Erick Ligari et Mariana Torio Sosa et, du restaurant Corazon de maize.

La Chaîne des rôtisseurs en recrutement

La Chaîne des rôtisseurs espère que ses jours difficiles sont derrière elle. Comme bien d’autres clubs en tous genres, il a été difficile d’intéresser une nouvelle génération à ses passions. Le nouveau bailli (président) de la Chaîne à Ottawa-Gatineau, Luc Lalonde, espère qu’une réduction drastique d’environ 85 % des frais de membership générera de l’intérêt pour la culture culinaire d’ici.

« Les membres devaient payer 280 $ par an et la vaste majorité des sous allait à l’extérieur, au niveau national et à l’international, a observé M. Lalonde. Nous avons ainsi créé une nouvelle catégorie, les «Amis» de la Chaîne, pour réduire les frais annuels des nouveaux membres à 40 $. La seule différence, c’est que les Amis ne pourront participer aux activités de la Chaîne ailleurs au Canada et à l’étranger, mais déjà, très peu le faisaient.

«C’était ça où risquer que la Chaîne disparaisse».

«Dans nos meilleures années, il y a 40 ans, la Chaîne comptait environ 80 membres. Récemment, nous n’étions plus que 25, et plusieurs s’interrogeaient sur leur participation future.»

La Chaîne des rôtisseurs, qui tire son origine du Moyen-Âge, compte 25 000 membres dans 80 pays. Abolie en 1793, après la Révolution française, elle a été relancée en 1950.

À Ottawa, elle tient une dizaine d’événements culinaires par an. Longtemps, ses membres ont été les moteurs de la bonne chère dans la capitale. Mais l’essor de la cuisine canadienne, après Expo 67 et un engouement incroyable depuis 1995, a fait en sorte que l’on peut bien manger dans des dizaines de bons restaurants des environs. À l’époque des Fulgence Charpentier et Pierre Charbonnier, dès les années 1960, la Chaîne était l’un des rares regroupements qui encourageaient des chefs à se dépasser. Cette exclusivité n’existe plus. Mais les rendez-vous existent toujours.

Le samedi 24 février, la Chaîne a organisé une célébration de la cuisine mexicaine.

La chef Mariana Torio Sosa, du minuscule restaurant Corazon de maize, dans l’édifice du marché By, aura l’occasion de préparer un festin autour de la pieuvre, du thon, du chevreuil et du chocolat. Le festin, au coût de 140 $ (alcool et service inclus) pour les non-membres, sera servi aux Jardins de la Cité, la table de l’école de cuisine du collège La Cité. Réservations essentielles au plus tard le dimanche 18 février (laurence_place@hotmail.com ou au 819-568-6174).