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Le Mag

Télétravail, couple et harmonie?

Travailler à la maison avec votre partenaire de vie, rêve ou cauchemar? Plusieurs le découvriront bientôt. L’isolement, le télétravail et les mises à pied occasionnées par la menace de la COVID-19 mettront des couples à l’épreuve. Surtout, pas de panique: les frictions que peut apporter cette situation ne sont pas le signe que votre couple est voué à l’échec.

«Je crois que c’est très important déjà de normaliser le stress, de normaliser le fait qu’il se peut qu’on ne soit pas de bonne humeur dans les premiers 48h, parce que c’est quelque chose qui arrive d’un coup, qu’on n’avait pas vu venir. Forcément, ça met déjà nos ressources psychologiques à l’épreuve», explique le Dr Johan Autruc, psychologue. «Je ne pense pas que cela renseigne sur la qualité du couple, je pense qu’il faut être clair là-dessus.»

«Même avec les enfants, quand ça fait trop longtemps qu’ils sont ensemble, on voit que la chicane embarque ou même avec les amis», expose Nathalie Parent, psychologue, auteure, formatrice et conférencière. «C’est la même chose pour un couple. On a nos besoins à chacun, on a des façons de faire qui sont différentes, donc s’il faut passer 24h sur 24h à s’ajuster à l’autre…ouf! C’est épuisant.»

Les rôles et les espaces

«Certaines personnes décrivent le même genre de sensation un peu paradoxale lorsqu’ils sont amenés à travailler avec leur conjoint ou conjointe sur leur lieu de travail», constate Johan Autruc. Ces personnes auraient de la difficulté à jouer leur rôle de travailleur et leur rôle de partenaire affectif en même temps. Souvent, chaque rôle d’une personne est associé à un espace physique. La transition vers le télétravail déstabilise cette dynamique. «Tout à coup, la maison devient un endroit où je vais devoir jouer un rôle qui habituellement n’est pas le même», explique-t-il.

«C’est un peu comme quand on arrive à la retraite. Certains couples trouvent cela très difficile parce qu’il faut redéfinir l’espace», observe Nathalie Parent. «C’est envahissant si l’autre n’a pas son endroit pour être au travail sans déranger. Il faut délimiter des territoires pour chacun.»

Différents emplois et différentes attentes

«Ce qui peut être difficile aussi c’est de chacun et chacune faire respecter le fait qu’on doit se conformer à certaines choses pour mettre en application le télétravail», remarque le docteur en psychologie. «Certaines personnes, bien qu’elles soient en télétravail, vont avoir des moments bien spécifiques dans une journée où ils doivent absolument être 100 % dans leur rôle de travailleur; pensons à des rendez-vous téléphoniques, des vidéoconférences. Alors qu’une autre personne pourrait avoir plus de flexibilité et avoir moins de moments fixes qui ne peuvent pas être changés. Ça peut être source de certaines difficultés.»

Régal et restos

À bas les restrictions… et les aliments «miracles»

En cette période de confinement nécessaire, bien des gens voient leur alimentation chamboulée par l’imposition d’un nouveau rythme de travail à la maison. Certains seront peut-être même tentés d’essayer de booster leur système immunitaire pour se prémunir contre la vilaine COVID-19 en suivant des conseils partagés sur les réseaux sociaux. Le Soleil fait le point avec le «nutritionniste urbain» Bernard Lavallée, pour départager le vrai du faux et s’armer de judicieux conseils pour garder de bonnes habitudes alimentaires.

Le nutritionniste Bernard Lavallée n’y va pas par quatre chemins lorsqu’on lui demande s’il y a des aliments ou suppléments spécifiques que nous devrions consommer en cette période de pandémie. «N’importe quel conseil alimentaire qui dit qu’en mangeant, qu’en consommant tel aliment ou tel supplément tu vas te prémunir ou guérir de la COVID-19, c’est faux!»

L’auteur des livres Sauver la planète une bouchée à la fois (2015) et N’avalez pas tout ce qu’on vous dit (2018), qui est également conférencier et blogueur, juge primordial de remettre les pendules à l’heure alors qu’il voit passer toutes sortes d’affirmations sur les réseaux sociaux. En collaboration avec son ami Olivier Bernard, alias le Pharmachien, Bernard Lavallée a recensé des conseils et remèdes tirés d’articles qui circulent sur le Web depuis quelques jours pour en dénoncer la teneur. 

«De la foutaise»

«Coupez tous les sucres, le virus s’en nourrit», «Consommez des boosters d’immunité comme le miel cru», «Prenez 10 granules de Nux vomica 7 CH tous les vendredi pour soutenir l’énergie du foie à drainer la chaleur causée pas le virus» — voilà quelques-unes des affirmations trompeuses recensées par le duo et partagées en image (voir ci-dessus) sur leurs réseaux respectifs.

Bernard Lavallée déplore que des gens tentent de profiter d’une situation qui nous fait peur pour en tirer profit et alimentent ainsi la désinformation sur les habitudes alimentaires à privilégier. «C’est de la foutaise. Les promesses de booster son système immunitaire, ça part d’un concept qui n’est pas scientifique.»

Le nutritionniste urbain précise cependant que les personnes qui ont de réelles carences en nutriments, «oui, ça affaiblit leur système immunitaire». Mais «les cas de malnutrition et de carences, c’est extrêmement rare chez nous en Occident, ajoute-t-il. Par exemple, la vitamine C est essentielle au système immunitaire, mais presque personne ici n’a de carence en vitamine C. Le fait d’en manger davantage ne changera pas grand-chose, elle ne sera pas absorbée par l’organisme et l’excédent sera évacué.»

COVID-19

Amours et confinement: loin des yeux, près du cœur ?

L’expression « loin des yeux, loin du cœur » prend tout son sens à une période où beaucoup de tourtereaux doivent être séparés. Ou bien, au contraire, leur relation est affectée par une proximité excessive. En ces temps de confinement, où la routine est chamboulée, comment sauver ces relations d’une cassure nette ? Comment garder la flamme allumée alors que tout s’éteint ?

Sexologue depuis 2019, Mahault Albarracin est polyamoureuse. Elle s’est toujours intéressée à la sexologie, qui « mêle plusieurs aspects, comme la psychologie et l’anthropologie ».

COVID-19

Comment fêter nos petits confinés?

Justin aura neuf ans le 6 avril. À la maison, sans les amis et la famille élargie près de lui. Comment fêter les anniversaires de nos confinés?

Mon garçon vit présentement le même petit drame que plusieurs enfants à travers la planète; mettre un x, pour une période indéterminée, sur la fête d’anniversaire longtemps attendue, espérée, planifiée.

Par intérêt personnel et pour nous tous, j’ai demandé des conseils à mes proches et à des spécialistes de la fête pour marquer cette journée, la rendre inoubliable.

Vive la technologie

Émilie Rouleau, du groupe Party Expert, a elle-même dû fêter son garçon de sept ans en isolement. La technologie (FaceTime, conversation vidéo par Messenger de Facebook, etc.) lui a été d’un grand secours pour maintenir un semblant de normalité. D’autres applications comme Zoom et Google Hangout permettent aussi de se réunir.

«On avait partagé les articles de décoration Pokémon à nos proches et quelques amis et tout le monde a pu se regrouper pour fêter par ordinateur, raconte Mme Rouleau. Mon garçon ne s’attendait pas à ça, ça lui a fait une belle surprise de voir tout le monde là par ordinateur.»

