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As-tu vu ça

L’homme qui dessinait sur le gazon [PHOTOS]

Bien des gens ont, dans leur jeunesse, dessiné à la craie sur l’asphalte d’une ruelle. Saype, lui, voyait beaucoup plus grand.

Cet artiste autodidacte — Guillaume Legros de son vrai nom, un Français qui habite la Suisse — a commencé le graffiti dès 14 ans. Mais le béton est vite devenu un canevas insuffisant.

Depuis 2013, il peint des toiles «hors formats», du plexiglas, mais surtout des parcs, des champs et des montagnes.

Armé de son pulvérisateur et de peinture biodégradable, il a déjà dessiné une gigantesque fresque éphémère de 10 000 mètres carrés (deux terrains de football!) sur le flanc d’un mont des Alpes suisses.

Cette année, il a lancé l’ambitieux projet Beyond Walls : peindre des poignées de mains entre 20 villes afin de créer «la plus grande chaîne humaine au monde». 

Info: saype-artiste.com

Maison

Emballages écolos emballants

Sacs lustrés, rubans scintillants et ruban adhésif ne se recyclent pas, ce qui explique que les emballages cadeaux se retrouvent dans les poubelles plutôt que dans le bac de recyclage. Les solutions plus écologiques commencent toutefois tranquillement à faire leur chemin. Nous vous en proposons quelques-unes ici.

Pour emballer

Tant de matière s’accumule dans nos maisons. Pourquoi ne pas utiliser d’anciens rideaux ou une nappe qui ne sert plus pour emballer ses présents? Les retailles de tissus du costume d’Halloween, des foulards, cravates ou mouchoirs en tissu ou de jute qui remplissent les tiroirs peuvent aussi trouver une seconde vie.

Mode

La mode des «ugly sweaters» durant les Fêtes

Saviez-vous que la tradition de porter ces vêtements saisonniers qui depuis quelques années rehaussent en facteur amusement nos soirées du temps des Fêtes aurait une origine canadienne? En effet, la ville de Vancouver revendique la paternité de la tendance Ugly Sweater durant les Fêtes.

En 2002 s’y est tenu le premier «ugly sweater party», un événement caritatif qui a connu un grand succès au fil des années. On demandait aux participants de se vêtir d’un chandail à thématique de Noël. Évidemment, les références aux cardigans habillant les vedettes des téléséries des années 80 à l’approche de Noël étaient très présentes.

Aujourd’hui, cette tendance humoristique n’est plus réservée aux chandails et cardigans. Il est possible de se vêtir de la tête aux pieds d’un style hilarant qui peut même parfois éclipser l’intemporelle allure du père Noël.

En cuisine

Festif festin de bouquins

Parce que les beaux livres de recettes ont encore et toujours la cote, sous le sapin comme sur l’ilot de la cuisine, voici quelques suggestions bouquines pour chacun des gourmands de la parenté.

Downton Abbey – Le livre de cuisine, Les 100 recettes officielles
Annie Gray, Marabout, 270 p.

Pour la fan finie de Downton Abbey (ou pour celui qui rêve de mettre le cap sur l’Angleterre)

Les tablées où se multiplient les cloches dorées et l’argenterie scintillante ont fait saliver bien des téléspectateurs fidèles de Downton Abbey. Pour reproduire les banquets de la famille Crowley (l’étiquette guindée en moins), ce livre de cuisine officiel propose une centaine de recettes. Plats des grands soirs à servir dans une porcelaine fine ou pique-nique élaborés à déguster sous un chapiteau après un enlevant match de cricket se voisinent au fil des chapitres gourmands. Rempli de photos et de dialogues tirés de la série, l’imposant manuel retrace aussi différentes traditions gastronomiques de l’époque. Au surplus, toute une section « Downstairs » est consacrée aux repas servis dans l’aile des domestiques, sans doute l’endroit le plus intéressant du vaste domaine puisque c’est là que s’éventent les secrets de la maisonnée. Caille, canard, bœuf, jambon et autres viandes sont déclinés dans divers plats, mais perso, je préfère les sections où brillent meringues, timbales, mincemeat au citron, Christmas pudding et autres douceurs sucrées très, très british. À parcourir en mangeant des scones et en buvant du thé bien chaud, my dear.


Le P'tit Mag

Des petits bonheurs à partager

LES P'TITS CUISTOTS / Le temps des Fêtes à toujours été pour moi une période de l’année enivrante et heureuse. De la décoration du sapin jusqu’à la musique de Noël, des repas partagés aux promenades dehors en famille, je trouve que ce temps est précieux, doux et magique à la fois. Comme si, pendant quelques semaines, on se trouvait dans un globe de verre rempli de confettis.

Chaque année, je mesure ma chance d’avoir un temps des Fêtes aussi doux. Pour d’autres, c’est souvent la pression des mille et un cadeaux à trouver, c’est le travail qui prend le dessus, le poids de la solitude ou la santé qui joue de vilains tours.

C’est d’autant plus important alors, je crois, de prendre le luxe du temps qui nous est donné pour offrir du bonheur à ceux qui le côtoient moins que nous. Que ce soit une musique qui nous a fait du bien, un livre qui nous a fait sourire, une accolade sentie ou une douceur cuisinée avec cœur; donner du beau à ceux qui en ont besoin, c’est la meilleure façon de finir l’année. Ainsi la prochaine sera nécessairement plus douce, magique et un peu plus remplie de confettis.

