Bonne jasette les tourtereaux!

CHRONIQUE / On jase encore ! Parce qu’il y a de ces fois où tout sort de travers. Où les mots ne suffisent pas. Où ça va trop loin. Où le silence serait d’or.

 

La communication de couple, un mal nécessaire ? Absolument, puisqu’au-delà du « as-tu payé les taxes ? », « ma mère vient souper demain », « achète du papier toilette en passant » ou « il fera beau demain », il y a de ces discussions plus profondes qui s’imposent, histoire d’optimiser cette relation supposément amoureuse entre vous et l’autre. Comment s’y prendre pour que jasette ne devienne pas empoignade ? Pas si simple…

Chut !

Entendre ce que l’autre dit, en voilà une chose. Écouter ses propos par exemple, une tout autre paire de manches demandant du silence. Seriez-vous par hasard en train d’interpréter des choses ? De faire de mauvaises prédictions ? D’exagérer le contenu ? De le détourner en votre faveur ?

Possible aussi que votre tête soit déjà au stade de réfléchir à l’argumentation à venir, faisant en sorte que vos oreilles soient bien bouchonnées. Puisque tout ne tourne pas autour de vous, soyez réceptif à votre interlocuteur !

D’être attentif aux messages qu’il lance permet certainement cette cueillette de données vous aidant à mieux comprendre les choses. Vous pourrez ensuite vous situer par rapport au sujet et, par le fait même, proposer une réplique moins défensive ou du tac au tac. Rien ne presse d’appuyer sur la gâchette. 

Parler au JE

Comment culpabiliser l’autre d’exprimer, de nommer, de vivre ses émotions ? Impossible ! Comment par contre lui en vouloir de vous blâmer si ou ça ? Facile ! Entre un « tu n’es jamais à la maison » versus « je m’ennuie, j’aimerais t’avoir davantage à mes côtés », la réception du message risque de se voir tout autre. Ventiler ses ressentis à la première personne du singulier, toujours un « must » irréfutable. Un effet bœuf semant la graine du « je n’avais pas vu ça de même ! ». 

Exit la joute

Je vois de ces couples qui, à première vue, proposent davantage les traits d’adversaires sportifs que de membres d’une même équipe. La communication devient alors une véritable compétition à savoir qui aura la meilleure réplique, qui atteindra l’autre en premier, qui aura le dessus et bien entendu, qui dira le dernier mot ! 

« Allo ! », aie-j’ alors envie de m’écrier. Nous ne sommes ni au centre Bell ni à la Cour suprême du Canada. Pourquoi ne tout simplement pas mettre la compétitivité, les luttes de pouvoir, les duels inutiles au profit du couple qui, soit dit en passant, sera LE grand gagnant ?

Le bon moment

Frais et dispo, voilà ce qu’il faut être avant d’entamer ce petit meeting à deux ayant comme ordre du jour: ajustement de la dyade ! Puisqu’il y a des moments pour tout, choisir celui où aucune autre préoccupation extérieure n’interférera dans le déroulement de la causerie s’avère aussi une solution gagnante. La prise du rendez-vous-causerie se voit obligatoirement une nécessité à mettre à l’agenda hebdomadaire, au moins. 

Les écureuils

À force d’accumuler encore et toujours, ce n’est pas une noix que vous prendrez en pleine gueule, mais plutôt ce trop-plein menant à l’explosion du presto. Des paroles dépassant vos pensées, ça vous dit quelque chose ? Afin de ne pas transformer ces simples ajustements en drames matrimoniaux, allez-y au fur et à mesure.

La communication 101 vous est accessible. Allez, bonne jasette les tourtereaux !