Philippe Wouters, chroniqueur bière et animateur du concours La Grande Brasse, Jeff Boudreault, porte-parole du Bières et saveurs de Chambly, Daryl Shelton, de Bièrerie Shelton, et Sylvain Chaumont, de Moût International.

Sures aux fruits : tradition ou modernité ?

CHRONIQUE / De plus en plus populaires, les bières acidulées avec ajout de fruits inondent les tablettes de votre détaillant spécialisé préféré. Raz-de-marée à peine assumé, de très nombreuses brasseries se sont lancées dans la bière aux fruits non sucrée créant, parfois, des paradoxes intéressants à étudier.

Le 18e Festival Bières et Saveurs de Chambly s’est terminé lundi soir, couronnant la Saison sure houblonnée de Bièrerie Shelton grande gagnante du concours La Grande Brasse devant la Sure camerise des brasseurs de West Shefford. Deux bières acidulées en finale d’un concours de bières jugé par des amateurs sélectionnés parmi le public, dans le cadre d’un concours sur les réseaux sociaux. Deux bières sures, parmi plus d’une vingtaine d’autres bières sures.

Le concours de La Grande Brasse, en est un que j’ai eu le plaisir d’imaginer et que j’anime devant public avec mon complice Jeff Boudreault, porte-parole du festival jusqu’à cette année. Cinq juges, remplacés à chaque ronde du concours, votent pour la meilleure des deux bières qui se trouvent devant eux. Un concours aléatoire qui tient compte d’un facteur très important dans le processus de décision : la bière est-elle bonne ou pas. Les juges peuvent donc se retrouver devant d’une IPA et un Stout, par exemple. Choisir la meilleure est donc basée sur des choix bien personnels. C’est un concours qui se rapproche grandement de vos habitudes de consommation. Pour ce neuvième concours, nous avions plus d’une vingtaine de bières acidulées aux fruits. Un véritable raz-de-marée. Qu’elles soient acidulées à l’aide de bactéries lactiques ou acétiques, les bières proposaient souvent le même spectre de saveurs et de goûts.

Les trois premiers jurys ont dégusté 16 bières, en première ronde (32 bières divisées par deux jurys) et la ronde suivante (les 16 meilleures bières des 32 bières inscrites au concours). Commentaires des très nombreux juges : « L’acidité de la bière, on sature ! »

Même si les bières étaient souvent excellentes. Même si les bières étaient rafraîchissantes, les juges n’en pouvaient plus ! Ils n’arrivaient même plus à retrouver le fruit dominant dans chacune, signe d’une saturation du nez et du palais.

On retrouve ici un symbole en lien avec le marché de la bière : trop de tendance tue la tendance ! Pendant de nombreuses années, les grandes brasseries nous ont fait croire que les bières aux fruits étaient forcément sucrées. Aujourd’hui, les petites brasseries véhiculent l’image d’une bière fruitée acidulée. Je crois en un retour de l’équilibre, y compris dans les bières aux fruits.

Un dossier à suivre...

Une adresse ou un savoir-faire ?

À propos de bières aux fruits, la semaine dernière je vous parlais d’un festival d’artisans brasseurs à Bruxelles, désormais un incontournable à l’international. La liste des exposants, sélectionnée avec soin, offrait une belle brochette de brasseries à découvrir, y compris des brasseries tendance.

J’ai donc pu y goûter différentes bières provenant de la région du Pajottenland — la région brassicole du lambic située près de Bruxelles — créées par de nouvelles « brasseries » ou « assembleurs de lambic ». Le premier brasse son moût sur place alors que le second achète du moût à d’autres brasseries et réalise des assemblages.