Allez! Joyeux temps des Fêtes à toi et ta famille.
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Le Mag

Outremangeurs anonymes: combattre la «brosse alimentaire» des Fêtes

La bûche de Noël nous fait de l’œil. La tante insiste pour qu’on se serve une deuxième assiette. Le temps des Fêtes est riche en tentations. Or, si la majorité des gens mangent sans s’inquiéter, d’autres voient cette période comme une occasion de retomber dans l’enfer de la «brosse alimentaire». Car entre une «bonne fourchette» et un obsédé de la bouffe, il n’y a parfois qu’un pas. Confidences de trois outremangeuses qui se préparent à affronter un temps dur de l’année.

«Le temps des Fêtes, c’est dur. La bouffe est partout», s’afflige Lucie, qui est devenue membre d’Outremangeurs anonymes il y a huit ans. «Il faut être à l’affût et rester sur nos gardes tout le temps.»

Le Mag

13 jeux de société pour s’amuser pendant les Fêtes

Le scénario est idéal : une journée enneigée pendant les vacances de Noël, la famille et les amis réunis, des boîtes de jeux de société empilées sur la table de la cuisine pour un moment de plaisir et de complicité. Une belle façon de s’amuser et de laisser tomber les écrans. Le Soleil a consulté trois experts en jeux de société — en plus d’avoir la chance de tester leurs suggestions — pour inspirer ceux qui cherchent des sources de divertissement pour égayer leur congé des Fêtes ou simplement des idées de cadeaux à mettre sous le sapin. À vos jeux!

*Les jeux sont présentés en ordre alphabétique. Les prix, les durées des parties et les disponibilités peuvent varier.

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Le Mag

Les fabuleuses fêtes d’une famille folle des jeux

On ne s’ennuie pas chez les Sauvageau. Chaque année depuis près de trois décennies, cette tribu de fêtards se réunit pour trois journées intenses de jeux autour du Nouvel An. Un moment privilégié qui ravive les esprits de famille et des Fêtes… et qui pourrait en inspirer plusieurs.

Du 31 décembre au 2 janvier, une maison de campagne dans Portneuf sera plus occupée — et plus grouillante — qu’à l’habitude. Une vingtaine de personnes y seront entassées, sans télé ni Internet, pour un curieux camp de vacances où on multiplie les jeux.

Depuis sept ans, Manon Sauvageau est l’hôtesse de ce party. «On a une longue tradition de jeux inventés et très actifs. Dans les années 70-80, le sous-sol chez ma mère se transformait en salle paroissiale. Personne ne voulait manquer ça, avec l’animation, les jeux et un peu de grivoiseries», raconte la mère de deux adolescentes.

Le Mag

Les profs préfèrent les petits mots aux cadeaux

Une tasse à café «Super prof»? L’enseignant de votre enfant risque d’en avoir reçu quatre douzaines. Alors, comment gâter ceux et celles qui se donnent corps et âme à votre progéniture toute la journée? Le Soleil a demandé à des professeurs et à des éducatrices ce qu’ils aiment (ou non) recevoir à Noël. Si les petits mots de reconnaissance l’emportent haut la main, voici quelques pistes d’inspiration... et de réflexion.

«Il n’est pas rare qu’un enfant angoisse avant la fin des classes, car ses parents n’ont pas de sous pour acheter un présent à l’enseignant. Un gros câlin, un petit service, un mot sur le bureau, un sourire sont des cadeaux qui restent imprégnés en nous pendant plusieurs années. Malgré cette réponse, enfants et parents insistent parfois pour offrir un petit quelque chose... Pour moi, enseignante au primaire depuis 18 ans, le plus beau des cadeaux est celui que je pourrai partager avec mon groupe pendant l’année scolaire, un cadeau dont les élèves pourront bénéficier, comme du matériel scolaire, de la présence en classe ou un livre d’histoire.»

Le P'tit Mag

Les vilains monstres de Noël!

Alors que le père Noël est célèbre pour son rire tonitruant et sa générosité, d’autres personnages de légende sont un peu moins joyeux. Voici les portraits de croquemitaines et démons qui effraient les enfants européens pendant les Fêtes. À lire si tu n’as pas froid aux yeux!

• Krampus

Vieux de plus de 2000 ans, le Krampus est une créature cornue mi-chèvre, mi-démon, aux longues dents et aux longs poils. En Europe, il lui arrive d’accompagner Saint-Nicolas (l’ancêtre du père Noël) de maison en maison pour distribuer les punitions aux enfants turbulents. Il les effraie avec son masque monstrueux et les fouette avec des branches de bouleau.

Mode

Des Fêtes brillantes

Rien de mieux que de profiter du temps des Fêtes pour briller de mille feux. Du simple accessoire au look total en passant par un subtil effet dans notre maquillage, de nombreuses possibilités s’offrent à nous pour scintiller. De plus, paillettes, et sequins ne sont plus réservés pour les grandes occasions. Rien ne nous empêchera, une fois les célébrations terminées, de mélanger nos brillants à nos vêtements sport ou jeans, pour créer des styles sport-chic qui se démarqueront. Voici donc une sélection d’idées qui invite à la fête.

As-tu vu ça

New York sans taxis ni piétons

Afin de montrer la beauté de l’architecture new-yorkaise, le photographe Marc Yankus a retiré tous les éléments distrayants de ses clichés de la ville.

