Cueillir des pommes en pandémie

Le Mag

Cueillir des pommes en pandémie

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
La sortie par excellence du début de l’automne, la cueillette de pommes, a connu un départ exceptionnel en 2020. Exceptionnel, à cause d’une certaine réalité sanitaire que l’on connaît trop bien – mais aussi en raison d’une popularité à dépasser la cime des pommiers, que les producteurs attribuent aux temps doux et à la pandémie.

Mardi, début de soirée, à Lochaber-Partie-Ouest. Il tombe une pluie fine, hésitante. Trois semaines après le début de la saison d’autocueillette, le verger Croque-Pomme n’est pas bondé, mais il est fréquenté.

À l’entrée, deux parents baladent une poussette entre les citrouilles; plus loin, une mère et ses deux filles promènent leurs bottes de pluie entre les pommiers en recueillant dans une grosse boîte les McIntosh qui finiront bientôt en croustade, en beurre, en gâteau… 

Peut-être est-ce la faute de la pluie : ce portrait tranquille n’a rien à voir avec l’achalandage élevé du week-end dernier, assure le copropriétaire du verger, Fater Youssef. Même s’il essaie d’inciter les visiteurs à venir en semaine, il estime que rien que la fin de semaine précédente, il a accueilli entre 3000 et 5000 visiteurs par jour. « Toute la ville est chez nous! » 

Du côté de Fournier, dans l’Est ontarien, jamais la ferme L’Artisan n’a connu un début de saison aussi fort. 

Depuis le dernier week-end d’août, « c’est incroyable. En termes de ventes, on en fait probablement au-dessus de 50% de plus cette année », se réjouit la copropriétaire Audrey Lizotte. 

Un facteur de son succès : le verger qui mise sur l’agrotourisme depuis sept ans a intégré une promotion touristique régionale. Mais la pandémie a certainement eu un rôle à jouer, estime
Mme Lizotte. 

« Nos premières fins de semaine n’ont jamais été aussi occupées. Les gens veulent sortir! » 

Jean Soulard: festin de rencontres savoureuses

Régal

Jean Soulard: festin de rencontres savoureuses

Raphaëlle Plante
Raphaëlle Plante
Le Soleil
«Un chef est un homme qui a besoin des autres.» Ces quelques mots de l’écrivain, poète et philosophe français Paul Valéry résument à eux seuls pourquoi Jean Soulard a choisi de «raconter les autres» dans son plus récent livre. Et pourquoi c’est cette phrase qui apparaît dès qu’on en tourne la couverture.

Dans ce nouvel ouvrage (son douzième!), pas de recettes. Plutôt des «récits bien assaisonnés» par le chef, qui raconte les gens marquants croisés sur sa route, du petit village vendéen où il a grandi en France jusqu’au Château Frontenac où il a mené en cuisine durant 20 ans. 

Jean Soulard se remémore les caprices d’un président, avec ses jujubes bien particuliers. Ou encore le chapeau de la reine et le talent d’un ancien premier ministre canadien pour se mettre les pieds dans les plats… Mais au-delà des rencontres avec les grands de ce monde, ce sont surtout «les gens qui sortent de l’ordinaire» que Jean Soulard veut présenter. «C’est ce qui te tient en vie, des personnes avec des idées flyées, qui sortent des sentiers battus.»

Comme cet apiculteur amoureux de ses abeilles, qui installera des ruches sur le toit du Château. Ou ce vieux loup de mer sur l’île de Guam qui emmènera le chef pêcher un marlin bleu de près de 100 kilos!

Toutes vraies, ces histoires? «Disons à 80 %. Certaines sont très proches de la réalité, d’autres sont plus romancées», révèle Jean Soulard, sourire en coin. Mais ce sont toutes des histoires qu’il a racontées à maintes reprises à ses petits-enfants Gabriel, Zoé et Sébastien, à qui il dédie Chef, oui chef! puisque le recueil est né de ces moments précieux.

Le coin lecture du 19 septembre 2020

Le P'tit Mag

Le coin lecture du 19 septembre 2020

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Voici pour vous, jeunes mordus de lecture, une sélection de livres à ne pas manquer, choisis par des gens qui s’y connaissent!

Pages & compagnie
(à partir de 9 ans)
Anna James, Fleurus

Comment réagiriez-vous si vous tombiez nez à nez avec le héros de votre roman préféré? Lorsqu’elle croise Anne (de… la maison aux pignons verts) dans la librairie familiale, Mathilda est d’abord incrédule. C’est ainsi qu’elle découvre qu’elle est une exploratrice d’histoires qui peut voyager dans les livres. Visiter le Pays des Merveilles, s’embarquer sur le bateau de l’île au trésor… De quoi faire rêver les plus grands lecteurs! Au fil de ses explorations et de ses rencontres, elle cherchera à comprendre d’où elle vient et pourquoi sa mère a disparu peu après sa naissance. Truffé de personnages connus, de bibliothèques mystérieuses et de savoureux clins d’œil au monde du livre, Pages & compagnie célèbre la littérature et l’imagination.
Sophie Loiselle
Bibliothécaire à la Bibliothèque de Québec

*****

Marc Allard
Le Soleil
Marc Allard
L’ennui porte conseil

Nous, les humains

L’ennui porte conseil

CHRONIQUE / Des terrains de soccer cadenassés, des rubans jaunes sur les modules de jeu, des barrages policiers, des parents qui travaillent avec leurs bébés dans les bras. «On ne veut pas revivre ça», disait la pub du gouvernement.

