Bières

Le vieillissement de la bière (2e partie)

CHRONIQUE / Faire vieillir sa bière, plusieurs d’entre vous se sont essayés, d’autres ne savent pas trop par où commencer. Je vous propose un guide en deux parties, dont voici la seconde, basé principalement sur les essais-erreurs vécus depuis de nombreuses années et le fait que j’ai toujours préféré une bière bien fraîche, sauf une fois au chalet…

Conditions idéales de stockage

Si vous désirez faire vieillir vos bières pendant plus de six mois, il est intéressant de leur réserver un espace, qu’on appellera cellier à bières, et qui ne changera pas de température pendant les différentes saisons. La bière est un produit fragile; elle a donc besoin qu’on lui offre du temps de qualité.

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Le vieillissement de la bière (1re partie)

CHRONIQUE / Faire vieillir sa bière, plusieurs d’entre vous se sont essayés, d’autres ne savent pas trop par où commencer. Je vous propose un guide en deux parties, basé principalement sur les essais-erreurs vécus depuis de nombreuses années et le fait que j’ai toujours préféré une bière bien fraîche, sauf une fois au chalet…

Le principe de faire vieillir

La bière est un produit fragile qui a deux ennemis, la lumière et l’air. Si le premier est facilement contrôlable, soit par le type de contenant utilisé, soit par les précautions qu’on aura appliquées pendant le vieillissement, le second sera toujours présent. De l’air, il y en a partout, même là où on pense qu’il n’y en a pas.

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Halifax l’étonnante

CHRONIQUE / Chaque année, un petit groupe d’amis du milieu de la brasserie, des bars, des spiritueux et moi choisissons une destination pour y découvrir la scène microbrassicole et spiritueuse pendant quelques jours. Après le Kentucky, le Texas, le Tennessee et La Nouvelle-Orléans, nous voici à Halifax.

Nous nous attendions à découvrir une ville au bord de l’océan qui mise tout son potentiel touristique sur sa proximité avec la mer. Nous y avons découvert une ville multiculturelle qui propose un incroyable mélange des cultures, plus proche d’une ville cosmopolite européenne que nord-américaine.

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La bière en fût à domicile

CHRONIQUE / Avez-vous déjà rêvé de servir de la bière en fût à vos invités ? Si vous n’êtes pas propriétaire d’un bar, d’une brasserie ou d’un restaurant, c’est un rêve difficilement réalisable, mais pas impossible. Le plus dur n’est pas de trouver le système pour servir la bière, mais bien la bière.

Servir une bière en fût à la maison est anecdotique. Je n’ai pas les statistiques de consommation de bière en fût à domicile, mais elles doivent être microscopiques. Pourtant, de plus en plus de commerces proposent des solutions de service, et les amateurs de bière qui ont fait le saut sont heureux de vous servir une bière dans les règles de l’art. Avec un beau col de mousse !

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Les bières sucrées

CHRONIQUE / Très populaires il y a une dizaine d’années, les bières sucrées ont mauvaise cote, car elles sont souvent associées aux grands brasseurs et à l’ajout de sucre dans la recette, stratégie connue pour attirer plus de consommateurs, mais surtout, de consommatrices. Et pourtant, la consommation d’une bière liquoreuse, de temps en temps, offre le même plaisir que de boire un petit verre de porto entouré de vins nouveaux. Un classique des habitudes de consommation qu’il est agréable d’assumer, une gorgée à la fois.

D’où vient le sucre ?

Le sucre dans une bière provient de deux sources différentes. La céréale ou… le sucre. Lorsqu’un brasseur décide de brasser une bière, il va choisir la quantité de céréales utilisée pour brasser cette bière. Plus la quantité de céréales est élevée, plus le taux d’alcool le sera également, puisque la levure aura beaucoup de sucre à transformer en alcool. Ce sucre est souvent appelé « maltose ». Mais la levure ne transforme pas tous les sucres en alcool, il en reste donc dans le produit fini. On parle alors de « sucre résiduel ». Plus le taux de sucre est élevé avant la fermentation, plus le taux de sucre résiduel le sera également. Voilà pourquoi les bières liquoreuses sont souvent hautes en alcool et riches en bouche.

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Paris, une petite mousse à la fois

CHRONIQUE / Invité par le salon Planète Bière qui se tenait les 7 et 8 avril à Paris, j’y ai présenté des conférences sur les tendances de la bière en Amérique du Nord devant un public français composé de consommateurs et de professionnels. Connaissant très bien la capitale pour y avoir séjourné de nombreuses années, j’en ai profité pour me mettre à jour sur les nouveaux établissements qui offrent une belle carte de bières et visiter amis et gens du métier qu’il me fait plaisir de revoir à chaque visite.

Paris n’est pas la première ville que l’on nomme lorsqu’il s’agit de parler de bières de microbrasserie et de renouveau depuis ces trente dernières années. Pourtant, avec son incroyable offre gastronomique, on aurait pu s’attendre à une proposition plus étoffée de bières artisanales accompagnant les meilleures tables.