Voitures, taxis jaunes et piétons sont effacés des images. Ne restent que les façades des maisons collées emblématiques de la Grosse Pomme, les imposants palais de justice et les commerces des quartiers populaires.

Les grands musées comme le Guggenheim et le MOMA semblent flotter dans un tissu urbain soudainement très tranquille.

Ces clichés faisaient partie de l’exposition New York Unseen, présentée cet automne à la Clamp Art Gallery à Manhattan.

En cuisine

Qu'en est-il de la diète keto?

Perso, je suis toujours un peu perplexe face aux régimes de l’heure, à ces tendances qui gonflent comme une vague sur laquelle plusieurs surfent un temps avant de glisser vers la prochaine déferlante.

Mais voilà, la popularité de la diète cétogène ne semble pas s’essouffler. En tout cas, pas beaucoup. Quand des épiceries keto voient le jour (Option Keto, à Sherbrooke), quand des restos incluent une section keto dans leur menu (Délia Eggxtra de Sherbrooke) et quand des festivals poussent dans le paysage (Keto Fest de Québec et de Montréal, Keto Abititibi) ça veut dire qu’il y a une importante masse critique qui a joint le mouvement. Ceux qui ont adopté la diète cétogène en sont d’ailleurs de farouches défenseurs; ils parlent de celle-ci comme d’un mode de vie et jurent de son efficacité.

Devant pareil engouement, j’ai eu envie de creuser le sujet avec Karine Gravel, nutritionniste et docteure en nutrition qui, pendant son doctorat, a étudié les effets de la restriction sur les comportements alimentaires.

« Des diètes à la mode, il y en a toujours eu, précise-t-elle d’emblée. Mais maintenant, avec les médias sociaux, je crois qu’on en entend davantage parler. Souvenez-vous que dans les années 1980, on faisait la guerre aux matières grasses. Dernièrement, la diète cétogène a refait surface, mais ce n’est pas une nouveauté à proprement parler puisqu’elle a été introduite dans les années 1920. C’est un traitement médical non pharmaceutique pour l’épilepsie pédiatrique réfractaire, qui a notamment pour effet de diminuer les symptômes de la maladie. »

L’assiette keto présente aujourd’hui une bonne cote de popularité auprès de ceux qui souhaitent perdre du poids.

« La préoccupation à l’égard du poids est répandue. Les gens veulent parfois trouver LE régime qui fonctionne et vite. Ils souhaitent souvent une solution miraculeuse. »

Et la diète cétogène, quoique restrictive et assez contraignante, présente cet « avantage » d’engendrer une rapide perte de poids.

« Selon les recommandations officielles, environ 55 % de notre apport énergétique devrait provenir des glucides. L’alimentation cétogène fait passer ce seuil sous la barre des 10 % pour privilégier les lipides, donc les gras, qui constituent 75 à 80 % de l’assiette dite keto. La proportion de protéines dans le menu, elle, ne change pas et tourne autour de 15 %. »

Or, l’organisme a besoin de glucides pour fonctionner.

« Au cours des 24 à 36 premières heures d’une alimentation cétogène, il va utiliser le glycogène à sa disposition, c’est-à-dire nos réserves de glucose dans nos muscles et notre foie. Mais ensuite, en raison d’une insuffisance de glucides, les acides gras présents dans la circulation sanguine vont être transformés par le foie en corps cétoniques pour fournir de l’énergie. Ce n’est donc pas une voie métabolique habituelle, mais plutôt une adaptation du corps. »

L’hypothèse est que la dépense énergétique engendrée par le processus va favoriser la perte de poids. C’est ce qui ferait que ça fonctionne, même si, à première vue, ça parait un brin insensé et illogique de multiplier l’apport en gras pour diminuer son tour de taille.

« Cela dit, il y a un bémol. C’est vrai que les gens perdent du poids au départ, mais selon une méta-analyse, au bout d’une année de ce régime, et comparativement à un autre dont on n’a pas retranché les glucides, la différence qu’affiche la balance est minime. À peine deux livres. »

C’est un bénéfice bien mince. Auquel s’ajoutent des inquiétudes.

« On manque de recul, parce que les plus longues études scientifiques sur la diète cétogène se sont étalées sur seulement deux ans. On ne sait donc pas quels sont ses effets à long terme. Pour atteindre le pourcentage de lipides recommandés dans une journée, ceux qui veulent la suivre peuvent être invités à ingérer beurre, bacon, crème 35 % et autres matières grasses à profusion. C’est correct d’en avoir une quantité raisonnable dans son alimentation. Mais de grandes quantités de lipides saturés, ça risque de faire grimper le taux de cholestérol LDL, connu sous le nom de mauvais cholestérol, qui augmente le risque de maladies cardiovasculaires. »

C’est une préoccupation. Il y en a d’autres.

« On parle aussi beaucoup, ces dernières années, du microbiote intestinal et de son influence sur notre état de santé général. Les fibres alimentaires jouent un rôle important dans le maintien d’un microbiote en santé et elles font défaut dans une alimentation cétogène. »

Parce qu’elle exclut notamment les produits céréaliers, certains fruits et légumes et les légumineuses, la diète cétogène peut aussi engendrer des carences au chapitre des vitamines, des minéraux et des antioxydants.