Une session vidéo sera évidemment moins longue qu’une vraie fête. Mais pourquoi ne pas la prévoir pour le moment du gâteau d’anniversaire ou du déballage de cadeaux?

Josée Pilote et André Roberge de Chant-o-Fêtes ont fermé leur boutique physique. Mais ils continuent à livrer des bouquets de ballons et des décorations. L’opération se fait sans contact avec leurs clients, en accrochant les ballons à la porte d’entrée.

«Je pense que les gens ont le goût de continuer à fêter, estime Mme Pilote. Les parents vont installer les décorations la nuit, pendant que les enfants dorment. Il y en a qui se donnent deux fois plus pour que ce soit mémorable!»

À fond dans le thème!

La journaliste et blogueuse Maude Goyer, du blogue Maman 24 / 7, propose d’embarquer toute la famille dans une thématique et de l’exploiter à fond. Votre fils aime les pirates? Tout le monde se déguise et on prépare des jeux, des bricolages, un film et des décorations, avec le thème des pirates.

«Aussi, je serais tentée de coller aux demandes du fêté, écrit Maude. Il n’y a pas de sortie, pas de resto, pas d’invité, mais on va tenter de lui offrir une belle journée avec ce qu’il/elle aime vraiment : son repas préféré, son jeu préféré. Il veut faire du camping dans le sous-sol en famille? Souper à la chandelle? Go! Il faut tenter de lui faire plaisir avec les moyens du bord… Ça demande un peu plus d’implication et de participation de la part des parents et frères/sœurs s’il y en a —, mais je parie que ce sera une fête réussie!»

Autres idées en vrac

Voici plusieurs idées originales recueillies grâce à un appel à tous sur mon réseau Facebook.

  • Demander aux amis et aux proches d’envoyer une carte de fête par la poste
  • Inviter les amis à passer en voiture devant notre maison pour saluer le fêté
  • Avec une pancarte colorée installée devant la maison, inviter les automobilistes à klaxonner en l’honneur du fêté
  • Cuisiner le gâteau de fête avec le fêté
  • Nommer le fêté «patron du jour» et lui donner les rênes de la fête
  • Faire du camping dans le salon avec une vraie tente
  • Faire une chasse au trésor à la maison ou dans la cour
  • Faire un diaporama, un collage ou remplir le cadre numérique avec des photos du fêté à tous les âges
  • Grâce à la vidéo, faire participer les amis à un jeu-questionnaire avec le fêté
  • Commencer à imaginer la fête d’amis «en vrai» qui se tiendra dans quelques mois

Mode

Épurer sa garde-robe pendant la quarantaine

La conception de garde-robes fonctionnelles pour les clients est l'une des facettes du métier de styliste personnel. Mais avant d’en arriver à posséder une penderie structurée, il faut avoir une vision globale de ce que l’on possède. Nous devons faire un tri pour conserver ce qui est pertinent et pour certains, quelques pièces sentimentales. J’ai questionné Mademoizelle Fizz, styliste de mode, qui a expliqué comment faire étape par étape. Me mettre à la tâche serait aussi l’occasion de faire des photos pour bien illustrer la démarche.

Objectif: réduire d’environ 30 % le volume de ma garde-robe et donner mes vêtements à mes cousines Sandrine et Angélique. Les deux étant encore aux études, ce sera une façon de leur permettre de faire moins de dépenses. J’aime beaucoup cette idée.

Dimanche matin, je commence. La styliste me mentionne que cet exercice requiert un peu d’introspection. En préambule, nous devons comprendre que cette démarche cathartique peut parfois devenir très émotive. Peut-être avons-nous pris du poids? Peut-être que cette robe éveille des souvenirs? Peut-être que je ne veux pas me voir comme je suis? La démarche demande beaucoup d’ouverture. J’en prends rapidement conscience. Dans un monde idéal, je serais moins courbe et plus athlétique. Mais j’ai la santé, c’est un bon départ. 

AS-TU VU ÇA

Un monde fou, fou, fou : les photos surréalistes d’Erik Johansson [47 PHOTOS]

Le monde peut nous sembler étrange et incompréhensible ces temps-ci. Du moins, plus qu’à l’habitude. En fait, il ressemble peut-être à ce qui se passe dans la tête d’Erik Johansson…

Cet artiste suédois se spécialise dans la «photographie surréaliste». Tel un croisement entre Salvador Dalí et M.C. Escher, il combine plusieurs clichés pour en créer un seul, le plus bizarre et le plus réaliste possible. Son but : photographier l’impossible.

«Mes concepts s’inspirent des choses autour de moi, que je vois tous les jours et qui affectent notre monde, comme le passage du temps, les voyages et l’inconnu. Le plus souvent, je tente de créer l’image directement dans ma caméra [pour combiner plus tard à l’ordinateur les éléments qu’il a photographiés lui-même, sans avoir recours à des images de synthèse]», a-t-il expliqué au Mag.

Un long processus qui ne lui permet de signer que huit nouvelles créations par année.

Info : erikjo.com

Le P'tit Mag

Colorie-moi et colle-moi à ta fenêtre…

Tu as peut-être observé des dessins d’arc-en-ciel coloriés qui poussent dans les fenêtres de tes voisins. Ou qui sont affichés sur les réseaux sociaux. Certains ajoutent même la phrase «ça va bien aller». Tu les as déjà vus?

C’est que l’arc-en-ciel est devenu une sorte de symbole pour encourager les gens touchés par le coronavirus. Que ce soit ceux qui sont forcés de rester chez eux, ceux qui doivent travailler pendant cette crise, ceux qui sont malades, etc. On ne voit pas cette image seulement ici. Elle est partout dans le monde. Et en Italie par exemple, au lieu de «ça va bien aller», ils disent plutôt andrà tutto bene

Le P'tit Mag

As-tu lu ça dans l'actualité cette semaine?

Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t’entoure? Le P’tit Mag a un nouveau rendez-vous parfait pour toi! Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec. À lire et à voir dans le journal, dans l’appli et sur notre site Web!

LES JEUX OLYMPIQUES SONT REMIS!

C’est officiel. On s’en doutait bien! Il n’y aura donc pas de Jeux olympiques de Tokyo cette année. Si tu as hâte de reprendre tes activités sportives, sache que les athlètes de haut niveau devront officiellement attendre jusqu’à l’été 2021 pour représenter leur pays aux Jeux olympiques. 

Tu n’oublieras sans doute jamais cet épisode du coronavirus qui te cloue à la maison depuis plus d’une semaine. L’histoire du sport aussi sera marquée à jamais par ce sombre épisode. Savais-tu que, depuis la première édition des Jeux olympiques, en 1896, c’est la première fois qu’on reporte ce rendez-vous en dehors d’une période de guerre? En 124 ans, les Jeux olympiques ont été annulés seulement deux fois avant aujourd’hui en raison de la Première puis de la Deuxième Guerre mondiales. Cette fois-ci, l’ennemi n’a pas de fusils et il est microscopique. Mais il est quand même redoutable. 

Nous, les humains

Les bons côtés du chaos

CHRONIQUE / Je suis maintenant père au foyer et télétravailleur. Depuis que le Québec est en quasi quarantaine, je divise mes journées entre ces deux rôles qui bardassent mes habitudes.