J’ai été étonné du peu de caractère de la bière, noyé dans des quantités de fruits astronomiques. Pour moi, un lambic aux fruits, c’est avant tout le caractère du lambic, appuyé par celui du fruit, si on se fie au savoir-faire empirique des brasseries de lambic établies depuis longtemps dans la région de Bruxelles, et non le caractère du fruit acidulé par celui de la bière. Il est faux de penser que le lambic n’offre qu’acidité, alors que ses saveurs et arômes sont bien plus complexes. Une dégustation à l’aveugle de certains de ces produits, en présence de bières fruitées acidulées nord-américaines, me laisserait croire qu’on n’arriverait pas à faire la différence. Le terroir n’est plus qu’un prétexte à afficher son adresse postale, gage de qualité pour plusieurs. Encore une dérive de plus dans le monde de la bière.

Saison sure houblonnée de Bièrerie Shelton

Saison sure houblonnée

Bièrerie Shelton

Saint-Basile-le-Grand

Une bière acidulée, mais également bien houblonnée, offrant une acidité mordante et une belle amertume. Un produit complexe que les amateurs du style apprécieront, car il n’essaie pas de rejoindre le plus de monde possible, mais assume entièrement son caractère lactique et amer.

Cote : 3,5/5

Sensation : Amère tranchante

Accord : Fromage à pâte cuite affiné plus de 18 mois

QV12 d’À la Fût

QV12

À la Fût

Saint-Tite

On se retrouve sur une belle note de fruits rouges, accompagnée d’une acidité plus acétique qui offre une belle complexité à la dégustation. Un produit à découvrir à différentes températures, laissant tous les caractères de la bière s’exprimer différemment. La bière est vendue en quantité limitée.

Cote : 4/5

Sensation : Fruitée mordante

Accord : Fromage frais, petits fruits rouges, sirop d’érable

Framboise Noire de Beauregard Brasserie Distillerie

Framboise noire

Beauregard Brasserie Distillerie

Montréal

Quelle couleur ! La présence de framboises noires, sur une bière acidulée et l’ajout de houblon en houblonnage à cru par la suite, en fait une bière étonnante à boire. On se retrouve en présence d’un produit exceptionnel qui vaut vraiment le détour.

Cote : 4,5/5

Sensation : Fruitée acidulée

Accord : Gâteau chocolat noir

Bière

Étude de marché dans le voisinage

CHRONIQUE / Voilà deux ans que je partage mon quotidien avec des voisins avec qui, chaque fois que l’occasion se présente, j’échange d’agréables moments autour d’une bière, d’un verre de vin ou le spiritueux du moment. Un superbe terrain de jeu pour un analyste du marché comme moi, qui regarde ce qui traine dans le frigo des consommateurs... de ses voisins !

Chez Pierre-Luc, la tendance du moment est aux IPA. Mais je ne vous apprends rien. Elles sont aromatiques, de moins en moins amères et très désaltérantes. Elles proviennent de partout, mais sont souvent locales, car plus fraîches. Il n’est pas rare de retrouver quelques marques au gré des rencontres. La plupart des bières consommées sont de nouvelles dénichées chez des détaillants spécialisés ou non. On se fie donc sur des bières déjà bues et appréciées en cas de replis vers un produit « valeur sûre ». Mention spéciale à la IPA du Nord-Est de Boréale, souvent dans le frigo. Pierre-Luc, c’est l’amateur de bière curieux et enthousiaste, qui achète dans les microbrasseries et à l’unité.

Bières

Bières de soif au Poincaré Chinatown

CHRONIQUE / Après un début de voyage chaotique avec Air Canada, interrompu par une correspondance ratée et quelques heures de frustration devant son bureau de service à la clientèle, je me suis retrouvé au Fairmont Reine Élisabeth avec une promesse de vol 24 heures plus tard et... du temps devant moi. La journée avait mal commencé, l’humeur n’était pas forcément des plus débordantes et la soif se faisait très insistante.

Prétexte parfait pour parcourir quelques centaines de mètres vers le quartier Chinatown et aller découvrir le nouveau projet de Hugo Jacques, Samuel Boivin Provost, Francis B. Melançon et Jeremiah Bullied, maître d’œuvre des cuisines.