« À la longue, il peut y avoir de la constipation, une perte osseuse et un risque accru de pierres aux reins. Dans de rares cas, la diète cétogène peut mener à l’acidocétose, lorsque l’organisme s’acidifie trop en raison d’un excès de corps cétoniques. »

Rien de très séduisant, finalement.

« La diète cétogène demande beaucoup d’efforts, ce qui la rend difficile à maintenir à long terme. Elle ne fait pas consensus comme, par exemple, la diète méditerranéenne. D’autres études sont en cours, mais à la lumière de ce que la science nous dit actuellement, ce n’est pas une diète à recommander. »

Lors d’un précédent entretien avec le nutritionniste Hubert Cormier, également nutritionniste et docteur en nutrition, j’avais brièvement abordé la question de la diète cétogène. En plus d’évoquer les inquiétudes qu’elle soulève au chapitre de l’apport nutritionnel, celui-ci avait remarqué qu’elle pouvait aussi mener à des compulsions alimentaires. Ce que confirme Karine Gravel.

« Dans mes recherches, comme dans ma pratique, je travaille à améliorer la relation que les gens ont avec la nourriture. On voit que, plus on tente de contrôler son alimentation, plus on risque de perdre le contrôle, éventuellement. Une saine alimentation ne suppose pas qu’on doive tout calculer comme le commande la diète cétogène. Notre alimentation ne devrait pas nous empêcher de manger avec les autres et d’avoir du plaisir à se retrouver à table. »

Maison

Noël 2019: on s’énerve le pompon

Des pompons roses aux ornements en bois et en fourrure, la décoration des Fêtes est ultra éclatée cette année. «On peut avoir un Noël bohémien, un Noël scandinave, un Noël plus traditionnel...», énumère Maude Jetté, styliste d’intérieur et propriétaire de Cactus & Béton. Malgré tous les possibles, elle note une grande tendance à l’épuration: on limite les guirlandes, on dose les ornements et les accessoires. Et les articles de Noël laissent place aux décorations d’hiver qui perdurent. Une bonne chose comme la saison s’éternise. Regard sur quelques courants forts, avec celle qui est aussi designer de présentation.

>  Nostalgie, quand tu nous tiens

Noël flirte avec le passé et titille notre fibre nostalgique cette année, souligne Maude Jetté. En témoignent les reproductions de vieilles voitures rouges avec le sapin «sur le top». Ou encore la grande offre d’ornements en verre rétro. Certains tirent sur les tons ambrés, d’autres sont transparents ou iridescents. Sur son blogue Fleur Maison, la décoratrice et styliste Vanessa Béland présente son sapin, dans cet esprit. Il adopte le «style mid-century» avec ses ornements vieillots et colorés, évoque la nostalgie avec des photos de l’année suspendues à ses branches, et fait un retour dans le temps avec son look de pur «sauvageon».

Le P'tit Mag

Cadeaux à faire soi-même

Il y a un dicton qui dit que donner procure plus de bonheur que recevoir. Si tu as envie de semer le bonheur autour de toi avec des objets rigolos, faits à la main, fabriqués avec des matériaux qui se trouvent déjà chez toi, voici quelques idées. Bon bricolage!

>  Des cailloux-cactus

Peindre des galets de différentes tailles avec de la peinture verte et blanche pour leur donner l’aspect d’un cactus, puis les disposer dans un petit bol ou pot rempli de sable ou de petits cailloux.

As-tu vu ça

Un photographe aux oiseaux!

Le printemps dernier, Steve Biro se tenait au bord d’un étang dans une zone de protection des rapaces, en Ontario. Le photographe amateur se préparait à croquer un pygargue à tête blanche (surnommé Bruce). Une image qu’il préparait depuis l’année précédente et qui, une fois réussie à la perfection, allait faire le tour du monde.

Il lui aura fallu un an de patience et de préparation pour réussir cet exploit : un cliché parfaitement symétrique d'un oiseau en vol.

Résident de Windsor, M. Biro travaille pour la compagnie Ford, tout en espérant un jour vivre de son art. Il immortalise tout ce qui lui tombe dans l’œil : paysages, architecture, villes, animaux, etc. Mais les oiseaux le charment particulièrement, comme en font foi ces images.

«Les oiseaux semblent être les sujets qui m’intéressent le plus en raison de leurs similarités avec les humains. Je vois tellement d'humanité chez les animaux que je photographie. Observer et respecter leurs comportements me permet de vraiment établir une relation avec eux quand je suis dans la nature. J'adore quand j'arrive à connecter avec eux, à leur niveau. La photo parfaite est en fait un moment de lien privilégié entre eux et moi. C’est sans doute pourquoi la photo de Bruce l’aigle a autant fait parler», dit-il.

Pour en voir plus, visite le site Web de M. Biro à stevebirophotography.com et @stevebiro sur Instagram.

Mode

UNLSH, une fragrance pour le sport

ON A TESTÉ / Avant tout connue pour ses vêtements et chaussures de sport, Adidas propose également des produits de soins corporels. Conçues pour optimiser la performance des athlètes, quatre nouvelles fragrances ont fait leur apparition sur le marché: STRKE et CHRGE, pour hommes; UPLFT et UNLSH, pour femmes. Avec ces fragrances, ADIDAS tente d’unifier le corps et l’esprit.

J’ai fait l’essai de UNLSH avec ses notes de mangue, d’orange sanguine et de mandarine, son cœur chocolat praliné et son fond musqué.

