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Le Mag

Fiançailles: une grande demande à la 007

Le 22 février, je vais aux noces. Mon amie d’enfance dira oui à son amoureux des 20 dernières années. Je vous dévoilerais bien leurs noms, mais eux préfèrent convoler en toute intimité. Surtout lui. Il ne veut pas se mettre à dos tous les gars du Québec... après le récit de sa rocambolesque et ô combien romantique demande en mariage. Rideaux!

Elle lançait parfois à la blague qu’elle attendait la grande demande. Lui cogitait son plan depuis un moment. Mais tous deux étaient sur la même longueur d’onde pour un point. Ils voulaient se marier quand les enfants seraient assez grands pour profiter du party et célébrer l’amour de leurs parents.

Leurs fils ont 12 et bientôt 15 ans, le temps est enfin arrivé.

Les fiançailles remontent au vendredi 20 avril 2018. L’élément déclencheur? Charlotte Cardin. L’auteure-compositrice-interprète donnait un spectacle à Chicago. «Ça adonnait bien, j’avais des points pour voyager. J’ai booké les billets.»

La mission de notre amoureux avait deux objectifs. Que sa douce prenne le chemin de l’aéroport sans savoir ce qui se passe jusque dans l’avion. Et que le mystère continue une fois à destination.

Lui est parti la veille «en voyage d’affaires». Elle n’y a vu que du feu!

Ce jour-là, un jeudi, une belle-soeur et des copines complices improvisent une soirée et invitent la bien-aimée à prendre un verre. D’autres amies se pointent «par hasard». Puis elles se retrouvent toutes chez notre héroïne, ouvrent des bulles, tout en préparant sa valise où elles empilent maillots de bain et chandails chauds, pour mieux la confondre.

«Elle pensait partir en week-end de filles pour ses 40 ans», se remémore le fieffé coquin.

Le P'tit Mag

Le président Trump dans l’eau chaude

Le président des États-Unis, Donald Trump, est dans l’eau chaude (c’est une expression qui veut dire qu’on lui fait des reproches et qu’il risque de se retrouver dans le pétrin). En effet, il aurait demandé à un pays étranger d’enquêter sur un adversaire politique. C’est illégal. À cause de cela, il se trouve en procès et pourrait perdre son poste de président. C’est une procédure historique très grave. Essayons de comprendre tout cela ensemble…

Le coup de fil

Le 25 juillet 2019, le président Trump a téléphoné au nouveau président de l’Ukraine, un grand pays d’Europe de l’Est. Il lui a demandé de faire enquête sur son adversaire Joe Biden. Il l’accuse d’être corrompu et voulait peut-être lui nuire aux élections. En échange, il aurait menacé de priver l’Ukraine d’une aide militaire de 400 millions $ si on ne faisait pas ce qu’il demande. C’est beaucoup d’argent.

L’enquête

Le 24 septembre, les opposants de Trump (on les appelle démocrates) ont eu vent de ce coup de fil. Ils l’ont su grâce à un lanceur d’alerte, c’est-à-dire une personne bien informée qui dévoile au public des renseignements trop importants pour être gardés secrets. En colère, les démocrates lancent une enquête. Trump jure qu’il a respecté les règles.

Le P'tit Mag

Je veux tout savoir: la température des étoiles

QUESTION : est-ce que les étoiles sont plus chaudes que le Soleil? — Romie

RÉPONSE : Ça dépend lesquelles. Le Soleil est lui-même une étoile, et une étoile assez moyenne, d’ailleurs. Il produit de l’énergie (ou de la chaleur, si l’on préfère) grâce aux réactions nucléaires qui ont lieu dans son noyau. À la surface du Soleil, la température est de «seulement» 5500 degrés Celsius (°C), mais au milieu, elle atteint les 15 millions °C! Par comparaison, la température d’un four comme ceux qu’on a à la maison tourne autour de 260 °C…

Maintenant, en général, plus une étoile est grosse, mieux se font les réactions nucléaires dans son noyaux, et plus elle est chaude. Or, comme notre Soleil est une étoile «moyenne», cela signifie qu’il existe des étoiles plus chaudes que lui, mais d’autres qui sont plus froides aussi.

Ainsi, les plus petites étoiles connues sont les «naines rouges». Elles sont environ 10 fois plus petites que le Soleil et la température à leur surface est de moins de 2000 °C — c’est moins de la moitié des 5500 degrés du Soleil. Ces naines rouges, notons-le, sont les étoiles les plus nombreuses, du moins dans notre galaxie mais, comme elles ne sont pas très brillantes, on ne les voit pas facilement.

À l’opposé, il existe aussi des étoiles beaucoup plus massives que le Soleil. Par exemple, l’étoile appelée Thêta d’Orion C, est 40 fois plus massive que le Soleil et la température à sa surface est d’environ 38 000 degrés, soit presque sept fois plus chaud que «notre» étoile à nous! Les étoiles comme celle-là, que l’on appelle «de type O», sont très rares.

*****

Les sciences t’intéressent? Tu te poses des questions sur les animaux, les plantes, l’espace ou n’importe quelle autre partie du monde qui t’entoure? C’est bien normal: les sciences, ce n’est pas que pour les adultes! Alors, envoie-les-moi à jfcliche@lesoleil.com. Une fois par mois, je répondrai à une ou deux questions que tu m’envoies.

Vu de là-haut

Pierre Lahoud, l’historien volant

Pierre Lahoud n’a peut-être pas mis les pieds partout au Québec, mais il y a certainement posé les yeux… et son objectif. En quatre décennies, cet historien de profession a photographié chaque recoin de la Belle Province du haut des airs. Une récolte de 500 000 images en 5000 heures de vol.

Aujourd’hui à la retraite, cet habitant de l’île d’Orléans ne ralentit pas son méticuleux travail de recension. Même qu’il caresse le rêve de léguer aux générations futures un portrait de l’évolution de notre territoire. Question d’adoucir l’hiver, Le Soleil publiera un de ses clichés aériens de saison chaque samedi jusqu’au 14 mars. Pour lancer la série, voici une discussion avec l’historien volant Pierre Lahoud.

