La bétoine ‘Hummelo’ est toujours en vedette.

La vivace de l’année 2019

Décidément, la Perennial Plant Association sait comment choisir une plante méritante! Année après année dans sa campagne «vivace de l’année», elle fait la promotion d’une plante réellement exceptionnelle et, surtout, qui a fait ses preuves. En effet, la vivace de l’année n’est jamais une nouveauté: il faut qu’elle soit sur le marché depuis plusieurs années avant d’être ajoutée à la liste des 400 gagnantes potentielles proposées annuellement.

Pour mériter un prix vivace de l’année, la plante doit:

  • Être adaptée à une large gamme de conditions climatiques;
  • Nécessiter peu d’entretien;
  • Offrir une bonne résistance aux parasites et aux maladies;
  • Être largement disponible sur le marché;
  • Offrir plusieurs saisons d’intérêt ornemental.

Cette année, le choix va à la bétoine ‘Hummelo’ (Stachys ‘Hummelo’), une vivace peu connue du grand public, mais à la floraison spectaculaire, lancée dans les années 1990 par l’hybrideur allemand Ernst Pagels. Le nom est en honneur du grand architecte paysager néerlandais, Piet Oudolf, dont le jardin se trouve à Hummelo, aux Pays-Bas. 

C’est une vivace aux nombreuses tiges dressées portant chacune un épi (Stachys vient du grec pour épi) de fleurs rose violacé qui persistent souvent deux mois, de juin à août, parfois même à septembre. Les petites fleurs tubulaires ont deux lèvres à l’extrémité, un trait classique des plantes de la famille des Lamiacées (famille de la menthe). Ses fleurs attirent les abeilles.

Avec ses feuilles couvertes de duvet blanc, l’oreille d’agneau ne ressemble pas beaucoup à sa cousine, la bétoine ‘Hummelo’.

Le feuillage de la bétoine ‘Hummelo’ constitue un excellent attrait secondaire. Les feuilles sont plutôt triangulaires et nettement bosselées avec une bordure festonnée. Elles sont semi-persistantes, ce qui veut dire qu’elles restent parfois vertes tout l’hiver. En général, cependant, elles meurent à l’automne pour régénérer au printemps comme la majorité des vivaces. 

La bétoine ‘Hummelo’ préfère le plein soleil, mais tolère bien la mi-ombre. Elle s’adapte à presque tous les sols bien drainés : secs ou plutôt humides, riches ou pauvres, acides ou alcalins. La plante est très résistante à la sécheresse aussi. La touffe, en s’élargissant, étouffe les mauvaises herbes au passage, vous évitant tout effort de désherbage. Autrement dit, une fois établie, cette plante n’a plus besoin de vous. C’est une vraie plante de jardinier paresseux! 

La bétoine ‘Hummelo’ atteint environ 45 à 60cm de hauteur et un diamètre équivalent, au début. Avec le temps, cependant, la plante s’élargit et peut même servir de couvre-sol, bien qu’il faille alors la planter assez densément, car sa croissance latérale est lente. 

Enfin, sa rusticité est excellente (zone 3) et elle est résistante aux cerfs et aux lièvres.

Les rhizomes comestibles du crosne, un légume proche parent de la bétoine ‘Hummelo’.

Ses parents

Curieusement, cette plante est une proche parente d’une vivace beaucoup mieux connue qu’on appelle oreille d’agneau (Stachys byzantina), cultivée pour son feuillage couvert de poils blancs et donc très différent de celui de la bétoine ‘Hummelo’, inerme. Ce n’est que quand l’oreille d’agneau fleurit et produit ses épis de fleurs bilabiées roses qu’on voit la ressemblance.

Une autre parente de ‘Hummelo’ est un légume… mais pas très bien connu : le crosne du Japon (S. affinis). Le crosne est un légume populaire en Asie. On déterre ses petites racines tubéreuses, au goût d’artichaut, pour les servir en salade, en garniture ou en plat d’accompagnement. Les Chinois comparent le rhizome abondamment bosselé à un collier de perles. Mais j’ai entendu des Québécois dire qu’il leur faisait plutôt penser à un asticot! La floraison du crosne — un épi rose — est plus mince et moins durable que celle des bétoines strictement ornementales, mais il n’en reste pas moins qu’elle est belle. Le légume est plus petit (30 à 50cm de hauteur par 40cm de diamètre) que sa cousine, à floraison moins durable (1 mois), mais tout aussi rustique (zone 3).

La bétoine ‘Hummelo’: une fois que vous l’aurez découverte, vous ne voudrez plus vous en passer!

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RÉPONSES À VOS QUESTIONS

Lilas à écorce décollée

Q J’ai un lilas japonais que j’ai planté en 2006. Depuis l’an dernier, je trouvais qu’il dépérissait (moins de feuilles et fleurs et des feuilles plus petites). Au printemps, je me suis aperçue que son écorce était de plus en plus fendue et, qu’à son pied, elle tombait. Maintenant, certaines branches semblent ne pas faire de feuilles. Est-ce que mon lilas est appelé à mourir? Y a-t-il quelque chose que je peux faire? Qu’est-ce qui cause ce fendillement de son écorce? Est-ce une maladie due à sa non-rusticité?  — Liette Pelletier