Bière

Un festival à ne pas manquer

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec (et d’ailleurs) durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Planifier ses vacances en fonction de la bière est de plus en plus chose courante. Que ce soit au Québec, sur les différentes routes des bières, ou ailleurs dans le monde, de nombreux passionnés de bières préparent itinéraires et visites de brasseries, pour le plus grand plaisir de leurs papilles. Une nouvelle destination vient de s’ajouter sur votre liste : Bruxelles. 

Sur la route avec Philippe

Un petit tour à Québec

CHRONIQUE / La fin de semaine dernière, se tenait le 10e Festibière de Québec, un festival que je fréquente assidûment depuis ses débuts. En dix ans, non seulement le marché de la bière a considérablement changé au Québec, mais le nombre d’initiatives, comme les festivals, foires, salons et autres projets entrant en concurrence avec le Festibière, a plus que doublé.

Sur les routes du Québec (et d’ailleurs) durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Sur la route avec Philippe

Petite escapade en Estrie

CHRONIQUE / On ne compte plus les routes des bières au Québec. Elles permettent, itinéraire à la main, de découvrir plusieurs brasseries et partenaires du monde de la bière, et ce, dans de nombreuses régions. Je vous en propose une improvisée. Départ : Montréal. On suit l’autoroute 10... jusqu’à Cookshire Eaton.

Sur les routes du Québec (et d’ailleurs) durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité... et de la bière.

Sur la route avec Philippe

Le tour du lac Ontario, de Toronto à Kingston par les États-Unis

CHRONIQUE / On quitte Toronto en direction de Niagara Falls. Pas la peine de s’y arrêter, la ville ne propose pas grand-chose sur le plan gastronomique et les tarifs appliqués sont prohibitifs. Préférez Niagara-on-The-Lake pour un petit arrêt gourmand, sur le bord du lac, et la visite de quelques vignobles. Pensez à visiter Dillon’s Distillers sur la route entre Hamilton et Niagara Falls; leurs gins sont incroyables.

Sur les routes du Québec (et d’ailleurs) durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Sur la route avec Philippe

Le tour du lac Ontario, de Kingston à Toronto

CHRONIQUE / À la recherche d’un voyage bière et gastronomie sur un itinéraire agréable en 3 ou 4 jours? Faites le tour du lac Ontario, c’est un dépaysement garanti. Le lac Ontario, qui s’étend de Kingston à Hamilton en Ontario, est classé parmi les 20 plus grands lacs au monde et propose plusieurs atouts si vous décidez d’en faire le tour.

Sur les routes du Québec (et d’ailleurs !) durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Sur la route avec Philippe

Quelques terrasses à découvrir

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Envie de profiter d’un après-midi ensoleillé, à déguster quelques bières sous un peu d’ombrage ? Quelques terrasses — ou Biergarten — proposent un judicieux choix de bières et un cadre sympathique.

Sur la route avec Philippe

Affinage, marketing et importations

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Péché Mortel Jameson

Depuis quelques années, le célèbre whisky Jameson propose deux produits affinés en fûts ayant contenus de la bière: Le Caskmates Stout Edition et le Caskmates IPA Edition. Les deux fûts proviennent de la brasserie Franciscan Well Brewery située à côté de la distillerie de Midleton, en Irlande. Bien entendu, les fûts utilisés par la brasserie provenaient de la distillerie.

Sur la route avec Philippe

De Blanche et de Broue

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

De la blanche de Chambly en canette

Le phénomène de la canette au Québec ne cesse de progresser, devenant ainsi le format préféré des Québécois. Même la brasserie Unibroue a succombé aux charmes du contenant en aluminium en proposant, depuis peu, sa célèbre Blanche de Chambly en canette.

