Steve Massicotte, président de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne.

La parade pourrait revenir l’an prochain

Sainte-Anne-de-la-Pérade — Les amateurs de pêche hivernale sont invités à se rendre à Sainte-Anne-de-la-Pérade alors que se tiendra le dernier week-end de pêche aux poulamons de la saison 2017-2018. Environ 5000 personnes sont attendues.

Le Festival de la pêche aux petits poissons, qui s’est terminé le week-end des 10 et 11 février, a permis d’accueillir entre 15 000 et 20 000 visiteurs indique le président de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne, Steve Massicotte. Ce dernier estime à quelque 95 000 le nombre de pêcheurs qui ont été accueillis sur la glace depuis l’ouverture, le 26 décembre. «C’est somme toute une bonne année», estime-t-il, même si l’an dernier, on en avait compté 107 000. Les pourvoyeurs estiment que leur saison est bonne lorsqu’on voisine les 100 000 personnes, indique M. Massicotte.

Le nombre de visiteurs en provenance de la Mauricie et de Montréal a été stable, cette année, dit-il. «On a remarqué une augmentation des visiteurs de la région de Québec et Lévis toutefois», dit-il, fort heureux de cette nouvelle tendance. Les Ontariens aussi commencent à se faire plus nombreux.

Les pourvoyeurs célébraient 80 ans de pêche sur glace, cette année et selon le président, de toutes les activités offertes aux visiteurs, c’est le retour de la parade, comme on la faisait dans les années 1960, qui fut sans conteste l’activité la plus populaire, et ce, autant en termes de visiteurs qu’en termes de chars allégoriques. «Nous devions avoir environ 10 unités et on en a eu 31», se réjouit le président.

L’Association subit donc quelques pressions du milieu pour renouveler cette activité et renouer pour de bon avec la tradition. M. Massicotte indique que l’heure est à la réflexion, mais que l’organisation d’une telle parade demande beaucoup de travail et que sa présentation est sujette aux aléas de Dame Nature. «On réfléchit», dit-il.

Le petit poisson, quant à lui, est en très bonne santé, indique M. Massicotte, fort d’une étude réalisée l’an dernier indiquant que la moyenne d’âge des poissons est de 4 ans. D’ailleurs, certains clients ont réussi à capturer entre 150 et 300 poissons. Le plus gros poulamon qui fut signalé aux pourvoyeurs atteignait presque 16 pouces, indique le président.

Somme toute, tant la saison de pêche que le festival furent un succès et l’auraient sans doute été un peu plus n’eût été les froids extrêmes observés fin décembre et début janvier et des quelques épisodes de mauvais temps qui ont ralenti les visiteurs.