R    Même si votre arbre est maintenant entouré de paillis et d’une petite clôture, je soupçonne que cela n’a pas toujours été ainsi, car la blessure que vous voyez est sûrement causée par un coupe-bordure à fil de nylon, outil utilisé pour couper le gazon dans les emplacements où la tondeuse ne passe pas. Ou l’écorce a été frappée à de multiples reprises par une tondeuse. Une telle blessure peut paraître anodine, mais mène au décollement de l’écorce qui éventuellement, souvent après bien des années, finit par tomber, exposant le bois nu comme on le voit dans votre photo. Si la blessure est petite, parfois l’écorce réussit à la couvrir. Mais dans le cas de votre arbre, la moitié de la circonférence est désormais exposée. De plus, les symptômes de son dépérissement (branches mortes, petites feuilles, etc.) sont déjà évidents. Donc, le problème n’est pas dû à un manque de rusticité, mais à la mauvaise utilisation d’un outil il y a peut-être bien des années. Même si l’on voit couramment des gens le faire, il ne faut jamais désherber la base d’un jeune arbre avec un coupe-bordure ni le frapper avec une tondeuse. Solution : entourez le tronc d’une rondelle de paillis dès la plantation éliminera le besoin de désherber et offrira à votre futur arbre une longue vie en santé. Je crains que votre arbre continue de dépérir. Il serait sage de penser à le remplacer. Cette fois-ci, bien sûr, ne laissez aucun outil toucher à la base du tronc.

L’écorce décollée indique la présence d’une blessure de longue date.

Comment contrôler le «bambou»?

Q Nous avons acheté une maison dernièrement et nous faisons maintenant le ménage du terrain et des plates-bandes. Dans l’une d’elles, il y a des plants de bambou. L’été dernier, j’ai enlevé les tiges ainsi que les racines. À ma grande surprise ce printemps, les tiges réapparaissent. Existe-t-il une façon d’éliminer le bambou d’une façon définitive?  — Gilles Paquet

R    Le soi-disant bambou trouvé dans les jardins québécois n’est pas un bambou du tout, mais une renouée du Japon (le vrai bambou est une graminée). Longtemps appelée Fallopia japonica, auparavant Polygonum cuspidatum, cette renouée porte maintenant le nom botanique Reynoutria japonica. C’est une très grande vivace de 2 à 3m de hauteur avec des tiges creuses, des feuilles ovées et de minces plumets de fleurs blanches en fin de saison. Grâce à ses puissants rhizomes souterrains qui peuvent parfois descendre à 3m de profondeur, l’arrachage est généralement une perte de temps. D’ailleurs, arracher la plante aggrave le problème, comme vous l’avez constaté, car cela laisse dans le sol de petits fragments de rhizomes, qui donnent de nouvelles plantes. Pour la contrôler, je recommande le bâchage : couvrir tout le secteur d’une toile noire dès le printemps. La toile doit rester en place au moins deux ans. Sans lumière, la plante s’épuisera, vous laissant avec un jardin sans renouée… ou presque. Même après deux ans dans le noir, il apparaît parfois des tiges très faibles. Coupez-les sans tarder pour parfaire l’éradication.

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Des questions, svp!

Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinierparesseux@yahoo.com

Par courrier à: 

Le jardinier paresseux, Le Soleil, C.P. 1547, succ. Terminus, Québec (Québec),  G1K 7J6

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CALENDRIER HORTICOLE

Potager en façade

La Société éducative Roger-Van den Hende offre une conférence sur le potager en façade avec Jean-Denis Brisson. Elle aura lieu le dimanche 9 juin à 10h à la jardinerie Floralies Jouvence, 2020, avenue Jules-Verne, Québec. Coût : gratuit.

Info : societeeducativervdh@gmail.com ou 581 922-1034

Échange de plantes

La société d’horticulture de Beauport vous invite à son échange de plantes annuel le mercredi 12 juin 2019 au Centre municipal Mgr Laval, au 35, rue du Couvent, Beauport, à 19h30. Il faut apporter trois plantes vivaces transplantées et enracinées, exemptes d’insectes et de maladies. Les plants doivent être mis dans des sacs en plastique pour la propreté et pour faciliter le transport.

Info : Christine Arbour au 581 988-2556

Voyage horticole

La Société d’horticulture et d’écologie de Montmagny organise un voyage horticole le samedi 27 juillet 2019 qui comprend des visites du parc Marie-Victorin à Kingsey Falls et de la Miellerie King. Le coût est de 65 $ pour les membres, 75 $ pour les non-membres.

Info : Marie Michon au 418 715-0500 ou sochortmty@hotmail.ca

Pour toute activité horticole, écrivez à courrierjardinierparesseux@yahoo.com.

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ENTRETIEN HORTICOLE

À faire cette semaine

Commencez à acclimater à la vie en plein air les plantes d’intérieur qui séjourneront à l’extérieur cet été.
Quand les températures demeurent au-dessus de 12 °C la nuit, on peut planter les légumes et annuelles tendres (tomates, poivrons, courges, bégonias, impatiens, etc.) en pleine terre.
Arrosez régulièrement les végétaux fraîchement plantés pendant les trois semaines qui suivent leur mise en terre.
› Quand le feuillage des bulbes sèche, vous pouvez le couper.
› Retournez régulièrement le compost pour une production plus rapide.

Actualités

Couvrir la tornade différemment grâce au journalisme de solution

C’est en se basant sur les principes du journalisme de solution qu’un groupe d’étudiants de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) a couvert, sous différents angles, la tornade qui a frappé la région d’Ottawa-Gatineau le 21 septembre 2018.

Articles journalistiques, podcasts, entrevues avec des sinistrés, infographies, et même un jeu-questionnaire en matière de prévention des tornades... on retrouve de tout dans ce dossier numérique réalisé en collaboration avec la firme de contenu numérique montréalaise Kngfu, publié aujourd’hui sur le site web du Droit, ainsi que dans notre application.

Actualités

Un an plus tard : réflexions, actions et leçons sur les tornades de septembre 2018

Le 21 septembre 2018, Environnement Canada lançait une alerte de tornade pour des secteurs de l’Outaouais et d’Ottawa.