Paris est au vin ! La France est au vin ! Avec seulement 33 litres de bière consommés par habitant, par année, la France n’est pas la plus grande buveuse de bière. Mais c’est sans compter l’esprit libre et fonceur de plusieurs artisans, que ceux-ci soient derrière le bar ou derrière la cuve, qui révolutionnent, tout doucement, l’approche de la consommation bière en France en se battant contre le plus grand lobbying : les habitudes de consommation.

Bières

Une levure du nord séduit nos brasseurs

CHRONIQUE / À l’affût de nouveautés et de tendances, les brasseurs du Québec commencent à adopter une nouvelle levure « ancienne » : la Kveik. Héritage d’une tradition ancestrale norvégienne, devenue aujourd’hui un ingrédient tendance dans de nombreuses bières en Amérique du Nord.

Un peu de contexte

En Norvège, la tradition brassicole semble s’être figée dans le temps dans différents villages où plusieurs brasseurs amateurs continuent de brasser une bière ancienne aromatisée aux baies de genévrier et fermentée à l’aide d’une levure ultrapuissante aux propriétés très aromatiques. 

Comment le monde contemporain a découvert cette levure ? Grâce aux travaux de recherche de différents spécialistes de la culture bière dans le monde. 

Au Québec, c’est Martin Thibault des Coureurs des Boires et chroniqueur au journal Bières et Plaisirs qui fut le premier à en parler. L’intérêt des laboratoires, fournisseurs de levures, à isoler la Kveik et la proposer dans leur catalogue a fait le reste.

Utilisation contemporaine

Développant des notes d’agrumes et de phénols, plus ou moins présents en fonction de la température de fermentation, la levure est, aujourd’hui, la parfaite complice des bières très aromatiques. Ayant accès à la levure, plusieurs brasseurs l’utilisent dans des recettes contemporaines. On s’éloigne donc des recettes de bières fermières de la Norvège et on se concentre uniquement sur les propriétés aromatiques et organoleptiques de la levure, au grand dam de la culture brassicole du nord de l’Europe. C’est la dure loi de l’appropriation culturelle.

Kveik IPA

L’appellation Kveik IPA semble déjà faire l’unanimité auprès de la communauté de brassage. Une IPA aromatique fermentée avec la levure Kveik. Un sous-style IPA de plus dans la grande famille des bières houblonnées. 

Le Mag

La raclette

CHRONIQUE / Savez-vous pourquoi j’ai envie de vous parler de raclette ? Parce que j’ai été invité dernièrement à en partager une avec des amis et que c’est le repas parfait pour la découverte des accords bières et mets. Elle demande peu de préparation et permet aux convives de partager fromages, charcuteries, condiments et bières. Voici mon guide d’une raclette réussie, chute de neige comprise.

Il existe deux types de raclettes dans notre monde contemporain. D’une part, la raclette du Valais: fromage suisse du canton homonyme protégé par une appellation, que l’on fait fondre sur sa meule et que l’on racle dans l’assiette. On l’accompagne de pommes de terre, de légumes marinés et de charcuteries comme la viande de grison, par exemple. Je m’attarderai plutôt à l’autre type : la raclette que l’on cuisine sur des appareils composés de petits ramequins et d’une plaque de cuisson. Les fromages, charcuteries et condiments peuvent alors être nombreux.

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2019 sera la suite de 2018

CHRONIQUE / En ce début d’année, comme tout bon chroniqueur, je me dois de vous proposer mes prédictions pour 2019. L’exercice me plaît, mais j’aime faire différent. Tout d’abord, j’ai déjà gagné celle de mon titre accrocheur, 2019 suit bien l’année 2018.

À défaut de vous offrir les cinq bières à boire cette année, les cinq brasseries à visiter ou les cinq tendances à suivre, je vous ai plutôt préparé cinq dossiers à surveiller. J’aime parler du marché en appuyant mes propos sur des enjeux qui peuvent se mesurer — ou pas — tout au long de l’année. Le marché de la bière est en pleine effervescence — désolé, ma résolution de ne plus utiliser ce jeu de mot plus qu’épuisé sera pour 2020 —, de nouveaux styles sont créés presque tous les mois, judicieux mélange d’histoire, d’innovation et parfois d’audace. Je vous invite donc à regarder dans ma boule de cristal.

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Bière et foie gras

Certains quittent le menu traditionnel du temps des Fêtes pour se diriger vers les huîtres, les fruits de mer et le foie gras. Des mets qui font partie de bien des tables gastronomiques ces temps-ci. Mais quelle bière accorder avec le foie gras ? Ce n’est pas si évident !

Consommé cru, mi-cuit ou cuit, le foie gras est une spécialité culinaire du sud-ouest de la France qui est préparé à partir de foie de canard ou de foie d’oie. Dépendant de son mode de cuisson et des assaisonnements utilisés, l’accord bière sera différent. Le foie gras, c’est surtout du foie et le foie, c’est ferreux. Il est donc conseillé de ne pas utiliser des bières qui offrent un profil aromatique trop prononcé sur la levure, avec lesquelles les notes ferreuses sont accentuées et ça, ce n’est franchement pas du tout intéressant.