Les iguanes de mer, très nombreux à prendre du soleil sur les rochers.

Fascinante odyssée aux îles Galapagos

Si les îles Galapagos n’évoquent dans votre esprit que les images de tortues géantes et d’iguanes spectaculaires, cette destination vous surprendra. Parce que ces îles, situées à quelque 1000 kilomètres des côtes de l’Équateur dans l’océan Pacifique, sont un merveilleux voyage dans le passé, le présent et l’avenir de la planète.

Depuis des millions d’années, elles naissent dans l’ouest à la faveur d’éruptions volcaniques, et elles se déplacent lentement vers le sud-est au fil des millénaires, pour venir s’enfoncer dans l’océan et y disparaitre. Une fascinante odyssée dans les mystères de la planète.

J’ai eu la chance de visiter les Galapagos, du 6 au 13 octobre. Un beau voyage touristique pour célébrer mon départ à la retraite… Nous étions 36 Québécois à bord du Celebrity Xperience, un petit navire de croisière qui en est à sa dernière année à faire la tournée des îles. Un périple de 500 milles marins qui nous a menés de l’île Baltra jusqu’à Puerto Ayora sur l’île Santa Cruz, en passant par Rabida, Santiago, Isabela, Fernandina, Bartolome et Genovesa. Jetez un petit coup d’œil sur la carte, et vous verrez à quel point cet univers est grandiose. Les îles sont différentes les unes des autres, autant par leur géologie, que par la faune et la flore.

L’île Bartolomée offre le paysage le plus photographié des Galapagos.
Rabida se démarque par son sable rouge, alors que d’autres îles ont un sable blanc, ou noir.
Un paysage façonné par les volcans, visibles de partout.

Les Galapagos ont contribué à étayer la théorie de l’évolution de Charles Darwin qui y a passé cinq semaines en 1835. Il y a constaté que les oiseaux, les tortues ou les iguanes y ont évolué différemment d’une île à l’autre, afin de s’adapter aux conditions géologiques ou climatiques différentes. Par exemple, les tortues géantes qui vivent en milieu désertique ont une carapace différente de celles qui se nourrissent au sol ce qui leur permet d’accéder aux plantes plus élevées.

Les tortues géantes peuvent vivre jusqu’à 150 ans et peser 500 livres.
Les iguanes de terre sont les plus gros et les plus colorés.

Comment visiter les Galapagos?

Ce n’est pas simple. La plupart des touristes — ils étaient 245 000 en 2017 — le font à partir de Puerto Ayora, petite communauté de 20 000 habitants, sur Santa Cruz, qui offre l’hébergement et des circuits d’une journée en direction des îles les plus rapprochées. On peut également le faire à partir de Puerto Baquerizo Moreno, sur l’île San Cristobal. Je n’ai pas été en mesure de vérifier la qualité de ces expéditions, mais on m’a raconté que les touristes qui adoptent cette formule plus économique en reviennent parfois déçus. Les allers-retours quotidiens limitent les endroits à visiter et le temps consacré à l’observation ou à la plongée en apnée. 

Par contre, les croisières offrent un accès rapide aux îles par zodiac, et elles permettent d’effectuer les longues distances pendant la nuit. Nous avons opté pour une croisière de sept jours. Les coûts me semblaient élevés au départ, mais l’organisation était sans reproche. Le soutien logistique et la compétence des accompagnateurs, dont trois naturalistes francophones, étaient impeccables.

Peu importe la formule choisie, les randonnées sur les îles sont accessibles pour la majorité des gens. Les iguanes et les tortues, qu’ils soient de terre ou de mer, tout comme les oiseaux, les crabes ou les otaries, ne sont jamais très loin. Comme il n’y a pas de grands prédateurs et qu’ils ne craignent pas les humains, ils se laissent approcher de très près. Les naturalistes demandent de garder une distance d’au moins deux mètres pour les photos.

Vous serez donc comblés sur terre, mais vous manquerez un chapitre important si vous ne faites pas de plongée en apnée. Parce que les Galapagos, c’est également une vie marine spectaculaire, où vous allez croiser une foule de poissons tropicaux, des otaries, des manchots, des raies, des tortues et des requins. Rassurez-vous, ils ne sont pas menaçants. J’ai adoré voir la vitesse à laquelle les cormorans de ces îles, qui ne volent pas, peuvent nager à la poursuite des bancs de petits poissons.

Les otaries vous attendent partout, sur la plage, en plongée, et même sur les bancs publics à Puerto Ayora.

Pour clore cette croisière, nous avons eu droit à un spectacle fascinant à notre dernier matin à bord. Les requins, les pélicans, les fous des îles et les frégates se sont disputé un banc de petits poissons autour de notre bateau pendant une bonne demi-heure, pendant que les ocres plongeaient au loin. Je n’avais jamais rien vu de tel dans mes voyages.

Le Fou de Nazca n’est pas seul sur les îles. Vous verrez aussi le Fou à pattes bleues ou à pattes rouges.

Je vous épargne la description des îles visitées parce qu’il faudrait des pages pour leur rendre justice. Vous aurez tout ça sur internet, mais sachez qu’elles sont généralement très spectaculaires. Bon voyage.

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Comment s’y rendre

Nous avons pris un vol Montréal-Atlanta-Quito sur Delta. De Quito, nous avons volé sur Avianca en direction de l’île de Baltra, d’où partent les croisières. Peu importe que vous y alliez en croisière ou à la journée, prenez le temps de lire et de bien préparer votre voyage. La logistique est plus complexe que la visite d’un pays en auto ou en train.

Météo

Plein soleil en fin de matinée et en après-midi avec des moyennes de 24 ou 25 degrés. La température de l’eau variait entre 18 et 20 degrés Celsius.

Argent

Le dollar américain est la monnaie officielle de l’Équateur. Cartes de crédit et retraits bancaires partout.