Il est temps de rentrer les plantes tropicales à l’intérieur.

Il est temps de rentrer nos plantes

Avec les jours qui raccourcissent et les nuits qui deviennent de plus en plus fraîches, on sent que l’automne n’est pas loin. Et avant qu’il n’arrive, il est temps de rentrer les plantes d’intérieur qui ont séjourné à l’extérieur. Philodendrons, palmiers, hibiscus : si vous les avez sortis du salon au début de l’été et les avez placés en plein air sur votre terrasse ou votre balcon ou même intégrés à votre plate-bande, il est temps de songer sérieusement à les rentrer. Et c’est la même chose pour beaucoup d’annuelles : bégonias, coléus, pélargoniums (géraniums), fuchsias, etc. si vous voulez les sauver, il est temps d’y penser.

Pourquoi si tôt? Cela peut paraître tôt pour rentrer des plantes, mais rappelez-vous qu’il n’y a pas que le gel que les plantes tropicales craignent, mais aussi les nuits inférieures à 10 °C. Si les nuits rafraîchissent trop, ces plantes commenceront à perdre leurs boutons floraux et même leurs feuilles. Or, si vous les rentrez avant le 10 septembre, souvent la transition se fait sans dommage. 

Rentrez des plantes, pas les insectes

Le problème qui se pose alors c’est : comment rentrer les plantes sans les bestioles indésirables en même temps? Heureusement, ce n’est pas si difficile à éviter. Voici comment faire.

D’abord, faites un bon ménage : enlevez les feuilles mortes et jaunies, taillez les branches trop longues, etc. Puis, rincez toute la plante avec un fort jet d’eau. C’est déjà assez pour éliminer plusieurs insectes, mais en plus, vaporisez la plante de savon insecticide (offert en jardinerie). Le savon noir peut aussi convenir, mais il coûte beaucoup plus cher. Ne vaporisez pas avec un soi-disant «savon à vaisselle» qui contient souvent des détersifs toxiques pour les plantes. 

Assurez-vous de toucher avec votre solution savonneuse toutes les parties exposées de la plante et surtout l’envers des feuilles et l’aisselle des feuilles, ce sont des endroits où les insectes se cachent souvent.

Mais que faire avec les insectes et autres bestioles qui peuvent se cacher dans le terreau? 

Vous pouvez les éliminer en plongeant le pot dans un grand seau d’eau additionnée de savon insecticide, en y laissant la motte de racines tremper 10 à 30 minutes. Il peut être nécessaire de mettre une brique ou une roche sur le pot pour le tenir sous l’eau. Après, enlevez le pot du seau, laissez-le bien drainer, puis nettoyez-le avant de rentrer la plante. 

Il est temps de rentrer les plantes tropicales à l’intérieur.

Des boutures à prendre

Bien sûr, il est possible de déterrer des annuelles comme les bégonias, les coléus, les pélargoniums du jardin et de les empoter, puis de leur donner le traitement présenté ci-dessus, mais il est souvent plus facile de faire des boutures. Ainsi, vous rentrerez une plante plus petite qui occupera peu d’espace.

Bouturer une annuelle est facile. Commencez par couper une section terminale de tige de 10 à 20 cm de longueur, selon la taille de la plante. Supprimez les feuilles inférieures et tout bouton floral ou fleur. Plongez maintenant la bouture dans de l’eau savonneuse et secouez légèrement pour éliminer tout insecte qui pourrait s’y cacher. Laissez la bouture s’égoutter.

Préparez un petit pot de terreau humide et piquez-y la bouture jusqu’au deuxième nœud (renflement sur la tige où une feuille a déjà été fixée). Pour les boutures ligneuses (à tige dure), comme l’hibiscus, appliquez une hormone d’enracinement sur l’extrémité inférieure de la tige pour stimuler une reprise plus rapide. Couvrez la bouture d’un sac de plastique transparent pour maintenir une forte humidité et placez la bouture dans un emplacement bien éclairé, mais à l’abri du soleil direct. 

Quand de nouvelles feuilles paraissent, la bouture est enracinée et est désormais une plante à part entière. Vous pouvez alors enlever le sac et placer plante dans un endroit qui convient mieux à ses besoins.

Culture pendant l’hiver

Pendant l’hiver, arrosez vos plantes quand le terreau est sec au toucher et maintenez une bonne humidité ambiante. Placez sous  l’éclairage le plus intense possible, car le soleil automnal et hivernal est faible. Si l’emplacement est sombre, utilisez une lampe de culture pour remplacer le soleil. Il est peu probable que vous ayez besoin de fertiliser vos plantes avant le mois de mars. 

Bonne rentrée!