On trouvait le message un peu dramatique, cet été, quand on déconfinait en gougounes. Maintenant, la rentrée est à peine entamée que les risques de reconfinement sont bien réels. 

Dire qu’on venait à peine de renouer avec les joies de la socialisation. Et là, on est sur le bord de retrouver l’ennui du chacun chez soi. 

Sauf que cette fois, je suis mieux préparé à y faire face. 

Au printemps, quand les pulsions grégaires me démangeaient, quand je me serais envolé en Suède pour prendre une bière dans un bar avec des gens et de la musique, je me suis mis à lire sur l’ennui. Et je suis tombé sur cette citation contre-intuitive d’un écrivain français, Gilbert Cesbron, qui a déjà écrit : «L’ennui porte conseil».

Il semble que M. Cesbron avait raison. Les recherches de la chercheuse en psychologie sociale Erin C. Westgate, considérée comme une sommité de la recherche sur l’ennui, montrent que, comme la douleur, l’ennui nous alerte que quelque chose ne tourne pas rond. 

Plus précisément, selon la chercheuse, c’est une émotion qui nous avertit que nous n’arrivons pas à engager notre attention dans des activités qui ont du sens pour nous. Autrement dit, l’ennui nous indique qu’on perd notre temps et qu’on a besoin d’un plan B.  

Les recherches de Mme Westgate montrent que les gens s’emmerdent en général pour deux raisons. Premièrement, l’activité leur apparaît insignifiante. Pensez, par exemple, à tous ces élèves du secondaire qui se demandent pourquoi ils doivent apprendre l’algèbre. Ou pensez à un sujet qui vous apparaît vraiment futile, comme une conversation sur la météo. 

Deuxièmement, l’activité doit être suffisamment ardue pour représenter un défi, mais pas plus qu’il n’en faut pour vous décourager. Dans le monde des jeux vidéo, par exemple, les concepteurs s’efforcent d’atteindre cet entre-deux. Trop facile et vous n’avez pas envie de continuer, trop difficile, et vous êtes prompts à changer de jeu.

Les activités les plus stimulantes sont celles qui possèdent les deux ingrédients magiques : a) elles ont du sens et b) elles captent votre attention. 

Disons, par exemple, que vous passez un vendredi soir encabané pendant la deuxième vague. Vous décidez d’ouvrir Netflix, Crave ou TOU.TV et vous visionnez une nouvelle série en rafale. Vous avez beau triper sur la série, l’ennui finit étrangement par se faufiler entre les craques du divan. 

Pourquoi? Parce que la télégloutonnerie n’a pas beaucoup de sens pour vous. Vous vous êtes diverti, oui, mais il manque quelque chose. Vous ne vous sentez pas utile, ni à quelqu’un d’autre ni à la personne que vous voulez devenir. 

Pendant le confinement du printemps, j’étais souvent confronté à la tentation de Netflix le soir. Mais pour ne pas succomber à l’ennui subliminal du divertissement, j’ai décidé de suivre un cours de guitare en ligne. Je sortais mon pic et ma Takamine et j’apprenais enfin les accords et les rythmes d’un instrument que j’avais gratté grossièrement jusque là. 

Mes doigts titubaient sur le manche, je sacrais, mais je jubilais quand je réussissais mes accords barrés. Et pour moi qui rêvais de participer aux jams de feu de camp, c’était motivant. Eh bien, cet été, pour la première fois de ma vie, j’ai été capable de jouer mon répertoire de cinq tounes sur le bord du feu, pendant que ma blonde et mes amis chantaient en choeur. 

Le bien que ça m’a fait. Depuis presque six mois, je continue mon cours en ligne et je suis loin de me lasser. Et si le confinement repasse dans le coin, je sais que j’ai juste six cordes à malmener pour enterrer l’ennui. 

<em>Streaming</em> et jeux vidéo: suivez le guide! [VIDÉO]

Actualités

Streaming et jeux vidéo: suivez le guide! [VIDÉO]

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Pour ceux qui ne gravitent pas dans l’univers des jeux vidéo, il peut paraître étrange que certaines personnes passent des heures à en regarder d’autres jouer en direct. Cette pratique, appelée streaming, est pourtant un aspect des jeux vidéo qui prend de plus en plus d’importance, tant chez les adeptes des e-sports que de l’industrie.

Le streaming a débuté graduellement, avec l’importation de vidéos de jeu sur YouTube. Il y a quelques années, l’apparition de Twitch.tv a changé la donne en permettant aux joueurs de jouer et d’être regardés en direct.

Les lieux de culte, fers de lance du tourisme mondial

Le Mag

Les lieux de culte, fers de lance du tourisme mondial

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Aux quatre coins de la planète, le tourisme religieux est un moteur touristique de première importance, rappelle l’Association du tourisme religieux et spirituel du Québec (ATRSQ), un des deux organismes derrière la tenue des Journées du patrimoine religieux (JPR).

Le tourisme religieux n’est pas seulement «la plus ancienne forme de tourisme au monde», note le président de l’ATRSQ, Michel Couturier en référence à ces «hauts lieux de pèlerinage» que sont Lourdes, Compostelle ou La Mecque. Cette forme de tourisme est aussi, «depuis au moins une dizaine d’années», un moteur touristique de premier plan, soutient-il.