Bière

Sur la route avec Philippe: les forains de la bière

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

La saison des festivals étant maintenant bien installée dans le paysage brassicole québécois, je vous invite à en visiter un de votre choix si vous parcourez les routes du Québec. J’apprécie les festivals pour deux raisons : les bières en exclusivité qu’on y trouve et les gens que j’y croise. Vous êtes d’ailleurs nombreux à m’interpeller pour me remercier d’écrire cette chronique. Je vous en remercie. C’est toujours un immense plaisir que de vous parler.

Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Le Mag

Une Saint-Jean plus microbrassicole

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière!

Les vacances, pour plusieurs, commencent très souvent à la Saint-Jean. Partout au Québec, de très nombreuses festivités sont offertes le 23 ou 24 juin. Autrefois chasse gardée des grandes brasseries, les grands rassemblements offrent aujourd’hui une sélection de bières locales. Un pari risqué ?

Bière

Des classiques à redécouvrir

CHRONIQUE / Voici cinq bières que je vous invite à redécouvrir et à partager. Mes critères de sélection : de grands classiques que nous avons tendance à oublier parmi la grande offre de nouveautés.

Route des Épices

Dieu du Ciel

Saint-Jérôme et Montréal

Bière

La mousse

CHRONIQUE / La mousse dans la bière, vous connaissez ? En Amérique du Nord, on a tendance à ne pas vous la servir, alors qu’en Europe, elle fait partie du service et se doit d’être triomphante au-dessus de votre verre de bière. Mais à quoi sert-elle ?

Réglons d’abord la question de sa présence dans la bière, la mousse est créée par les bulles bien entendu, mais pas uniquement. Pourquoi est-ce que votre boisson pétillante sucrée préférée ne fait pas de mousse? Parce qu’elle ne contient pas de protéines et que ce sont elles qui, au passage de la bulle remontant tranquillement du fond du verre, s’accrochent et forment la mousse. Pas de protéine, pas de mousse.

Bière

McAuslan, de la maturité pour son 30e

CHRONIQUE / C’est en 1989 que Peter McAuslan et Ellen Bounsall fondent la brasserie McAuslan. La blonde de McAuslan, légèrement amère, fait alors son apparition sur les tablettes de détaillants. C’est le début de la révolution microbrassicole au Québec. Aujourd’hui, McAuslan fête son 30e anniversaire. Elle peut donc se permettre d’avoir la clientèle la plus fidèle dans le monde de la bière au Québec.

Lorsque Peter et Ellen pavèrent la voie de la culture bière au Québec, le milieu était bien loin de ce qu’il est aujourd’hui. Les brasseries se comptaient sur les doigts d’une main et les habitudes de consommation des Québécois étaient religieusement respectées de génération en génération. Brasser de la bière artisanale, en petite quantité, et plus houblonnée que les produits largement distribués demandaient de l’audace et de la témérité.

Bières

Cinq bières du moment

CHRONIQUE / Voici cinq bières que je vous invite à découvrir et à partager entre amis ou convives. Mes critères de sélection : de nouvelles canettes ou bouteilles fraîchement apparues sur les tablettes de vos détaillants favoris.

Rousse
Ale du Québec
L’Hermite Microbrasserie (Victoriaville)

Décidément, j’aime les classiques ces temps-ci. Voilà que la Rousse de l’Hermite m’offre une belle combinaison de céréales caramélisées et de pain rôti. En bouche, la bière est douce et les notes maltées viennent appuyer un corps moyen. La finale se fait sur l’équilibre entre les céréales, les arômes en rétro-olfaction et la timide amertume qui lie le tout. À considérer grandement. 

Bières

Les festivals de bière à ne pas manquer en juin

CHRONIQUE / La saison estivale se pointe enfin le nez, signe de l’arrivée des très nombreux festivals de bière à travers le Québec. Auparavant au nombre de 4 ou 5, ils sont aujourd’hui des dizaines tout au long de l’été. Je serai d’ailleurs présent à plusieurs d’entre eux. Au plaisir de vous y croiser.

