Le président Trump dans l’eau chaude

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Le président des États-Unis, Donald Trump, est dans l’eau chaude (c’est une expression qui veut dire qu’on lui fait des reproches et qu’il risque de se retrouver dans le pétrin). En effet, il aurait demandé à un pays étranger d’enquêter sur un adversaire politique. C’est illégal. À cause de cela, il se trouve en procès et pourrait perdre son poste de président. C’est une procédure historique très grave. Essayons de comprendre tout cela ensemble…

Le coup de fil

Le 25 juillet 2019, le président Trump a téléphoné au nouveau président de l’Ukraine, un grand pays d’Europe de l’Est. Il lui a demandé de faire enquête sur son adversaire Joe Biden. Il l’accuse d’être corrompu et voulait peut-être lui nuire aux élections. En échange, il aurait menacé de priver l’Ukraine d’une aide militaire de 400 millions $ si on ne faisait pas ce qu’il demande. C’est beaucoup d’argent.

L’enquête

Le 24 septembre, les opposants de Trump (on les appelle démocrates) ont eu vent de ce coup de fil. Ils l’ont su grâce à un lanceur d’alerte, c’est-à-dire une personne bien informée qui dévoile au public des renseignements trop importants pour être gardés secrets. En colère, les démocrates lancent une enquête. Trump jure qu’il a respecté les règles.

Le président des États-Unis, Donald Trump

Les audiences publiques

En octobre et en novembre, des audiences publiques sont organisées. Des témoins ont raconté ce qu’ils savaient au sujet de ce coup de téléphone controversé. Des diplomates et des hauts gradés ont affirmé sous serment que le président avait vraiment fait des pressions interdites sur un autre pays.

L’accusation

Le 10 décembre, une commission judiciaire décide que le président Trump a commis un «abus de pouvoir». Il sera donc accusé. Trump est le troisième président de l’histoire des États-Unis à être accusé au Congrès. Les deux autres sont Andrew Johnson (en 1868) et Bill Clinton (en 1998).

Le procès

La semaine dernière, le procès devant le Sénat a commencé. Si jamais il est reconnu coupable, Trump perdra son poste de président. Pas sûr que ça arrivera toutefois, parce que c’est un processus compliqué. Et comme les membres du parti politique de Trump — qu’on appelle les républicains — sont plus nombreux, alors ils voteront sûrement pour sauver leur président. C’est une histoire à suivre…

D’après l’Agence France-Presse

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