Ce n’est pas évident. Ma blonde et moi, on s’est patenté une alternance travail-famille difficile à suivre — même pour nous. On se tape dans la mite quand on échange les quarts de travail.

Les jours de semaine, je passe plusieurs heures par jour avec mes filles qui jouent dehors, font des exercices scolaires, du bricolage et regardent C’est pas sorcier. Le reste du temps, je fais des entrevues et j’écris tout seul dans un bureau. Pour moi qui travaille dans le bourdonnement de la salle de rédaction du Soleil depuis 15 ans, ce silence est assez perturbant.

Mais vous savez quoi? Il y a aussi de bons côtés à ce chaos.

Rassurez-vous, je ne porte pas de lunettes roses. Oui, comme beaucoup de monde, la pandémie m’angoisse. Je redoute que mes proches en souffrent et qu’on compte les morts par milliers au Québec, sans parler de la récession qui nous guette. Et je déteste l’isolement social auquel la COVID-19 nous astreint.

Mais dans toute cette perturbation, j’essaie de voir un peu de lumière pour ne pas déprimer. Et pour ça, je pense beaucoup aux avantages de la «discontinuité».

La COVID-19 est un moment historique de discontinuité. Notre quotidien n’a jamais été aussi secoué par une pandémie mondiale. Soudainement, les signaux qui déclenchent nos habitudes à la maison et au travail disparaissent ou s’entremêlent.

C’est déstabilisant. Mais c’est aussi une occasion de changer des habitudes que le feu roulant du quotidien nous décourage de rebrasser.

Il y a eu beaucoup de recherches sur ce que des chercheurs appellent la «discontinuité des habitudes». Une grève dans les transports en commun, un déménagement, une séparation, un changement de travail : tous ces bouleversements nous forcent à modifier notre routine et à expérimenter de nouvelles avenues.

Et souvent, constatent les chercheurs, ces changements nous incitent à réaligner nos habitudes avec nos valeurs.

La psychologue américaine Wendy Wood, qui se spécialise dans la recherche sur les habitudes, consacre un chapitre entier à la discontinuité dans son plus récent livre (2019) Good Habits, Bad Habits.

Elle écrit : «Notre vie comporte déjà de très nombreuses habitudes. Certaines dont nous sommes conscients, d’autres non; certaines qui ont atteint leur fin de vie utile, mais qui continuent de fonctionner, souvent invisibles et hors de l’esprit. Les grands événements de nos vies sont l’occasion de désencombrer nos habitudes [...]».

Je vous parlais récemment du «biais de communication de proximité». Du fait que les gens proches — couples, parents et enfants, vieux amis — perdent leur curiosité l’un envers l’autre, parce qu’ils se disent : «Je sais ce que tu vas dire».

C’est le temps où jamais d’engager les hostilités contre ce biais. Tout d’un coup, avec la pandémie, on se retrouve beaucoup à la maison, en couple et en famille. Alors, c’est le temps de s’écouter pour vrai, d’avoir ces longues discussions que la «vie normale» a tendance à asphyxier.

C’est aussi le temps d’essayer de nouvelles activités avec notre chum, notre blonde, nos enfants. Chaque année, ou presque, chez nous, on se désole de ne pas avoir pris le temps de faire nos semis pour le jardin communautaire. En fin de semaine, on va plancher là-dessus en famille. Avec leurs petits doigts, nos filles vont planter des graines de laitue, de concombre, de radis, de basilic et cie.

On devrait avoir le temps de les regarder pousser...

Recettes

Une restauratrice répond à l’appel du Dr Arruda

L’appel à la tartelette d’Horacio Arruda a résonné fort chez la restauratrice Manuela Teixeira, dont la famille est originaire de « la même petite île perdue de l’Atlantique » que le directeur national de santé publique du Québec.

La propriétaire du Biscotti & Cie a accepté de partager sa recette de ce populaire dessert portugais, rebaptisé Les Horacios pour l’occasion.

As-tu vu ça

Une artiste du quilling [16 PHOTOS]

Plutôt que de se tourner les pouces jusqu’à la fin de la pandémie, pourquoi ne pas tourner du papier?

Cette technique artisanale ancienne appelée quilling, ou paperolle, «consiste à enrouler d’étroites bandes de papier pour créer des formes et des motifs ornementaux divers», selon l’Office de la langue française. Rien avoir avec «rouler du papier», qui relève plutôt de la Société du cannabis…

Cet art particulier et coloré, Angelica Botero l’a découvert, comme plusieurs, sur les réseaux sociaux, en 2015. Ce fut le coup de foudre pour cette Colombienne de 28 ans. «J’ai toujours aimé l’artisanat, le dessin et la peinture en général, mais le quilling est ce qui me passionne véritablement. J’aime utiliser les couleurs et le papier pour créer des illustrations élaborées presque en trois dimensions.»

Une belle idée à essayer pour s’occuper à la maison… 

Info : angelicabotero.com et @angelica.botero sur Instagram

Maison

7 trucs de pros pour aménager un bureau à la maison [PHOTOS]

Vous faites votre devoir de citoyen responsable et délaissez le boulot pour travailler de la maison, le temps que passe la tempête virale. Excellente idée! Mais les manques d’espace, d’équipement adéquat et de décoration peuvent finir par miner votre productivité et votre envie de vous atteler à la tâche. Installer un bureau confortable et efficace à la maison — qu’il soit temporaire ou permanent — peut être moins simple qu’il n’y paraît. Voici donc quelques trucs de designers et d’organisatrices pour être plus fonctionnel chez soi.

1) Bien choisir l’endroit

Où installer son bureau? Là est la question. «L’essentiel est de ne pas contaminer les espaces de vie dans le reste de la maison. S’installer sur un coin de table dans la cuisine crée des ancrages mentaux qui rappellent toujours le stress du travail, indique Huguette Lépine, organisatrice professionnelle chez Espaces organisés. Réservez un endroit où on pourra fermer une porte ou placer un paravent pour faire disparaître le bureau. Il faut établir une barrière entre l’intimité et la vie professionnelle, car c’est important pour l’hygiène mentale.»

Maison

Le bidet en renfort!

La perspective de manquer de papier de toilette à l’heure de la COVID-19 a ramené le bidet dans la mire des Québécois. Utilisé particulièrement en Europe, le bidet se présente maintenant comme une solution pertinente pour ceux qui ont peur d’une pénurie de papier hygiénique.

Si le bidet était déjà dans la lunette des personnes ayant entrepris un virage zéro-déchet, la menace de la COVID-19 achève de convaincre les indécis. «On l’a depuis hier soir et c’est comme la vedette de la maison», constate Catherine Aubé qui partage sa toilette avec ses deux enfants de 4 et 6 ans, en plus de son chum et des deux enfants de celui-ci. «Les enfants sont super contents», affirme-t-elle. Même son plus jeune enfant de quatre ans n’a aucun problème à l’utiliser.

Mode

Suggestions pour s’habiller en mou [PHOTOS]

Prendre le temps. Profiter de l’instant chez soi. Être confortable. Être en sécurité. On met notre uniforme quotidien de côté pour privilégier le confort à la maison durant cette période d’isolement. Heureusement, il n’est pas nécessaire de laisser le style de côté. Voici quelques idées déclinées en «mou», l’ultime allié du bien-être à la maison.