Les églises du Québec en mode séduction

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Les églises du Québec en mode séduction

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
La toute première édition panquébécoise des Journées du patrimoine religieux (JPR) se déroule ces 12 et 13 septembre, sous le thème «ouvrir, faire connaître et valoriser» – en référence à ces lieux de cultes qui furent longtemps le ciment de la société québécoise, et qui sont aujourd’hui désaffectés, voire oubliés.

Quelque 85 villes et villages y participent cette année, offrant une mosaïque de 138 lieux de culte à (re)découvrir et visiter. Des lieux à l’architecture exceptionnelle, et où sont organisés ce week-end des visites guidées, voire des concerts, des causeries et des expositions (tout en tenant compte des contraintes sanitaires et de distanciation sociale), histoire d’attirer fidèles ou simples curieux.

Un patrimoine menacé

Le Mag

Un patrimoine menacé

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le président de la Fédération Histoire Québec (FHQ), Richard M. Bégin, n’est guère rassurant en ce qui concerne la préservation et la pérennité du patrimoine religieux au Québec.

L’ex-conseiller municipal du district de Deschênes, à Gatineau siège aussi sur le conseil d’administration du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ).

La recette de la semaine: cocottes de <em>mac’n cheese</em> au poulet barbecue

Recettes

La recette de la semaine: cocottes de mac’n cheese au poulet barbecue

Les recettes 5/15
Les Éditions Pratico-Pratiques

Préparation : 15 minutes
Cuisson : 17 minutes
Quantité : 4 portions
Sans noix / sans œuf/ se congèle

INGRÉDIENTS

  • 1 boîte de 225 g de macaroni au fromage de type Kraft Dinner
  • 15 ml (1 c. à soupe) de beurre
  • 80 ml (1/3 de tasse) de lait 2 %
  • 250 ml (1 tasse) de sauce barbecue à l’érable
  • 225 g (1/2 lb) de poulet cuit effiloché
  • Facultatif : 30 ml (2 c. à soupe) de persil frais haché

PRÉPARATION

  • Préchauffer le four à 205 °C (400 °F). 
  • Dans une casserole, porter 1,5 litre (6 tasses) d’eau à ébullition. Cuire les pâtes de 7 à 8 minutes. Égoutter. Remettre les pâtes dans la casserole. 
  • Ajouter le beurre, le lait, le sachet de sauce au fromage et le quart de la sauce barbecue. Saler, poivrer et remuer. 
  • Répartir les macaronis dans quatre petites cocottes. 
  • Dans la même casserole, porter à ébullition le reste de la sauce barbecue avec le poulet cuit effiloché. Laisser mijoter 5 minutes à feu doux. 
  • Garnir les cocottes de poulet effiloché. Cuire au four 5 minutes. 
  • Si désiré, parsemer de persil au moment de servir.

PAR PORTION

Calories 445
Protéines 21 g
Matières grasses 7 g
Glucides 74 g
Fibres 1 g
Fer 8 mg
Calcium 86 mg
Sodium 1056 mg

Charlie Hebdo: un important procès de terroristes

Le P'tit Mag

Charlie Hebdo: un important procès de terroristes

Ève Tessier-Bouchard
Coopérative nationale de l'information indépendante (CN2i)
Peut-être as-tu déjà vu ce slogan : «Je suis Charlie». Qui est Charlie et pourquoi tant de gens ont manifesté avec ce slogan il y a quelques années? En fait, le Charlie dont il est question, est un journal français, Charlie Hebdo. Et ce journal a été la cible de terribles attentats il y a cinq ans.

En janvier 2015, de graves événements sont survenus à Paris, en France. Des terroristes ont en effet tué 17 personnes pour se venger et faire connaître leur cause, l’extrémisme islamique. Cette cause semble liée à la religion de l’Islam, mais est en fait très éloignée des valeurs de cette religion. D’ailleurs, la majorité des musulmans dans le monde (c’est-à-dire les personnes qui pratiquent l’Islam) la condamnent très fermement et disent que les extrémistes se servent de leur religion pour poser des gestes criminels.

Qu’ont fait les terroristes? Qui ont-ils tués?

En premier lieu, deux terroristes sont entrés dans les locaux du journal français Charlie Hebdo. Ils ont tiré sur les personnes qui s’y trouvaient, pour la plupart des journalistes ou des caricaturistes. Ils y ont tué 11 personnes et blessé plusieurs autres. Ils ont ensuite pris la fuite en tuant un policier.

Le journal Charlie Hebdo a été visé intentionnellement. Quelque temps auparavant, ce journal avait publié des caricatures du prophète Mahomet, qui est l’un des personnages les plus importants de l’Islam. Les terroristes voulaient se venger, car ils trouvaient que ces caricatures insultaient leur religion. Ils ont pris la fuite et se sont cachés dans une imprimerie où ils ont pris des gens en otage.

Marc Allard
Le Soleil
Marc Allard
Le savon de l'espoir

Nous, les humains

Le savon de l'espoir

CHRONIQUE / Après sept mois de pandémie et un régime strict de lavage de mains à l’école, je me disais que ce serait réglé. Mais non, mes enfants oublient encore de se laver les mains.

