai fait quelques comparaisons entre les différents modèles en prenant des photos de la même scène avec chaque appareil. Le Samsung Galaxy S10 Plus se démarque légèrement par la qualité de son écran par rapport au Huawei reléguant bon troisième le Google. Pour ce qui est de la qualité des photographies, le Huawei P30 Pro est définitivement beaucoup plus précis, donnant des images plus réalistes et moins saturées que le Samsung ou le Google. Les lentilles ultras grand-angles des Huawei et Samsung offrent un résultat similaire, sauf que le réalisme des clichés du P30 Pro est à couper le souffle tandis que le zoom numérique place le Huawei Pro dans une catégorie complètement à part !  

La série P30 sera disponible en avril au Canada.  

Progrès technologique

Le Samsung Galaxy S10+ au banc d’essai

CHRONIQUE / Le manufacturier sud-coréen Samsung vient tout juste de lancer une dixième mouture de sa série phare de téléphones intelligents Galaxy, qui se décline, cette fois-ci, en trois modèles, soit le S10e, le S10 et le S10+. Voici mon compte-rendu après deux semaines d’utilisation du modèle au sommet de la pyramide, le S10+.

Trois modèles

Samsung propose cette année le S10e, un modèle d’entrée de gamme avec un écran de 5,8 pouces, un double appareil photo arrière et un prix de départ de 1020 $ – l’entrée de gamme n’a pas la même valeur pour tous ! Le deuxième modèle est le Galaxy S10, qui possède un écran de 6,1 pouces, trois appareils photo arrière, des performances légèrement supérieures au S10e et un prix de départ de 1060 $. Le modèle testé est le S10+, qui est la quintessence du téléphone intelligent, du moins cette semaine, car la compétition est féroce dans ce lucratif domaine !

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La Toile aux 30 bougies

CHRONIQUE / Cette semaine, plusieurs ont claironné haut et fort que l’Internet fêtait ses 30 ans. En fait, cette affirmation n’est pas tout à fait vraie, car c’est le Web, une application Internet, qui soufflait ses 30 bougies, le 12 mars.

Le 12 mars 1989, le physicien britannique Tim Berners-Lee, alors à l’emploi du l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), propose à son supérieur un projet bien particulier d’échange d’information basé sur les liens hypertextes. En l’espace de deux ans, il établit littéralement les bases du Web tel qu’on le connaît aujourd’hui, en créant le langage de programmation HTML (Hypertext Markup Language), les protocoles HTTP (Hypertext Transfert Protocol), ainsi qu’un rudimentaire navigateur Web. Destiné au départ pour l’échange rapide d’information entre les chercheurs du CERN, le Web est rapidement adopté par la communauté Internet, qui est, à cette époque, limitée aux courriels et aux babillards électroniques.

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Le 4.0 et l’acceptabilité sociale

CHRONIQUE / La révolution industrielle de quatrième génération en est présentement à ses balbutiements, mais celle-ci risque fort de chambouler l’économie mondiale, et ce, dans un avenir très rapproché. Propulsé par l’informatique, le 4.0 est un enjeu majeur dans cette période où la pénurie de main-d’oeuvre est sur toutes les lèvres.

L’industrie 4.0 est le carrefour technologique regroupant une multitude de disciplines dans le but ultime d’automatiser de manière optimale des procédés de fabrication. Dans un contexte idéal, une chaîne de production peut être entièrement autonome, de l’approvisionnement à la distribution des produits. Ce tour de force est rendu possible grâce à l’analyse des mégadonnées permettant d’établir des schémas de production précis s’ajustant en temps réel au marché. Le traitement de cette masse critique de données est le nerf de la guerre de la nouvelle industrie reléguant aux oubliettes les préceptes classiques de gestion basés essentiellement sur l’offre et la demande globale. Les chaînes de production 4.0 réduisent considérablement le nombre d’automates mono tâche ; elles sont plutôt composées de robots munis de multiples capteurs ayant la possibilité d’effectuer un plus grand nombre d’opérations tout en interagissant les uns avec les autres afin de maximiser chacune des étapes de production.

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Pliable ou pas tuable ?

CHRONIQUE / C’est à Barcelone, en Espagne, que se tient annuellement le World Mobile Congress (WMC), qui regroupe les ténors de l’industrie du téléphone cellulaire. Ils en profitent pour dévoiler les produits qui établissent les tendances à venir. L’innovation était au rendez-vous, cette semaine, propulsée par l’effervescence de la technologie 5G, le sujet de l’heure pour de bonnes et de mauvaises raisons.

Les téléphones pliables volent la vedette

Les rabat-joie diront que le téléphone à rabat ne date pas d’hier, ce qui n’est pas totalement faux. Mais aujourd’hui, ce qui fait couler beaucoup d’encre, ce sont les téléphones munis d’un écran pliable, ce qui est aux antipodes du vétuste cellulaire de mon paternel, qui était démuni d’écran tactile.

Progrès technologique

Linux, ce grand oublié

CHRONIQUE / À la suite d’un courriel d’un lecteur qui déplorait l’absence du système d’exploitation Linux sur les tribunes médiatiques, j’ai décidé cette semaine d’y remédier et de vous parler de ce système d’exploitation libre ou open source. Il est évident que je ne pourrai qu’effleurer en surface ce système d’exploitation qui est désormais le moteur de bien des produits actuels.

La leçon d’histoire

Pour vous faire une histoire courte, Linux est la base d’un système d’exploitation, c’est-à-dire un logiciel permettant d’effectuer différentes tâches sur un ordinateur. Dans l’univers informatique, il y a la dualité populaire entre Microsoft et son Windows, puis Apple et son système Mac OS, deux univers qui se livrent bataillent depuis près de 40 ans. Mais en 1991, un Finlandais du nom de Linus Torvalds lance un système d’exploitation rudimentaire basé sur MINIX qui lui-même est basé sur Unix, un système dédié alors aux plus puissants serveurs de l’époque. Au départ, Torvalds distribuait gratuitement sa création afin qu’un plus grand nombre d’utilisateurs puissent contribuer à l’amélioration de celui-ci en rapportant les divers bogues. Bon an mal an, à force de contribution de ses utilisateurs, Linux devint officiellement libre quelques années plus tard et plusieurs distributions basées sur celui-ci voient le jour, dont Debian et Red Hat. Cette dernière fut rachetée par IBM pour 34 milliards de dollars en octobre dernier.

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La nostalgie des catalogues

CHRONIQUE / Les catalogues sont des icônes de la société de consommation, qui à une certaine époque, faisaient rêvasser bon nombre d’enfants, dont celui qui écrit ces lignes! Bien qu’ils furent distribués dans la quasi-totalité des foyers québécois, peu d’exemplaires en bon état ont survécu. Le Montréalais Éric St-Cyr, fondateur du site catalogues.quebec, s’est donné pour mission de conserver ce patrimoine.

L’idée de faire ce type de collection remonte à environ 11 ans, au moment où M. St-Cyr a rencontré sa conjointe, qui elle aussi est une grande admiratrice de culture populaire, de catalogues et de jeux rétro. Lors d’une conversation avec sa conjointe à propos du Pixel2000, une petite caméra vidéo pour enfant, elle a ressorti un catalogue Eaton de Noël 1975.