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Les bégonias tubéreux les plus populaires sont les Non Stop. Ils offrent des fleurs plus petites, mais plus abondantes sur un plant compact plus robuste.
Les bégonias tubéreux les plus populaires sont les Non Stop. Ils offrent des fleurs plus petites, mais plus abondantes sur un plant compact plus robuste.

Réveillez vos bégonias tubéreux

Larry Hodgson
Larry Hodgson
Le Soleil
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Le bégonia tubéreux (Begonia × tuberhybrida) est parmi les bulbes d’été les plus populaires. Sa capacité de produire de belles grosses fleurs très colorées pendant tout l’été même dans les emplacements assez ombragés où si peu de plantes fleurissent bien en fait une vedette.

Mais pour les avoir en fleurs dès le début de l’été, il faut démarrer ce bégonia à l’intérieur plusieurs semaines d’avance, habituellement au moins 6 à 8 semaines avant la date du dernier gel, soit au mois d’avril dans la plupart des régions du Québec. 

Récupération ou achat?

Si vous avez déjà des tubercules de l’an dernier, il suffit d’aller les chercher au sous-sol. Sinon, des tubercules de bégonia sont en vente dans toutes les jardineries. Certaines offrent même de petits plants de bégonias tubéreux en mini-mottes, déjà en croissance et prêts à repiquer dans un pot de 15 cm. Parfois, ces petits plants sont même en bouton!

Le tubercule ressemble à un bol charnu brun : sa surface supérieure est concave. C’est dans ce creux qu’on voit déjà, en avril, les petites pousses roses qui deviendront les futures tiges florales. Elles sont actuellement au beau fixe : elles attendent la plantation et l’arrosage pour continuer leur croissance. 

Un tubercule de bégonia

Plantation

À cette fin, prenez un pot de 15 cm (6 po) et remplissez-le de terreau d’empotage humide jusqu’à environ la mi-hauteur. Placez le tubercule au centre, sur le terreau, prenant soin de diriger le côté concave vers le haut. Main­tenant, ajoutez du terreau en recouvrant à peine le tubercule.

Arrosez légèrement, en prenant soin de ne pas laisser d’eau dans le «creux» du tubercule à ce stade. Placez le pot dans un emplacement bien éclairé et à 21 à 24°C pour stimuler le démarrage.

Lorsque le plant commence à produire des feuilles, ce qui peut prendre une semaine ou deux, augmentez graduellement les arrosages, juste assez pour garder le sol légèrement humide en tout temps. Si possible, aussi, baissez la température à ce stade à environ 15 °C la nuit. Cela n’est pas obligatoire, mais donnera des plantes plus compactes et denses.

Quand les nouvelles pousses auront environ 15 cm de hauteur, rajoutez du terreau au pot, le comblant jusqu’à 1 cm du bord. La partie de la tige qui se trouvera couverte de terreau produira alors des racines, ce qui donnera une plante plus solide, moins susceptible de casser au vent.

Acclimatation

Quand les températures extérieures se réchauffent, vous pouvez commencer à acclimater votre bégonia aux conditions de plein air. Sortez-le par une journée assez chaude (15 °C ou plus), le plaçant à l’ombre au début, puis rentrez la plante le soir si la température doit descendre sous 15 °C. Répétez quotidiennement, augmentant graduellement l’intensité lumineuse chaque jour, et ce, pendant une semaine environ. La plupart des bégonias tubéreux préféreront une plantation à l’ombre partielle, mais les bégonias multiflores (de type Non Stop) peuvent tolérer le plein soleil.

Certains bégonias tubéreux ont un port retombant et conviennent parfaitement aux paniers suspendus.

Repiquage et entretien

Quand il n’y a plus de risque de gel et que la température nocturne dépasse fidèlement 15 °C, vous pouvez repiquer votre bégonia tubéreux en pleine terre ou encore en jardinière. Plantez les variétés retombantes dans un panier suspendu ou une balconnière.

Pendant l’été, arrosez et fertilisez le bégonia tubéreux comme n’importe quelle annuelle. Et à l’automne, bien sûr, n’oubliez pas de rentrer le tubercule après le premier gel. Vous le garderez en dormance, au sec, dans votre sous-sol pendant l’hiver.

Autres bulbes à démarrer dans la maison

Il n’y a pas que les bégonias tubéreux à réveiller au printemps. Le même genre de régime (plantation à l’intérieur tôt au printemps pour donner une avance à la saison) s’applique aussi aux autres bulbes gélifs que vous avez gardés en repos dans le sous-sol pendant l’hiver : cannas, callas, caladiums, dahlias, glaïeuls, alocasias, etc. Il est temps de les réveiller aussi!

Saviez-vous que?

Les fleurs du bégonia tubéreux sont comestibles? Elles offrent un délicieux goût acidulé aux salades et aux smoothies, sans parler de leurs très jolis coloris!

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Entretien de la semaine

  • Voici quelques semis à faire cette semaine : aneth, chou frisé, coréopsis, dahlia nain, giroflée des jardins, marjolaine, muflier, persil, tomates.
  • Pensez rempoter vos plantes d’intérieur au moins une fois tous les trois ans.
  •  Récoltez des branches de chatons de saule pour donner un effet printanier à votre demeure.
  • Vérifiez l’état de votre gouttière et nettoyez-la si elle est encombrée de feuilles ou de brindilles.

