Je veux tout savoir: des filtres intégrés ?

Les sciences t’intéressent? Tu te poses des questions sur les animaux, les plantes, l’espace ou n’importe quelle autre partie du monde qui t’entoure? C’est bien normal: les sciences, ce n’est pas que pour les adultes! Alors, envoie-les-moi à jfcliche@lesoleil.com. Une fois par mois, je répondrai à une ou deux des questions que tu m’envoies.

QUESTION : «Comment faisons-nous pour respirer avec les gaz dans l’air?» 
 Kary-Ann

RÉPONSE : On peut dire que nos poumons sont des espèces de «filtres» à gaz. Et c’est une chance qu’il en soit ainsi parce que la grande majorité des gaz dans l’air ne nous servent absolument à rien!

L’air que nous respirons est principalement composé d’azote, à 78 %. Mais le corps humain n’a rien à faire avec de l’azote sous forme gazeuse, c’est l’oxygène qui est la partie qui nous intéresse dans l’air. Or il ne compose qu’à peine plus d’un cinquième de l’air (21 %), et le 1 % qui reste est fait de gaz divers (gaz carbonique, vapeur d’eau, etc.) pour lesquels notre corps n’a aucun usage.

Alors comment faisons-nous pour aller chercher uniquement la partie utile (l’oxygène) et laisser le reste de côté? La clef pour le comprendre n’est pas dans les poumons eux-mêmes, mais plutôt dans le sang. Il y a dans notre sang une protéine qui s’appelle hémoglobine et qui, comme disent les chimistes, a une très forte «affinité» pour l’oxygène — cela veut dire qu’elle attire l’oxygène très fortement, mais pas les autres gaz de l’air. Quand le sang passe dans les poumons, il est amené dans de minuscules vaisseaux dont la paroi est extrêmement mince, tellement qu’elle permet à l’oxygène de passer. L’attraction que l’hémoglobine exerce sur l’oxygène fait donc passer ce précieux gaz à travers la fine membrane, mais laisse les autres gaz dans les poumons.

C’est aussi à ce moment que le sang relâche du gaz carbonique (un «déchet» que nos cellules produisent quand elles «brûlent» l’oxygène) dans les poumons. Le gaz carbonique est ensuite expulsé hors du corps lors de l’expiration.

Puis nous reprenons une autre bouffée d’air et le manège recommence...