Le P'tit Mag

As-tu lu ça dans l'actualité cette semaine?

Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t’entoure? Le P’tit Mag a un nouveau rendez-vous parfait pour toi! Chaque samedi, Eve Tessier-Bouchard dénichera les nouvelles les plus intéressantes de la semaine. Elle en fera un résumé par de courts textes illustrés et des capsules animées à lire et à voir dans le journal, dans l’appli et sur notre site Web!

TES VEDETTES PRÉFÉRÉES AIDENT LE PREMIER MINISTRE!

Qu’est-ce que Sarah-Jeanne Labrosse, Jay Du Temple, Pierre-Luc Funk, Rachid Badouri, Cassandra Bouchard et Cœur de pirate ont en commun? Depuis mardi, ils aident le premier ministre à faire passer son message de prévention!

Il semble que les jeunes aient plus de difficulté à rester à la maison sans voir d’amis. Même si en général les enfants et les ados ne ressentiront pas fortement les symptômes du virus, ça ne veut pas dire qu’ils ne l’attraperont pas. Et s’ils sont porteurs du virus, le risque est de le transmettre à des personnes plus fragiles pour qui ce serait plus grave.

Le P'tit Mag

Je veux tout savoir: les planètes plus dangereuses?

Les sciences t’intéressent? Tu te poses des questions sur les animaux, les plantes, l’espace ou n’importe quelle autre partie du monde qui t’entoure? C’est bien normal : les sciences, ce n’est pas que pour les adultes! Alors, envoie-les-moi à jfcliche@lesoleil.com. Une fois par mois, je répondrai à une ou deux des questions que tu m’envoies.

QUESTION Quelle est la planète la plus dangereuse? 
— Romie

RÉPONSE Il est difficile de répondre à cette question parce que toutes les planètes qu’on connaît le moindrement sont des milieux absolument mortels pour l’espèce humaine (sans combinaison ni capsule, s’entend). Même si on s’en tient au système solaire, aucune des planètes autres que la Terre n’est habitable, et ce n’est même pas proche. Hormis le fait qu’aucune n’a d’atmosphère respirable pour nous, juste la température suffirait à tuer une personne. Sur Mars, par exemple, il fait en moyenne autour de 60°C — encore qu’il y a des pics à + 20°C à l’équateur en plein soleil, alors j’imagine que ça la disqualifie du «championnat» de la «plus dangereuse», d’autant plus que les planètes plus lointaines (Neptune, Jupiter et Uranus) sont encore plus froides. En plus, ces trois planètes-là sont faites de gaz, alors elles n’ont pas vraiment de «sol» sur lequel on pourrait marcher.

Celles qui sont plus proches du Soleil? Pas moins dangereuses, et on peut même dire qu’elles sont pires puisqu’il est plus facile de chauffer un vaisseau spatial que de garder une chaleur brûlante à l’extérieur pendant longtemps.

La planète la plus chaude du système solaire est Vénus (la 2e à partir du Soleil), parce que son atmosphère (les gaz autour de la planète) retient bien la chaleur : la température moyenne à sa surface dépasse les 460 °C, soit plus de quatre fois et demie le point d’ébullition de l’eau! Même les sondes qui se sont posées sur Vénus n’ont pas survécu longtemps. Et sur Mercure, la planète la plus proche du Soleil, ça n’est guère mieux. Elle n’est pas tout à fait aussi brûlante que Vénus, non, mais ce sont les écarts de températures qui sont ahurissants sur Mercure. Sa proximité avec le Soleil lui fait atteindre 430 °C pendant le jour mais, comme elle n’a pas d’atmosphère pour retenir la chaleur, la température chute jusqu’à -180 °C pendant la nuit!

Alors rendu là, vraiment, tous les choix se valent : est-il plus «dangereux» de mourir gelé, brûlé ou les deux?

Le P'tit Mag

Des idées pour garder ton cerveau en forme 

C’est bien beau, tous ces congés, mais comment va-t-on se tenir occupés? Rassure-toi, Le P’tit Mag a cherché des idées d’activités pour t’amuser tout en gardant ton cerveau en forme et prêt pour ton retour éventuel à l’école. On a demandé les conseils d’Anik Bois. Elle est orthopédagogue, c’est-à-dire qu’elle travaille avec les enfants pour les aider à mieux réussir à l’école. Elle invente aussi des jeux de société. Tripant, non? Voyons voir ses suggestions…

Joue dehors
Sortir prendre un grand bol d’air pur, ça fait du bien. Joue au hockey dans la cour, glisse sur une butte voisine, fais des promenades, etc. «C’est important parce que ça oxygène le cerveau!» assure Mme Bois.

Sors les jeux
C’est comme sortir un bon vieux jeu de société pendant une journée de tempête, sauf que maintenant on peut le faire plus souvent! «Ça permet de garder le cerveau actif. On s’amuse tout en apprenant. Et on en profite pour jouer en famille!» Ses recommandations? Il y a bien sûr les jeux qu’elle a inventés La fabrique à sucre et La chasse aux bestioles, mais aussi Sushi Dice (jeu de rapidité), Le Labyrinthe magique (mémoire), Get packing (réflexion et vitesse) et Mr. Wolf (jeu de mémoire coopératif).

Joue sur la tablette
Tes parents t’ont sans doute déjà averti de ne pas trop passer de temps sur la tablette. Mais une heure par jour, divisée en deux séances de 30 minutes, est acceptable, selon Mme Bois. À condition de t’amuser avec les bonnes applis, comme le célèbre Minecraft, le jeu qui combine marmottes et mathématiques Marmath ou encore des logiciels pour apprendre à dessiner (comme How to draw, par exemple).

En cuisine

Débrouillardise alimentaire 101

Depuis une semaine maintenant, on le dit et le répète partout, en majuscules et en caractères gras : restez chez vous. La distanciation sociale imposée a des impacts sur tous les aspects du quotidien et, bien sûr, jusque sur nos tables. Parce que ce retrait de la vie courante veut aussi dire, pour la majorité d’entre nous, davantage de cuisine maison. Et souvent davantage de temps pour popoter en famille. De ça, on ne se plaindra pas. Les autorités ont insisté, il n’y a aucune pénurie d’aliments à l’horizon. Pas de panique, donc. Pas besoin d’acheter quatre caisses de riz et 28 boîtes de tomates. Il y en aura encore demain. Et l’idéal, la moindre des choses, le geste sensé et sensible, ce serait d’en laisser sur les étagères pour votre voisin. Avec l’idée d’utiliser au mieux les denrées qu’on a déjà chez soi, et pour réduire au maximum nos allers-retours au supermarché, petit guide sommaire de cuisine au temps de la COVID-19.

Truc No 1 : Substituer sans hésiter

Votre recette contient un ingrédient que vous n’avez pas? Ne courez pas à l’épicerie. Il suffit très souvent de substituer celui-ci par un autre. Avec une grande fille allergique aux œufs, aux noisettes et, auparavant, aux produits laitiers, on a, à la maison, développé des habiletés de ninja pour remplacer les ingrédients par d’autres dans les recettes courantes. Et c’est, ma foi, fort pratique. Voici quelques trucs qui peuvent toujours servir. Avec ou sans allergies. 

Pour remplacer...