Festibière de Sherbrooke – 31 mai au 2 juin

Pour la deuxième année, l’équipe derrière le Festibière de Québec et le Festibière de Lévis propose aux Sherbrookois de découvrir les bières du Québec au parc Victoria. Concerts, conférences sur la bière et accords bières et mets seront à l’honneur. Le cadre reposant du parc Victoria, les saveurs des food trucks et le savoir-faire des artisans brasseurs du Québec promettent d’offrir une belle combinaison qui plaira aux amateurs.

Bières

Le vieillissement de la bière (2e partie)

CHRONIQUE / Faire vieillir sa bière, plusieurs d’entre vous se sont essayés, d’autres ne savent pas trop par où commencer. Je vous propose un guide en deux parties, dont voici la seconde, basé principalement sur les essais-erreurs vécus depuis de nombreuses années et le fait que j’ai toujours préféré une bière bien fraîche, sauf une fois au chalet…

Conditions idéales de stockage

Si vous désirez faire vieillir vos bières pendant plus de six mois, il est intéressant de leur réserver un espace, qu’on appellera cellier à bières, et qui ne changera pas de température pendant les différentes saisons. La bière est un produit fragile; elle a donc besoin qu’on lui offre du temps de qualité.

Bières

Le vieillissement de la bière (1re partie)

CHRONIQUE / Faire vieillir sa bière, plusieurs d’entre vous se sont essayés, d’autres ne savent pas trop par où commencer. Je vous propose un guide en deux parties, basé principalement sur les essais-erreurs vécus depuis de nombreuses années et le fait que j’ai toujours préféré une bière bien fraîche, sauf une fois au chalet…

Le principe de faire vieillir

La bière est un produit fragile qui a deux ennemis, la lumière et l’air. Si le premier est facilement contrôlable, soit par le type de contenant utilisé, soit par les précautions qu’on aura appliquées pendant le vieillissement, le second sera toujours présent. De l’air, il y en a partout, même là où on pense qu’il n’y en a pas.

Bières

Halifax l’étonnante

CHRONIQUE / Chaque année, un petit groupe d’amis du milieu de la brasserie, des bars, des spiritueux et moi choisissons une destination pour y découvrir la scène microbrassicole et spiritueuse pendant quelques jours. Après le Kentucky, le Texas, le Tennessee et La Nouvelle-Orléans, nous voici à Halifax.

Nous nous attendions à découvrir une ville au bord de l’océan qui mise tout son potentiel touristique sur sa proximité avec la mer. Nous y avons découvert une ville multiculturelle qui propose un incroyable mélange des cultures, plus proche d’une ville cosmopolite européenne que nord-américaine.

Bières

La bière en fût à domicile

CHRONIQUE / Avez-vous déjà rêvé de servir de la bière en fût à vos invités ? Si vous n’êtes pas propriétaire d’un bar, d’une brasserie ou d’un restaurant, c’est un rêve difficilement réalisable, mais pas impossible. Le plus dur n’est pas de trouver le système pour servir la bière, mais bien la bière.

Servir une bière en fût à la maison est anecdotique. Je n’ai pas les statistiques de consommation de bière en fût à domicile, mais elles doivent être microscopiques. Pourtant, de plus en plus de commerces proposent des solutions de service, et les amateurs de bière qui ont fait le saut sont heureux de vous servir une bière dans les règles de l’art. Avec un beau col de mousse !

Bière

Les bières sucrées

CHRONIQUE / Très populaires il y a une dizaine d’années, les bières sucrées ont mauvaise cote, car elles sont souvent associées aux grands brasseurs et à l’ajout de sucre dans la recette, stratégie connue pour attirer plus de consommateurs, mais surtout, de consommatrices. Et pourtant, la consommation d’une bière liquoreuse, de temps en temps, offre le même plaisir que de boire un petit verre de porto entouré de vins nouveaux. Un classique des habitudes de consommation qu’il est agréable d’assumer, une gorgée à la fois.

