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Bières

Cinq salons de dégustation à visiter

CHRONIQUE / Envie d’une petite escapade automnale avant de chausser les pneus d’hiver ? Voici donc cinq salons de dégustation à découvrir au Québec.

Avant-Garde

5500 Rue Hochelaga, Local 150, Montréal

Les gars d’Avant-Garde ont quitté la brasserie Oshlag pour installer un superbe terrain de jeu en plein cœur du quartier Hochelaga, à Montréal. Dès les premiers pas, on est impressionné par le gigantesque salon de dégustation situé en avant des installations de brassage. Le bar central propose la gamme régulière des produits d’Avant-Garde, mais également les produits de la marque Jukebox, les bières plus « américaines » de la brasserie. On retrouve également un petit coin boutique qui permet de vous ravitailler directement à la source. En peu de temps, les amateurs de bières montréalais se sont approprié l’endroit. Il n’est pas rare d’y croiser quelques influenceurs et blogueurs accoudés au bar, à découvrir quelques cuvées d’exception uniquement disponibles sur place.

Recettes

Poêlée de crevettes chili-lime

Préparation: 15 minutes
Cuisson: 6 minutes
Quantité: 4 portions

INGRÉDIENTS

  • 1 sac de 340 g de crevettes moyennes (calibre 31/40) crues et décortiquées
  • 3 demi-poivrons de couleurs variées coupés en dés 
  • 375 ml (1 ½ tasse) de maïs en grains
  • 15 ml (1 c. à soupe) de poudre de chili
  • 60 ml (¼ de tasse) de jus de lime
  • 1 petit oignon rouge coupé en dés 
  • ½ jalapeño épépiné et haché (facultatif)

PRÉPARATION

  1. Dans une poêle, chauffer un peu d’huile d’olive à feu moyen. Cuire les crevettes de 3 à 4 minutes. 
  2. Ajouter les poivrons, le maïs, l’oignon et, si désiré, le jalapeño. -Saupoudrer de poudre de chili. Remuer. Cuire de 3 à 4 minutes. 
  3. Ajouter le jus de lime et remuer.

Crème sure à la coriandre
Mélanger 180 ml (¾ de tasse) de crème sure avec 30 ml (2 c. à soupe) de coriandre fraîche hachée, 5 ml (1 c. à thé) de miel, 15 ml (1 c. à soupe) de zeste de lime et 5 ml (1 c. à thé) de poudre d’ail. -Saler et poivrer.

Recettes

Poulet à la bruschetta

Préparation: 15 minutes
Cuisson: 20 minutes
Quantité: 4 portions

INGRÉDIENTS

  • 4 poitrines de poulet sans peau
  • 15 ml (1 c. à soupe) d’assaisonnements italiens
  • 1 contenant de 340 g de bruschetta du commerce
  • 30 ml (2 c. à soupe) de coulis
    de vinaigre balsamique
  • 180 ml (¾ de tasse)
    de parmesan râpé

PRÉPARATION

  1. Préchauffer le four à 205 °C (400 °F). 
  2. Assaisonner les poitrines de poulet avec les assaisonnements italiens. 
  3. Dans une poêle allant au four, chauffer un peu d’huile d’olive à feu moyen. Faire dorer les poitrines de poulet 1 minute de chaque côté. 
  4. Garnir les poitrines de bruschetta. Arroser de coulis de vinaigre balsamique et couvrir de parmesan. 
  5. Cuire au four de 18 à 20 minutes, jusqu’à ce que l’intérieur de la chair du poulet ait perdu sa teinte rosée.

Bruschetta 

Épépiner 3 tomates italiennes, puis les couper en dés. Dans un bol, mélanger les tomates avec 10 ml (2 c. à thé) d’ail haché, 30 ml (2 c. à soupe) de basilic frais émincé, 30 ml (2 c. à soupe) d’huile d’olive et 15 ml (1 c. à soupe) de vinaigre de vin rouge. Saler et poivrer. 

Régal

Only Blue: d’un labo… à un autre!

Après avoir œuvré plus de 25 ans dans un laboratoire de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation à l’Université Laval, Monique Sénéchal travaille maintenant dans son propre labo, à la maison, où elle concocte les produits Only Blue.

Microbiologiste de formation, écologiste avant l’heure, celle qui a pris une retraite «hâtive» de l’enseignement s’est lancée en 2008 dans un nouveau projet, bien personnel, qui réunit ses intérêts «pour la santé et pour la bouffe».