Des œufs

Vous êtes en train de faire votre recette de muffins préférés et vous constatez qu’il n’y a plus d’œuf dans le frigo... Zéro problème. Mélangez 1 c. à soupe de graines de lin moulues avec trois cuillères à soupe d’eau pour obtenir l’équivalent d’un œuf. Laissez reposer quelques minutes, le temps que le tout soit un peu gélatineux. Vous pouvez faire exactement la même chose avec des graines de chia. Ce substitut est idéal dans les muffins, les pains, les gâteaux un peu plus denses ou les biscuits à l’avoine ou aux grains entiers. Ça fonctionne bien pour les recettes qui demandent un ou deux œufs. Plus que ça, c’est un peu plus complexe de parvenir à la texture souhaitée. D’autres substituts possibles pour remplacer un œuf en boulangerie/pâtisserie : 1/2 banane réduite en purée ou 3 c. à soupe de compote de pommes ou 1/4 de t. de tofu mou passé au robot culinaire.

Du lait

Dans les recettes de desserts, on peut souvent opter pour de l’eau, du jus, du lait de coco ou du lait végétal. Dans un gâteau aux carottes, par exemple, du jus d’orange ou du jus d’ananas fera des merveilles. Si vous bricolez plutôt une recette salée, une purée de légumes ou une sauce par exemple, un bouillon sera tout indiqué. Du lait végétal et non sucré aussi, si vous en avez.  

De la crème

Si vous avez des cajous non salées à la maison, c’est l’idéal. Vous les faites tremper une heure ou deux dans l’eau, vous rincez et vous passez le tout au mélangeur avec une plus ou moins grande quantité d’eau fraîche, selon la consistance de crème que vous souhaitez. Vous pouvez même en faire un lait très crémeux en ajoutant davantage d’eau. C’est aussi bon dans le café que dans les gratins, les sauces, les potages, les pâtes.

Nous les humains

Ne mangez pas le détergent

CHRONIQUE / Sur YouTube, on les voyait croquer des capsules de détergent à lessive. Ou les faire cuire dans des poêles à frire, puis les mâcher avant de cracher le savon.

Devenu viral quelque part en 2017, le Tide Pod Challenge était un cauchemar de relations publiques pour la multinationale Procter & Gamble (P&G), propriétaire de la marque Tide.

P&G avait investi plus de 150 millions $ en marketing pour promouvoir ses capsules de détergent. Avec ce produit, elle pensait être en mesure d’aller chercher 30 % du marché américain de détergent à lessive de 6,5 milliards $.

Mais voilà que des jeunes se filmaient en train de bouffer des capsules, puis publiaient leurs vidéos sur les réseaux sociaux et lançaient le défi à d’autres de les imiter.

Début janvier 2018, Santé Canada sonnait l’alerte ici aussi. «Il s’agit d’une situation préoccupante et nous rappelons aux Canadiens que l’ingestion de ces sachets peut rendre très malade ou causer la mort, mettait en garde l’agence de santé. Il ne faut jamais mettre de produits de détergents dans sa bouche.»

Devant l’ampleur du défi des capsules Tide, Procter & Gamble a réagi en employant le même genre de tactique qu’un parent aurait pu utiliser pour décourager son ado de prendre de la drogue. Elle a dit aux jeunes : «Ne le faites pas, c’est dangereux».

Le 12 janvier 2018, Tide a tweeté : «À quoi devraient servir les PODs Tide? À FAIRE LA LESSIVE, rien d’autre. [...] Manger une capsule Tide est une MAUVAISE IDÉE.»

Dans une campagne de pub diffusée sur les médias sociaux, P&G a même fait appel au joueur des Patriots de la Nouvelle-Angleterre Rob «Gronk» Gronkowski. L’ailier rapproché répond à une série de questions qui lui sont posées du genre : «Hey Gronk, est-ce une bonne idée de manger des capsules Tide Pods?» Et il répond toujours : «NON!»

Le problème, c’est que la pub s’est retournée contre Procter & Gamble. Les visites dans les centres antipoison américains se sont mis à augmenter. Alors qu’en 2016, il n’y avait eu que 39 cas d’adolescents qui avaient ingéré, inhalé ou absorbé des sachets de détergent, il y en a eu le double dans les 12 jours qui ont suivi la pub. Puis, en quelques mois, il y en a eu deux fois plus que les deux années précédentes réunies.

Bref, cette campagne de mise en garde s’est révélée un énorme fiasco.

Pourquoi?

Dans The Catalyst: How to Change Anyone’s Mind («Le Catalyste : comment faire changer d’idée n’importe qui»), un livre qui vient de sortir en librairie, le professeur de marketing Jonah Berger, de l’Université Wharton, en Pennsylvanie, revient en détails sur le Tide Pod Challenge.

Pour ce spécialiste de l’influence sociale, l’effet boomerang de la pub de Tide s’explique par un phénomène psychologique méconnu du grand public, mais que vous n’aurez sans doute pas de difficulté à reconnaître en vous-même : la «réactance».

La réactance est un état désagréable qui se produit quand les gens sentent qu’il ont perdu leur liberté ou qu’elle est menacée, explique Berger. «Et une façon de réaffirmer une impression de contrôle — de se sentir autonome — est d’adopter un comportement interdit : de texter en conduisant, de laisser le chien courir sur l’herbe, ou même de mâchouiller un Tide Pod.»

Dans un cours à l’université sur les dépendances, je me souviens d’avoir vu cette notion de réactance. La prof nous disait : n’essayez pas de convaincre un toxicomane de lâcher la drogue; écoutez-le et aidez-le à bâtir sa motivation à changer. Si vous poussez, il va se braquer.

Mais comme je l’ai lu plus tard et, comme le souligne Jonah Berger, nous sommes tous réactants, du moins à un certain degré. J’ai introduit l’expression chez moi depuis quelque temps et j’énerve beaucoup ma blonde avec ça. Quand je la sens réfractaire à un changement, je lui dis : «Ah! t’es tellement réactante!»

N’essayez pas ça à la maison. Mais sachez que c’est une notion très éclairante au quotidien. Ça vaut ce que ça vaut, mais j’ai observé que les gens moins réactants sont en général plus ouverts aux suggestions, aux opinions et aux humeurs — la joie, notamment — qu’on essaie de propager. 

Les gens très réactants ont tendance à s’opposer automatiquement, même s’ils sont d’accord avec vous. Ils reçoivent une bonne nouvelle, tu leur dis : «Hey, tu dois être content!» et ils répondent : «Bof, t’sais, moi...» C’est plus fort qu’eux : quand tu es trop affirmatif, ils ont l’impression que tu restreins leur liberté et ils trouvent le moyen de te contredire.

Avec eux, je constate qu’il est préférable de poser des questions neutres : «Comment tu trouves ça?» Au lieu de : «Tu dois être content!»

Mais bon, au-delà des différences individuelles, on est tous armés d’un dispositif antipersuasion. Le meilleur moyen d’échouer une tentative de persuasion est de bombarder quelqu’un d’arguments. «Pousser, dire ou juste encourager quelqu’un à faire quelque chose le rend moins susceptible de le faire», écrit Jonah Berger.

Solution? Il faut proposer des options. Avec les enfants, par exemple, au lieu de les forcer à manger un légume en particulier, on leur offre une sélection de légumes qu’on veut les encourager à découvrir. S’ils vont se faire vacciner, suggère Jonah Berger, on peut aussi leur poser une question : «Tu veux te faire vacciner dans le bras droit ou le bras gauche?»