On comprend très bien l’effet dynamisant. On découvre également un très beau parfum fruité et fleuri, très féminin.

Si vous êtes à la recherche d’une fragrance originale à un prix raisonnable, cette gamme pourrait s’avérer un choix intéressant, voire surprenant.

100 ml, 35$ chez Pharmaprix.

Bières

Un Vendredi fou pour une bière

CHRONIQUE / Le Vendredi fou, vous connaissez sûrement ! Chaque vendredi après Thanksgiving, de très nombreux commerçants offrent des rabais si intéressants que l’événement est devenu la journée la plus lucrative pour les commerces de détail. Mais qu’en est-il des brasseries ?

C’est du côté des États-Unis qu’il faut se tourner pour profiter des meilleures offres chaque Vendredi fou. Plusieurs brasseries et entreprises de tourisme profitent du Mégasolde de novembre et de la fin de semaine qui la suit pour offrir des événements spéciaux, surtout liés à l’achat de bières, plus rares ou non. Du côté du Québec, après une recherche exhaustive des différentes activités planifiées cette fin de semaine, le Vendredi fou ne semble pas un prétexte à l’organisation d’activités commerciales… Pour le moment !

As-tu vu ça

Récifs à broder

Sur des cercles à broder, l’artiste Helen Wilde transpose des petits bouts de nature.

Sa collection s’inspire d’un voyage au Sri Lanka, de ses fleurs, de ses récifs, de ses littoraux, mais aussi de Geoffrey Bawa, architecte local à l’origine du modernisme tropical. Elle-même érige des formes tactiles en trois dimensions à l’aide de porcelaine, d’organza, de coton, de laine, de soies et de fils teints à la main.

Basée au Royaume-Uni, et diplômée de la Nottingham Trent University en arts décoratifs, l’artiste a travaillé pendant plusieurs années pour des marques comme Harrods et Lush cosmetics.

Elle a ouvert une boutique Etsy, nommée Ovo Bloom, en 2018, où elle propose ses créations un brin rétro et le fruit de sa passion.

Pour voir l’étendue de son talent, on visite @ovobloom sur Instagram ou www.etsy.com/uk/shop/ovobloom.

Mode

Des petits plaisirs à offrir ou à s’offrir

> SUGGESTIONS À MOINS DE 50$

À la recherche de cadeaux abordables? Nous avons choisi pour vous des articles au goût du jour qui feront plaisir aux amateurs de mode et de beauté. Tout peut se magasiner ici-même; une bonne raison d’aller visiter nos commerçants. Bon magasinage.

Le P'tit Mag

Des la la la plein la tête

Connais-tu des mélodies qui aident à retenir les lettres de l’alphabet ou la liste des planètes du système solaire? Savais-tu qu’on retient plus facilement les tables de multiplication si on les récite en suivant un rythme régulier? La musique peut-être entraînante, touchante, sublime, mais elle est aussi bien utile pour développer ton cerveau.

À l’Université Laval, les chercheurs de La Chaire de recherche du Canada en musique et apprentissages explorent les impacts de l’apprentissage de la musique sur les résultats en lecture, en écriture et en mathématiques. En comparant des groupes d’enfants qui apprennent avec la musique et sans la musique, ils ont établi que ceux qui apprenaient en musique développaient leurs habiletés deux fois plus vite!

DES BIENFAITS

> Bon pour la mémoire
Écouter une musique qui nous plaît active et développe les circuits de la mémoire. On retient les notes entendues pendant que notre cerveau tente de deviner celles qui s’en viennent.

> Bon pour le moral
Écouter une musique douce apaise et écouter une musique plus rythmée procure de l’énergie. Le bonheur d’écouter de la musique qu’on aime inonde le cerveau de plusieurs substances chimiques comme la dopamine (plaisir et désir), l’ocytocine (amour et attachement), la sérotonine (qui est antidépressive) et les endorphines (qui calme nos douleurs et procure une sensation de bien-être).

> Rend le cerveau plus élastique
Oui, oui! l’apprentissage de la musique influence la structure et le fonctionnement de différentes parties du cerveau. La sensibilité auditive, les capacités motrices (qui ont rapport au mouvement) et le niveau d’attention se développent. On le voit clairement en comparant le cerveau d’un musicien professionnel et celui d’un simple mélomane du dimanche.

Maison

12 trucs de pros pour un sapin de Noël parfait

L’humanité se divise en deux groupes : ceux qui attendent avec impatience l’heureux moment de décorer leur beau sapin et ceux qui y voient une souffrante corvée annuelle. Or, cette inévitable saison où les arbres festifs poussent soudainement dans nos salons est maintenant arrivée. Comment peut-on s’acquitter avec élégance de cette tâche parfois si longue et ardue? Le Soleil a réquisitionné l’avis de trois expertes passées maîtres dans l’art de décorer le roi des forêts. Voici leurs conseils, trucs et astuces pour un sapin de Noël «professionnel».

1)  Trouvez d’abord l’inspiration

N’improvisez pas votre sapin, avertit la designer Marie-Laurence Jetté, responsable du département de Noël chez Folia Design. Trouvez une inspiration qui vous guidera, question de créer une ambiance à votre goût. Les sources abondent : Pinterest, Instagram, vitrines de magasin, catalogues, autres sites Web de Noël.