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RÉPONSES À VOS QUESTIONS

Un arbre, deux problèmes

Q Nous possédons, depuis plusieurs années, un cerisier pourpre ‘Schubert’ (Prunus virginiana ‘Schubert’). Depuis quelques années, nous remarquons que les feuilles contiennent de nombreux trous, et récemment, une espèce de mousse verdâtre commença à se former sur le tronc. Nous avons effectué quelques recherches et il semble qu’il pourrait s’agir d’une infection à champignons ou d’une bactérie. Nous faisons toutefois face à plusieurs informations contradictoires au sujet des traitements possibles. À certains endroits, on nous dit qu’il n’y aurait rien à faire et que nous devrions abattre cet arbre, alors qu’à d’autres, on nous mentionne que certains traitements de type fongicide pourraient être possibles. Or, nous ne voulons pas traiter avec un fongicide vu la présence d’une piscine familiale à proximité.
— Guy Vachon

R    Les trous dans les feuilles sont probablement dus à une maladie fongique, la criblure (Blumeriella jaapii). Au début, de petites taches brunes se forment sur les feuilles, mais ‘Schubert’ ayant un feuillage très foncé, elles ne sont pas très apparentes. Par contre, quand la partie brune s’assèche et tombe, laissant les feuilles pleines de trous, le problème est très visible. Comme les spores de la maladie hivernent dans les feuilles mortes au sol, ramassez et détruisez annuellement les feuilles tombées et le problème devrait disparaître. Le problème qui semble vous inquiéter le plus n’est pas un problème du tout. Ce qui pousse sur le tronc de votre arbre n’est que des mousses (bryophytes) avec, par endroits, des lichens. Leur présence n’est pas nuisible et est tout à fait normale. S’il y a plus de mousses que de lichens, c’est sans doute dû à la proximité de la piscine, car les mousses prolifèrent quand l’air est humide. 

Concombres bosselés

Q Je vous envoie une photo de mes concombres. Pourquoi ont-ils des bosses sur la pelure?
— Françoise Guérette

   En fait, il est normal que les concombres produisent des bosses en quantité variable sur l’épiderme. On les appelle concombres de jardin et ils sont cultivés au Québec depuis des générations. Si vous semez des concombres dans votre potager, c’est cette forme que vous aurez. La confusion vient sûrement du fait que vous êtes plus habituée aux concombres de supermarché. On y vend typiquement des concombres anglais, aussi appelés concombres de serre, soit des concombres longs et sveltes, à la peau mince, sans bosses et sans graines. Ces concombres sont parthénocarpiques : ils produisent des fruits sans nécessiter une pollinisation et, d’ailleurs, doivent être cultivés en isolation de tout concombre normal (concombre de jardin). Si des abeilles apportent du pollen provenant d’un concombre de jardin sur les fleurs d’un concombre anglais, les fruits deviennent enflés et difformes. Ainsi, on les cultive presque toujours en serre. Si vous jardiniez, vous aurez le concombre de jardin : très bon à manger, même s’il est un peu bosselé.

Il est normal que les concombres de jardin portent des bosses.

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Des questions svp!

Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinierparesseux@yahoo.com

Par courrier à: Le jardinier paresseux, Le Soleil, C.P. 1547, succ. Terminus, Québec (Québec),  G1K 7J6

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CALENDRIER HORTICOLE

Aménager pour la biodiversité

La Société éducative Roger-Van den Hende offre une conférence sur comment aménager pour la biodiversité et attirer la faune dans son jardin avec Jean-Denis Brisson. Elle aura lieu le dimanche 1er septembre à 10h à la jardinerie Floralies Jouvence, 2020 avenue Jules-Verne, Québec. Coût : 2 $ pour les non-membres. Info : societeeducativeRVDH@gmail.com ou (581) 922-1034.

Entrée gratuite au Domaine Joly-De Lotbinière

Le Domaine Joly-De Lotbinière offre l’accès gratuit au site et au Centre d’interprétation le premier dimanche de chaque mois, dont ce dimanche 1er septembre. Info : 418 926-2462 ou www.domainejoly.com. Adresse : 7015, route de Pointe Platon, Sainte-Croix.

Sur la route de l’ail

La Société d’horticulture de Québec vous propose une conférence présentée par Sandra Lambert intitulée Sur la route de l’ail. Elle aura lieu le mardi 3 septembre à 19h30 au Centre Marchand situé au 2740, 2E Ave est à Québec. Coût : 6$/non membres. Info : 418-871-1665.

Événement artistique : À vos pinceaux

Venez admirer les artistes-peintres du Kamouraska à l’œuvre au Jardin floral de la Pocatière lors de l’événement artistique À vos pinceaux. Apportez vos propres pinceaux, peinture et chevalet et participer aussi ou bénéficier de conseils des artistes présentes. L’activité aura lieu le mercredi 4 septembre à 10h à 16h au 230, route 230, à La Pocatière, Québec. nfo: 418-856-1110, poste 1147 ou www.jardinfloraldelapocatiere.com.

Jardin gourmand

Le mercredi 4 septembre au 51A rue Déziel, la Société d’horticulture de Lévis tiendra son assemblée générale annuelle suivie d’une conférence avec Lili Michaud qui parlera du Jardin gourmand et l’intégration des plantes comestibles. Exceptionnellement cette activité commencera à 19h. Coût : 6$/non membres. Info : www.shlevis.org ou 418-838-9578.

Pour toute activité horticole, écrivez-nous à courrierjardinierparesseux@yahoo.com.

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ENTRETIEN HORTICOLE

À faire cette semaine

C’est un bon moment pour faire la taille des haies de thuyas (cèdres).
En récoltant l’ail, n’oubliez pas de mettre quelques gousses de côté pour le jardin de l’été prochain.
Pour prévenir le fendillement des fruits de tomate, gardez le sol également humide et, surtout, évitez de laisser les plantes sécher.
Ajoutez quelques fleurs de bégonia à vos salades : leur goût suret est délicieux!
Laissez les plants de pois et de haricot se décomposer sur place afin d’enrichir le sol en azote.