Only Blue, c’est un clin d’œil assumé aux bleuets et à leur couleur. Monique Sénéchal s’est intéressée plus attentivement à ce petit fruit après avoir lu en 2005 le livre Les aliments contre le cancer, de Richard Béliveau et Denis Gingras, qui a fait grand bruit lors de sa parution.

«J’étais en convalescence à ce moment et j’ai dévoré le livre. Il y avait un tableau sur les propriétés nutritives des petits fruits et les bleuets se trouvaient au top», raconte Mme Sénéchal. C’est à partir de là que son «projet de retraite» prend forme.

Mode

Complexe, le magasinage taille plus

Être à la mode pour les personnes grosses au Québec semble être un acte de foi. La femme moyenne habille la taille 18. Pourtant, s’habiller en cette taille s’avère une expérience d’achat complexe. Les boutiques de qualité offrent les classiques et pour l’extravagant, il faut aller voir ailleurs. Souvent, les commandes en ligne sont la seule option.

Joëlle Vaillancourt est conférencière sur l’estime de soi et mannequin. Pour elle, il existe une grande différence entre les vêtements qui dissimulent les formes et ceux qui les mettent en valeur. Elle se questionne sur le rôle que doit jouer l’industrie de la mode et sur le concept de taille plus, qui, fréquemment, est plus utilisé comme coup de marketing que comme composante de l’ADN de certaines entreprises. «Il y a des femmes qui veulent encore se cacher, mais il y a des femmes qui veulent s’assumer… comme les autres, elles vont au travail, elles veulent avoir du style. Veut, veut pas, bien s’habiller ça joue sur l’estime, sur comment tu te présentes.»

P'tit Mag

LE COIN LECTURE / Une ado, héroïne du nouvel album d’Astérix

Jeunes mordus de BD, un nouvel album d’Astérix sort cette semaine en librairie, le 24 octobre. Intitulé La fille de Vercingétorix, il tourne autour d’Adrénaline, une adolescente traquée par les Romains qui trouve refuge dans le village des irréductibles Gaulois. Et qui a la dure mission de la suivre et de la surveiller? Astérix et Obélix, parfois jusqu’à l’épuisement.

Pour ton information, Adrénaline est son nom, mais aussi celui d’une hormone de stress qui prépare le corps à courir, pour fuir ou pour combattre. Un indice sur son caractère bouillant. Pas pour rien que ses cheveux roux rappellent le feu!

Il faut aussi savoir que son père, Vercingétorix, est un célèbre chef gaulois, que tout le monde lui en parle et qu’il lui manque. Autour du cou, elle ne porte pas un casque d’écoute, mais un torque, une sorte de collier honorifique reçu en héritage de son père et que certains voudraient lui prendre. Bref, elle en a assez qu’on soit sur son dos!

P'tit Mag

Au vote, Canadiens!

As-tu déjà voté? Il s’agit de choisir parmi plusieurs personnes celle qui te représentera le mieux. L’exercice peut permettre de choisir les membres d’un conseil d’élèves à ton école, mais aussi ceux et celles qui dirigeront le pays. Au Canada, tous les citoyens de 18 ans et plus sont appelés aux urnes le lundi 21 octobre.

Des bureaux de vote sont installés dans des endroits publics, comme des écoles, des centres communautaires ou des musées. Les Canadiens qui sont à l’extérieur du pays peuvent voter par la poste. 

Le Canada est divisé en 338 petits territoires, qu’on appelle les circonscriptions. Les citoyens de chaque circonscription éliront un député (celui qui obtient le plus de votes). L’ensemble des députés forme la Chambre des communes.

Les élus appartiennent généralement à un parti, c’est-à-dire un groupe avec un chef et un programme qui rassemblent ses idées et ses projets pour le pays. Le parti qui a le plus de députés remporte les élections et son chef devient premier ministre. 

En cuisine

Compote, confiture, conserves et cetera

CHRONIQUE / La saison de la mise en conserve est déjà bien entamée. Peut-être avez-vous déjà garni votre garde-manger de tomates maison et d’autres parcelles d’été en pots. Il vous reste des bocaux? Et quelques heures à meubler pendant ce long week-end de l’Action de grâce? C’est encore le temps de penser compotes et confitures de pommes, de poires et de prunes.

J’ai eu envie d’en jaser avec Maryse Normandin-Turmel, copropriétaire du Café Général, à Sherbrooke, et férue de conserves. Pour ne pas dire spécialiste. Jugez vous-mêmes : en quatre ans, elle a scellé pas moins de 15 000 pots Mason remplis de délices variés vendus sous l’étiquette La Maryse & ses pots. 