Les dégâts physiques et psychologiques de la tornade de niveau EF 3 qui a frappé Gatineau et des cinq autres tornades à travers la région ont été dévastateurs. Des personnes n’ont pas encore retrouvé leur logis. Certains continuent leur réclamation auprès des assureurs et d’autres ont tout perdu. Or, plusieurs n’ont pas pris au sérieux cette alerte. En cette fin de la saison des tornades, ce dossier tente de comprendre pourquoi et quoi faire lorsque les prochaines alertes seront envoyées.

P'tit Mag

Environnement: brasser la cage, à la Greta

À 16 ans, Greta Thunberg veut changer le monde. Avec ses longues tresses et ses yeux perçants, la militante suédoise rallie de plus en plus de jeunes (et de moins jeunes) à sa cause : brasser la cage aux politiciens pour qu’ils agissent contre les changements climatiques. Le 27 septembre, elle participera à une grande marche pour l’environnement à Montréal.

Le déclencheur

À 8 ou 9 ans, Greta commence à s’intéresser au climat quand ses professeurs lui expliquent pourquoi il faut économiser le papier ou éteindre les lumières. C’est pour lutter contre les changements climatiques.

«Grève de l’école»

En août 2018, Greta fait sa première «grève de l’école pour le climat» devant le parlement de son pays. Son action a donné naissance à un mouvement mondial. Des élèves (plus vieux que toi) font l’école buissonnière certains vendredis (comme le 27 septembre) pour marcher dans la rue et demander aux dirigeants d’écouter les scientifiques sur l’urgence de sauver la planète.

Chronique

Bien manger, bien boire

CHRONIQUE / Sur le nouveau – et premier — livre de cuisine de Caroline Huard, alias Loonie, la pastille orange est imprimée bien en évidence sur la couverture. « La créatrice du tofu magique. » Pas collée. Imprimée.

C’est un détail qui n’en est pas un.

Ledit tofu magique a fait sensation sur le web et dans les chaumières, notamment après que Bob le chef en ait vanté le caractère exquis et les mérites gustatifs. Il signe d’ailleurs une jolie préface dans laquelle il passe au moulinet tous les préjugés que pourraient avoir les lecteurs un peu rébarbatifs au mot « végétalien », épithète qui chapeaute la centaine de recettes du recueil. 

Mais je reviens au tofu magique. Parce que ça vaut la peine d’en parler. C’est LA recette qui fait aimer le tofu même à ceux qui le boudent d’ordinaire. Sur la ligne des recettes miracles, je la classe tout près du tofu Général Tao de Ricardo. Ce n’est pas rien.  

Sur le web, donc, la nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre dans un champ de soya. On ne crache pas sur un pareil succès culinaire, surtout lorsqu’il se concocte en deux temps trois mouvements, avec seulement cinq ingrédients, tofu inclus. 

La réputation d’excellence de la créative passionnée de cuisine était faite. Ceux qui l’ont entendue cet été au micro de l’émission estivale pilotée par Stephan Bureau sur ICI Radio savent qu’elle a le chic pour parler végétarisme sans prêchi-prêcha. L’ancienne ergothérapeute signe donc ici un ouvrage à son image, avec l’approche décomplexée qui la caractérise. Elle le mentionne d’entrée de jeu, elle n’est pas chef. Elle n’a pas étudié dans une école culinaire. Elle n’a pas de formation en nutrition non plus. Mais elle est curieuse et elle aime créer. C’est un beau combo de départ pour s’amuser derrière les fourneaux.  

Poutine déjeuner, yogourt tofu-coco, gruau salé aux confettis de légumes sont quelques-unes des originales propositions qu’on découvre dès les premières pages du bouquin imagé par les belles photographies de Dominique Lafond. Ça part bien et ça laisse augurer le meilleur au chapitre de l’originalité. Keftas de légumineuses, pâté chinois aux sept légumes, ailes de chou-fleur, bacon d’aubergine, paëlla minute, beignes à la cannelle, gâteau choco-pistache et lattes réinventées se voisinent au fil des chapitres, dans lesquels l’auteure partage moult bons trucs et astuces qui plairont sans doute à ceux qui sont nouvellement végés. On remarque vite que la conceptrice de plats sans viande a la main forte sur certains aliments chouchous (bonjour tahini!) et qu’elle utilise très peu de sucre raffiné (elle propose même une sauce BBQ aux dattes, c’est dire!). Un détail qui plaira aux cuistots distraits qui perdent facilement le fil : comme dans le générique d’un film, les ingrédients sont listés par ordre d’apparition dans la recette. Et l’auteure a pris soin d’en donner un peu plus que ce qu’on trouve déjà sur le web en consacrant un topo sur les meilleures façons d’apprêter les restes de tofu magique... si restes il y a!

Vers le verre local

Le nouveau livre de Jessica Harnois suit la tendance et vise les bouteilles locales. La sommelière fait le pari du bien boire ici. Elle liste les 100 meilleurs crus embouteillés dans la province en insistant sur la qualité des nectars made in Québec dans son tout neuf bouquin #boirelocal. Je vous entends grincer des dents à la lecture du nom. Je sais, je suis d’accord, un hashtag dans un titre de livre, c’est non. 

Mais passons par-dessus ce bémol. Parce que l’idée maîtresse du guide fleurdelisé est belle. Surtout, l’auteure apporte des repères précieux pour qui veut goûter notre terroir alcoolisé. La région est bien joliment représentée par les bons jus vinicoles de Pinard et filles (Magog), La Halte des Pèlerins (Sherbrooke), Le Cep d’argent (Sherbrooke), Domaine des 3 Fûts (Drummondville), Au Vignoble d’Orford (Orford), Domaine Bergeville (Canton de Hatley). 

Cidres, bières, vins de dessert et spiritueux ont aussi chacun leur chapitre. C’est bien écrit, accessible dans le ton comme dans le contenu et ça donne envie de tendre sa coupe vers les chouettes produits qui émanent d’ici.  