Q Comment l’idée de photographier l’évolution du Québec en avion est-elle née?

R J’ai commencé ma carrière au ministère de la Culture en 1974. On a eu le mandat de faire l’état du Québec sur le plan patrimonial. J’ai donc survolé tout le Québec pendant cinq ans. Mais j’avais la piqûre. J’ai tellement aimé voir cette dimension inhabituelle depuis les airs que j’ai décidé de continuer. Je me suis donné comme mission de répertorier les changements sur le territoire du Québec. Depuis presque 40 ans, j’essaie de documenter les modifications, les nouvelles constructions et l’érosion le plus possible.

Q Êtes-vous photographe et pilote en même temps?

Non, c’est pour ça que je suis toujours vivant! Ce serait périlleux, parce qu’on peut devenir captivé par son sujet. Alors je loue un avion et un pilote puis je pars en expédition. Les conditions peuvent être difficiles. J’ai une plage d’environ 20 jours par année avec des conditions optimales pour la photo. Et c’est moi qui paie tout ça. Je me donne un budget d’avion d’environ 10 000 $ par année. Depuis près de 40 ans, alors faites le calcul…

Q Quels changements avez-vous observés au fil des ans?

R J’ai vu beaucoup de changements peu perceptibles à partir du sol. L’érosion des berges du Saint-Laurent, c’est franchement dramatique. Le territoire est grugé sans cesse. Les mines à ciel ouvert abandonnées me touchent beaucoup, que ce soit à Thetford [Mines] ou dans le nord du Québec. Comment va-t-on faire pour restaurer ces habitats-là? Je ne sais vraiment pas…

Q Parlez-nous de votre photo du «pain de sucre» devant la chute Montmorency.

R C’est un des phénomènes les plus inusités et exceptionnels qu’on voit dans la région. Au milieu du 19e siècle, on creusait même une grotte à l’intérieur du pain de sucre et on en faisait un petit débit de boisson! Certaines des peintures de Krieghoff [Cornelius de son prénom, un peintre célèbre à l’époque pour ses toiles de paysages d’hiver] montrent très bien ce débit de boisson. C’était une activité traditionnelle qui permettait d’apprivoiser l’hiver, comme le disait l’anthropologue [Bernard] Arcand. Parce que si on subit l’hiver, on va le trouver long. Le secteur du pain de sucre et des chutes est un bel exemple de cet apprivoisement, de cette façon de profiter de l’hiver.

Q Quel avenir espérez-vous pour vos photos?

R L’an passé, j’ai donné une grande partie de mes photographies aériennes aux Archives nationales du Québec. C’était l’équivalent de 250 000 diapositives. Mais depuis 15 ans, je travaille en numérique. Alors je dois approcher les 500 000 à 600 000 images du Québec! J’espère que tout ça ira aux archives. C’est important d’avoir une vue générale de notre territoire si on veut le protéger. Pour moi, ce sera un beau cadeau à donner au Québec.

Q Quels sont vos projets?

R Je vais bientôt aller documenter le Carnaval de Québec. Ça fait 40 ans que je le documente, alors aussi bien continuer! Après, je suis dû pour aller voir le nouveau pont Champlain à Montréal.

Info : pierrelahoud.com

Note : des passages de cette entrevue ont été légèrement édités afin de mieux cadrer dans l’espace et dans un format questions-réponses.

AS-TU VU ÇA

Des portraits spectaculaires d'animaux menacés

«J’aime le chaos contrôlé quand je photographie des animaux. Il y a toujours un sentiment d’admiration et d’émerveillement doublé d’une certaine incertitude. Ça encourage la réflexion sur notre manière de se voir les uns et les autres», philosophe Tim Flach.

Ce photographe londonien a mis son talent au service de la défense des animaux menacés d’extinction en publiant un recueil de clichés intitulé Portraits de la vie sauvage en voie de disparition (version française de Endangered), il y a deux ans. Des portraits intimes d’espèces dont la survie vacille au bord du gouffre de l’inexistence.

«J’espère que ces images pourront inspirer, remettre en question et informer, qu’elles serviront de tremplin vers des gestes positifs», dit-il.

Tristement magnifique…

Pour en savoir plus sue Tim Flach et son œuvre, visitez le site Web timflach.com ainsi que les profils Facebook (@timflachphoto) et Instagram (@timflachphotography).

À la vôtre

Comment partir son vignoble?

CHRONIQUE / Avouez que vous y avez déjà pensé — même brièvement. Vous balader au milieu de vos vignes en sirotant un verre de vin de votre propre cru. Posséder un vignoble est un fantasme partagé par de nombreux amateurs de vin.

Mais voilà, vous, vous l’avez mûrement réfléchi et vous songez sérieusement à vous lancer! Vous avez mis tout votre petit change de côté et vous vous avancez en toute connaissance de cause. Car faut-il le rappeler, avoir un vignoble est tout sauf un projet de retraite. En fait, cela s’apparente davantage à avoir un enfant — un enfant qui ne quittera jamais votre nid familial et qui aura besoin de vous chaque jour du reste de votre vie.