Quand mes filles s’assoient à table pour les repas, maman et papa doivent souvent répéter : «Avez-vous lavé vos mains?» Et, une fois sur trois, elles doivent se rendre à l’évier en bougonnant. 

On a beau leur dire que c’est important de se laver les mains, difficile de leur inculquer l’habitude. 

Mais comment y arriver? Le réflexe, pour les parents, c’est de répéter, répéter, répéter, en se disant que ça va finir par rentrer. Sauf que ça ne marche pas.

Il y a une autre voie. Dans un secteur particulièrement défavorisé du canton de Delft en périphérie de Cape Town, en  Afrique du Sud, des futés ont trouvé une astuce pour inciter les enfants à se laver les mains : le «savon de l’espoir» (Hope Soap). 

Il faut dire que là-bas, il s’agissait d’un enjeu crucial même avant la COVID-19. À cause d’un manque d’hygiène, la typhoïde, la diarrhée, la pneumonie ou le choléra y font beaucoup des ravages, notamment chez les enfants. Le lavage régulier des mains et un moyen efficace et bon marché de diminuer la transmission de ces maladies et de faire chuter la mortalité infantile.

Mais c’est un défi énorme. Dans les pays en développement, il a été estimé dans diverses études que seulement 3 à 35 % des personnes se lavent les mains même dans des moments critiques de santé publique. 

Pour renverser cette tendance, il fallait «penser en dehors de la boîte». Un laboratoire d’innovation sociale et une agence de pub ont eu l’idée de créer une barre de savon transparente avec un jouet à l’intérieur — des figurines, des voitures miniatures ou des Hello Kitty. Si les enfants voulaient le jouet, ils devaient se laver les mains plusieurs fois. 

Fais-le toi-même: jouet pour chien

Le Mag

Fais-le toi-même: jouet pour chien

Valérie Marcoux
Valérie Marcoux
Le Soleil
Les chiens aiment jouer, mais ils ne sont pas toujours très délicats avec leurs jouets. Après un certain temps, les jouets terminent immanquablement aux poubelles. Au lieu d’en acheter chaque fois un nouveau, pourquoi ne pas en fabriquer un?

La Société protectrice des animaux (SPA) de Québec a mis en ligne une vidéo pour apprendre à confectionner soi-même des jouets pour chien à partir de vieux t-shirts. Voici comment faire.

Matériel

  • Deux t-shirts usagés
  • Une paire de ciseaux
  • Une règle à mesurer (facultatif)
Les p’tits cuistots: ralentir le rythme

Le P'tit Mag

Les p’tits cuistots: ralentir le rythme

Sophie Grenier-Héroux
Sophie Grenier-Héroux
Le Soleil
Cet été, j’ai vu des jardins immenses. Même que certains prenaient place à l’arrière et à l’avant des maisons.

Dans les ruelles, je croise aussi plusieurs poulaillers. Mes filles ont même leur préféré, celui qui a une fenêtre à la hauteur des yeux et qui donne directement dans la chambre à coucher des poules! 

J’ai vu une chenille devenir monarque, j’ai jasé avec le proprio de la crèmerie du coin pour connaître le secret derrière une petite marbrée parfaitement tournée. 

Cet été, plus que jamais, le rythme était lent et j’ai adoré ça. L’as-tu senti toi aussi? Je ne sais pas pour toi, mais je crois que c’est quelque chose qu’on devrait conserver, même quand l’été sera derrière nous. Mettre dans chaque journée des moments de qualité plutôt qu’en quantité. Tiens, c’est mon souhait de rentrée scolaire! Et ma recette du mois est aussi sur le thème : prendre le temps. 

Je te propose de faire ton propre fromage ricotta. C’est simple, ça demande peu d’ingrédients et le résultat est toujours impressionnant. En tout cas, bien plus que de l’acheter à l’épicerie! Je me suis aussi dit qu’en guise de trempette, ça ferait un bel à côté aux légumes qui foisonnent dans les jardins et les marchés. Et puis, cuisiner, c’est une belle façon de ralentir le rythme!

Ricotta maison

Ingrédients 

  • glaçons
  • 1 litre de lait 5 %* (ou 500 ml de lait 3,25 % et 500ml de crème 35 %)
  • 40 ml de jus de citron frais (½ à 1 citron) 
  • Sel de mer

Donne 1 ½ tasse de ricotta

*Plusieurs fermes laitières proposent sur le marché du lait entier à 4 ou 5 % de matière grasse. Il est disponible en épicerie souvent en bouteille de verre. C’est l’idéal pour faire du fromage frais bien moelleux. Et en plus, ça encourage des entreprises locales!

Redécouvrir les classiques avec Le Creuset

Art de vivre

Redécouvrir les classiques avec Le Creuset

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
La prestigieuse entreprise Le Creuset fait un retour dans le passé et amène sur les tablettes des produits qui rappellent ses plus grands classiques, avec la collection Héritage.

 Avec des plats de cuisson avec ou sans couvercle, ainsi que des plats à gratin, cette collection se distingue par ses poignées délicatement festonnées, ses couvercles en dôme et ses couleurs aux tons de pierres précieuses. « Ils évoquent des souvenirs de plats faits maison et de recettes réconfortantes préparées avec les personnes qu’on aime », écrit Le Creuset, par voie de communiqué de presse. Héritage comporte dix articles qui se déclinent en différentes formes et dimensions.