Planète vin

Éloge du riesling

CHRONIQUE / Si le mot riesling évoque encore pour vous des souvenirs désagréables de vins allemands de masse, médiocres et trop sucrés, il est temps de faire progresser et triper vos papilles en découvrant la grande diversité aromatique que ce cépage noble peut offrir.

Mais avant de faire l’éloge du riesling, j’aimerais faire les louanges de ma très talentueuse collègue Caroline Chagnon qui a signé de plume de fée cette chronique pendant toutes ces années et que je félicite de sa passion et de sa détermination à naviguer vers de nouvelles expériences. Quant à moi, après avoir parcouru la planète pour écrire Routes des Vins dans le Monde - 50 itinéraires de rêve, publié cet automne aux Guides Ulysse, je termine mon niveau Diploma en sommellerie (WSET4) et c’est avec ferveur que je reprends le flambeau pour vous partager mes découvertes et mes expériences de sommelière aventurière.

Qui dit riesling dit nuances 

Le riesling est en tête de liste des cépages blancs parmi les plus fins et les plus complexes de la planète vin avec en plus la caractéristique d’avoir un grand potentiel de vieillissement. Outre la complexité des notes aromatiques que peut présenter un riesling qui a de l’âge, le cépage s’affiche déjà en jeunesse avec une signature olfactive unique qui va des fleurs blanches au rayon de miel et à une variété d’expressions minérales souvent teintées de notes pétrolées. En bouche, on trouve une acidité vive qui rappelle celle de la lime ou du citron Meyer, se déclinant sur les fruits à noyau comme l’abricot et la pêche blanche, voire même jusqu’à l’exotisme de l’ananas, selon les styles.  

Si on imagine parfaitement notre verre de riesling avec une raclette ou une fondue au fromage, il accompagne merveilleusement les huîtres et le saumon fumé en entrée, tout autant que les poissons, les sushis et la choucroute, un accord alsacien classique. Si vous avez envie de faire différent, essayez un coq au vin au riesling, un plat du terroir que l’on sert accompagné de nouilles spätzle. 

Origine et encépagement

Si 40 % des vignes proviennent de leur berceau d’origine en Allemagne, le riesling est aussi le cépage roi de l’Alsace et il s’épanouit de façon admirable dans les vignobles autrichiens et en haute altitude sur les sols d’ardoise de l’Alto Adige en Italie. On en trouve aussi en Europe de l’est et dans plusieurs pays du Nouveau Monde, incluant l’Australie et les États-Unis, notamment dans l’État de Washington où le Château Ste. Michelle collabore depuis plusieurs années avec le réputé Ernst Loosen de la Moselle en Allemagne pour leur gamme Eroica. Plus près de chez nous, le riesling a été le premier vinifera planté dans les Finger Lakes, dans l’État de New York et ensuite dans la région du Niagara en Ontario, en 1974.  

Pour faire naître l’amour du riesling!

Amusez-vous à comparer un riesling d’Alsace avec deux rieslings allemands de régions différentes, et un riesling du Niagara. On trouve plusieurs niveaux de sucrosité dans les rieslings, ceux présentés ici sont secs ou trocken (en allemand), Quälitatswein est une certification de qualité.

Axel Pauly Tres Naris Riesling Mosel 2017 

22,40 $ • 14147601 • 11,5 % • 7,8 g/l • Trocken • Quälitatswein 

Le P'tit Mag

Le coin lecture du 14 mars 2020

Voici pour vous, jeunes mordus de lecture, une sélection de livres à ne pas manquer, choisis par des gens qui s’y connaissent!

SERGENT BILLY (à partir de 4 ans)
Mireille Messier, Éditions de l’Isatis

Soldat décoré, Billy a héroïquement traversé la Première Guerre mondiale en protégeant ses compatriotes du 5e bataillon et en maintenant le moral des troupes. Le plus extraordinaire dans tout ça? Billy est une chèvre! À la fois drôle et touchante, cette histoire transporte le lecteur en pleine guerre où les soldats ont réussi à faire entrer leur chèvre porte-bonheur en secret. C’est son histoire incroyable et pourtant vraie que raconte Sergent Billy. On y découvre la dure vie au front et l’importance de cette mascotte pour les soldats. Elle les fait rire, les réconforte et les protège même parfois. Magnifiquement illustré, ce texte saura surprendre et ravir les lecteurs. Une double page documentaire complète l’album avec des photos du vrai Billy.
Bibliothèque de Québec

Régal

Le trèfle rouge, bon pour la santé? 

Le trèfle rouge ne porte pas chance au même titre que le trèfle à quatre feuilles des Irlandais, symbole de la Saint-Patrick, mais en le consommant on court la chance d’améliorer notre santé cutanée et hormonale.

«C’est rare que les plantes médicinales aient juste une propriété», souligne Capucine Chartrand, herboriste-thérapeute accréditée.

Certains se rappelleront peut-être avoir consommé ses pétales pourpres dans un champ quand ils étaient jeunes alors qu’ils cherchaient un fameux trèfle à quatre feuilles. C’est pourtant ces trèfles rouges que vous auriez eu intérêt à cueillir.

Appelé trèfle rouge, trèfle violet ou encore trèfle des prés, le trifolium pratense nous viendrait des communautés anglophones du nord de l’Europe. «On les retrouve plus souvent dans les herbiers médicinaux anglais que français», expose Capucine Chartrand. Cela expliquerait qu’aucun usage médicinal du trèfle ne soit répertorié dans les archives des Augustines, premières apothicaires du Québec.

«On va utiliser les fleurs et les feuilles, mais surtout les fleurs», précise Mme Chartrand, qui consomme elle-même des tisanes à base de trèfle rouge qu’elle a cueilli et fait sécher l’été précédent. «Il faut juste faire attention, il y a un trèfle blanc qui peut lui ressembler et lui on ne va pas l’utiliser pour la consommation personnelle», avertit-elle au passage.

En cuisine

Juliette Brun: les brownies du bonheur

CHRONIQUE / Précision : la lecture de cette chronique pourrait provoquer une irrépressible envie de cuisiner des douceurs chocolatées. Nous préférons vous en avertir. 

Mardi après-midi, à l’heure du thé ou du chocolat chaud, ça dépend de notre allégeance. J’appelle Juliette Brun sur son portable, elle me parle depuis l’une des animées succursales de Juliette & Chocolat. La Montréalaise a le rire franc, la parole vive et la bonne humeur contagieuse. Dans la façon chaleureuse qu’elle a de répondre, je reconnais tout de suite le ton ludique de l’appétissant livre qu’elle vient de lancer. Avec une entreprise florissante qui compte neuf succursales, la mère de cinq enfants de 3 à 13 ans ne manquait certainement pas de défis ni d’occupations. Elle a quand même trouvé le temps de boucler l’écriture d’un premier bouquin gourmand tout entier consacré aux brownies avec son conjoint et complice Lionel May.  