Recettes

Boulettes de lentilles à l’italienne

Préparation : 15 minutes
Réfrigération : 10 minutes
Cuisson : 17 minutes
Quantité : 4 portions

INGRÉDIENTS

  • 30 ml (2 c. à soupe) d’huile d’olive
  • 1 oignon haché
  • 15 ml (1 c. à soupe) d’ail haché
  • 1 boîte de lentilles brunes de 540 ml, rincées et égouttées
  • 80 ml (⅓ de tasse) de chapelure nature
  • 15 ml (1 c. à soupe) d’assaisonnements italiens
  • 80 ml (⅓ de tasse) de parmesan râpé
  • 15 ml (1 c. à soupe) de pâte de tomates
  • 1 œuf
  • Sel et poivre au goût

Pour la sauce :

  • 15 ml (1 c. à soupe) d’huile d’olive
  • 1 oignon haché
  • 15 ml (1 c. à soupe) d’ail haché
  • 4 tomates coupées en dés
  • 10 ml (2 c. à thé) d’assaisonnements italiens
  • Sel et poivre au goût

PRÉPARATION

  1. Préchauffer le four à 190 °C (375 °F).
  2. Dans une grande poêle allant au four, chauffer la moitié de l’huile d’olive à feu moyen. Cuire l’oignon et l’ail de 3 à 4 minutes.
  3. Dans le contenant du robot culinaire, déposer l’oignon, l’ail, les lentilles, la chapelure, les assaisonnements italiens, le parmesan, la pâte de tomates et l’œuf. Saler et poivrer. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une texture homogène. Laisser reposer 10 minutes au frais.
  4. Façonner 12 boulettes avec la préparation aux lentilles.
  5. Dans la même poêle, chauffer le reste de l’huile d’olive à feu moyen. Faire dorer les boulettes de 4 à 5 minutes sur toutes les faces.
  6. Poursuivre la cuisson au four de 10 à 12 minutes, en retournant les boulettes de temps en temps.
  7. Pendant ce temps, chauffer l’huile d’olive pour la sauce à feu moyen dans une casserole. Cuire l’oignon et l’ail haché de 3 à 4 minutes.
  8. Ajouter les tomates et les assaisonnements italiens. Porter à ébullition à feu moyen, puis cuire de 5 à 8 minutes en remuant de temps en temps.
  9. À l’aide du mélangeur à main, réduire la préparation en purée lisse. Saler et poivrer. Servir avec les boulettes. 

Linguines de courgettes

  1. À l’aide d’un coupe-spirales ou d’une mandoline, tailler de 2 à 3 courgettes en spirales ou en julienne. 
  2. Dans une casserole d’eau bouillante salée, cuire les courgettes de 1 à 2 minutes. Égoutter. 
  3. Dans la même casserole, chauffer 45 ml (3 c. à soupe) d’huile d’olive à feu moyen. 
  4. Cuire 2 échalotes sèches (françaises) émincées et 1 gousse d’ail hachée 1 minute. 
  5. Ajouter 60 ml (1/4 de tasse) de basilic frais émincé et les courgettes. 
  6. Saler, poivrer et réchauffer 1 minute en remuant.

PAR PORTION

Calories: 624
Protéines: 34 g
Matières grasses: 16 g
Glucides: 91 g
Fibres: 14 g
Fer: 8 mg
Calcium: 174 mg
Sodium: 281 mg

Recettes

Tacos aux lentilles et chou-fleur

Préparation : 20 minutes
Cuisson : 18 minutes
Quantité : 4 portions

INGRÉDIENTS

  • 15 ml (1 c. à soupe) d’huile d’olive
  • 1 oignon haché
  • 15 ml (1 c. à soupe) d’ail haché
  • 1/2 chou-fleur haché grossièrement 
  • 15 ml (1 c. à soupe) de poudre de chili
  • 5 ml (1 c. à thé) de cumin
  • 5 ml (1 c. à thé) de coriandre moulue
  • 1 boîte de tomates en dés de 540 ml
  • 15 ml (1 c. à soupe) de paprika fumé doux
  • 1 boîte de lentilles brunes de 398 ml, rincées et égouttées 
  • Sel et poivre au goût 
  • 8 petites tortillas de maïs
  • 1 avocat coupé en cubes
  • 250 ml (1 tasse) de chou rouge émincé finement
  • 30 ml (2 c. à soupe) de feuilles de coriandre fraîche

Pour la crème sure au chipotle :

  • 30 ml (2 c. à soupe) de jus de lime frais
  • 2,5 ml (1/2 c. à thé) de chipotle
  • 80 ml (1/3 de tasse) de crème sure 14 %
  • 2 pincées de sel

PRÉPARATION

  1. Dans un bol, mélanger les ingrédients pour la crème sure au chipotle. Réserver au frais.
  2. Dans une casserole, chauffer l’huile à feu moyen. Cuire l’oignon et l’ail 1 minute.
  3. Ajouter le chou-fleur et poursuivre la cuisson de 2 à 3 minutes.
  4. Ajouter la poudre de chili, le cumin, la coriandre, les tomates en dés, le paprika et les lentilles. Saler et poivrer. Porter à ébullition, puis laisser mijoter à feu doux-moyen de 15 à 18 minutes, jusqu’à évaporation complète du liquide.
  5. Chauffer une poêle à feu doux, puis chauffer les tortillas de 30 à 40 secondes.
  6. Garnir les tortillas de préparation aux lentilles, d’avocat, de chou rouge et de coriandre. Napper de crème sure au chipotle.

PAR PORTION

Calories: 427
Protéines: 16 g
Matières grasses: 16 g
Glucides: 60 g
Fibres: 15 g
Fer: 7 mg
Calcium: 190 mg
Sodium: 765 mg

Recette

La recette de la semaine: frittata à la patate douce et brocoli

Préparation : 15 minutes
Cuisson : 25 minutes
Quantité : 4 portions
Végé / Sans noix / Sans gluten / Se congèle (sans l’accompagnement)

INGRÉDIENTS

  • 6 œufs
  • Mélange laitier pour cuisson 5 % 80 ml (1/3 de tasse)
  • Cheddar fort râpé 180 ml (3/4 de tasse)
  • 1 patate douce pelée et coupée en tranches minces
  • 1/2 brocoli coupé en petits bouquets

Facultatif: 15 ml (1 c. à soupe) de persil frais haché

PRÉPARATION

  1. Préchauffer le four à 205 °C (400 °F). 
  2. Dans un bol, fouetter les œufs avec le mélange laitier et la moitié du fromage cheddar. Assaisonner de sel et de poivre du moulin. 
  3. Huiler un plat de cuisson carré de 20 cm (8 po), puis y répartir les tranches de patate douce ainsi que le brocoli. Couvrir de la préparation aux œufs et garnir du reste du cheddar. 
  4. Cuire au four 25 minutes, jusqu’à ce que les œufs soient pris et que les tranches de patate douce soient tendres. 
  5. Si désiré, garnir de persil au moment de servir.