C'est malade!

Des œuvres d’art culinaire

Qui a dit qu’il ne fallait pas jouer avec sa bouffe? On peut travailler le bois et la pierre, mais l’Italien Vincenzo Scuruchi préfère sculpter… son petit-déjeuner!

Grâce à son talent et à sa minutie, les avocats, les melons et les pommes deviennent des hibous, des lapins et des bonshommes Lego!

Si ça t’intéresse, va voir d’autres créations de Vincenzo sur Instagram (@scuruchi) ainsi que des vidéos de ses techniques sur YouTube.

Mode

Le lumineux parcours beauté de Jennifer Brodeur

«Chaque ride sur mon visage fait partie de mon histoire». L’approche de Jennifer Brodeur au sujet des soins de peaux paraît aux antipodes de tous les dictats de la beauté et de la cosmétologie. Loin de l’image de l’esthéticienne fardée à la perfection, elle se présente à notre rencontre avec un teint parfait, sans maquillage. Son message est clair : les rides font partie de la vie et les femmes doivent célébrer le privilège de vieillir.

Au fil des années, son parcours empreint d’audace a mené l’esthéticienne à l’élaboration d’une philosophie propre à elle, au-delà des standards actuels. Le succès est au rendez-vous depuis 2003, année où elle lance l’appareil de luminothérapie Max+ qui propose plusieurs longueurs d’onde lumineuses dans un seul traitement. Malgré un départ catastrophique au Québec et au Canada, Jennifer Brodeur tente sa chance en allant donner des conférences en Californie.

Prendre ces dernières économies pour aller offrir cette nouvelle technologie de soin aux États-Unis, «c’est un des plus gros risques que j’ai pris de ma vie», dit-elle. L’intérêt est présent et rapidement l’appareil Max+ se retrouve dans les cabinets des dermatologues de Beverly Hills. Puis s’ouvrent les marchés de l’Asie, de l’Allemagne, de Paris, de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie. L’appareil de luminothérapie de Jennifer Brodeur trouve sa place dans les plus grands instituts. Toutefois, la récession frappe en 2009. Pour pallier aux pertes financières, elle décide d’ouvrir une clinique d’esthétique à Beloeil. 

Plein air

Randonner au pays des moutons

CHRONIQUE / Je rêvais des grands espaces vert émeraude de l’Irlande et de ses côtes découpées de bleu. C’est aux côtés d’un groupe de randonneurs que je l’ai arpenté et découvert ses paysages magnifiques, plus variés encore que ce que je m’étais imaginé.

Je rêvais des grands espaces vert émeraude de l’Irlande et de ses côtes découpées de bleu. C’est aux côtés d’un groupe de randonneurs que je l’ai arpenté et découvert ses paysages magnifiques, plus variés encore que ce que je m’étais imaginé.

J’ai adoré découvrir le pays de James Joyce de cette façon, sans quoi je n’aurais pas pu voir toute la palette des paysages, des collines verdoyantes jusqu’aux plages de sable blanc. Non, ce n’est pas une blague. Pourtant, on croyait bien que c’en était une lorsque notre guide, Quentin, nous a annoncé que l’on s’arrêterait à une plage, après une randonnée d’une dizaine de kilomètres qui nous a permis de découvrir le fjord de Killary.

Ce n’est pas pour les grands dénivelés que l’on vient en Irlande : les plus hautes montagnes atteignent environ 1000 mètres.

À notre passage, à la fin juillet, la ville de Westport, dans l’ouest de l’Irlande, accueillait des centaines de marcheurs venus gravir le mont Croagh Patrick, nommé ainsi en l’honneur du saint patron des Irlandais. Une légende raconte que l’homme y aurait passé 40 nuits et aurait chassé les bêtes venimeuses, comme les serpents, du sol irlandais.

Le dernier dimanche de juillet, les pèlerins grimpent son sommet, à une hauteur de 765 mètres, pour lui rendre hommage. Nous ne nous rendrons pas jusque-là. Le matin de l’ascension, la pluie tombe dru et un couvert nuageux cache le sommet. Après une petite accalmie, nous commençons l’ascension. Mais la pause est de courte durée, et la pluie part de plus belle. Il faut se rendre à l’évidence : nous allons devoir oublier le sommet, couvert de roches. Celles-ci sont devenues assurément très glissantes. Il faudra s’imaginer la vue que l’on aurait eue sur Clew Bay!

En plus, nous explique Quentin, si un incident survenait, aucun hélicoptère ne serait en mesure de se poser. Heureusement, à la descente, le ciel se dévoile et nous laisse entrevoir la baie de Westport et ses environs. Le pèlerinage fait gonfler annuellement la population de la petite municipalité qui compte un peu plus de 5000 habitants. On raconte que certains parcourent même pieds nus les derniers kilomètres jusqu’au sommet.

As-tu vu ça

Une image vaut mille mosaïques

On peut dire de Charis Tsevis que ses portraits l’ont mis sur la carte!

Ce designer graphique — né à Athènes en 1967 et qui habite aujourd’hui à Paphos, sur l’île de Chypre — s’est fait un nom partout sur la planète grâce à ses portraits-mosaïques uniques.

Chacune de ses créations est composée de milliers d’images liées au thème principal. Par exemple, des cases de bandes dessinées deviennent le visage du créateur de comics Stan Lee, des publicités de vieux magazines se transforment en jeune femme à bord d’un voilier, des photos des Raptors forment le portrait de l’athlète Kawhi Leonard sur une carte de Toronto, etc.

Amateur de sport et de politique, il compte parmi ses clients Nike, Google, Ferrari, Pepsi, Toyota et IKEA. Même Barack Obama s’est servi de ses œuvres en campagne électorale.

Pour en voir plus — ou voir ces images en plus grand détail, visitez tsevis.com ou sur son profil Behance.