Une idée? Imiter les Danois et leur hygge, cet art de vivre doublé d’un style de déco chaleureux. «Ce peuple nordique nous ressemble, puisqu’on a les mêmes températures. On peut s’inspirer de leur façon de préférer les matières naturelles, de réchauffer l’espace, de créer une ambiance naturelle», propose Josée Gagné, propriétaire de Fleur d’Europe.

Surtout, gardez votre image d’inspiration à portée de la main tout au long de votre création.

Bières

Des bières noires rondes et gourmandes

CHRONIQUE / La météo des derniers jours me donne le goût de plonger les lèvres dans quelques bières bien rondes et riches, aux notes aromatiques de café et de chocolat. La bière parfaite pour accompagner un chaleureux feu de foyer, quelques sons de guitare acoustique et une belle vieille amitié. La bière rassembleuse par excellence! Je vous propose donc aujourd’hui cinq bières à essayer.

Porter Baltique édition spéciale 2019 - Brasserie Les Trois Mousquetaires

Disponible chaque année à pareille date, la BPES 2019 (Baltique Porter Édition Spéciale) est un produit issu de l’imagination des brasseurs de la brasserie Les Trois Mousquetaires. Autrefois affinée en fût de bourbon uniquement, le fait qu’elle soit issue de fûts de brandy et de bourbon lui donne un caractère plus affirmé et une rondeur irréprochable. La version 2019 est tout simplement exceptionnelle. Courez vite chez votre détaillant favori. Il doit encore lui en rester quelques-unes...

As-tu vu ça

#dressedtomatch: l’art de marier la mode et la peinture selon Marie-Hélène Raymond [PHOTOS]

«Ça ne date pas d’hier que je matche avec les événements et les choses qui m’entourent. Ça fait partie de ma personnalité!» raconte Marie-Hélène Raymond, instagrammeuse et coordonnatrice de la stratégie numérique au Musée national des beaux-arts du Québec.

Quand elle parle de matcher, l'ancienne chroniqueuse culturelle de TQS, à l’époque, fait référence à #dressedtomatch, un mot-clic sur les médias sociaux qui montrent des gens vêtus de manière à ressembler à leur environnement ou à un objet. Une idée lancée sur Instagram par l’Américaine Michelle Satterlee.

En cuisine

Grilled cheese… versions revues et augmentées

CHRONIQUE / Summum du simplissime souper et grand classique des repas pressés, le grilled cheese est synonyme d’assiette sur le pouce autant que de plat réconfort qui évoque les parfums de l’enfance. La « recette », qui aurait été popularisée en Amérique du Nord dès les années 1920, a traversé les années avec brio, en suivant la tendance du manger mieux. Résultat : il est loin le temps où le sandwich chaud se traficotait avec deux tranches de pain blanc et un caoutchouteux carré orange fluo.

Aujourd’hui, le grilled cheese se pare de fromages fins. On l’agrémente de condiments relevés. On le prépare avec du pain au levain, du pain aux raisins et d’autres miches artisanales goûteuses. On y intègre parfois des pommes ou des poires en tranches, des noix torréfiées, des oignons caramélisés, du chutney maison. On le mange au déjeuner comme au souper, à l’heure du lunch aussi bien qu’en collation de fin de soirée. 

Parce que depuis cinq ans maintenant, les restaurants L’Gros Luxe décrètent novembre le mois du grilled cheese, j’ai parlé des façons de renouveler le classique mets avec Alexandre Bastide, fondateur de la bannière. 

« Novembre, c’est toujours un moment un peu gris dans l’année. Le mois du grilled cheese nous permet de proposer un menu axé autour du comfort food, ce qui fait partie de notre signature depuis nos débuts, il y a un peu plus de cinq ans. Avec cet événement, on amorce vraiment la saison des plats réconfortants qui vont de pair avec la saison froide. » 

Le rendez-vous gourmand est à ce point établi que, pendant quatre semaines, le moelleux sandwich grillé s’y décline à toutes les sauces. Et quand je dis toutes les sauces, je n’exagère pas.

L’établissement (qui compte maintenant neuf franchises au Québec, dont une à Sherbrooke) réinvente le classique en osant l’amener à un niveau d’inventivité parfois étonnant. 

Pâté chinois, nachos, salade grecque, club sandwich et poulet indien sont quelques-unes des originales saveurs qui ont été déclinées entre deux tranches de mie ces dernières années. Ceci menant à cela, des frites, de la bruschetta, de la béchamel, des pépites de bacon, des cornichons, du brocoli, des choux de Bruxelles se sont déjà retrouvés sur pains (mais pas tous en même temps!).

« On ne se met pas beaucoup de limites et chaque restaurant L’Gros Luxe propose ses spécialités fromagées. Les chefs des franchises ont carte blanche pour jouer autour du concept et bâtir leur propre menu grilled cheese de novembre. Ils osent à peu près tous les possibles, du moment que ça tient entre deux carrés de pain. Et pour avoir multiplié les essais, je peux vous assurer qu’on peut à peu près tout mettre dans un grilled cheese. On a même déjà intégré des ramens dans l’une de nos recettes. » 

Des nouilles ramen? Vraiment? 

« Oui, oui. La seule chose à laquelle il faut faire attention, c’est la quantité de liquide qui imprègne la garniture. S’il y en a trop, ça risque de détremper le pain et de ruiner le sandwich. » 

Parmi toutes les options qui s’offrent aux clients, le grilled cheese poutine est un indémodable du menu régulier qui connaît évidemment beaucoup de succès. Un autre au trio salé doritos-bacon-macaroni au fromage a aussi séduit plusieurs palais.  