Dans ses cuisines, les conserves ont la cote. Et depuis longtemps. Elle connaît tous les rouages de l’ancestrale technique. Et son premier conseil, justement, c’est de respecter les consignes. À la lettre.  

« Ce n’est pas compliqué, faire des conserves, mais ce qui est vraiment important, c’est de suivre les recettes. Lorsqu’on fait des conserves, ce n’est pas le temps d’improviser. J’entends parfois des gens me dire qu’ils ont réduit la quantité de sucre dans une recette de conserve. C’est vraiment un truc à ne pas faire. Jamais. »  

P'tit Mag

Trop de livres sur ton dos?

2 manuels scolaires + 1 bouteille d’eau + une paire d’espadrilles = un sac à dos de quel poids? Environ 4 kilogrammes ou 8,8 livres. Pas si lourd, selon toi? Ça dépend. Lis ce qui suit et ta colonne vertébrale t’en remerciera.

10 % de ton poids

Selon les spécialistes de la santé, ton sac à dos une fois rempli ne devrait pas peser plus que 10 % de ton poids. Le calcul est plutôt simple. Si tu pèses 60 livres, ton sac devrait peser au MAXIMUM 6 livres, si tu pèses 70 livres, MAX 7 livres, si tu pèses 80 libres, MAX 8 livres et ainsi de suite. Fais le test avec tes parents sur la balance.

35 % 

des jeunes Québécois de 9 ans se plaignent de maux de dos

50 % 

des jeunes portent un sac à dos trop lourd

P'tit Mag

Je veux tout savoir

Pourquoi on ne peut pas respirer dans l’espace? —Romie

R C’est tout simplement parce qu’il n’y a pas d’air dans l’espace. Aucun gaz, donc pas de trace de l’oxygène dont nous avons besoin pour fonctionner. Et pour tout dire, pas besoin de se rendre jusque dans l’espace pour ne plus être capable de respirer: l’atmosphère que nous respirons est une couche de gaz à la surface de la Terre qui est (relativement) mince et qui se concentre près du sol, à cause de la gravité. Si bien qu’il suffit de gagner juste quelques kilomètres d’altitude pour ne plus pouvoir respirer à sa guise. La frontière «officielle» de ce que l’on appelle «espace» est fixée à 100km au-dessus du sol. Mais rendu là, il y a longtemps qu’on ne peut plus respirer! À partir de 2km environ, l’altitude commence à avoir des effets sur le corps. Le sommet de la plus haute montagne du monde, l’Everest, est à «seulement» 8,8km d’altitude et, déjà, il y a là-haut trois fois moins d’air qu’au niveau de la mer. Trois fois moins! L’immense majorité des alpinistes qui parviennent à grimper si haut utilisent des bonbonnes d’oxygène. Et si quelques téméraires sont déjà arrivés jusqu’au sommet de l’Everest sans bonbonne, il est tout simplement impossible de rester là-haut longtemps. Les alpinistes appellent en effet «zone mortelle» (death zone) les altitudes au-delà de 8000m, parce qu’il y a si peu d’oxygène là-haut que le corps humain ne peut pas s’y adapter. Il manque chroniquement d’oxygène et meurt petit à petit — personne n’est resté plus d’une journée au sommet. Alors, imagine à 100km d’altitude: on ne peut pas survivre plus longtemps que sous l’eau.

Le Mag

Les yeux du silence de Véronique Amiard, photographe

SAINTE-ANNE-DES-MONTS — Privée du bruissement des feuilles et du chant des oiseaux par sa surdité de naissance, Véronique Amiard n’a pas froid aux yeux. Même lorsque le thermomètre oscille sous les -30 degrés Celsius, la photographe animalière patiente derrière son trépied pendant des heures, voire des jours, pour capturer des images de la faune sauvage du parc national de la Gaspésie. Avec les yeux du silence, elle réussit à obtenir l’improbable confiance de certains animaux qui viennent à sa rencontre.

«Je ne fais pas de photos à tout prix, tient à préciser Véronique Amiard. Je sens quand l’animal est nerveux. J’ai toujours pensé que les animaux sont des êtres sensibles. […] Les animaux ont une intelligence, une émotion, des sentiments. C’est ce que je veux mettre en boîte.»