As-tu vu ça

Autoportraits intérieurs

À l’adolescence, Flóra Borsi s’amusait avec Photoshop, le logiciel de retouche d’images. À 15 ans, elle a reçu en cadeau son premier appareil-photo. C’est là que tout s’est emboîté. Son imagination obtenait désormais le plein contrôle sur ses œuvres.

«Le logiciel est seulement un outil pour compléter mes photos. Je veux créer une image qui ressemble à une véritable photo non retouchée», dit cette femme, mi-vingtaine, qui habite Budapest, en Hongrie.

Ses photos sont souvent des autoportraits, en fait. Mais on est loin du simple selfie, car son objectif est ambitieux: saisir la force complexe et la fragilité de la psyché humaine.

«L’art est de la thérapie pour moi. C’est ainsi que je traite mes émotions. Comme une confession», a-t-elle expliqué au magazine Web Minus37.

Jusqu’ici, ça semble lui réussir. Ses images ont d’ailleurs été choisies pour illustrer Photoshop lui-même en 2014. La boucle est bouclée!

Pour en voir plus : floraborsi.com

P'tit Mag

C’est quoi une planète?

JE VEUX TOUT SAVOIR / Les sciences t’intéressent? Tu te poses des questions sur les animaux, les plantes, l’espace ou n’importe quelle autre partie du monde qui t’entoure? C’est bien normal : les sciences, ce n’est pas que pour les adultes! Alors, envoie-les-moi à jfcliche@lesoleil.com. Une fois par mois, je répondrai à une ou deux questions que tu m’envoies.

Q Pourquoi Pluton n’est plus une planète du système solaire?  —Daniel-Alexandre

D’une certaine façon, on peut dire que Pluton a été «punie» pour avoir laissé des «traîneries» autour d’elle. Alors les enfants, quand vos parents vous disent de vous ramasser, faites-le si vous ne voulez pas subir le même sort que Pluton!

Blague à part, Pluton a simplement été «victime» d’une nouvelle définition du mot planète adoptée en 2006. Au milieu des années 2000, grâce à l’amélioration des télescopes et des techniques de détection, les astronomes ont commencé à découvrir des «objets» d’une taille comparable à Pluton — et même plus massifs, dans le cas de la planète-naine Éris, située environ trois fois plus loin du Soleil que Pluton.

La question s’est alors posée : c’est quoi, au juste, une planète? À partir de quelle taille est-ce qu’un objet cesse d’être un astéroïde et devient une planète?

Le p'tit Mag

Brigade scolaire : sains et saufs, de l’école à la maison

Avec la rentrée, les brigadiers adultes et écoliers ont enfilé leur dossard et repris du service. Ils sont là pour s’assurer que tu traverses la rue sans danger, mais aussi pour t’apprendre les règles de sécurité quand tu te déplaces seul. Crois-tu avoir les qualités requises pour faire partie de la brigade scolaire?

Petit cours de sécurité

P'tit cuistots

Passion pommes

Un peu partout dans la région, les vergers regorgent de beaux fruits rouges et verts prêts à être cueillis… et cuisinés! C’est assurément une de mes sorties favorites de l’automne, surtout parce qu’elle se conclue indéniablement par un dessert fraichement sortis du four le soir venu!

Je ne peux m’expliquer le sentiment de réconfort et de nostalgie qui m’habite lorsque je prépare un dessert aux pommes. Un mélange de souvenirs d’enfances et de fébrilité à l’idée que l’automne s’installe — ma saison préférée — avec ses couleurs, ses parfums de terre et ses matins frisquets.

Si tu as envie, toi aussi, de cuisiner les pommes, je te propose une version revisité du fameux carré aux dattes… fait avec des pommes! C’est délicieux et rapide à concocter. Et avec une boule de crème glacée à la vanille, ce sera la fête dans l’assiette! 

CARRÉ AUX POMMES

Ingrédients

  • 6 pommes (idéalement la Honeycrisp, la Lobo ou la Cortland)
  • ¼ tasse de sirop d’érable
  • le jus d’un citron
  • ¼ c. à thé de muscade moulue
  • ¼ c. à thé de cannelle moulue
  • ⅔ tasse de beurre, tempéré
  • ½ tasse de sucre d’érable ou de cassonade
  • 1 c. à thé de vanille
  • 1 ¼ tasse de farine blanche non-blanchie
  • 1 ¼ tasse de flocons d’avoine à cuisson rapide
  • ½ c. à thé de bicarbonate de soude
  • ½ c. à thé de sel

En cuisine

Tout bon, tout beau, l’artichaut

CHRONIQUE / L’artichaut frais est encore un brin méconnu de ce côté-ci de l’Atlantique. Le bouton floral qu’on mange comme un légume intimide parfois ceux et celles qui, jusqu’ici, ne l’ont goûté qu’en conserve ou en marinade.

« C’est un aliment qui ne fait pas tellement partie de nos traditions culinaires comme c’est le cas en Europe. Autour de la Méditerranée, par exemple, l’artichaut est abondamment cultivé et consommé, il est très populaire. Au Québec, ce n’est pas quelque chose qui s’est beaucoup développé », explique le producteur maraîcher Antoine Beauregard. 

Avec sa conjointe, Josée Roy, celui-ci exploite la ferme La Fille du Roy, à Sainte-Madeleine, en Montérégie.  

Le couple s’est lancé dans l’aventure agricole il y a 11 ans en rachetant la ferme familiale des parents de Josée, une ferme qui se transmet d’une génération à l’autre depuis 1885. Lorsqu’ils ont fait l’acquisition des champs, ceux-ci étaient occupés par de grandes cultures de maïs et de soya. Josée et Antoine avaient envie de redessiner le lopin de terre en repensant ce qu’il allait y faire pousser.  

