Les sourires, dont celui d'Alyssa, étaient nombreux sur les visages des tout-petits qui étaient en mode recherche d'oeufs de Pâques au parc Louis-Roy, à Gatineau.

Des cocos de Pâques sur glace

Les chasseurs en herbe présents à la troisième course aux oeufs de Pâques annuelle des Petits Amis d'Aylmer, vendredi matin, n'étaient pas faits en chocolat. Pas plus que ne l'étaient, d'ailleurs, les cocos éparpillés sur la glace du parc Louis-Roy.
Dame Nature ne s'est pas montrée particulièrement clémente en ce Vendredi saint. Au lendemain d'une tempête où neige, pluie et verglas ont formé une croûte glacée sur les routes de la région, une quinzaine de familles ont préféré annuler leur participation à la cueillette d'oeufs colorés, dans le froid, l'humidité et les flaques d'eau.
Les Petits Amis d'Aylmer aussi ont dû composer avec un cocktail météorologique peu festif.
«Ce matin, on était là avec nos pelles, nos pics à glace et même nos voitures pour casser la glace à l'endroit où on a fait la chasse», raconte la représentante du groupe communautaire Emilie Salesse Gauthier. «On était censés utiliser les structures de jeu et le terrain de soccer pour y cacher les oeufs, mais ça ne s'est pas passé comme on avait prévu!»
Les aléas de la météo
Le Club Bâton Sportif, groupe de majorettes présent aux deux premières chasses aux oeufs d'Aylmer, a également annulé sa présence, préférant éviter une chute potentielle sur la glace. Les meneuses de claque ont été imitées par la mascotte de la journée, un «vrai agneau» que les enfants auraient pu caresser.
En dépit des aléas de la température printanière, 113 familles étaient au rendez-vous, panier à la main, prêtes à récolter les cocos de plastique... mais pas de chocolat.
Exit les sucreries dans les oeufs; pour la première fois en trois ans, les enfants ramassaient autant de coquilles vides qu'ils en avaient envie, pour ensuite échanger le contenu de leur panier contre un sac-surprise. Le butin: une grosse craie en forme de crayon de cire, une figurine gluante à l'effigie d'un lapin couleur fluo, et un incontournable oeuf de chocolat.
Alors qu'un quota était imposé aux récoltes de cocos les éditions précédentes - l'histoire raconte que certains auraient été surpris l'an dernier munis d'un sac en plastique pour dévier les règlements -, cette fois, tous les enfants sont repartis munis du même trésor dans un sac en papier.
Un traitement équitable qui convient aux parents. «L'an dernier, on arrivait et il n'y avait déjà plus beaucoup d'oeufs. Tu voyais des gens qui repartaient avec des sacs de chocolat, quand toi tu en as seulement trois», se remémore Patty Burlake, qui accompagnait sa petite Léanne, trois ans.
Et les enfants? Il faut croire qu'ils ont tout aimé. Car malgré les nombreux plongeons, quatre fers en l'air, sur des plaques de glace, tous avaient le visage fendu d'un grand sourire. Et comme l'ont dit Laura-Anne, 9 ans, et Cain, 8 ans, le vrai plaisir de Pâques, ce n'est pas de manger du chocolat: «C'est de trouver des oeufs!»
Les profits engendrés serviront à soutenir les activités des Petits Amis d'Aylmer. Depuis une quarantaine d'années, le groupe de jeu propose aux familles des activités à coût minime, comme du bricolage ou des cours de musique.
Chemin de croix des deux côtés de la rivière
Les fidèles de l'Église catholique ont marché à plusieurs endroits dans la région de la capitale nationale afin de souligner le Vendredi saint.
L'archevêque d'Ottawa, Mgr Terrence Prendergast, était de la marche ottavienne, qui partait de la basilique St. Patrick pour se rendre à la cathédrale Notre-Dame.