D’où vient le sucre ?

Le sucre dans une bière provient de deux sources différentes. La céréale ou… le sucre. Lorsqu’un brasseur décide de brasser une bière, il va choisir la quantité de céréales utilisée pour brasser cette bière. Plus la quantité de céréales est élevée, plus le taux d’alcool le sera également, puisque la levure aura beaucoup de sucre à transformer en alcool. Ce sucre est souvent appelé « maltose ». Mais la levure ne transforme pas tous les sucres en alcool, il en reste donc dans le produit fini. On parle alors de « sucre résiduel ». Plus le taux de sucre est élevé avant la fermentation, plus le taux de sucre résiduel le sera également. Voilà pourquoi les bières liquoreuses sont souvent hautes en alcool et riches en bouche.

Bière

Paris, une petite mousse à la fois

CHRONIQUE / Invité par le salon Planète Bière qui se tenait les 7 et 8 avril à Paris, j’y ai présenté des conférences sur les tendances de la bière en Amérique du Nord devant un public français composé de consommateurs et de professionnels. Connaissant très bien la capitale pour y avoir séjourné de nombreuses années, j’en ai profité pour me mettre à jour sur les nouveaux établissements qui offrent une belle carte de bières et visiter amis et gens du métier qu’il me fait plaisir de revoir à chaque visite.

Paris n’est pas la première ville que l’on nomme lorsqu’il s’agit de parler de bières de microbrasserie et de renouveau depuis ces trente dernières années. Pourtant, avec son incroyable offre gastronomique, on aurait pu s’attendre à une proposition plus étoffée de bières artisanales accompagnant les meilleures tables.

Paris est au vin ! La France est au vin ! Avec seulement 33 litres de bière consommés par habitant, par année, la France n’est pas la plus grande buveuse de bière. Mais c’est sans compter l’esprit libre et fonceur de plusieurs artisans, que ceux-ci soient derrière le bar ou derrière la cuve, qui révolutionnent, tout doucement, l’approche de la consommation bière en France en se battant contre le plus grand lobbying : les habitudes de consommation.

Bières

Une levure du nord séduit nos brasseurs

CHRONIQUE / À l’affût de nouveautés et de tendances, les brasseurs du Québec commencent à adopter une nouvelle levure « ancienne » : la Kveik. Héritage d’une tradition ancestrale norvégienne, devenue aujourd’hui un ingrédient tendance dans de nombreuses bières en Amérique du Nord.

Un peu de contexte

En Norvège, la tradition brassicole semble s’être figée dans le temps dans différents villages où plusieurs brasseurs amateurs continuent de brasser une bière ancienne aromatisée aux baies de genévrier et fermentée à l’aide d’une levure ultrapuissante aux propriétés très aromatiques. 

Comment le monde contemporain a découvert cette levure ? Grâce aux travaux de recherche de différents spécialistes de la culture bière dans le monde. 

Au Québec, c’est Martin Thibault des Coureurs des Boires et chroniqueur au journal Bières et Plaisirs qui fut le premier à en parler. L’intérêt des laboratoires, fournisseurs de levures, à isoler la Kveik et la proposer dans leur catalogue a fait le reste.

Utilisation contemporaine

Développant des notes d’agrumes et de phénols, plus ou moins présents en fonction de la température de fermentation, la levure est, aujourd’hui, la parfaite complice des bières très aromatiques. Ayant accès à la levure, plusieurs brasseurs l’utilisent dans des recettes contemporaines. On s’éloigne donc des recettes de bières fermières de la Norvège et on se concentre uniquement sur les propriétés aromatiques et organoleptiques de la levure, au grand dam de la culture brassicole du nord de l’Europe. C’est la dure loi de l’appropriation culturelle.

Kveik IPA

L’appellation Kveik IPA semble déjà faire l’unanimité auprès de la communauté de brassage. Une IPA aromatique fermentée avec la levure Kveik. Un sous-style IPA de plus dans la grande famille des bières houblonnées. 