« Dans le même rang que nous, il y avait déjà trois producteurs qui cultivaient tomates, poivrons, aubergines et autres légumes plus courants », souligne Antoine.

Constat : il fallait oser la différence. Le sol, plutôt argileux, a orienté les nouveaux cultivateurs vers des légumes qui poussent sur plants plutôt que dans la terre. Courges, citrouilles, cerises de terre et artichauts ont été plantés.

« Les artichauts fascinaient ma conjointe. On a fait quelques essais, à petite échelle, avant de se lancer plus avant. Ce sont des vivaces, d’ordinaire, mais avec le climat qu’on a ici, on doit les cultiver comme des annuelles. On sème les graines en mars, en serres, et on transplante les plants dans les champs au mois de mai. »

Aujourd’hui, l’artichautière compte environ 12 000 plants répartis sur un hectare. Chacun produit environ une quinzaine de capitules qu’on cueille avant leur floraison. Présentement, et pour encore deux ou trois semaines, on est en plein dans la saison. Et elle est bonne. Avec un mois d’août aux nuits plutôt frisquettes, la saison estivale n’a peut-être pas été optimale pour les tomates, mais pour les artichauts, au contraire, ce scénario climatique était presque parfait. 

« C’est une plante qui n’aime pas les températures trop chaudes ou trois froides et qui apprécie l’humidité. C’est donc une bonne année pour la récolte, qui a débuté à la toute fin du mois de juillet. » 

Régal

TDAH: faire de l’alimentation une alliée

Saviez-vous qu’il existe un lien entre le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et la nourriture?

C’est bien le cas. 

«En présentant mon ouvrage sur l’alimentation et le TDAH, la première réaction que bien des gens ont eue est la surprise», indique la nutritionniste Elisabeth Cerqueira, auteure de Savoir quoi manger — TDAH, le premier guide d’alimentation consacré à ce trouble au Québec.

Mme Cerqueira le précise d’emblée, nos habitudes alimentaires ne sont pas la cause du TDAH, mais elles peuvent néanmoins atténuer ou, au contraire, exacerber les symptômes.

Mère de trois enfants, dont la plus vieille âgée de 11 ans présente un TDAH, Mme Cerqueira s’intéresse depuis longtemps au développement du cerveau et c’est donc tout naturellement qu’elle s’est penchée sur ce trouble.

«C’est un problème qu’on ne comprend pas encore aujourd’hui. On sait qu’il est lié au développement, à la maturation du cerveau. Ce n’est pas un trouble permanent, parfois tout se replace à l’âge adulte», explique la nutritionniste. Il s’agit d’un trouble neurodéveloppemental qui altère certaines fonctions cérébrales.

P'tit Mag

Tomber dans les pommes

Laisser une pomme sur le bureau du professeur, voilà un grand classique de la rentrée. Avec les journées qui raccourcissent et les arbres qui changent de couleur, c’est aussi le temps des pommes qui revient! Que tu sois plus Macintosh, Cortland ou Spartan, voici des petites choses étonnantes à savoir sur le populaire fruit rouge.

La technique parfaite

Tu aimes l’autocueillette? Sache qu’il y a une technique particulière pour bien cueillir ta pomme. Il faut la soulever de bas en haut pour que le pédoncule, la petite tige qui la relie à l’arbre, se casse doucement. Il faut éviter de tourner la pomme. Si elle ne se détache pas facilement de l’arbre, c’est qu’elle n’est pas mûre!

Maison

11 idées pour recycler les journaux

Des journaux et un peu de colle peuvent faire des merveilles. En témoignent toutes les idées de créations à faire soi-même sur le Web. Omniprésent et bon marché, le papier journal se transforme en tabouret aussi bien qu’en joli paquet cadeau. Mention spéciale à Lucille Gagnon, une fidèle lectrice du Soleil qui nous a fait parvenir son message de soutien à la presse régionale dans un joli sac cadeau fabriqué à partir de la couverture de «son» journal.

Maison

Le journal dans le décor

En version rétro ou plus actuelle, les découpes de journaux donnent une touche intello au décor. Imprimés sur un tissu ou affichés au mur, articles et chroniques n’ont plus rien d’éphémère. L’artiste de Québec Julie Picard fait du papier journal sa matière première depuis 20 ans. Avant de plier et de coller ses sculptures, elle se plaît à relire un reportage, à s’émouvoir d’une photo. Sa prochaine expo, en novembre à la Galerie a, s’intitule Sous le Soleil, un titre en réponse aux difficultés de la presse écrite. En plus de ses œuvres, voici quelques inspirations pour adopter le motif au quotidien.

Mode

Revenir au gris

Josée Rancourt ne passe pas inaperçue. Coiffeuse de profession, elle est à l’opposée du cliché de celle qui change de couleur de tête selon ses humeurs. Sa longue chevelure ondulée d’un gris naturel est une marque de commerce qui rendrait un renard argenté jaloux. Personne n’est indifférent.

Vous en avez assez de répéter toutes les trois ou quatre semaines votre visite chez le coiffeur pour faire camoufler votre repousse. Trop de temps, trop d’argent, trop d’entretien. De plus, avec la tendance récente des cheveux gris, si belle, mais si difficile à obtenir, vous vous interrogez : pourquoi pas le naturel? Longtemps culturellement tabou, l’expression contemporaine de la beauté laisse maintenant place à ces têtes d’argent et de platine avec la plus grande considération.

Mais une fois que votre décision d’accepter le gris est prise, quelles sont vos options? «Le mot d’ordre est persévérance et patience»,  explique Josée Rancourt, coiffeuse au Salon Le Sas. «Tout dépend d’où l’on part et où l’on veut aller.» La longueur des cheveux actuels, le désir de couper la masse de cheveux teints, l’allure de la repousse sont tous des facteurs à évaluer. Les accessoires tels que les bandeaux peuvent s’avérer très utiles pour camoufler la transition difficile. Car c’est souvent pour cette raison que les gens abandonnent leur projet de tête au naturel.   

