Joël Martel
Horace
Horace

Des jeux qu’on ne se sort pas la tête

CHRONIQUE / Cette semaine, je vous propose deux titres qui partagent deux points en commun : une facture visuelle très rétro et un récit qui vous habitera même durant plusieurs semaines après avoir fini d’y jouer.

Horace Développeurs : Paul Helman, Sean Scaplehorn Éditeur : 505 Games

Horace est un robot qui appartenait à un vieux scientifique, mais après avoir été mis en veille pendant de nombreuses années, celui-ci découvre, à son réveil, que la Terre a été dévastée par d’autres robots comme lui. Alors que les humains se méfient de lui en raison de sa nature, Horace finit par en convaincre quelques-uns de sa bienveillance et il se retrouve ainsi à tout faire en son possible pour réinstaurer la paix.

Disons-le, le récit proposé par Horace est d’une richesse à faire rougir d’envie plusieurs oeuvres populaires. Après seulement quelques minutes, on se surprend à se soucier de ce qui arrivera à ce pauvre robot et puisque les concepteurs prennent leur temps afin de bien installer les mécaniques de jeu, c’est tout d’abord l’histoire qui nous garde devant l’écran.

En ce qui concerne les mécaniques de jeu, même si elles ne réinventent rien, celles-ci arrivent toutefois à nous surprendre à de nombreuses reprises, notamment en raison de leur audace, mais aussi parce qu’elles ne font qu’ajouter au plaisir de jouer, sans jamais nous faire sombrer dans la surenchère.

À titre d’exemple, on joue énormément avec la gravité et, comme notre personnage est muni de bottes qui font en sorte que ses pieds adhèrent à presque toutes les surfaces, le décor est amené à pivoter très fréquemment, transformant ainsi les murs en planchers et les plafonds en murs.

Bien que la majeure partie du jeu rend honneur aux plateformes, Horace se permet de nombreux clins d’oeil à d’autres styles vidéoludiques et ces explorations ne s’apparentent jamais à de simples gadgets.

Les joueurs qui voudront accomplir le strict minimum devront s’attendre à investir une trentaine d’heures dans Horace, mais ceux et celles qui seraient tentés de récupérer tous les objets, au nombre d’un million, devront probablement mettre les bouchées doubles !

Horace est disponible sur PC (Steam et Epic Store).

The Final Station

The Final Station Développeurs : Oleg Sergeev, Andrey Rumak, Do My Best Éditeur : tinyBuild

Quand on commence à jouer à The Final Station, la première chose qui nous vient en tête, c’est que sa facture visuelle aurait été vachement sympathique au début des années 2010, alors qu’on s’extasiait devant tous ces titres qui s’amusaient à reproduire les graphismes de la glorieuse époque de la SNES et autres consoles 16-Bits. Mais tout comme Horace, le récit dans lequel nous plonge immédiatement The Final Station fait en sorte qu’aussitôt après avoir passé au-delà de ses graphismes très minimalistes, il est pratiquement impossible de résister à la tentation de se rendre jusqu’à cette fameuse « station finale ».

On y incarne donc un opérateur de train qui, alors qu’une infestation de zombies est en train d’éclore, a pour mission d’amener son train jusqu’à une station où il sera enfin en sécurité.

Le jeu se déroule ensuite sur deux temps. D’abord, il faut remplir des missions dans lesquelles on explore la zone entourant la station où nous avons arrêté notre train, afin de retrouver le code d’accès nous permettant de poursuivre notre route jusqu’à la prochaine station. Ces missions sont de plus en plus tendues puisque chaque projectile compte et que les zombies se font de plus en plus nombreux et imprévisibles. Notre héros doit aussi s’assurer du bon fonctionnement de son train entre chacune des stations. Il faut aussi veiller sur les survivants que nous transportons. Même si ce n’est pas nécessairement la portion la plus excitante du jeu, celle-ci demeure néanmoins un excellent compromis afin de bien pouvoir articuler le récit.

Il faut mettre environ une dizaine d’heures afin de se rendre jusqu’à la station finale et plus vous vous en approcherez, plus vous voudrez découvrir ce que la fin vous réserve.

Enfin, je ne peux vous dire qu’une seule chose afin de ne rien gâcher : vous vous souviendrez très longtemps de la conclusion.

The Final Station est disponible sur PC, Xbox, PS4 et Nintendo Switch.