« Ce qu’il y a de très chouette, avec le grilled cheese, c’est que c’est tout simple à préparer, mais qu’on peut le réinventer à l’infini. Au fil des ans, on a dû créer 300 variantes. Et on a encore des idées pour amener le sandwich ailleurs. »

Le Mag

Réinventer les funérailles: dire adieu autrement

Nouvelles croyances, athéisme, familles multiconfessionnelles: les gens désertent de plus en plus les églises au moment de dire adieu à leurs proches. Les cérémonies funéraires, plus créatives et décloisonnées que jamais, ont changé considérablement le visage des services funéraires.

«Les rituels changent à vitesse grand V ces dernières années», confirme Sylvain Roy, copropriétaire et directeur des opérations chez Harmonia, une entreprise née à Saint-Apollinaire au tournant des années 2000, avec l’intention de faire les choses différemment dans le domaine funéraire. «Les gens font de plus en plus de cérémonies d’adieu en présence des cendres, avec des hommages. On a conçu des bureaux de planification et élaboré un réseau de salles, qu’on appelle des milieux de vie, où les gens peuvent faire des cérémonies davantage à leur image et signifiantes», ajoute-t-il. 

Parmi cette centaine de lieux: musées, terrains de golf, clubs nautiques, milieux naturels comme les domaines Cataraqui ou Maizerets. Il note aussi une certaine demande pour des cérémonies à la maison. Certains optent encore pour les funérailles dans les églises, mais ils se butent parfois à un nouveau problème: le manque de disponibilité des prêtres, qui sont de plus en plus rares, note Sylvain Roy.

Encore un rite important

Officiées par des célébrants religieux ou neutres, parfois dans un complexe funéraire, parfois dans des endroits inusités, les cérémonies restent ancrées dans les habitudes. «Que ce soit de façon privée ou publique, le moment de recueillement est de plus en plus important pour les familles», soutient Annie Saint-Pierre, directrice de la Corporation des thanatologues du Québec. «L’offre est illimitée tant et aussi longtemps que ça demeure dans le respect de la personne décédée et de ceux qui restent», ajoute-t-elle. 

Depuis une quinzaine d’années, certains repères ont disparu avec le retrait des gens de la religion. «On travaille constamment à refaire nos services, à moderniser nos produits», précise Annie Saint-Pierre. 

Nous, les humains

Ils ne l’ont pas oublié

CHRONIQUE / En demi-cercle, ils ont fait une minute de silence les mains jointes, les yeux vers le sol. On entendait juste le vent siffler entre les stèles funéraires.

Lundi matin, les six anciens ou actuels militaires s’étaient réunis devant la tombe de Jonathan Couturier, à Loretteville. 

C’était un jour du Souvenir plutôt froid. Le cimetière Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette était recouvert d’une moquette de flocons. Les gars faisaient de la buée en respirant. 

Avec le temps, ils auraient pu oublier Jonathan. Le lien qui les rattache à lui aurait pu s’effilocher tranquillement. Et pourtant, ils reviennent ici chaque année, depuis une décennie. 

Ils sont là le 17 septembre, jour de la mort de Jonathan; ils s’ouvrent une bière ou du fort et trinquent à la mémoire du défunt. Ils se réunissent aussi le jour du Souvenir, comme c’était le cas lundi.

Le sergent Luc Voyer, l’adjudant Michel Simoneau, le soldat Gratien Roy, le soldat Carl Marceau, le caporal-chef Dominique Lareau, le caporal Guillaume De Celles étaient tous là quand le véhicule blindé que Jonathan Couturier conduisait a été soufflé par une bombe artisanale, à environ 25 kilomètres de Kandahar.

C’était la dernière opération de Jonathan en Afghanistan. «Après ça, il prenait l’avion et il s’en retournait», dit Luc Voyer, qui était son commandant de section là-bas. 

Jonathan Couturier avait 23 ans. Là-bas, ses collègues le surnommaient «cocotte», parce qu’il avait une petite voix et semblait perpétuellement enjoué. C’était un remonteur de moral naturel, toujours partant pour une partie de dek-hockey, de poker ou pour jaser de char ou de hockey. 

Il avait hâte de rentrer à Québec pour retrouver sa fiancée, sa famille et sa Mustang. La guerre ne l’a pas laissé revenir en vie. 

Ses frères d’armes auraient pu chercher à enfouir ce souvenir, à se tenir loin de cette tombe qui leur rappelle un des moments les plus traumatiques de leur existence, mais non. «Il ne faut pas l’oublier. C’est la raison qui nous ramène tous ici», dit Dominique Lareau.

Les gars parlent de Jonathan comme un membre de leur «deuxième famille». Une famille soudée par la protection mutuelle des militaires au combat, par cette chaîne d’interdépendance qui tient la vie en équilibre sur ses maillons, par cette communion de corps poussés aux limites de leurs capacités physiques et mentales dans une contrée suffocante et périlleuse. 

«On vit 24 heures sur 24 ensemble. Veut, veut pas, il se crée des liens forts», dit Luc Voyer.

La disparition de Jonathan a bouleversé les gars, qui veillaient sur lui comme un frère. Un cratère s’est creusé dans leur ligne du temps ce jour-là. «Ça fait dix ans, mais c’est comme si c’était hier», dit Guillaume De Celles. 