As-tu vu ça

Des chalets pour se rincer l’œil

Être perdu au milieu de la nature, dans une bicoque saugrenue ou une mini-maison design : voilà le fantasme de bien des gens.

Certains ont mis le projet à exécution et ont créé de véritables petites merveilles, qu’on peut trouver sur un site nommé avec humour Cabin Porn.

C’est Zach Klein, cofondateur de Vimeo et DIY.org, qui a lancé il y a 10 ans, sous la forme d’un blogue, ce qui allait devenir une véritable encyclopédie du chalet sous toutes ses formes.

Le projet, nourri par les contributions de passionnés de partout à travers le monde (on y trouve d’ailleurs des projets d’aussi près que Lac-Beauport), a même mené à la publication de deux livres, Cabin Porn, et Cabin Porn Inside (à paraître bientôt, celui-là consacré à l’aménagement intérieur).

Pour se rincer l’œil, sans mauvais jeu de mots: cabinporn.com et @cabinporn sur Instagram.

En cuisine

Lunchs alléchants

CHRONIQUE / Confidence : la boîte à lunch m’irrite. Même si les enfants mettent la main à la pâte. Même si j’aime marmitonner collations et bouchées.

En septembre, ce n’est encore pas si mal. Je tolère l’obligation d’avoir au frigo de quoi garnir quotidiennement les six sacs de nylon de la maisonnée. Mon enthousiasme perd des feuilles dès le début de l’automne et se détricote au fil du calendrier scolaire. 

Lorsque le mois de mai arrive, c’est simple : les enfants amorcent le décompte des dodos, je fais de mon côté le calcul des lunchs qu’il reste à planifier d’ici juin.  

S’il fallait que l’école se poursuive jusqu’en juillet, j’hyperventilerais. 

Peut-être que ça a à voir avec le fait que la boîte à lunch est une tâche quotidienne, donc un peu redondante, par définition. 

« C’est surtout que c’est un repas qui impose ses impératifs. On ne peut pas cuisiner au bureau ou à l’école. Il faut avoir réfléchi à tout, en amont », explique Geneviève O’Gleman. 

On en vient souvent à toujours se tourner vers les mêmes raccourcis. Pour nous aider à casser la monotonie du midi, la nutritionniste et auteure propose un nouveau livre tout entier consacré aux fameux lunchs. Le bouquin, son 10e en carrière, lance une nouvelle collection pour laquelle elle a eu carte blanche des Éditions de l’Homme. 

« Je me suis vraiment amusée à conceptualiser cette série. Je me sentais comme une enfant dans un magasin de bonbons. Le défi que je me suis donné, c’est de redessiner le livre de recettes. J’ai eu envie de coller le concept au quotidien des gens. J’ai regroupé mes recettes par thèmes. »

Le bar à sandwich, la « prep » du week-end, la collation aux mille déclinaisons, les bases végés, les vinaigrettes et les plats mijotés sont quelques-uns des thèmes qui sont abordés et organisés en chapitres. Falafels, salades, soupes, quiches, sandwichs variés et autres plats y sont proposés avec plusieurs variantes.

Le Mag

Le coin lecture

Voici pour vous, jeunes mordus de lecture, une sélection de livres à ne pas manquer, choisis par des gens qui s’y connaissent!

LE VOYAGE DE BLAIREAU. OU COMMENT ÊTRE EMPORTÉ PAR LE VENT ET TROUVER SA PLACE

Le P'tit Mag

L’année scolaire à travers le monde

Les vacances sont finies. Te voilà de retour à l’école. Sans t’en douter, tu entreprends un marathon d’apprentissage qui durera environ 182 jours. Savais-tu que des élèves d’ailleurs dans le monde ont des années scolaires bien différentes de la tienne?

Pour en savoir plus, explorons ensemble les calendriers des écoliers de partout sur la planète.

Et toi, dans quel pays préférerais-tu aller à l’école?

Récits d'expatriés

Partir vivre... en Tasmanie

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

NOM : David McKeown
ÂGE : 32 ans
PROFESSION : «En ce moment, spécialiste marketing chez Caterpillar Underground Mining. J’ai aussi travaillé comme représentant publicitaire pour le journal local et comme vendeur de téléphones cellulaires en arrivant.»

Alimentation

Du bon à feuilleter!

Avec la rentrée arrive… la sortie de livres! Beaucoup de nouveaux titres à venir cet automne au rayon des livres de recettes. Voici un premier aperçu de parutions récentes.

La bataille de bouffe

Petit Poucet
(Québec Amérique)
48 pages  12,95 $ 

Ce livre tout mignon de la collection Petit Poucet est destiné aux jeunes enfants (six ans et plus). L’auteure Stéphanie Richard raconte la «terrible menace» qui plane sur le village de Nourritous, alors que les méchants Malbouffes menés par un burger dodu mijotent une attaque contre les gentils légumes. L’inquiétude est grande, mais «l’épatante patate» a une idée pour défendre les nourrissants habitants contre le clan des huileux… Une histoire toute simple misant sur l’humour pour aider à départager les meilleurs des moins bons aliments, joliment illustrée par Julie Fontaine Ferron.

As-tu vu ça

Une mine d’or dans le crayon

Bashir Sultani aime voir la vie d’un autre œil. L’artiste torontois d’origine afghane a l’habitude de peindre avec du sel (oui, oui, du sel coloré déposé avec des salières), mais il s’amuse aussi avec un objet tout à fait commun : le fameux crayon de plomb, qui reprend du service dans des milliers de mains d’écoliers cette semaine.