« On parlait de faire un livre depuis des années. Tellement que c’était devenu une sorte de running gag dans l’équipe de Juliette & Chocolat. On avait plusieurs idées sur la table. Les brownies, c’était l’une d’elles. Comme on avait accumulé plusieurs recettes au fil des ans, et puisque le brownie est notre plus grand vendeur chez Juliette & Chocolat, on a eu envie de se lancer. Il y a aussi que des brownies, on en fait beaucoup à la maison. C’est une activité de famille, ça fait partie de notre vie. C’est un projet qu’on pouvait faire ensemble, avec les enfants, et cette perspective nous plaisait beaucoup. »

Combinaison parfaite entre le sucré, le moelleux, le fudgy et le chocolat, le brownie avait cet autre avantage de ne pas être « prétentieux ». 

« C’est de la pâtisserie relativement simple à faire chez soi, elle n’est pas trop intimidante pour ceux qui n’ont pas beaucoup d’expérience culinaire, mais elle comble le bec sucré de tout le monde. » 

Maison

Lèche-vitrine: quand minou fait le décor 

Depuis des temps immémoriaux, les ô-si-adorables images de chats pululent dans tous les recoins de l’Internet, se reproduisent à une vitesse folle sur Facebook et continuent de faire pleuvoir les «p’tits cœurs» sur Instagram. Pourquoi en serait-il autrement dans l’univers du design? Voici donc une coquette recension d’articles inspirés du deuxième meilleur ami de l’homme (et même une souris!) qui feront ronronner de plaisir.

Carnet d’adresses

• ADzif: adzif.ca 
• Anthropologie: anthropologie.com
• Bouclair: bouclair.com
• Linen Chest: linenchest.com
• L’Inventaire: boutiquelinventaire.com
• LUSINE: lusinequebec.com
• Simons: simons.ca

Le Mag

Des Québécoises à la rescousse des koalas [MISE À JOUR]

Un groupe de Québécoises se préparent à s’envoler vers l’autre côté du globe dans l’espoir de rescaper, de soigner et de nourrir les koalas et autres bêtes blessées ou menacées par les incendies qui ont ravagé l’Australie.

*MISE À JOUR : Le consulat canadien en Australie a informé Mme Leclerc et Zoologistes sans frontières que le départ de la Mission Québec Koala doit être reporté en raison de la COVID-19. Le périple n'est toutefois pas annulé. L'équipe prévoit partir pour l'Australie dès qu'elle recevra le feu vert du gouvernement canadien ainsi que les fonds nécessaires au voyage.

En plus de provoquer une trentaine de morts humaines et la destruction de milliers de bâtiments, les feux de forêt qui ont embrasé la contrée australienne ces derniers mois ont aussi décimé la faune locale. Un professeur de l’Université de Sydney a même estimé à plus d’un milliard le nombre d’animaux — souvent issus d’espèces qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète — qui ont trouvé la mort dans les flammes.

L’ampleur du drame a de quoi émouvoir. Alors toute aide est la bienvenue, même celle de l’autre bout du monde.

Mais qu’est-ce que des Québécois peuvent bien connaître aux koalas? «Au début, je me disais que c’est trop loin, que je ne connais pas le pays. On n’est pas vétérinaires, on ne peut pas soigner les koalas, les chauves-souris, etc. Mais on peut les rescaper et en prendre soin. On a l’expertise. On peut rendre service», explique Johanne Leclerc, présidente et fondatrice de Zoologistes sans frontières lors d’une entrevue accordée au Mag à quelques jours de son départ prévu le 25 mars.

Plein air

Randonnée au Pérou : trouver son air dans le canyon de Colca

CHRONIQUE / Je me souviendrai longtemps de l’odeur du grand air du Pérou. Ou plutôt du grand, mais très pauvre air du Pérou. Déjà, en descendant de l’avion à Arequipa au petit matin, on s’étonne de l’aridité et de la fraîcheur de cette brise qui entre dans nos poumons à 2335 m d’altitude. Mais, si l’on constate rapidement que l’atmosphère de la blanca ciudad (ville blanche) invite à l’aventure, il faut attendre de voir ce qui se cache de l’autre côté des montagnes et volcans qui la bordent pour réellement se laisser couper le souffle.

Et pour moi, il l’a été dans tous les sens du terme. 

Après deux jours passés à s’acclimater, à siester et à s’essouffler pour les moindres escaliers, nous quittons Arequipa en pleine nuit à bord d’un petit autobus en direction du canyon de Colca, où un trek de deux jours nous attend. Dans nos sacs : quelques vêtements adaptés à l’instable mercure de la région, de l’eau à profusion et une impressionnante sélection de médicaments contre l’altitude ou toute forme possible de problème gastrique. Comme beaucoup de ses compétitrices, l’agence que nous a recommandée notre auberge de jeunesse s’occupe de tous les repas : l’art de s’enlever un grand poids.  

Accompagnés de notre guide et d’un petit groupe de touristes à bord, nous sillonnons la route — cœurs sensibles, s’abstenir — qui nous sépare de Cruz del Condor, le plus célèbre point d’observation de cette gigantesque crevasse. Alors que le soleil ravive tranquillement le désert après une difficile nuit glaciale, cet arrêt marque un incontournable, ne serait-ce que le temps d’observer quelques vautours plonger dans le vide et de s’émerveiller devant ce trou de 3400 m de profon-deur. 

Commence alors le véritable périple : atteindre son fond, et le remonter. Prenant départ non loin de la ville de Cabanaconde, le sentier ne se compare à rien de ce que j’ai pu expérimenter auparavant. Le chemin rocailleux nécessite un grand contrôle de chacun de ses pas, et s’étend en zigzags jusqu’à ce qu’on peut deviner être un mince pont traversant un ruisseau, tout en bas. Un vrai cocktail de vertige, de fébrilité et d’envoûtement, on the rocks. Et que dire des imposants cactus et des intrigantes plantes grasses qui bordent cet irréaliste sentier; de quoi susciter admiration et envie chez n’importe quel horticulteur amateur. 

Sous un soleil maintenant devenu plus que généreux, nous descendons les 1000 m de dénivelé de cette spectaculaire paroi du canyon près de quatre heures durant. Un valeureux chien de berger errant, qui semble être un habitué des lieux, s’est épris de notre groupe au sommet et veillera sur nous jusqu’à la fin du périple. 

Une fois tous les randonneurs rassemblés de l’autre côté du pont, nous longeons la rivière jusqu’à un tout petit village (San Juan de Chucchu) fait de bois et de briques de terre cuite, où un dîner typiquement péruvien nous attend. Le paysage est déjà somptueusement différent. En remarquant les figues, les grappes de poivre rose, les avocats et les pommes grenade qui ornent la végétation de ce microclimat, on saisit ce qui motive les communautés de la vallée à vivre si recluses et à parcourir chaque jour l’équivalent d’une expédition de touristes intermédiaire pour gagner leur pain. 

S’acclimater

Il m’a fallu descendre un canyon entier avant de comprendre que mon corps ne s’est pas encore acclimaté, même après trois jours en altitude. Misère. Si près d’une rivière et enveloppés d’une telle chaleur, on n’aurait pu s’imaginer se trouver toujours à 2300 m du niveau de la mer. Or, chacun des pas d’ascension que j’entreprends sur ce sol à peine vallonneux me donne l’impression d’être en plein marathon. 

On pourra dire que j’ai fait durer le plaisir. Je profite des courtes séances de découvertes horticoles pour reprendre mon souffle, et je répète le même manège pendant les trois heures restantes : m’arrêter, respirer 50 fois en une minute, envier la capacité cardiaque du chien, retrouver espoir et enthousiasme, repartir.  