« Les inconditionnels de la marque qui arpentent les antiquaires et les marchés aux puces à la recherche d’articles de collection fabriqués au cours des dernières décennies pourraient reconnaître certains articles de l’ensemble », écrit l’entreprise. Plusieurs pièces sont inspirées de versions rétro de produits de collections antérieures. 

On retrouve dans ces produits, les matériaux qui ont fait la réputation indétrônable des articles Le Creuset, comme le grès, qui permet de cuire au four, griller et rôtir les aliments sans risque. La glaçure en émail permet un nettoyage rapide alors qu’elle rend la surface anti-adhérente. « Il s’agit d’une collection dont la qualité n’a d’égal que son look », continue l’entreprise.

Jonathan Custeau
La Tribune
Jonathan Custeau
Contemplation au nord de Vancouver

Le bourlingueur

Contemplation au nord de Vancouver

CHRONIQUE / Elle est où la prise USB dans la voiture de location? C’est la question que je me suis posée, dans le garage sombre du Hertz centre-ville, à Vancouver. Et j’ai abandonné. C’est le résultat de l’impatience de partir à l’aventure, après avoir attendu sagement le traitement anti-COVID réservé aux véhicules que d’autres clients venaient juste de rapporter. Parce que je n’y voyais rien. Parce que je pensais m’en sortir sans GPS.

Mais non! C’est un pont au sud de Vancouver que j’ai traversé en premier avant de réaliser que Whistler et ses montagnes se trouvaient dans l’autre direction. Bon roadtrip Champion!

La révolution des produits menstruels

Le Mag

La révolution des produits menstruels

Valérie Marcoux
Valérie Marcoux
Le Soleil
«L’univers des produits menstruels est vraiment en train de se transformer», remarque Amélie Bleau, sexologue et directrice de l’organisme Sexplique à Québec. Dans les dernières années, les serviettes hygiéniques lavables, les sous-vêtements menstruels et les coupes menstruelles sont venus s’ajouter au traditionnel duo que formaient le tampon et la serviette hygiénique jetable. Ces nouveaux produits réutilisables ont des avantages notables pour le portefeuille des femmes et la santé de la planète.

La compagnie de produits hygiéniques Tampax a lancé sa propre coupe menstruelle sur le marché canadien en avril 2019, ce qui donne un indice de la popularité croissante de ce produit pourtant méconnu. «Ce n’est pas tout le monde qui sait ce qu’est une coupe menstruelle. Et ce n’est pas tout le monde qui sait qu’il existe un autre modèle de la fameuse Diva Cup puisque c’était jusqu’à récemment le seul modèle disponible en pharmacie», indique la directrice de Sexplique, un organisme ayant pour mission de sensibiliser, d’éduquer et d’informer la population sur la santé sexuelle et reproductive, ainsi que de soutenir les professionnels de ces domaines.

«On a vu la popularité des coupes augmenter, mais les gens sont encore frileux», soutient-elle. Notamment, croit-elle, parce que la coupe ne peut pas être essayée et retournée après l’achat si elle ne convient pas, et que celle-ci représente tout de même un investissement allant de 30 $ à 70 $, selon celle qu’on choisit.

Or, une fois achetées, les coupes menstruelles réutilisables (car il en existe des jetables) ont des durées de vie allant de 3 à 5 ans et permettent de réaliser des économies notables.

Jonathan Custeau
La Tribune
Jonathan Custeau
Voyager malgré la COVID

Le bourlingueur

Voyager malgré la COVID

CHRONIQUE / «Comment tu vas faire pour ne pas voyager? » La question qui tue! Comme si avoir une légère dépendance pour le dépaysement me plaçait dans une situation critique maintenant que les frontières sont érigées comme des murs presque infranchissables. Changer d’air, autant pour sa santé mentale que pour encourager des entreprises à bout de souffle, ce n’est pas forcément s’exiler sur un autre continent.

Changer d’air, m’éloigner de l’univers professionnel, des bilans quotidiens du nombre de cas de COVID, des pronostics sur les chances du Canadien de repêcher Alexis Lafrenière, c’est surtout ça qu’il me fallait. Et je suis parti. J’ai même pris l’avion. Oui, voyager, sans paniquer et sans nier la pandémie, ça se peut. Mais il faut être prêt à s’adapter.

Philippe Wouters
Coopérative nationale de l'information indépendante
Philippe Wouters
En route vers Percé – 2e partie

Bière

En route vers Percé – 2e partie

CHRONIQUE / Philippe est sur la route cet été. Il parcourt le Québec et vous invite à profiter de ses découvertes, rencontres et idées d’excursions au sujet de la bière, mais aussi du terroir.

C’est par la vallée de la Matapédia que nous avons fait notre entrée sur la péninsule Gaspésienne. Les amateurs de pêche au saumon connaissent bien la région, la pêche sportive étant très populaire. J’ai privilégié les rencontres d’amis brasseurs sur le bord de la baie des Chaleurs. Prétexte parfait pour se mettre à jour.