Si la photographe adore se retrouver dans la quiétude de la forêt, c’est parce qu’elle n’a pas d’effort à faire pour échanger avec les autres. «Quand je suis en société, ça me demande toujours des efforts», indique la quadragénaire qui communique en lisant sur les lèvres. Un appareil auditif lui permet aussi d’entendre un peu, bien que faiblement.

Régal

On a goûté: des pogos à l’érable ou au bacon fumé

Nostalgie, quand tu nous tiens! Je me rappelle vaguement la dernière fois que j’ai mangé un pogo, mais je me souviens cependant en avoir réclamé — comme bien des enfants — étant petite. Voilà que la marque POGO a lancé deux nouveautés en épiceries: des saucisses au bacon fumé ou à saveur d’érable dans une «pâte à déjeuner».

Si on questionne la désignation «pogo petit déjeuner» — peut-être à la limite au brunch? — force est d’admettre que la proposition est intéressante. Les saucisses au bacon ont un bon goût fumé, mais ne vous attendez pas à du bacon enroulé autour de la saucisse ou à des morceaux à l’intérieur… on parle ici de saveur uniquement.

La «pâte à déjeuner», très bonne, nous semble plus légère que la régulière, selon nos (lointains) souvenirs. Signalons qu’on a testé la cuisson au four pendant une vingtaine de minutes, soit un peu plus que le temps recommandé (pour les pressés, la cuisson au micro-ondes est aussi indiquée… quoiqu’on doute fort que la pâte devienne alors croustillante).

Pour la variété à saveur d’éra­ble, la saucisse plus pâle est davantage du type «saucisse à déjeuner». On perçoit le goût des épices — de petits morceaux orange sont visibles à l’intérieur — mais on avoue avoir cherché le goût d’érable… les inconditionnels voudront ajouter du sirop dessus.

Riches en sodium et avec une liste d’ingrédients assez longue, c’est une idée de repas rapide à placer dans la catégorie des bons «plaisirs coupables». 

Les boîtes de huit pogos sont en vente dans la majorité des supermarchés au prix de détail suggéré de 9$.

As-tu vu ça

La peau dans l'œil

L’albinisme — l’absence de pigmentation dans la peau, les poils et les yeux — toucherait 1 personne sur 20 000 dans le monde. Le vitiligo — la perte de pigmentation se manifestant par des plaques blanches — affecterait 1 % de la population. Ces conditions seraient plus fréquentes dans certaines régions du globe, comme l’Afrique. C’est peut-être pourquoi le photographe Justin Dingwall, né à Johannesbourg, y a puisé l’inspiration. Ses clichés naissent du contraste entre l’esthétisme de la dépigmentation et les idéaux de beauté traditionnels.

«Mes photos n’ont rien à voir avec la race ou la mode, mais plutôt avec notre perception de ce que l’on juge comme beau. Je veux créer des images qui amènent les gens à se questionner sur la vraie définition de la beauté. La diversité est ce qui rend l’humanité intéressante et belle.»

Infos : justindingwall.com

Le Mag

L’émerveillement: laisser fleurir l’enfance

En 2006, Catherine L’Ecuyer arrive dans la salle d’accouchement d’un hôpital de Barcelone avec un ordinateur sous le bras, comme si sa bedaine était une parenthèse dans sa grosse semaine de travail comme avocate consultante en entreprise. Après ce qu’elle qualifie «d’atterrissage forcé», elle a fait un virage à 90 degrés. Fini les horaires chargés, le rythme effréné et la course à la performance. Elle a choisi de s’investir dans la maternité et dans la recherche sur l’éducation.

Une question l’obsédait : pourquoi les jeunes enfants perdent-ils leur désir inné d’apprendre jusqu’au point où il faut les motiver une fois rendu à l’école? La réponse a pris la forme d’un livre, Cultiver l’émerveillement, qui a suscité l’intérêt de nombreux éducateurs et parents dans une soixantaine de pays. Dans la langue de Cervantès, la Québécoise y cite des pédagogues, mais aussi des philosophes et des poètes. De passage chez nous pour le lancement de la traduction québécoise de son livre, la docteure en science de l’éducation et psychologie nous explique sa pensée en quelques points.

Q Dans la préface de votre livre, vous évoquer l’importance qu’a eu le livre Le bébé et l’eau du bain, du Dr Jean-François Chicoine et de Nathalie Collard, sur votre «crise de la maternité». Quel élément a-t-il été le plus marquant pour vous?