Mais tout le mal est déjà presque oublié lorsque le village de Sangalle, communément appelé « l’Oasis » pour d’irréfutables raisons, commence finalement à poindre à l’horizon. Après avoir traversé un pont suspendu qui surplombe la rivière Colca, nous atteignons ce joli et luxuriant havre parsemé de petits hôtels. Tout y est pour s’arrêter le temps d’une nuit : même quelques piscines creusées. Ai-je réellement dit « trek »? 

Régal

Fourchette bleue: la crevette nordique de retour 

MATANE — La crevette nordique est de retour dans la plus récente liste des espèces marines dévoilées par Fourchette bleue. Il en est tout autant de la plie grise, dont l’accroissement des stocks était espéré depuis 10 ans. Cette année, 43 espèces marines seront valorisées et offertes dans les restaurants et les poissonneries qui arborent la certification Fourchette bleue.

«L’année passée, il y avait une diminution de la biomasse de crevette dans les quatre zones du Saint-Laurent, explique la directrice d’Exploramer. Cette année, il y a un retour dans deux des quatre zones et les deux autres sont stables. On a préféré remettre la crevette pour éviter que les gens consomment de la crevette importée et pour qu’ils fassent des choix plus locaux.» Sandra Gauthier indique aussi que le retour de la plie grise est une très bonne nouvelle.

En revanche, Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts, qui est responsable de Fourchette bleue, a choisi de retirer le gaspareau et le poulamon de sa liste parce que les stocks sont actuellement inconnus. Par contre, le grenadier du Grand Banc, une espèce qui se retrouve dans les chaluts de crevettes, devrait être davantage valorisée et intégrée dans les menus. 

Fourchette bleue est un écoguide dédié au Saint-Laurent et à ses pêcheries qui encourage les consommateurs, les poissonniers et les restaurateurs à prioriser les produits marins d’ici, à découvrir de nouvelles saveurs marines et à diversifier leurs choix de poissons et de fruits de mer. Plus de 90 restaurants et poissonneries de partout au Québec sont certifiés Fourchette bleue.

As-tu vu ça

Au-dessus des villes néon [16 PHOTOS]

On aime baigner dans l’ambiance des photos de la série Glow de Xavier Portela, ce photographe autodidacte belgo-portugais qui s’amuse à travailler les couleurs, l’atmosphère immatérielle et la vibrance hypnotique de clichés aériens de Tokyo et de New York.

Dans les mots de Portela lui-même : «Je cherche à reproduire ce qu’on se souvient d’un lieu et non pas ce qu’on a vu de celui-ci. Quelqu’un m’a envoyé un email [qui] disait en résumé : “J’ai vécu six ans au Japon et vos photos reflètent exactement les souvenirs que j’ai de cette ville”. Pourtant, on sait très bien que Tokyo n’est pas rose ou bleu, mais c’est le souvenir, l’expérience qu’on en a gardés. Mon objectif est d’exploiter les couleurs pour redonner de la température, du son, une odeur peut-être, de la vibrance à une image en deux dimensions.»

«À l’origine, je voulais réaliser une série de nuit, mais lorsque j’ai commencé à trier mes photos, j’étais déçu du rendu de celles-ci. Je n’arrivais pas à retrouver l’atmosphère et l’ambiance que j’avais ressenties sur place. Du coup, j’ai laissé tomber le projet et c’est seulement deux ans plus tard en lisant des mangas que j’ai été inspiré par le travail de Benjamin Zhang Bin, sa manière d’explorer les couleurs m’a tout de suite fait penser à mes photos de Tokyo et j’ai commencé à retoucher les couleurs de celles-ci. Je n’ai pas choisi le rose ou le bleu, j’ai simplement cherché les couleurs qui me procuraient un souvenir de la scène le plus proche possible de celui que j’avais en tête.»

Info :
xavierportela.com
@xavierportela sur Instagram
@xavierportelaphotographer sur Facebook

Le Mag

Il était une fois... le féminisme dans les livres jeunesse

Vous préparez le souper et tout à coup, la conversation avec vos enfants vous amène à devoir expliquer les saines relations homme-femme? Tout un contrat!

«Comme parent, spontanément, on n’est pas prêt à tout aborder», explique Brigitte Carrier, spécialiste de littérature pour enfants à l’Université Laval. C’est là que les livres arrivent à la rescousse, encore plus opportuns en cette veille de la Journée internationale des femmes!

Justement, la YWCA regroupe à l’intention des enfants, des parents et des enseignants par son projet Kaléidoscope une sélection de livres jugés exemplaires en matière d’éducation à l’égalité. Ils présentent l’égalité des sexes, et des sujets d’intérêt social pour promouvoir des modèles et des comportements égalitaires chez les 0-12 ans. «Il y a une socialisation sexiste qui se produit encore aujourd’hui, rappelle Line Boily, la coordonnatrice de Kaléidoscope. Dans les médias, les jeux vidéo, l’offre de vêtements et les publicités, il y a énormément de visuels rétrogrades qui objectivisent les femmes. C’est nécessaire de contrebalancer tout cela avec l’éducation».

Maison

Céramique: des idées de grandeur [PHOTOS]

En 2020, la céramique prend plus d’espace dans la maison en s’invitant sur toutes les surfaces. Du plancher, elle remonte sur les murs en s’attardant sur les comptoirs et s’impose avec une nouvelle norme de 60 x 60 cm en matière de taille, qui évolue déjà vers le 60 x 120cm, dévoile Kristina Panzera, acheteuse principale de Ciot. Des tuiles de grandes dimensions donneront un effet d’uniformité et de grandeur à n’importe quelle pièce, tout en lui octroyant un aspect haut de gamme.

Avec cette tendance, les tuiles rectifiées sont de plus en plus en demande. Elles permettent de faire des microjoints qui ne briseront pas l’effet d’ampleur créé par les grandes tuiles, informe Eric Bisson, représentant des ventes pour Holten Impex Ceramica Concept. «Quand on prend du grand format et qu’on fait des petits joints, on crée un effet d’ensemble au niveau du sol. Donc, on donne un effet de grandeur sans pour autant aller chercher des hyper grandes tuiles», explique-t-il.

Chaude la céramique!

La tendance aux planchers chauffants encourage la tendance pour les planchers de céramiques. Elle s’installe jusque dans les chambres à coucher, particulièrement si elles sont de petites tailles. «Dans des condos par exemple, certains vont préférer garder le même produit au plancher dans tout l’espace, surtout maintenant avec les planchers chauffants, c’est quand même très confortable», remarque Kristina Panzera.

Plus les formats sont grands, plus la tuile est sobre. Principalement sur le sol, puisqu’il est plus difficile de changer un plancher qu’un mur, surtout s’il est chauffant. Plus le carreau de céramique rapetisse, plus on y ajoute de détails.

La céramique n’est plus simplement valorisée pour son côté pratique et durable, elle devient un élément de style qu’on peut utiliser pour créer des chefs-d’œuvre qui décorent les pièces aussi efficacement qu’un tableau, avec l’avantage de pouvoir être installé sur une plus grande variété de surfaces. «Habituellement, c’est des carreaux 20 x 20 cm ou 15 x 15 cm qui imitent les anciennes tuiles peintes à la main, ou les tuiles de ciment peintes à la main», décrit Kristina Panzera.