Natalie Richard
La Tribune
Natalie Richard
La route des saveurs  

Planète vins

La route des saveurs  

CHRONIQUE / Qu’est-ce qui détermine le goût d’un vin? Il y a plusieurs facteurs, mais simplifions l’équation à quatre principaux éléments : le type de cépages, chacun ayant ses caractéristiques et ses propres saveurs, le type de sol sur lequel pousse le raisin, combiné au climat qui favorise son terroir et finalement, le style que le vigneron choisira de donner au vin lors de la vinification.

Dans les vins comme dans la vie, il y en a pour tous les goûts. Le goût ne se discute pas, mais il se développe. Sans oublier que nos goûts changent et comme tout le reste ils évoluent. Et au final, le meilleur vin est celui que vous préférez… en ce moment! 

Acquesi Cortese 
17 $ • 12 771 751
11 % • 13 g/l • Bio

Au nord de l’Italie, le Piémont est synonyme de saveurs. Avec une si belle gastronomie à base de produits exceptionnels incluant la truffe blanche, les bolets et de fabuleux fromages, il n’est pas surprenant que les vins se démarquent. On a juste à penser nebbiolo pour avoir l’eau à la bouche, mais on entend moins parler du cortese, un cépage blanc qui s’exprime par des notes de citron Meyer et de melon miel sur une approche minérale et un goût d’amande. Absolument délicieux en effervescence, courez vite en chercher avant qu’il n’en reste plus!

Myriam Bouchard
Le Quotidien
Myriam Bouchard
La télépathie ne suffit pas

Sexologie

La télépathie ne suffit pas

COURRIER DU LECTEUR / Madame Bouchard, Je suis marié depuis plus de 20 ans à une femme volubile et impulsive. Sauf quand on parle de sexualité. Elle est alors muette comme une carpe. J’ai fini par découvrir qu’elle s’attendait à ce que je devine ses désirs. Mes capacités télépathiques étant nulles, je l’ai souvent déçue… Quand je ne satisfais pas ses attentes, j’ai droit à une montée de lait. Elle peut se montrer parfois cinglante. Avec le temps, j’ai travaillé fort à réduire ma libido à zéro. Si je ne tente rien, elle ne peut pas m’en vouloir d’avoir mal fait. Notre vie sexuelle s’est donc réduite comme une peau de chagrin. J’ai tenté de lui expliquer ma situation à plusieurs reprises. Elle en est désolée. [...] Elle déborde de bonne volonté, mais ne réussit pas à se contrôler. Nous sommes donc tous deux frustrés. Elle, de ne pas avoir assez de relations à son goût, et moi, parce que je tente de réduire le nombre de relations à son strict minimum, pour éviter de me faire dire que je ne suis pas à la hauteur de ses attentes, que je ne connais pas. Il est aussi possible que mon épouse souffre de TDA (trouble déficitaire de l’attention), d’où son impulsivité difficile à contrôler. Je me doute que ce n’est pas sa faute. […] Y a-t-il moyen de sortir de cette situation ? 

CHRONIQUE / Monsieur, quel témoignage ! Commençons du début avec ces histoires de devinettes. N’ayez crainte, vous n’êtes pas le seul à avoir des « capacités télépathiques nulles », comme vous le dites si bien.

En fait, je vous passe le message à vous et à votre épouse, mais aussi à tous les lecteurs. Si vous attendez après la télépathie pour comprendre sexuellement l’autre, la mort arrivera possiblement avant l’atteinte de votre objectif. Croyez-moi !

GLOWFIX de IDC Dermo: naissance d’une nouvelle gamme

Mode

GLOWFIX de IDC Dermo: naissance d’une nouvelle gamme

Caroline Grégoire
Caroline Grégoire
Le Soleil
Présenter un nouveau produit de beauté au public appuyé d’une technologie est un travail qui demande du temps. Curieuse de comprendre ce qui se passe au-delà de l’action de mettre une crème dans un flacon, j’ai profité du lancement de la nouvelle gamme GLOWFIX de la marque IDC Dermo pour rencontrer Nancy Labonté, spécialiste des soins de la peau et des cosmétiques de la firme. Cette marque a son siège à Québec sur le chemin des Quatre-Bourgeois et est distribuée au Québec et sur la scène internationale.

IDC Dermo est l’idée des frères Éric et Luc Dupont. Fondateurs des laboratoires Aeterna dans les années 1990, ils sont tombés par accident sur les ingrédients cosmétiques en travaillant sur des recherches pharmaceutiques. En effet, leurs recherches et le développement médical de molécules contre le cancer a intéressé la firme Estée Lauder qui a questionné leurs travaux : est-ce que leurs molécules, appliquées au cosmétique seraient efficaces?

Suite à cette question, une réflexion a été amorcée par Estée Lauder et Aeterna sous la forme de projet de recherche. On constate en test clinique qu’un ingrédient cosmétique développé par Aeterna est efficace dans une crème bien dosée. Pourtant, très peu de compagnies qui se procurent cet ingrédient l’utilisent à la bonne concentration. Le produit n’est pas aussi efficace et la cliente ne retire pas le bénéfice réel. Ce fut une déception pour Éric et Luc Dupont.

De cette déception est née une entreprise, IDC Dermo.