Le Mag

La raclette

CHRONIQUE / Savez-vous pourquoi j’ai envie de vous parler de raclette ? Parce que j’ai été invité dernièrement à en partager une avec des amis et que c’est le repas parfait pour la découverte des accords bières et mets. Elle demande peu de préparation et permet aux convives de partager fromages, charcuteries, condiments et bières. Voici mon guide d’une raclette réussie, chute de neige comprise.

Il existe deux types de raclettes dans notre monde contemporain. D’une part, la raclette du Valais: fromage suisse du canton homonyme protégé par une appellation, que l’on fait fondre sur sa meule et que l’on racle dans l’assiette. On l’accompagne de pommes de terre, de légumes marinés et de charcuteries comme la viande de grison, par exemple. Je m’attarderai plutôt à l’autre type : la raclette que l’on cuisine sur des appareils composés de petits ramequins et d’une plaque de cuisson. Les fromages, charcuteries et condiments peuvent alors être nombreux.

Bière

2019 sera la suite de 2018

CHRONIQUE / En ce début d’année, comme tout bon chroniqueur, je me dois de vous proposer mes prédictions pour 2019. L’exercice me plaît, mais j’aime faire différent. Tout d’abord, j’ai déjà gagné celle de mon titre accrocheur, 2019 suit bien l’année 2018.

À défaut de vous offrir les cinq bières à boire cette année, les cinq brasseries à visiter ou les cinq tendances à suivre, je vous ai plutôt préparé cinq dossiers à surveiller. J’aime parler du marché en appuyant mes propos sur des enjeux qui peuvent se mesurer — ou pas — tout au long de l’année. Le marché de la bière est en pleine effervescence — désolé, ma résolution de ne plus utiliser ce jeu de mot plus qu’épuisé sera pour 2020 —, de nouveaux styles sont créés presque tous les mois, judicieux mélange d’histoire, d’innovation et parfois d’audace. Je vous invite donc à regarder dans ma boule de cristal.

Bière

Bière et foie gras

Certains quittent le menu traditionnel du temps des Fêtes pour se diriger vers les huîtres, les fruits de mer et le foie gras. Des mets qui font partie de bien des tables gastronomiques ces temps-ci. Mais quelle bière accorder avec le foie gras ? Ce n’est pas si évident !

Consommé cru, mi-cuit ou cuit, le foie gras est une spécialité culinaire du sud-ouest de la France qui est préparé à partir de foie de canard ou de foie d’oie. Dépendant de son mode de cuisson et des assaisonnements utilisés, l’accord bière sera différent. Le foie gras, c’est surtout du foie et le foie, c’est ferreux. Il est donc conseillé de ne pas utiliser des bières qui offrent un profil aromatique trop prononcé sur la levure, avec lesquelles les notes ferreuses sont accentuées et ça, ce n’est franchement pas du tout intéressant.

Bière

Cinq bières à déguster pour Noël

Le temps des Fêtes arrive à grand pas. C’est le moment de faire une pause, relaxer et se déboucher une bonne bière. Je vous propose cinq bières à découvrir, à des moments bien précis de la journée.

Nano IPA

Brasserie Oshlag

Bière

La dégustation à l’aveugle

Un récent sondage Nielsen mené auprès des consommateurs nous apprend que 70% des décisions d’achat de bière se font devant la tablette. Autant dire que la grande majorité d’entre vous ne savez pas quoi acheter au moment de passer la porte de votre détaillant de bière favori.

Dans un petit sondage maison, bien loin d’être scientifique, je me suis amusé à poser la question si la réputation ou l’image de la brasserie influençait ce choix. Cela semble bel et bien le cas pour bon nombre de consommateurs. Certains privilégieront des brasseries de leur région, d’autres des brasseries ayant déjà proposé des produits qui ont plu.