Avec les deux parents qui travaillent, les grands-parents sont devenus de vrais superhéros de la conciliation travail-famille.

Grands-parents de secours

Non, mais, qu’est-ce qu’on ferait sans eux? Les grands-parents. Il y a deux semaines, en pleine relâche, on a pu les voir dans toute leur splendeur. À l’épicerie, au parc, au cinéma, au restaurant, au centre d’achat. À courir après un ou deux marmots dans la bonne humeur.

Il y en a quelques-uns parmi eux qui ont sûrement pensé, pendant deux-trois minutes en prenant leur retraite, que ça serait reposant. Qu’ils auraient du temps pour eux. Des loisirs et tout ça.

[Bruit de buzzer]. Mauvaise réponse. Avec les parents qui travaillent la plupart du temps tous les deux, les grands-parents sont devenus la bouée de sauvetage! De vrais superhéros de la conciliation travail-famille. Surtout qu’il y en a plusieurs qui ont eux-mêmes encore un emploi...

Gastro détectée à la garderie. Dring, on prend le téléphone pour appeler Grand-Maman. À ses risques et périls. D’un coup que le petit est déjà contagieux et qu’elle passe ses prochains jours aux toilettes... Mais elle vient quand même. Ça, c’est de l’amour. Le vrai. Inconditionnel.

Tempête de neige. L’école est fermée. On appelle Grand-Papa. S’il est lui-même capable de se rendre sans rester coincé dans un banc de neige.

On pensait être là à temps, mais la journée s’éternise au bureau? Allez, les super grands-parents se garochent à la dernière minute à la garderie ou à l’école pour ramasser la marmaille avant que l’éducatrice nous fasse des gros yeux ou nous charge 5 $ par 10 secondes de retard.

Et je ne vous parle pas des pauvres grands-parents dont les enfants sont séparés. Là, il arrive souvent qu’ils se transforment en parent de rechange. Je salue les miens, qui viennent à ma rescousse chaque semaine, avec mes horaires atypiques et tout et tout. Ils ont déjà gagné leur ciel et ma plus jeune n’est pas encore au primaire! Qu’est-ce que je ferais sans eux? Je ferais dur, comme on dit.

Alors imaginez ceux dont les parents sont à l’extérieur. Ceux-là, je les plains. Solidement. Je ne sais pas comment ils font... Évidemment, ces grands-parents-là ne s’en sortent pas aussi facilement. Eux, ils travaillent en mode intensif vu la distance. Ils ne gardent pas juste une couple d’heures ou une journée. Oh que non! Eux autres, ils se tapent la semaine au complet, à la relâche, ou encore pendant les vacances d’été. Bang. Ils mettent bout à bout tous les petits gardiennages des grands-parents locaux et ils les collent ensemble. On ne sait pas si après ils dorment pendant deux semaines, mais ça, c’est une autre histoire.

Encore là, ça, c’est la version «enfant en santé», sauf épidémie de boutons non identifiés au CPE ou autre virus qui fait couler du nez. Parce que quand il y a un petit pou qui est gravement malade ou handicapé, que les parents sont débordés, surchargés, épuisés, c’est encore bien souvent Papi et Mamie qui viennent donner un peu de répit ou s’occuper du reste de la fratrie.

Ce n’est pas d’hier que les grands-parents aident leurs petits. Je pense entre autres aux miens, qui ont pris sous leur toit leur fille et leur petite-fille. Moi je l’enviais, ma cousine, de pouvoir voir grand-maman et grand-papa tous les jours, alors que je ne les voyais que quelques fois par année. J’enviais cette proximité, cette complicité au quotidien, dans les petites choses de la vie. Puis, avec le temps, c’est finalement ma tante qui a fini par prendre soin d’eux. Elle s’occupe encore de ma grand-mère, 24h sur 24. Un don de soi admirable. Et même si ce n’est pas toujours facile, elles ont une relation d’une authenticité et d’une beauté indescriptibles.

Lâchez pas les grands-parents. Même si on ne doute pas que vous aimez ça prendre soin de vos petits, on le sait que c’est épuisant parfois. Mais merci d’être là. On le dit souvent, mais on ne le répétera jamais assez. Et quand ça va être votre tour d’avoir besoin d’aide, on va essayer d’être aussi extraordinaires. Promis.