Les soutiens-gorge Muse sont dotés de coussinets brevetés.

Cap sur la vie

Depuis plusieurs années, octobre est le mois de sensibilisation au cancer du sein. Un mois, comme l’explique la Fondation du cancer du sein du Québec sur son site Internet, qui a pour but de «favoriser la prise de conscience sur les réalités de cette maladie et l’importance de la recherche, d’accroître le soutien, et d’inciter les gens à porter une attention particulière à la santé de leurs seins».

Si besoin est, rappelons qu’une femme sur huit sera atteinte de ce type de cancer au cours de sa vie, et qu’une sur 31 n’y survivra pas. C’est aussi le premier cancer en fréquence chez les femmes, et le deuxième en terme de mortalité. 

Pour plusieurs femmes, le passage du cancer voudra aussi dire vivre dorénavant avec un sein en moins, peut-être les deux. Certaines opteront pour une reconstruction mammaire, d’autres pas. Nous vous présentons aujourd’hui le témoignage de Caroline Perron qui a choisi la deuxième option, et partage ouvertement ce qu’elle a vécu. En 2005, à seulement 33 ans, Caroline recevait un diagnostic de cancer du sein. Deux ans plus tard, une récidive la contraint à subir une mastectomie, ainsi que l’ablation des ovaires. Depuis, complètement rétablie, Caroline est conférencière pour la Fondation du cancer du sein du Québec, et ambassadrice de la gamme de soutiens-gorge post-mastectomie Muse, de la Vie en Rose.

Caroline Perron a subi une mastectomie en 2007.

Q On se doute que le choc doit être grand quand on vous apprend que votre meilleure chance de retrouver la santé est de subir l’ablation d’un sein…

R À l’annonce, j’ai pris 24h pour pleurer et réfléchir à ce que mes médecins me recommandaient fortement : enlever mon sein. Mais entre un sein et la vie, j’ai choisi la vie. Quand j’ai enlevé le bandage après l’opération, seule, sans infirmière, dans la salle de bain à l’hôpital… j’ai trouvé ça beau. La première pensée que j’ai eue, c’est que mon corps m’a sauvé la vie en me permettant d’enlever le sein. Même si j’avais une cicatrice, je ne pouvais pas trouver ça laid, je pouvais juste trouver ça beau, car mon corps s’était battu pour me garder en vie.

Q C’est devenu un peu «symbolique» pour vous? 

R Tout à fait! À partir de ce moment-là, j’ai décidé de m’impliquer avec la Fondation du cancer du sein. Car quand j’ai eu mon premier cancer à 33 ans, mon médecin m’a d’abord dit que j’étais trop jeune, que ça ne devait pas être un cancer, etc. Et moi, j’en ai eu deux [cancers] dès 33 ans. Il fallait que je m’implique pour parler de l’observation des seins, sur l’importance de connaître son corps, parce que ça peut arriver à tout âge. 

J’ai approché moi-même la Fondation pour être bénévole, et je suis devenue conférencière. Et quand la Vie en Rose a cherché une porte-parole pour les soutiens-gorge post-mastectomie Muse, ils ont contacté la Fondation, qui me l’a proposé. 

Il y a une clientèle pour les prothèses spécialisées, mais certaines femmes, moins confortables avec ça, vont se sentir vraiment à l’aise avec Muse. C’est un soutien-gorge qui se porte et se magasine facilement, et qui offre une belle option aux femmes.

Soutien-gorge post-mastectomie Muse, de la Vie en Rose (59,95 $)

Car vous avez choisi de ne pas subir de reconstruction mammaire?

Oui. C’est un choix bien personnel, et je comprends très bien les femmes qui font la démarche de reconstruction. Mais je considérais que j’avais subi trop d’opérations. Si on m’avait offert une reconstruction après mon premier cancer, honnêtement, j’aurais dit oui. Mais après le deuxième, je ne voulais pas passer par là. Et moi, franchement, je me trouve aussi belle, aussi féminine, et aussi bien dans ma peau, même s’il me manque un sein. Mais tout ça est bien sûr très personnel, et propre à chacune.

Quel est votre rôle comme conférencière bénévole?

Le mandat que je me suis donné depuis que j’ai eu mon cancer, c’est la prévention : expliquer aux femmes de ne pas avoir peur de faire l’examen de leurs seins, car plus on le fait, plus on se connaît, plus on peut porter action. C’est la même chose pour les hommes, avec le cancer testiculaire par exemple. La détection précoce, ça sauve des vies.

Fondation du cancer du sein du Québec : rubanrose.org

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Jolis soutiens

Comme cette chronique vous a souvent présenté plusieurs nouveautés en matière de soutien-gorge, voici l’occasion de jeter un coup d’œil sur des dessous tout aussi jolis qu’à l’habitude, mais adaptés aux femmes qui ont subi une mastectomie. Car heureusement, la vie continue. 

Muse par la Vie en Rose

Déclinée en deux modèles, la gamme Muse est destinée aux femmes qui ont subi une mastectomie simple ou double, ou qui ont une poitrine très sensible due à des traitements et des interventions contre le cancer du sein. Ces soutiens-­gorge sont notamment doublés en microfibre pour éviter les irritations de la peau, et sont dotés de coussinets amovibles brevetés, lavables à la main. La partie inférieure de ces coussinets est remplie de gel pour ajouter du poids et créer un mouvement naturel, tandis que la partie supérieure contient des microbilles pour favoriser un bon ajustement. On mentionne également que les modèles Muse sont très légers, conçus spécialement pour ne pas donner chaud.

lavieenrose.com (transactionnel et liste des boutiques sur le site)

TriPro Vita par Anita

Soutien-gorge Anita Care Valentina (90 $)

Avec la gamme TriPro Vita, la compagnie allemande Anita propose une collection variée de soutiens-gorge et de maillots de bain post-mastectomie, ainsi que des prothèses mammaires externes brevetées en silicone, adaptées aux différents stades suivant la chirurgie (prothèses initiales, ou pour une compensation partielle ou totale). Les dessous (sport ou plus chic) et maillots (une pièce, bikini ou tankini), doux pour la peau et confortables, possèdent des pochettes en coton ou microfibre pour installer les prothèses, qui peuvent aussi provenir d’un autre fabricant, car le tout peut être acheté séparément. Anita offre également des produits pour répondre aux besoins des femmes ayant subi une mastectomie partielle ou une tumorectomie. 

anita.com (non-transactionnel et liste des détaillants sur le site)