«Ils ont développé un programme de recherche d’étude qui a duré 5 ans pour comprendre la peau, son vieillissement, les taches, les rougeurs, les rides, les cernes, bref toutes les choses causées par le temps. Ce programme a permis de cibler 16 facteurs distincts de dérèglement. À compter de l’âge de 20 ou 25 ans, la peau ne réagit plus optimalement. Il y a une perte d’équilibre et des réactions cutanées expliquent les signes du vieillissement. IDC Dermo a développé sa réponse. Il s’agit de Regen (16), une technologie développée et brevetée qui régénère à 16 niveaux», nous explique madame Labonté. 

Attention aux plantes «pas touche»! [PHOTOS]

Horticulture

Attention aux plantes «pas touche»! [PHOTOS]

Larry Hodgson
Larry Hodgson
Le Soleil
La plupart des plantes sont assez bénignes. Elles sont vertes, nourrissent les oiseaux et les papillons, embellissent notre monde avec leurs fleurs, etc. Elles ne nous attaquent pas (les plantes mangeuses d’hommes relèvent de la pure science-fiction!). Même la plupart des plantes toxiques, et pourtant, elles sont nombreuses, ne causent pas de tort tant qu’on n’avale pas la partie toxique. D’accord, certaines plantes ont des épines (rosiers, aubépines, ronces, cactus, etc.), mais, en général, on voit ces épines et on peut alors facilement les éviter. Par contre, il y a certaines plantes qui causent des irritations par le simple toucher. Il suffit de les frôler pour que les composés toxiques qu’elles dégagent provoquent des irritations… et, contrairement aux épines très visibles, elles ne nous avisent pas de leur agressivité. Il faut apprendre à les reconnaître si vous voulez les éviter.

Voici les six variétés les plus courantes :

Herbe à la puce (Toxicodendron radicans)
En haut de la liste à cause de la gravité de la réaction des gens, l’herbe à la puce est présente un peu partout dans la vallée du Saint-Laurent, même en pleine ville. C’est un petit arbuste ou couvre-sol. On peut le reconnaître par ses feuilles alternes à trois folioles ovales pointues. Toutes ses parties (feuilles, tiges, fruits, racines, etc.) sont couvertes d’une huile appelée toxicodendrol qui provoque des démangeaisons et des éruptions cutanées allergiques. La majorité des gens y réagissent très vivement.

Joël Martel
Le Quotidien
Joël Martel
Comme un bon vieux classique

Joël Martel

Comme un bon vieux classique

CHRONIQUE / Cette semaine, nous allons nous intéresser à un titre qui vous rappellera un classique des films pour enfants de la fin des années 80, en plus d’un jeu qui vous collera un grand sourire au visage.

Grounded Développeur : Obsidian Entertainment Éditeur : Xbox Game Studios

Depuis le 28 juillet, les joueurs peuvent profiter d’un accès anticipé au jeu Grounded, un titre qui était très attendu par plusieurs.

Cardi B appelle les jeunes Américains à voter

Le p'tit Mag

Cardi B appelle les jeunes Américains à voter

Ève Tessier-Bouchard
Coopérative nationale de l'information indépendante (CN2i)
Le 3 novembre prochain auront lieu les élections présidentielles américaines, opposant les deux candidats Joe Biden (pour le parti démocrate) et Donald Trump (pour le parti républicain). La personne qui sera élue deviendra président pour quatre ans et aura de nombreux dossiers à régler, notamment la pandémie de COVID-19, la crise économique et les luttes contre les changements climatiques et le racisme.

Afin que cette élection soit la plus démocratique possible et que le futur président représente au mieux le peuple américain, il est important que toutes les personnes en âge de voter aillent le faire. 

Pourtant, les jeunes sont souvent ceux qui exercent le moins leur droit de vote. C’est vrai aux États-Unis mais ici aussi, au Canada et au Québec. Beaucoup de jeunes adultes pensent que c’est inutile et ne voient pas l’importance de voter. C’est dommage, car cela fait en sorte que les élus sont choisis par des personnes qui ne partagent pas forcément leurs idées et qui ne défendent pas leurs intérêts. Voter, c’est une façon de faire entendre sa voix.

Afin d’inciter les jeunes Américains à aller voter en novembre prochain, le candidat Joe Biden a discuté avec la populaire chanteuse Cardi B. Lors de cette entrevue, Cardi B et Joe Biden ont discuté des sujets qui touchent directement les jeunes, comme la gratuité des universités ou l’égalité pour les communautés noires. 

Trois façades qui combattent la grisaille! [12 PHOTOS]

AS=TU VU ÇA

Trois façades qui combattent la grisaille! [12 PHOTOS]

Si vous avez souvenir d’avoir arpenté une artère commerciale et d’en avoir déploré l’air maussade, consolez-vous en admirant ces façades colorées qui combattent la grisaille des quartiers d’affaires!

Ces concepts sont ceux d’Eleni Karpatsi, de Susana Piquer et de Julio Calvo, de la firme (fos) à Madrid. Cette équipe créative d’architectes, de designers et d’artistes avait pour mission de recouvrir la façade d’un restaurant végétalien de la capitale espagnole.

Le défi : l’illustration devait être aussi frappante qu’éphémère.

«Une fois qu’on a eu l’idée de s’amuser avec la lanterne [sur la façade jaune], on a cherché le bon matériau. La peinture est permanente, le vinyle coûte trop cher, alors on a choisi un simple ruban jaune [250 mètres au total!]. Et ç’a fait toute la différence», a raconté un membre de (fos) au Mag. Si bien que l’idée a été répétée dans d’autres commerces et publicités, en rose et en mauve notamment.