R Personnellement, j’y ai trouvé un sens à ma maternité. Le système éducatif ne nous prépare pas à être parents, malheureusement. On n’a pas d’idée de l’importance de ce rôle pour changer le monde, «une personne à la fois». La personne qui accompagne un enfant a donc un rôle clé. La sensibilité du parent — cette capacité de syntoniser les besoins physiologiques et affectifs de base de l’enfant — est reconnue en psychologie comme étant le premier indicateur de son bon développement. Un enfant dont les besoins de base ont été comblés durant les premières années de sa vie sera émotionnellement plus équilibré, plus sûr de lui, et mieux disposé à apprendre.

Q Qu’est-ce que l’émerveillement?

R Aristote disait que «tous les humains ont, par nature, le désir de savoir». Des milliers d’années plus tard, nous nous inquiétons parce que nos enfants ne sont pas «motivés». Nous cherchons souvent les réponses à l’absence de motivation dans des solutions à la remorque de causes externes (châtiments, récompenses, stimuli technologiques, etc.) alors que la motivation vraie et durable est interne.

Q Si vous ne deviez en choisir qu’un, quel serait selon vous le pire ennemi de la soif d’apprendre innée des enfants?

R Le moyen le plus direct et le plus efficace d’étouffer l’émerveillement chez un enfant, c’est de lui donner tout ce qu’il veut avant même qu’il ait eu le temps de le désirer. La surconsommation fait en sorte que les enfants, non seulement tiennent tout pour acquis et pensent que tout leur est dû, mais ils pensent que les gens doivent se comporter à leur guise. Or, l’enfant, cynique et blasé, qui trouve que tout est «plate» est peu enclin à s’intéresser à ce qui l’entoure.

Restaurants

Destination… gastronomie!

Lorsque vous planifiez un voyage, est-ce que l’expérience culinaire fait partie de vos priorités?

C’est, semble-t-il, le cas pour bon nombre de Québécois! En effet, selon un récent sondage mené pour OpenTable et Kayak, plus du quart des Québécois (27%) font des recherches de restaurants dans un autre pays avant de réserver leur vol, et 20% ont réservé des vacances pour pouvoir aller à un restaurant qu’ils aimeraient essayer. 

Ce sondage, effectué en août auprès d’adultes canadiens, dresse un portrait pour l’ensemble du pays et par province, et permet de nous comparer à nos voisins du sud. Les Canadiens sont 38% plus susceptibles que les Américains de réserver un voyage basé sur l’offre culinaire, selon les données recueillies*.

Signalons aussi que les Canadiens ont le palais aventureux: 74% d’entre eux affirment qu’ils préféreraient essayer quelque chose de nouveau et de local plutôt qu’un repas familier afin de découvrir la culture d’une ville. C’est le cas également pour 75% des Québécois, mais c’est dans les provinces maritimes que les gens sont les plus ouverts au dépaysement dans l’assiette en voyage: 82% à Terre-Neuve-et-Labrador et 79% au Nouveau-Brunswick.

Le P'tit Mag

Les 5 plus gros films de tous les temps

Quand un film est très populaire au cinéma, on dit qu’il connaît du succès au box-office. Ça signifie qu’il amasse beaucoup d’argent. Les cinq plus gros films de tous les temps ont chacun réussi à gagner plus de 2 milliards $!

Tu imagines combien ça fait? Avec cette somme gigantesque, tu pourrais acheter 57 avions de chasse, 6000 maisons ou 10 millions de vélos! Bref, c’est beaucoup.

Alors, jetons un coup d’œil à ces cinq films très riches . Il y en a sûrement que tu as déjà vus. Te rappelles-tu lesquels?

Mode

Les 11 tendances de l’automne

Justin Bellavance est à l’affût des tendances modes depuis 20 ans. Après des études en design de mode, à une époque où les postes de création sont rares, il préfère se diriger vers le stylisme. Il est rapidement reconnu pour son œil aguerri. Il se retrouve sur les plateaux de télévision à habiller les animateurs. Émissions du matin, publicités, plusieurs personnalités lui font confiance. Il devient styliste pour la chaîne TQS et ensuite à TVA pour Salut Bonjour Week-end à Québec. Pour lui, créer des garde-robes adaptées à une clientèle de tous les genres n’a plus de secrets. Il se qualifie de «psy du vêtement»: «un styliste se doit d’être à l’écoute du client… il n’y a pas de problèmes sur un corps, il y a des formes. Il faut savoir ce qui va sur ton corps, comment l’avantager.» Il a accepté de s’entretenir avec nous au sujet des tendances modes et accessoires que nous retrouvons cet automne.