Avec d’autres collègues, le caporal De Celles et Dominique Lareau ont sorti le corps de Jonathan des décombres de l’explosion. Ce n’était pas la première fois que Guillaume De Celles vivait cette expérience douloureuse. «Mais c’est toujours pire quand c’est un de tes gars», dit-il.

Dix ans plus tard, le souvenir est encore poignant. Mais réparti entre les épaules des gars venus au cimetière, il semble un peu plus supportable. La solidarité apaise la souffrance. Et «en même temps, ça fait du bien de revoir tous les gars», dit Michel Simoneau. 

En une décennie, leur vie a changé. Certains se sont mariés, ont eu des enfants, se sont trouvé de nouveaux emplois. La hiérarchie qui influençait leurs rapports dans l’armée a disparu, laissant toute la place à l’amitié. «On est tous des chums», résume M. Simoneau. 

En plus des cinq gars que j’ai rencontrés lundi, une douzaine d’autres militaires viennent fidèlement rendre hommage à Jonathan au cimetière Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette depuis dix ans. Le 17 septembre, par exemple, ils étaient une quinzaine. Ils ont pris une photo, certains avaient une bière à la main.

Si Jonathan pouvait les voir, il afficherait peut-être cet air enjoué qui s’est gravé dans leurs mémoires. Michel Simoneau l’espère en tout cas. «Je pense qu’il serait content qu’on ne l’oublie pas, qu’on se tienne et qu’on pense à lui.»

Actualités

Pourquoi aimons-nous tant les affaires criminelles?

Un carambolage en bordure de la route, le corps d’une victime étendue sur le brancard, un enfant porté disparu, une famille décimée par «un tueur si proche» : la tentation d’y jeter un coup d’oeil est presque irrésistible. Ces faits divers ou affaires criminelles qui, en première page, fascinent puis font frémir d’effroi, sont la matière première d’une tendance qui ne semble pas se fatiguer, celle du «true crime».

En 1966, Truman Capote et son roman De sang-froid lançait le genre littéraire du true crime. Quelques années avant la parution de son oeuvre, l’auteur tombe sur un article traitant d’un crime plutôt banal : deux jeunes hommes tuent sans mobile apparent, quatre membres de la famille d’un fermier de Holcomb, au Kansas. Capote quitte New York pour s’installer dans cette petite ville. 

Il y récolte les témoignages de la population, des autorités, mais surtout, ceux des assassins qu’il rencontre dans leur cellule. Il s’intéresse principalement à leur psychologie et aux conséquences du quadruple meurtre sur la petite communauté sans histoire. L’exécution des deux criminels marque la fin de l’histoire véridique racontée par Truman Capote. 

Près de 50 ans plus tard, en 2014, la baladodiffusion de journalisme d’investigation, Serial, coproduite et narrée par la journaliste Sarah Koenig, marque un grand coup en relançant le true crime sous une forme qui n’avait pas été explorée par le genre : le feuilleton radiophonique. La reprise de l’enquête sur le meurtre de Hae Min Lee survenu en 1991 à Baltimore, aux États-Unis, a retenu l’attention (et le souffle) de millions d’auditeurs.

Entre l’oeuvre de Capote, qui se distingue encore aujourd’hui sur le marché par sa fine analyse sociale à travers la criminalité, et la création de Serial, qui a redéfini l’offre en matière de true crime, il y a le crime qui, lui, a toujours fasciné, peu importe la manière dont il est traité. 

«C’est une matière qui est captivante d’abord parce que c’est quelque chose qui ne nous arrive pas, fait valoir la journaliste Isabelle Richer. C’est une façon de conjurer le sort qui arrive seulement aux autres.»

Bières

FOBAB –Un festival sans limite

CHRONIQUE / J’ai baladé ma chope au FOBAB (Festival of Wood and Barrel Aged Beer) de Chicago en fin de semaine dernière. Ayant été invité comme juge, j’ai découvert un festival extravagant, original, intéressant, mais surtout un festival référence, étant le plus grand d’Amérique du Nord

Plus d’une soixantaine de juges — la très grande majorité américains — se déplacent chaque année pour élire les meilleures bières affinées en barrique. Autrefois considéré comme la méthode de prédilection pour développer les notes aromatiques de vanille et de noix de coco d’une Imperial Stout américaine bien loin d’être discrète et modérée, l’affinage en fût aux États-Unis propose désormais des bières de tous les niveaux d’alcool et de tous les goûts. Un semblant d’équilibre se pointe à l’horizon, mais en toute franchise, c’est loin d’être le souci de plusieurs brasseurs. L’extrême est assumé.

Le P'tit Mag

L’ABC du métier d’illustrateur

Beaucoup de jeunes de ton âge adorent dessiner. Mais rares sont ceux qui pensent à en faire un métier plus tard. Y as-tu déjà songé?

Pierre Girard l’a fait, lui. Il est aujourd’hui illustrateur, un travail qu’il pratique depuis une vingtaine d’années. Son nom d’artiste est PisHier (prononce Pi-Hier). Tu as peut-être déjà lu un de ses livres de style «pop illustrée colorée».

À l’occasion du lancement de son livre PisHier à colorier (aux Éditions ND), on lui a posé quatre questions sur le travail d’illustrateur.