POUR ACCOMPAGNER

Salade du chef

Dans un saladier, mélanger 1 litre (4 tasses) de laitue frisée verte déchiquetée avec un demi-concombre tranché, de 8 à 10 tomates cerises coupées en deux, 1 carotte râpée, le quart d’un petit oignon rouge tranché et 60 ml (¼ de tasse) de vinaigrette italienne.
Assaisonner de sel et de poivre du moulin.

PAR PORTION

Calories: 231
Protéines: 14 g
Matières grasses: 16 g
Glucides: 9 g
Fibres: 1 g
Fer: 1 mg
Calcium: 216 mg
Sodium: 265 mg

As-tu vu ça

Les maisons dessinées de Tiébélé [PHOTOS]

Dans une plaine au sud du Burkina Faso, en Afrique, un curieux petit village apparaît aux pieds d’une colline.

Un espace circulaire d’à peine un hectare, peuplé d’habitations faites de terre, de bois, de paille et de bouse de vache entourées de hauts murs, comme si on avait voulu bâtir une petite forteresse avec les moyens du bord.

Surtout, ce sont les peintures et dessins traditionnels appliqués sur les murs des demeures et des mausolées qui attirent l’attention. C’est la cour royale de Tiébélé! L’endroit appartient aux Kasséna, l’un des groupes ethniques les plus anciens de la région. Son architecture «qui dénote les prouesses artistiques de la femme kasséna» a valu à ce village coloré — menacé par les inondations et l’érosion — d’être inscrit sur la liste indicative du Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012.

Le bourlingueur

Magie éléphantesque

CHRONIQUE / Strasbourg avait joué les ambivalentes toute la journée. Mouillera, mouillera pas. Les nuages gris teintaient le ciel dans le très loin, comme une promesse qu’ils s’abattraient sur la ville tôt ou tard. Ce qu’ils ont fait.

Quand la pluie arrache le chapelet de la corde à linge, on va au musée. Parce que c’est en dedans, et surtout, plus sec. Vive le Musée d’art moderne.

Voyages

Tourisme: cinq tendances pour 2020

Moins d’avion, plus de palpitations? Même s’il reste difficile de prévoir comment le comportement des touristes évoluera en 2020, quelques indicateurs laissent présager de tendances qui pourraient s’affirmer cette année. Entre Greta et la 5G, voici ce que nous avons entraperçu dans notre boule de cristal.

L’effet Greta

Placée sous tous les projecteurs en 2019, la militante suédoise a apporté beaucoup d’eau au moulin environnemental, prêchant même par l’exemple en se rendant à New York en voilier. Ces semences plantées dans les consciences écloront-elles en 2020? Le flygskam (honte de prendre l’avion, en suédois) prendra-t-il son envol?

Des agences de voyages suivent le tempo, renforçant leurs politiques de compensation carbone. La québécoise Karavaniers a, par exemple, adhéré en 2019 à l’organisme «1 % pour la planète», et reversera ce pourcentage de son chiffre d’affaires à des associations environnementales.

Même les entreprises de croisières s’y mettent, leur association internationale CLIA ayant annoncé en décembre viser une réduction de 40 % des émissions de carbone d’ici 2030.

«La réflexion environnementale était déjà là, mais l’effet Greta l’a fait apparaître de façon encore plus importante», souligne Pascale Marcotte, professeure titulaire à l’Université Laval et experte en tourisme. Cependant, elle préfère attendre de voir comment les discours se traduiront dans les comportements, pointant le paradoxe du souci écologique qui se heurte à notre aspiration à réduire nos temps de déplacement.

Le p'tit Mag

Le coin lecture

Voici pour vous, jeunes mordus de lecture, une sélection de livres à ne pas manquer, choisis par des gens qui s’y connaissent.

#Boucledor (à partir de 7 ans)
Jeanne Willis et Tony Ross
Éditions Little Urban

Connais-tu le conte traditionnel Boucle d’or et les trois ours? Dans la version originale, notre aventurière explore la forêt sans provisions, ni même une carte pour retrouver son chemin. Perdue, Boucle d’or se réfugie dans une maison où il n’y a personne, pour se nourrir et se reposer. Elle ne se doute pas que la maison appartient aux ours. Imagine maintenant cette jeune fille intrépide dans le monde moderne. Elle aurait sûrement un gadget technologique, comme un cellulaire. En plus, elle aurait une nouvelle passion: les réseaux sociaux! Cette fois, son expédition en forêt dans la maison des trois ours prendra une tournure inattendue! 

Jolyne Rodrigue, bibliothécaire, Commission scolaire des Appalaches

Le p'tit Mag

Teste tes connaissances sur 2020

Le mois de janvier signifie qu’une année toute neuve commence. Mais déjà, plein de projets et de grands événements mondiaux sont prévus au cours des prochains mois. Tu en entendras parler dans les médias, à la maison et sans doute à l’école. Voici un questionnaire pour te préparer à ce qui s’en vient en 2020.

(Les réponses se trouvent à la suite de cet article, en bas de page.)

1. En juillet cet été, la NASA enverra un robot de la taille d’une voiture sur une planète pour faire des expériences, prélever des échantillons de roches et chercher d’éventuelles traces de vie passée, comme des cellules. De quelle planète s’agit-il?

  • Jupiter
  • Mars 
  • Saturne
  • Uranus

En cuisine

Voir vert

CHRONIQUE / Je parie que vous ne saviez pas que c’est aujourd’hui la très officielle Journée internationale des légumes verts. Comme quoi il y a moyen de souligner quotidiennement à peu près tout et n’importe quoi. Passons sur la pertinence de célébrer le maïs soufflé (ça, c’est la journée de dimanche) et le Nutella (le 5 février) et revenons à nos précieux végétaux émeraude. On peut difficilement être contre la vertu. On sait tous que les légumes colorés sont bons pour la santé, je vous ferai grâce de répéter ici tous leurs bienfaits. Mais j’ai envie de profiter du momentum pour insister (un peu) sur la manière de les intégrer davantage à l’assiette.