L’effet lingerie

Justin Bellevance mentionne que la tendance lingerie sera parmi les tops. Directement inspirée des années 90, elle est proposée de plusieurs manières. Seule, sous une veste de laine ou un veston, en superposition avec un t-shirt elle se portera aussi bien le jour que le soir.

Restaurants

Musso & Frank: le restaurant des stars à Hollywood fête son centenaire

LOS ANGELES — De Charlie Chaplin à Quentin Tarantino, la plupart des stars d’Hollywood ont fréquenté le restaurant Musso & Frank à Los Angeles, établissement qui a lui aussi fini par entrer dans la légende du cinéma et a fêté vendredi son centenaire.

Le restaurant se targue de traiter clients inconnus et vedettes aussi bien les uns que les autres, mais il avoue avoir fait une exception quand Tarantino est venu demander une faveur. Pour son dernier film, Il était une fois à Hollywood, le réalisateur voulait privatiser l’établissement cinq jours durant, le temps de filmer Leonardo DiCaprio, Brad Pitt et Al Pacino en train de déguster whisky sour et Bloody Mary accoudés à son bar mythique.

«Nous n’avions jamais fermé le restaurant pour quelque film que ce soit. Mais lorsque Quentin est venu nous voir et nous a dit ce qu’il envisageait, on voulait vraiment en faire partie», a expliqué Mark Echeverria, propriétaire du restaurant qui a célébré vendredi son 100e anniversaire.

«On aime Quentin à la vie, à la mort. Il vient depuis un bon bout de temps», dit-il.

Musso & Frank, situé sur le célèbre Hollywood Boulevard, est l’un des nombreux lieux historiques qui ponctuent le film de Tarantino, ode à son enfance dans le Los Angeles des années 60.

P'tit Mag

Le coin lecture

Voici pour vous, jeunes mordus de lecture, une sélection de livres à ne pas manquer, choisis par des gens qui s’y connaissent!

LES ÉTOILES (8 ans et plus)

Passionné d’astronomie, Yakov se sent parfois bien seul… Jusqu’à ce que deux jolis pieds dans des sandales rouges attirent son attention. Il s’agit d’Aïcha et, quelle coïncidence, elle a en main un livre sur l’espace! C’est le début d’une grande amitié. Dans ce magnifique ouvrage, le célèbre illustrateur du magazine Les Débrouillards raconte l’histoire de deux enfants réunis par une même passion. Malheureusement, leurs parents ne voient pas cette relation d’un bon œil… Ode aux sciences et aux amis, cet album invite à voir au-delà des différences et à rêver plus grand. 

Bibliothèque de Québec

P'tit Mag

Un nouveau «Livre Guinness des records»

Tu connais sûrement le «Livre Guinness des records», un des documents les plus souvent emprunté dans les bibliothèques d’école. En le parcourant, on peut découvrir jusqu’où la technologie peut aller (assez utile) ou encore connaître les ingrédients qui ont composé la plus grande pizza du monde (assez inutile, mais plutôt amusant!). Nous avons déjà mis la main sur l’édition 2020.

547 : Le plus de personnes déguisées en Spider-man. Cette foule d’hommes-araignées s’est rassemblée le 16 septembre 2018 lors du Comic Con de Stockholm, en Suède.

13 : Le plus grand nombre de tours exécutés par un cochon en 1 minute. En Iowa, aux États-Unis, la truie miniature Joy a entre autres retiré un anneau de son support, déroulé un tapis et joué un air de piano avec son groin.

113 : Le nombre de rebonds que le jeune Français Farhaan Shoaib a réussi à faire faire à une bulle de savon sur une raquette couverte d’un film de liquide à bulle. Son frère Rayhaan et son père Umar sont détenteurs du record du plus long échange de bulles (10).

En cuisine

Bien déjeuner pour mieux partir la journée

CHRONIQUE / On nous a si souvent savonné les oreilles avec cette idée que le déjeuner était le repas le plus important de la journée que c’est presque ridicule de le répéter.

Mais répétons-le quand même. Parce que bien déjeuner, ce n’est pas ancré dans les habitudes de tout le monde. Et lorsqu’on ne l’escamote pas, on ne fait pas toujours les choix les plus avisés. 

« Nos habitudes nord-américaines font qu’on avale souvent deux rôties avec de la confiture, parfois un peu de beurre d’arachides, un jus ou un café », remarque le nutritionniste Hubert Cormier. 