«J’avais envie d’utiliser le crayon, mais sans vraiment dessiner avec lui», explique l’artiste, qui travaille aussi dans l’industrie de la construction.

Tout est jeu de perspective dans ses créations de bois, de plomb et de gommes à effacer rouge, où l’on retrouve de nombreux logos célèbres, mais aussi plusieurs superhéros.

Sur Instagram et YouTube, on peut même voir des animations image par image de ses œuvres.

Pour en découvrir plus  : @bashirsultani sur Instagram.

Mode

Que sont devenues les «supermodels» des années 90?

L’histoire débute par la couverture du magazine Vogue, édition de janvier 1990, montrant une photo prise par Peter Lindbergh. Cinq mannequins aux antipodes des dictats de la mode de l’époque. Au lieu des vêtements bouffants, cheveux gonflés et maquillage acidulé, les cinq femmes portent hauts de jersey, jeans Levi’s, coiffure souple et maquillage naturel. L’objectif pour l’éditrice Liz Tilberis : incarner la décennie en une image.

Pour Peter Lindbergh, impossible de réaliser ce cliché avec un seul mannequin. La décennie 90 n’est plus celle d’un stéréotype unique. Cette image réunira cinq femmes qui, 30 ans plus tard, sont toujours aussi actuelles et pertinentes dans le monde de la mode.

Cette photographie a marqué un tournant. Ce moment où le mannequin, vu jusque-là comme une entité anonyme, devient une personnalité à part entière. Portrait contemporain des cinq premiers top-modèles, Linda, Christy, Naomi, Tatiana et Cindy, vedettes à tous âges.

Le Mag

Projet Buy Nothing: un voisinage en cadeau

«Lecteur DVD à donner, il serait sûrement heureux chez quelqu’un qui en a besoin»... Ce message, on pourrait le lire sur n’importe quelle page d’entraide, de troc ou de vente sur Facebook. Mais sur celle du Buy Nothing Limoilou/Maizerets, il s’enrichit d’une autre idée : celle de rencontrer ses voisins.

«La mission, ce n’est pas de sauver l’environnement, d’éviter de mettre des choses aux poubelles. C’est d’encourager le développement d’une communauté locale par l’économie du don. C’est vraiment pensé pour encourager les gens à se rencontrer face à face», insiste Marie de Bellefeuille. 

La maman de deux jeunes enfants a fondé la page Buy Nothing de Limoilou en janvier, de retour au Québec après cinq ans en Australie. Là-bas, elle a participé au fil des ans à six différents groupes, et a commencé à s’impliquer dans la gestion bénévole de cette expérimentation sociale. 

Le Projet Buy Nothing obéit à certaines règles. D’abord, tout doit être gratuit, dans la logique de l’économie du don (gift economy). Aucun échange monétaire ni troc n’est accepté. Soit on offre un objet, du temps, ou son talent. Ou alors on demande, dans l’espoir que quelqu’un ait ce qu’il nous faut sous la main. 

«Quand j’ai déménagé en Australie, je suis arrivée avec mon chum et mes valises. Je me suis mise à chercher sur Facebook tout ce que je pouvais trouver comme économie du don. Il y avait l’équivalent des groupes As-tu ça toi?, mais ce sont des groupes immenses. Je pouvais aller chercher des choses à 60km, donc c’était plus ou moins efficace. Quand j’ai découvert mon groupe Buy Nothing local, ç’a été le coup de foudre. J’ai pu trouver rapidement tout ce dont j’avais besoin, tout près de chez nous», se remémore Marie de Bellefeuille.

Une cellule de Buy Nothing atteint une masse critique dès la centaine de membres. Et quand la millième inscription approche, les administrateurs divisent le groupe en plus petites unités suivant les limites naturelles d’un quartier. Une particularité qui ne fait pas toujours consensus quand arrive le moment de briser une belle communauté, mais à laquelle les gens finissent par adhérer, selon l’expérience de Marie de Bellefeuille.

As-tu vu ça

En pleine face!

Trop premier degré, ces photos de gens tombant en pleine face? Que non!

L’artiste romain Sandro Giordano Remmidemmi, créateur de la collection In extremis, bodies with no regret (corps sans regret), explique son œuvre de façon éloquente.

À lui la parole : «Mes photos sont des histoires à propos d’un monde en chute libre. Elles montrent des personnages usés et fatigués qui, dans un soudain black-out du corps et de l’esprit, s’écrasent sans même tenter de se sauver. Ils en sont incapables, opprimés qu’ils sont par le joug de l’apparence. Mais je crois que la perfection est dans l’imperfection. Elle est dans les contrastes, dans la fragilité et dans l’humanité qui nous rend différents des autres. Cette chute est un point de non-retour. Mes personnages ont atteint la limite au-delà de laquelle leurs fausses personnalités ne peuvent aller. Si mes histoires arrivent à soutirer un rire du spectateur, elles deviennent alors des auspices favorables où l’on peut croire en un avenir plus authentique. Ce rire, en fin de compte, est une révélation!»

Plutôt philosophique comme rire, non? 

À voir : sandrogiordanoinextremis.it sur Internet ou @__remmidemmi sur Instagram

P'tit Mag

À vos applis: les contes populaires

ALIBABA (6 à 8 ans)

Ce livre interactif réalisé par l’entreprise Chocolapps est une agréable façon de redécouvrir le conte populaire d’Alibaba et les quarante voleurs. Tu pourras découvrir le secret de la caverne aux trésors ainsi que la formule magique pour y entrer. Mais, Alibaba devra être prudent! Les voleurs s’apercevront de son passage et tenteront de le retrouver. Réussiront-ils à le capturer? Tout est agrémenté d’animations qui s’apparentent à un dessin animé. Les textes sont bien dégagés des images, il est alors facile d’y pratiquer ta lecture. 2,99 $