Ceci parce que brocoli, choux de Bruxelles, haricots et tous leurs cousins se retrouvent souvent boudés, peut-être victimes du souvenir un peu trop franc qu’on garde de cette façon répandue qu’on avait au Québec de les apprêter il n’y a pas si longtemps encore. Je pense à ces grosses casseroles dans lesquelles on ébouillantait nos verdoyants joyaux beaucoup trop longuement. Ainsi cuits à l’eau, ils prenaient une couleur un peu boueuse, devenaient mollassons et franchement insipides. Fades, détrempés, ils avaient piètre mine et aucun panache en bouche. Sans compter qu’ils perdaient au passage une bonne partie de leurs nutriments dans l’eau de cuisson. 

Ce temps-là et cette façon de faire sont heureusement révolus. Pour vous en convaincre, et pour garnir votre banque d’idées et d’astuces, j’ai jasé avec Caroline Huard, alias Loounie cuisine. Réputée pour son tofu magique (vous n’avez qu’à googler le terme pour mesurer la cote de popularité du soya ainsi apprêté), la créatrice de recettes et collaboratrice à l’émission Moi j’mange (Télé-Québec, le mardi à 19 h 30) a lancé un premier livre cet automne (Loounie cuisine, chez KO Éditions) dans lequel on remarque son approche simplifiée et décomplexée de la cuisine. Suivez la guide! 

Astuce numéro 1 : massez généreusement

« Moi, j’adore le kale, et pas juste parce que c’est à la mode ou parce que c’est bon pour la santé », dit Caroline Huard. 

Ceux qui n’apprécient pas les feuilles de la plante aux mille bienfaits gagneraient peut-être à les attendrir avant de les consommer.   

« C’est mon truc numéro un pour apprécier pleinement la saveur du kale, du chou cavalier et de toutes ces autres verdures frisées un peu coriaces sous la dent. Le procédé est tout simple. On les masse assez fermement, avec un peu de sel, pendant quelques minutes. Elles vont devenir plus tendres. On peut les servir crues, en salade, ou bien les cuire au four, sur une plaque, une dizaine de minutes. » 

Astuce numéro 2 : privilégiez une cuisson appropriée

« Pour faire ressortir la pleine saveur des légumes verts, je préfère ne pas les cuire à l’eau. Une cuisson sèche ou avec juste un peu d’huile, dans une poêle ou sur la plaque, va engendrer ce qui ressemble à une réaction de Maillard. Les légumes vont griller et être au summum de leur goût. » 

Astuce numéro 3 : bricolez des salades chaudes

« L’hiver, je mange peu de choses crues, je préfère ce qui est cuit. Je me fais donc des salades... sur une plaque! Je mélange différents légumes verts, comme des courgettes, du rapini, du kale, des choux de Bruxelles, ce que j’ai sous la main, finalement. J’intègre parfois des légumes racines, en prenant soin de les tailler très, très finement. Poivrons et oignons hachés ajoutent aussi un peu de pep. J’enrobe le tout d’un peu d’huile, j’ajoute du sel et j’enfourne le tout pour une dizaine de minutes à 400 degrés. C’est tout simple et c’est très bon. » 

Astuce numéro 4 : osez varier les coupes

Le brocoli en gros fleurons, très peu pour Caroline Huard. 

« Parce qu’on se retrouve avec des bouquets qui ne sont pas cuits uniformément, explique-t-elle. C’est un légume que je préfère couper en tranches. On augmente ainsi la surface de cuisson du légume et on maximise sa saveur. J’aime aussi me servir d’une mandoline ou de la lame du robot culinaire pour couper finement différents légumes verts. »

Le truc vaut pour d’autres légumes : des courgettes en spirales, des concombres en bâtonnets, des choux de Bruxelles effeuillés (et rôtis au four), ça fait changement. Et c’est bon.   

Astuce numéro 5 : ne remettez pas à plus tard ce que vous pouvez faire maintenant

« C’est-à-dire qu’en revenant du marché, ça vaut la peine de consacrer un petit moment à préparer certains légumes. Les plus délicats comme la courgette et les épinards ne s’y prêtent pas, mais d’autres tolèrent très bien d’être lavés et apprêtés d’avance. Je pense au brocoli, au kale, au rapini et aux choux de Bruxelles, par exemple, qu’on peut laver, essorer et ranger ensuite au frigo jusqu’à ce qu’on les utilise. Comme ils sont déjà prêts à être employés, c’est plus facile de les glisser presto dans un plat, un soir de semaine.

Nous, les humains

«Opération shape de plage»

CHRONIQUE / Si tout va comme prévu, j’aurai regagné ma paillasse d’ici la fin de l’année.

Depuis ma chronique sur mes douze mois de résistance à la malbouffe, vous avez été nombreux à me poser la question : «as-tu perdu du poids?» 

La réponse est «oui». J’ai délesté ma charpente d’environ 5 livres. Je flotte maintenant dans mes vieux jeans de 34 de tour de taille. J’ai dû racheter quelques paires à 32 et je n’ai pas besoin de prendre une grande respiration avant de les attacher. 

C’est tout? Cinq livres pour un an à dire non au sucre et à la friture? 

Ouais, finalement, j’aurais peut-être dû suivre un vrai régime... Une étude menée par les chercheuses Rena Wing et Suzanne Phelan a montré qu’une personne obèse qui suit assidûment un programme de perte de poids peut s’attendre à perdre entre 15 et 20 livres... en six mois. 

Mais une fois le régime terminé, que se passe-t-il? Cinq ans après avoir pris part à un programme typique de perte de poids, seulement 15 % des participants avaient réussi à ne pas reprendre ne serait-ce que 10 livres. La vaste majorité était de retour à la case départ ou avait repris du bide. 

Bref, les pronostics ne sont pas réjouissants. Quelque part en 2020, mon dad bod devrait ressurgir, et je pourrai dire que j’ai un point commun avec Leonardo DiCaprio.