C’est le genre de coup d’œil qu’on aimerait importer!

Info : cargocollective.com/somosfos

La Route verte toutes couleurs unies

Vélo

La Route verte toutes couleurs unies

Jean-François Pronovost
Vélo Mag
Un projet de l’envergure de la Route verte n’aurait jamais pu démarrer et se développer adéquatement sans un appui technique et politique des gouvernements québécois qui se sont succédé depuis 1995. Des fonctionnaires ont contribué à ce que le ministère des Transports soutienne la Route verte et fasse progresser les pratiques de cet ancien ministère de la Voirie vers ce qui s’approche davantage de la mobilité durable. Une véritable révolution ! Ce projet a même suscité l’adhésion de l’ensemble de l’Assemblée nationale.

La Route verte est lancée en juin 1995 sous la gouverne de Jacques Parizeau, du Parti québécois, assisté de son adjoint parlementaire à la Jeunesse, Gilles Baril, et de son ministre des Transports, Jacques Léonard. L’inauguration internationale de la Route verte est quant à elle célébrée en 2007, cette fois par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Dans différents contextes ou lors d’hésitations gouvernementales, des ministres ou des députés, toutes formations confondues, appuient la Route verte et l’idée que cette réalisation incarne la vitalité économique des régions, la santé et une manière concrète d’améliorer la qualité de vie des Québécois. Et cela à peu de frais ! Jacques Baril, député d’Arthabaska et ministre délégué aux Transports sous Guy Chevrette et Serge Ménard, est un de ceux-là. Pour SA région des Bois-Francs, la Route verte est une façon d’amener des visiteurs à s’imprégner de la ruralité ; pour le Québec, elle est une façon de mesurer l’immensité du territoire. C’est cet homme de la terre qui, en 1999, annonce le premier programme de financement au développement de la Route verte et, en 2001, met fin à la tarification de 10 $ sur les sentiers cyclables, dont quelques-uns sont des portions de la Route verte.

Comment la Route verte a fait la réputation du Québec

Vélo

Comment la Route verte a fait la réputation du Québec

Sarah-Émilie Nault
Vélo Mag
En 1995, la toile d’araignée de la Route verte a commencé à s’étendre dans tout le Québec. Vingt-cinq ans plus tard, ce fabuleux itinéraire cyclable fait pas moins de 5300 km. Histoire de souffler ses 25 bougies, Vélo Mag laisse la parole aux enthousiastes qui ont pensé, construit, entretenu, encouragé, sauvé la Route verte… sans oublier ceux qui l’utilisent et bénéficient de cet incontestable levier économique. La Route verte a également accompli un autre exploit : réunir toutes les couleurs politiques autour d’un même projet. Portrait en onze personnalités et une unité de vision.

Michel Archambault, titulaire-fondateur de la Chaire de tourisme Transat de l’UQAM

Un catalyseur de développement économique

« La Route verte et le cyclotourisme jouent un rôle de catalyseurs de développement économique pour plusieurs régions, les reliant entre elles – elles et une foule d’acteurs. La Route verte fait office de colonne vertébrale dans le positionnement des activités estivales de certaines régions du Québec en permettant aux auberges, magasins et commerces de s’adresser à une clientèle gourmande (circuits et forfaits incluant hébergement, sous-produits du vélo et activités d’attraction) », observe le professeur émérite du département d’études urbaines et touristiques Michel Archambault.

Le logo de la Route verte a contribué à ce que le Québec s’installe sur les marchés touristiques intérieurs et étrangers. En 2015 seulement, les dépenses touristiques des cyclistes au Québec étaient estimées à 700 millions $, dont 110 millions attribuées à ceux provenant de l’extérieur du Québec.  

En reconnaissant la Route verte comme l’une des initiatives marquantes dans le domaine du cyclotourisme au cours de la dernière décennie, le National Geographic lui a apporté la consécration à l’étranger.

À la chasse aux champignons

Le Mag

À la chasse aux champignons

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Dans la région, le club des Mycologues amateurs de l’Outaouais, bon an mal an, regroupe plus de 200 membres qui prennent part à ses événements et partent, ensemble, scruter les boisés, soulever les feuillages et retourner les troncs morts pour trouver amanites, cèpes et girolles. « C’est de plus en plus prisé », assure Yolande Dalpé, mycologue professionnelle qui a travaillé sur les interactions entre les plantes et les champignons pendant 35 ans pour Agriculture Canada.

Ce que l’on aime ? Il y a évidemment le plein air, l’aspect familial, et le côté érudit qu’implique l’étude de ces curieux organismes, ni végétaux, ni animaux. « Et bien sûr, il y en a qui ont la gastronomie en tête », sourit-elle. Au chapitre des plaisirs culinaires, on peut trouver en Outaouais, entre autres, des bolets, des pieds-de-mouton, des pleurotes que l’on cueillera sur des morceaux de bois mort, des agarics — le cousin du champignon blanc d’épicerie —, des cèpes… À noter que les chanterelles aiment les grandes chaleurs et connaissent la fin de leur période d’abondance à la mi-août. Séchées, elles deviennent si goûteuses que certains adeptes les font vieillir comme des vins. pendant 5, 10, 25 ans…