Le problème? 

« Lorsqu’on analyse le contenu de l’assiette, on constate que tout ça est riche en glucides. Ça joue sur notre glycémie et ça fait en sorte que vers 10 h, 10 h 30, ça nous rentre dedans, on commence à ressentir la faim. Pour contrer cet effet, c’est assez simple, il faut intégrer davantage de protéines aux repas du matin pour qu’une véritable sensation de satiété dure jusqu’à l’heure du lunch », poursuit celui qui a récemment lancé un bouquin tout entier consacré aux déjeuners protéinés.  D’accord. Bien vu. Mais si on se fait l’avocat du diable, on remarque vite que le défi, pour plusieurs, c’est encore de prendre le temps de manger. Les matins pressés, ce n’est pas une figure de style. Chaque minute est comptée dans la routine du lever-café-course-effrénée-pour-tout-boucler-avant-de-quitter. Rares sont les familles où on s’attable pour plus de 12 minutes et quart les matins de semaine.  

Il existe des raccourcis, plaide Hubert. Des détails qui font la différence. 

« Précouper des fruits le dimanche, par exemple, c’est banal, mais ça permet d’en avoir une variété sous la main en semaine, qu’il est facile d’intégrer à l’assiette du déjeuner. On peut aussi profiter du temps qu’on passe à cuisiner le souper pour lancer, en simultané, le déjeuner du lendemain. Je pense au populaire gruau à préparer la veille ou au pouding de chia, qui doivent reposer quelques heures au frigo, mais qui prennent moins de cinq minutes à cuisiner. »

Et pas besoin de les assembler en petits pots individuels, ajoute-t-il. On peut très bien en faire une plus grande quantité dans un grand bol qui se conservera pendant quelques jours et qu’on portionne matin après matin. 

« On n’a pas à passer beaucoup de temps en cuisine, le matin. On peut tout à fait y aller pour un “assemblage” bien pensé. Un muffin aux grains entiers, quelques morceaux de fruits et un yogourt, c’est déjà un bon départ. »

L’idée est aussi bonne pour ceux qui ont un appétit de colibri l’avant-midi. Apporter avec soi quelques aliments à déguster sur le pouce, au fur et à mesure que la faim se fait sentir, ça peut être une bonne stratégie. 

À travers toutes les « bonnes » raisons qu’on peut évoquer pour ne pas déjeuner, il y en a des plus discutables que d’autres. Hubert Cormier ne fait plus de cliniques privées depuis quelques années, mais il remarque que, sur le web, des courants comme le jeûne intermittent ont une certaine cote de popularité. 

« Pour essayer ça, certains décident de sauter le déjeuner qui, par définition, signifie “rompre le jeûne”, justement. Mais ce n’est vraiment pas quelque chose que je recommande. Les études scientifiques démontrent que le fait de déjeuner est associé à de meilleures habitudes de vie en général, par exemple un taux de tabagisme moins élevé, un apport en fibres plus important et davantage d’activités physiques. C’est la locomotive, le repas qui dicte un peu les prochains. Ça permet de partir la journée du bon pied, en somme. »

Le Mag

Épier, traquer... «stalker»?

Je stalke, tu stalkes, il stalke… L’expression, adoptée de l’anglais, a fait surface dans le langage commun ces dernières années pour parler, le plus souvent, du comportement plutôt bénin d’épier des connaissances sur les réseaux sociaux à leur insu. On a même vu le terme se glisser dans le paysage littéraire cet automne avec un recueil de nouvelles, «Stalkeuses». Le Soleil s’est penché sur les différents visages de ce comportement, qui peut mener jusqu’au harcèlement criminel.

Le mot stalking possède plusieurs équivalents en français, mais qui traduisent différents aspects du phénomène. On parle de l’action d’épier, d’observer, de surveiller quelqu’un à son insu. Parfois, le comportement se double d’une poursuite réelle, on parle plutôt alors de traque. 

«On est dans un continuum de santé-maladie, là-dedans comme dans autre chose», opine Louis Diguer, professeur en psychologie à l’Université Laval. «Il y a des situations très bénignes, qui sont parfois liées à des difficultés transitoires, des passages difficiles de la vie, ou du développement, mais ça va aussi jusqu’à de la psychopathologie lourde, où les victimes peuvent vivre un réel danger», détaille-t-il. 