Le tour de taille n’est pas juste une préoccupation superficielle. Quand on a des kilos en trop, c’est comme si on devait transporter un sac de patates avec nous toute la journée. C’est plus dur pour le cœur, les articulations et notre corps en général. 

Perdre du poids peut mettre fin aux douleurs articulaires, réduire le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral, augmenter notre niveau d’énergie et nous protéger contre plus de 50 maladies chroniques, notamment les maladies cardiaques, le diabète et certains cancers.

Il y a quelques années, après les indulgences du temps des Fêtes, mon père, mon frère et moi avions créé un groupe Facebook intitulé, en blague, «Opération shape de plage». On avait promis de manger mieux, de bouger plus et de se faire un peu de muscle. Comme photo du groupe, on avait mis David Beckham sur la plage, qui sortait de la mer, ruisselant d’eau salée. 

Au final, Beckham n’a eu aucune compétition. On avait tous abandonné nos résolutions après un mois. On avait plus une shape de ballon de plage. 

Nous voici en janvier 2020, après mon année sans malbouffe. J’ai maintenant un «poids santé». Mais comment le garder?

Dans ma première chronique de l’année, je vous ai dit que la clé de la persistance se trouvait dans les habitudes, ces comportements qui se répètent automatiquement sans qu’on ait à y penser. Selon une étude de Wendy Wood, professeure de psychologie à l’Université de la Californie du Sud, nous passons 43 % de notre journée à faire des choses sans y penser.

La professeure Wood estime qu'une des stratégies les plus efficaces pour changer une habitude est d’en substituer une pour une autre. Par exemple, durant mon année sans malbouffe, j’ai remplacé ma tendance à collationner avec des cochonneries de la machine distributrice par l’ingestion fréquente de noix. Ma consommation d’amandes, d’arachides, de cajous et de noix du Brésil a enregistré une hausse spectaculaire à la place des chips. 

Ces temps-ci, j’essaie de remplacer mon habitude de prendre une bière le soir en buvant de l’eau gazéifiée, la semaine du moins. Je retrouve la même sensation agréable de «pétillant», sans les calories qui vont avec mon habituelle IPA. 

Bon, ce n’est pas encore à point. Mais il faut de la persévérance avant qu’une habitude roule toute seule. En moyenne, une habitude prend plus de 66 jours pour se former, a montré une étude de la University College de Londres. Des habitudes plus intensives, comme l’activité physique, prennent quant à elles environ 84 jours pour se former. Je travaille là-dessus... 

Bref, je ne sais pas si l’opération shape de plage va réussir cette année. Mais j’ai un peu plus d’espoir. Je vais changer la photo de Beckham pour celle de Leonardo DiCaprio. Paraît qu’il s’est remis en forme...

Le Mag

Les années internationales, «qu'ossa donne»?

Une année internationale, «qu’ossa donne»? dirait Yvon Deschamps. Depuis les années 60, l’ONU décrète un ou quelques grands thèmes pour en faire une année internationale. 2020 sera celle de la santé des végétaux. Louise Hénault-Ethier, biologiste, post-doctorante à l’Université Laval et chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki, nous aide à mieux comprendre le rôle et l’impact de ces années internationales.

Assis dans notre salon à moins 20 degrés, possible que la santé de la patate ou du soya ne soit pas notre priorité. Les plantes génèrent pourtant de l’oxygène, sont à la base de notre alimentation et plusieurs menaces planent sur elles. Sensibiliser la population à 360 degrés, ouvrir les yeux des gens sur des enjeux moins familiers, voilà à quoi servent les thématiques des années internationales, illustre Louise Hénault-Ethier. 

Que ce soit par un article dans le journal ou une activité scolaire qui s’en inspire, la prise de conscience fait tout doucement son chemin.

Des droits de l’homme aux légumineuses, du logement des sans-abri aux récifs coralliens, comment un thème est-il choisi? À travers l’évolution des années internationales, la scientifique remarque une progression des préoccupations. Si elles étaient plus centrées sur l’humain et l’économie d’abord, l’inquiétude se tourne graduellement vers l’environnement, avec les forêts en 2011, les sols en 2015 et la santé des plantes cette année.

Politiquement acceptable

Le décret d’une année internationale par l’Organisation des Nations Unies (ONU) et ses 193 États mem­bres demande toutefois une «certaine forme de négociation», souligne Louise Hénault-Ethier. 

«On ne s’étonne pas qu’il n’y ait pas encore eu une Année internationale sur les changements climatiques. Ce serait difficile à faire adopter à ce moment-ci, pour toutes sortes de raisons politiques et stratégiques.» Des pays ne sont pas prêts à s’engager pour la cause.

Mais les thématiques environnementales de l’heure s’en rapprochent, de façon plus «politiquement acceptable» pour certains États membres, dit-elle. 

L’objectif d’une année internationale est de concerter des actions. Une fois mobilisés, les pays peuvent mettre en place des lois, des politiques, des règlements. 

Les agences de l’ONU, comme l’UNESCO ou l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), participent aussi au mouvement.

Bières

Cinq bières qui ont façonné le Québec brassicole

CHRONIQUE / Un peu de nostalgie ou un retour aux sources, c’est selon, mais voici le prétexte parfait pour découvrir cinq bières qui ont fait du Québec brassicole ce qu’il est aujourd’hui. Cinq bières qui ont changé la perception de cet univers chez une clientèle parfois dubitative, mais souvent curieuse.

Boréale Rousse
Brasseurs du Nord
Blainville

Lorsque les fondateurs des Brasseurs du Nord ont brassé leur première rousse au milieu des années 80, le monde de la bière au Québec était dominé par les bières «blondes douces» à grand renfort de marketing. Il fallait avoir de la détermination pour proposer une bière aux malts caramélisés, au taux d’alcool légèrement supérieur, mais, surtout… au goût différent. Aujourd’hui, la Boréale rousse est toujours considérée comme la mère de toutes les rousses au Québec. Une bière au goût malté, mais pas trop. À l’amertume, mais pas trop. Aux notes de caramel, mais pas trop. Bref, une bière que l’on boit pour se rappeler que l’on a parfois envie de boire autre chose.

