Au total, 37 étudiants universitaires se sont dévoués au projet présenté par la professeure Truchon, qui s’est déroulé au cours de la session d’hiver 2019.

Couvrir la tornade différemment grâce au journalisme de solution

C’est en se basant sur les principes du journalisme de solution qu’un groupe d’étudiants de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) a couvert, sous différents angles, la tornade qui a frappé la région d’Ottawa-Gatineau le 21 septembre 2018.

Articles journalistiques, podcasts, entrevues avec des sinistrés, infographies, et même un jeu-questionnaire en matière de prévention des tornades... on retrouve de tout dans ce dossier numérique réalisé en collaboration avec la firme de contenu numérique montréalaise Kngfu, publié aujourd’hui sur le site web du Droit, ainsi que dans notre application.

« Il y a trois objectifs au journalisme de solution, affirme Karoline Truchon, enseignante du cours Médias numériques à l’UQO. D’abord, dénoncer ce qui doit être dénoncé. Ensuite, expliquer et finalement, solutionner. On ajoute vraiment des pistes de solutions au journalisme pour voir comment on pourrait faire pour améliorer la société. »

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Au total, 37 étudiants universitaires se sont dévoués au projet présenté par la professeure Truchon, qui s’est déroulé au cours de la session d’hiver 2019.

« Les étudiants étaient amenés à choisir une fonction, que ce soit de la rédaction, de la photographie, du journalisme participatif ou même de la visualisation de données, explique Mme Truchon. Une fois que les étudiants avaient fait leur recherche sur les tornades, on les amenait à scénariser un texte, un segment audio ou encore un éditorial. »

Karoline Truchon, enseignante du cours Médias numériques à l’UQO, a présenté une façon de couvrir la tornade autrement.

Lorsque questionnée à savoir pourquoi avoir choisi le sujet de la tornade pour mener ce projet, la professeure répond qu’elle avait « le sentiment que la cause des changements climatiques allait réussir à rallier ses étudiants ».

« Toutes les questions d’environnement rallient beaucoup les jeunes actuellement et j’avais envie qu’ils travaillent sur un projet qui les mobilise et qui les amène à se questionner sur le monde au sein duquel ils vivent, explique-t-elle. Aussitôt que j’ai annoncé en classe qu’on allait travailler sur ce sujet-là, tout le monde était emballé. »


« Pour moi, c’est hyper important de faire en sorte que ce qu’on apprend sur les bancs d’école puisse servir aux gens de la communauté »
Karoline Truchon, enseignante du cours Médias numériques à l’UQO

Mme Truchon affirme qu’il était important pour elle que le travail de ses étudiants soit publié et rendu public à la population gatinoise. 

« Souvent, dit-elle, quand on fait un travail à l’école, ça reste entre l’étudiant et le professeur. Là, puisque leur travail allait se retrouver dans l’espace public, ils ont compris qu’il fallait de la rigueur et qu’ils avaient une part de responsabilité dans le contenu publié, indique Mme Truchon. Pour moi, c’est hyper important de faire en sorte que ce qu’on apprend sur les bancs d’école puisse servir aux gens de la communauté. »

Alors que sa première expérience en tant que professeure semble s’être bien déroulée, Karoline Truchon aimerait bien reprendre cette initiative avec un autre groupe l’année prochaine.

« J’ai déjà une idée en tête, lance-t-elle. C’est clair que je veux répéter le projet. »