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Un rhizome de gingembre en formation à la base des tiges de la plante

Des réponses à vos questions

J’ai accès à un potager domestique. Je me proposais de mettre en terre quelques bulbes de gingembre acheté à l’épicerie afin de voir si je pourrais avoir quelques bons résultats. Est-ce que notre climat est propice à ce genre de culture? Si oui, est-ce que le sol aura besoin d’une préparation spéciale? Et quel type d’engrais serait approprié?
– Georges Paquet

Le gingembre (Zingiber officinale) est une plante tropicale très mal adaptée à notre climat, mais on peut réussir sa culture en plein air en faisant très attention. Il faut d’abord trouver un rhizome de gingembre viable. Ceux de l’épicerie ont souvent été traités pour ne pas germer et alors ne peuvent pas servir. Le rhizome doit montrer de petites pointes de croissance. Vous aurez plus de chance avec un rhizome vendu dans un magasin d’alimentation naturelle. Aussi, il faut démarrer la culture à l’intérieur, de préférence en avril, car sinon la saison de culture en plein air est trop courte pour permettre le développement de rhizomes récoltables. Coupez le rhizome en sections, chacune avec un bourgeon (pousse), et empotez les sections dans des pots de terreau. Placez les pots au soleil dans un endroit chaud (22-25 °C) et gardez le terreau humide. Des feuilles vertes apparaîtront assez rapidement. Il peut être nécessaire d’utiliser un humidificateur pour empêcher l’assèchement des feuilles. 

Ne repiquez pas les plants au jardin tant que l’air n’est pas bien réchauffé, peut-être à la mi-juin. Plantez les petits gingembres à la mi-ombre en pleine terre ou en pot dans un sol bien drainé enrichi en compost et continuez d’arroser dès que le terreau approche le point de sécheresse. Vous pourriez ainsi récolter au mois de septembre, quand les nuits rafraîchissent, des rhizomes moins gros que les originaux (climat oblige), mais utilisables.

Quant à l’engrais, toute variété conviendrait. L’idée que les plantes aient une préférence pour un engrais ou un autre est largement un mythe soutenu par les fabricants d’engrais.

Nous voulons planter une haie à la limite de notre terrain et le chemin de gravier. Elle doit être compacte, haute de 1,2 m maximum et large de 45 cm maximum. Bien sûr, on va la tailler au besoin pour conserver les dimensions requises. Mais autre que le cèdre, avez-vous d’autres idées?
– Linda

En fait, il existe des centaines de choix! Presque tout arbuste à feuilles caduques conviendrait. D’ailleurs, le «cèdre» (en fait, un thuya; le cèdre ne pousse pas au Québec) est un très mauvais choix pour une haie, étant très difficile à récupérer quand quelque chose va mal. Et près d’un chemin, il risque d’être rapidement abîmé par la neige et le gravier lancés par la voirie l’hiver. Si une haie d’arbustes est ainsi brisée, vous n’avez qu’à la tailler et elle récupérera rapidement. La haie de thuyas ne récupérera jamais. 

Voici quelques choix 

  • Caragana de Sibérie (ph) zone 2   
  • Chèvrefeuille ‘Freedom’ (Lonicera ‘Freedom’) zone 4  
  • Cotonéaster à haies (Cotoneaster lucidus) zone 2b 
  • Épine-vinette de Thunberg (Berberis thunbergii) zone 4  
  • Gadelier alpin (Ribes alpinum) zone 4b  
  • Lilas nain (Syringaspp.) zone 3  
  • Physocarpe nain (Physocarpusspp.) zone 2b  
  • Potentille arbustive (Potentilla fruticosa) zone 2  
  • Rosiers arbustifs (Rosaspp.) zones 2, 3 ou 4, selon la variété  
  • Saule arctique (Salix purpurea’Nana’) zone 2 
  • Spirée (Spiraeaspp.) zones 2 ou 3, selon la variété  
  • Symphorine (Symphoricarposspp.) zones 2, 3 ou 4, selon la variété 
  • Viorne obier nain (Viburnum opulus’Nanum’) zone 2b

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Des questions svp!
Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinierparesseux@yahoo.com ou par courrier à :
Le jardinier paresseux
Le Soleil
C.P. 1547, succ. Terminus
Québec (Québec)  G1K 7J6

CALENDRIER HORTICOLE

Vous cherchez des activités horticoles pour meubler vos temps libres? En voici quelques-unes pour les jours qui viennent…

Radio CKIA et Facebook Live
L’émission radiophonique et virtuelle Le Jardinier paresseux avec Larry Hodgson est offerte gratuitement les mercredis à 10h à CKIA-FM88,3 et sur facebook.com/JardinierParesseux.

Formation en ligne
L’agronome urbaine Lili Michaud offre la formation en ligne Le potager : planification, aménagement et entretien. Il s’agit d’une formation de près de trois heures partagée en 10 leçons de 12 à 28 minutes que vous pourrez suivre dans le confort de votre foyer, au moment qui vous convient et à votre rythme. Pour jardiniers débutants ou initiés. Coût : 30 $ + taxes. Information : lilimichaud.com

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