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Le P'tit Mag

Boisson réconfort

LES P'TITS CUISTOTS / Bonne année! Je te la souhaite joyeuse, amusante et pleine de découvertes. Je te souhaite aussi des moments pour, bien sûr, cuisiner avec ta famille et tes amis, et de prendre le temps de faire ce qui te plaît. Il n’y a pas plus grand bonheur, je crois, que de pouvoir faire ce qu’on aime le plus sans compter les heures. Pour moi, c’est d’aller marcher en forêt. Savourer le silence, le paysage, écouter les oiseaux, faire le vide pour ensuite mieux faire le plein. Si, comme moi, tu aimes passer du temps dehors, tu aimes sans doute aussi ce moment où, de retour à la maison, tu prends une collation et une boisson chaude. On dirait que c’est encore plus délicieux, plus réconfortant qu’à l’habitude!

Je te partage mon coup de cœur : le wassail, un jus de pomme épicé qui ravigote! Ça se transporte bien dans un thermos — pour les longues expéditions — et ça se prépare à l’avance, alors tu peux aussi simplement le réchauffer une fois rentré!
Santé à toi, et encore une fois, bonne année!

WASSAIL
Donne 4 tasses

INGRÉDIENTS

  • 4 tasses de jus de pomme non sucré, brut
  • 2 bâtons de cannelle
  • 1 c. à thé de muscade moulue
  • 1 c. à soupe de gingembre moulu
  • ½ c. à thé de Piment de la Jamaïque
  • 3 clous de girofle
  • 2 étoiles d’anis étoilé
  • 1 c. à soupe de sirop d’érable
  • Le jus d’une clémentine (ou une demi-orange)

Mode

Suggestions consciencieuses

La semaine dernière, on vous a parlé de cette mode qui a à cœur la planète. Dans cette même lignée, nous avons rassemblé pour vous des propositions provenant de marques s’impliquant pour faire une différence. Il est de plus en plus facile d’obtenir du beau, du bon, du consciencieux.

1) Clean, c’est une gamme de parfums qui porte bien son nom. Aucun produit chimique nocif n’est utilisé. Rien n’est testé sur les animaux et les formules sont véganes. Parfum Rain à partir de 98 $ pour 60 ml.

Régal

Visite au meilleur restaurant du monde

CHRONIQUE / L’été dernier, je suis allé manger au meilleur restaurant du monde. C’était exceptionnel, et cela devrait l’être, compte tenu de la réputation… et du prix. L’endroit s’appelle Osteria Francescana, à Modène, à environ 100 km au sud de Venise.

J’avais tenté d’organiser un repas là-bas… mais je n’y croyais plus. Quatre demandes de réservation étaient restées sans réponse. Et ça, le site Internet était clair, c’était le signal que l’endroit était bondé. C’était le milieu de la semaine, mais en juillet, en très haute saison.

As-tu vu ça

Journaux réutilisés : quand l’histoire prend forme [PHOTOS]

L’artiste japonais Atsushi Adachi fabrique des répliques d’objets ou de personnes — très représentatives — de l’histoire... avec de vieux journaux de la même époque. Même que tous les articles utilisés parlent du dit objet recréé.

Ses artefacts prennent vie avec minutie et détails. L’artiste porte un regard sur les souvenirs collectifs. Le papier journal est un symbole, il représente la société, les valeurs sont influencées par les événements racontés dans les médias.

En plus de créer de véritables œuvres d’art, Adachi développe une compréhension de l’influence des créateurs de différentes générations, qui consacraient leur vie à construire des machines pour la science.

Le Japonais remarque aussi les mensonges qui ont pu se glisser dans les pages, notamment l’information concernant les guerres. Il faut porter attention aux mots en surface des créations, l’artiste prend soin de mettre en lumière les données importantes.

Pour en voir plus, visitez le site Web adachiatsushi.com et le profil Instagram d'Adachi à @atsushi_art_photo.

As-tu vu ça

Les quatre saisons de Girardin

La fée de la céramique Pascale Girardin a constellé de fleurs géantes la cour intérieure du Four Seasons Hôtel Montréal. La sculpture monumentale, nommée «Contemplation», est composée de près d’une centaine de fleurs et de pétales blancs, de 30 centimètres à un mètre de diamètre, ponctués d’accents dorés.

Ces chapelets, installés par quatre hommes-araignées en trois semaines, tombent en cascades entre le huitième et le dix-septième étage. 

Alimentation

«L’avenir est dans le champ»: un projet de société autour de l’agriculture

La nouvelle année amène toujours son lot de résolutions, de souhaits et d’espoirs. Pour le jardinier-maraîcher Jean-Martin Fortier, coauteur du livre «L’avenir est dans le champ», son vœu est que les Québécois prennent la résolution de manger «santé», donc de choisir des aliments naturels, locaux et biologiques.

«Manger, c’est un geste agricole. Un choix qu’on fait trois fois par jour. Il faut reconnecter avec l’agriculture et les agriculteurs» pour être bien conscients de ce qu’on met dans notre assiette, explique d’entrée de jeu M. Fortier. 

Maraîcher, enseignant et auteur du bestseller Le Jardinier-maraîcher, Jean-Martin Fortier a fait paraître en novembre l’ouvrage L’avenir est dans le champ, qu’il signe avec la journaliste de La Presse Marie-Claude Lortie, chroniqueuse pour la section Affaires traitant régulièrement de l’agroalimentaire. 

Le livre se penche sur les grands enjeux de notre agriculture en 12 fruits et légumes. Par exemple : la fraise et les pesticides, le maïs et les organismes génétiquement modifiés (OGM), l’épinard et la culture hivernale, etc. Mais au-delà de ces enjeux, on y propose ni plus ni moins qu’un projet de société pour permettre «l’avènement d’un nouvel ordre agricole», qui privilégie un mode de production artisanal au lieu de l’industrialisation et de la productivité à tout prix.

Au même titre que la préservation de la langue française, l’agriculture doit faire appel au «sentiment nationaliste» des Québécois pour qu’ils décident collectivement de changer l’ordre des choses, indique M. Fortier. Il lance un «cri du cœur afin d’éviter le désintéressement de la population». 

Comment? Pour les consommateurs, cela signifie de ne pas rechercher «le plus bas prix à tout prix». «Les bas prix ont un prix. L’agriculture conventionnelle permet de produire à moindre coût, mais la facture des conséquences est refilée à plus tard», signale le maraîcher. Il pointe notamment les dommages que les engrais chimiques et les pesticides causent à notre environnement.

«En saison, les produits biologiques ne sont pas nécessairement plus chers, ce n’est pas une règle absolue», ajoute M. Fortier. Il prévoit même une baisse des prix «à court, moyen terme, parce que la demande est là pour la qualité».

AS-TU VU ÇA

La belle et les bêtes

En se promenant à la librairie, un livre attrape notre œil. Le roman «Cadavre exquis» d’Agustina Bazterrica, publié par Flammarion. Le récit d’un monde dystopique d’où les animaux ont disparu. Et qu’on a remplacés dans l’assiette grâce à la reproduction industrielle d’humains destinés à la consommation alimentaire. Pas jojo.

C’est plutôt la couverture qui retient notre attention : l’amalgame de portraits de femmes et d’animaux, disposés de manière à ce que leurs yeux s’alignent. Une jolie idée qui se laisse admirer.

Surprise, c’est la photographe hongroise Flóra Borsi — qu’on vous avait présentée ici même en septembre — qui signe ce concept!

Ne laissons pas la répétition nuire à notre plaisir : voici de nouvelles œuvres de Mme Borsi, des autoportraits tirés de sa collection Animeyed. On adore tout simplement.

Info : floraborsi.com

Maison

Lèche-vitrine: zone de confort

Fermez les yeux. Respirez. Une partie des Fêtes est passée, mais il reste encore du temps devant vous, du plaisir, et tout un hiver pour vous reposer confortablement dans la maison. Entourez-vous de matières et de couleurs douces, de chaleur, de lueurs et de jeux. La fin de l’année peut rimer avec farniente.

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Carnet d’adresses

• Amma Thérapie : ammatherapie.ca

• Article 721 : 721, 3e Avenue, Québec ou article721.com

• Fabrique 1840 : simons.ca section Fabrique 1840

• Home Depot : homedepot.ca

• H&M Home : www2.hm.com

• HomeSense : homesense.ca

• Katrinn Pelletier : etsy.com/ca-fr/shop/KatrinnIllustration

• Kozy : Galeries de la Capitale ou boutiquekozy.ca

• La petite boite co : lapetiteboite.co

• Marshalls : marshalls.ca

• Rona : rona.ca

• Sophie Chapados : schapados.com et etsy.com/ca-fr/shop/SChapados

• Structube : structube.com

• Zone : 999, avenue Cartier, Québec ou zonemaison.com

LE P'TIT MAG

Les drôles de mots du terroir!

Les contes de Noël et les rigodons regorgent de mots rigolos. Voici une chance unique de colorer ton vocabulaire grâce à un petit lexique du terroir!

Amanchure
1.  Arrangement malhonnête.
2. Disposition insatisfaisante ou fâcheuse.
3. Habillement bizarre ou ridicule, accoutrement.
Exemple : C’tu effrayant d’amancher des enfants de même!

Bourdillon
Motte de terre gelée ou de neige durcie.

En cuisine

De bonnes bouteilles 100 % Québec

Rose Simard et Max Coubès ont lancé l’entreprise 1 ou 2 cocktails avec cette idée de rendre l’apéro accessible à tous et de rejoindre les néophytes comme les connaisseurs. Pour s’adresser au plus grand nombre, ils ont fait disparaître le terme mixologue de l’équation, qu’ils estimaient un peu trop niché. Le livre qu’ils proposent est à l’image de cette vision décomplexée et rassembleuse. Au surplus, L’apéro au Québec met en vitrine différents alcools québécois ainsi que des ingrédients bien d’ici. Pour vous permettre de trinquer joliment à la nouvelle année, ou pour vous faire découvrir quelques bons jus alcoolisés de notre terroir, Rose Simard partage quelques-uns de ses coups de cœur locaux.

Belles bulles

Au jour de l’An, c’est un classique, on pense pétillant. 

« Le mousseux rose et le vin blanc mousseux du Domaine Bergeville sont deux bouteilles qui se boivent super bien au décompte de minuit. Et comme ce sont des mousseux assez secs, pas trop sucrés, ils vont bien se mélanger dans un cocktail. Ils seront aussi formidables en Aperol Spritz. Si on veut en concocter un 100 % local, on remplace l’apérol italien par un apéritivo tout québécois, par exemple la liqueur Amermelade que font les Spiritueux Iberville. C’est un cocktail tout simple à faire et il se sert bien lorsqu’on reçoit plusieurs personnes parce qu’on n’a pas besoin de shaker. Tout se mélange dans une coupe à vin. » Les cidres pétillants du Domaine Lafrance, le rosé de Michel Jodoin ou les jolis nectars à base de poires du producteur Entre Pierre et Terre sont d’autres belles trouvailles. 

Le P'tit Mag

La vraie vie des rennes

Tous les rennes n’ont pas la chance de tirer le chariot du père Noël. Et ils n’ont pas tous le nez rouge. Alors, que font les autres rennes de la planète pendant le reste de l’année? Pour le savoir, Le Soleil a questionné une experte. Voici donc le portrait de la vraie vie de rennes.

(Merci à Christine Gagnon, biologiste et directrice à la conservation et à l’éducation au Zoo sauvage de Saint-Félicien, pour tous ces renseignements. Ce zoo du Saguenay compte d’ailleurs six rennes et un caribou migrateur!)