Ainsi, un conjoint peut vivre une période de surveillance très serrée après une infidélité, un «comportement transitoire» qui peut être réglé avec de l’aide psychologique. Ou encore, un parent anxieux peut tomber dans l’excès de surveillance avec son enfant adolescent qui commence à prendre de l’autonomie. «En psychologie, c’est comme en médecine, il y a le comportement et il y a les causes en dessous. Quelqu’un peut avoir de la fièvre parce qu’il fait une méningite ou une laryngite», illustre-t-il. 

Pour Louis Diguer, l’avènement des réseaux sociaux n’a rien changé au comportement comme tel, mais il l’a certainement rendu plus facile. «On a parfois besoin de se rassurer, de se relier à quelqu’un par une voie un peu fantasmatique, un peu magique. Avec Internet, ça peut se faire très rapidement, chez soi, en pantoufles», expose-t-il. «D’une certaine façon, c’est plus socialement acceptable. Ça devient un peu dans les mœurs, beaucoup plus qu’avant.»

L’universitaire rappelle aussi qu’il y a une «surreprésentation de gens qui sont seuls chez les stalkeurs, des gens très isolés socialement». Ce sont souvent des gens qui s’inventent une vie à travers celle des autres, explique-t-il. À l’autre bout du spectre, il y a aussi «des prédateurs, des gens qui ont des troubles de personnalité sévères, qui sont très agressifs, et qui peuvent vraiment devenir dangereux», précise-t-il. 

Bières

Les bières noires sortent du placard

CHRONIQUE / Les bières noires, ce sont toutes les bières de couleur noire qui regroupent les styles porter, stout, schwartzbier, black IPA, etc. Une couleur qui n’a pas subi de très grande révolution du goût si on compare les bières contemporaines aux recettes historiques. Mais les temps changent.

Au fil des années, la plus grande révolution du goût a été de brasser des bières blanches ou blondes aux saveurs habituellement recherchées dans les bières de couleur noire. Le « White Stout », cette bière au blé qui offre des notes de café et de torréfaction, est le parfait exemple d’une mini révolution des moeurs organoleptiques parmi nos couleurs de bières. Et c’est tant mieux ! De quoi déstabiliser le consommateur et lui faire remarquer que la couleur est un indicateur, mais certainement pas une caractéristique immuable. 

Depuis peu, les brasseurs s’amusent même à assembler différentes saveurs peu communes avec les bières de couleur noire. On quitte le sacro-saint trio « torrefié-chocolat-café » de bon nombre de bières noires pour offrir une expérience de dégustation plus surprenante. Car c’est justement le but de l’opération : surprendre le palais en utilisant les connaissances communes des consommateurs sur la couleur et les sortir de leur confort. On a commencé avec l’ajout de houblon arômatique dans un stout par exemple, style historiquement reconnu pour ses arômes liés au grain. On en arrive à l’ajout de saveurs peu communes dans une bière de « couleur noire ».

Voici donc deux exemples de bières noires qui n’offrent de traditionnel que leur couleur !

Actualités

Couvrir la tornade différemment grâce au journalisme de solution

C’est en se basant sur les principes du journalisme de solution qu’un groupe d’étudiants de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) a couvert, sous différents angles, la tornade qui a frappé la région d’Ottawa-Gatineau le 21 septembre 2018.

Articles journalistiques, podcasts, entrevues avec des sinistrés, infographies, et même un jeu-questionnaire en matière de prévention des tornades... on retrouve de tout dans ce dossier numérique réalisé en collaboration avec la firme de contenu numérique montréalaise Kngfu, publié aujourd’hui sur le site web du Droit, ainsi que dans notre application.

Actualités

Un an plus tard : réflexions, actions et leçons sur les tornades de septembre 2018

Le 21 septembre 2018, Environnement Canada lançait une alerte de tornade pour des secteurs de l’Outaouais et d’Ottawa.

Les dégâts physiques et psychologiques de la tornade de niveau EF 3 qui a frappé Gatineau et des cinq autres tornades à travers la région ont été dévastateurs. Des personnes n’ont pas encore retrouvé leur logis. Certains continuent leur réclamation auprès des assureurs et d’autres ont tout perdu. Or, plusieurs n’ont pas pris au sérieux cette alerte. En cette fin de la saison des tornades, ce dossier tente de comprendre pourquoi et quoi faire lorsque les prochaines alertes seront envoyées.

P'tit Mag

Environnement: brasser la cage, à la Greta

À 16 ans, Greta Thunberg veut changer le monde. Avec ses longues tresses et ses yeux perçants, la militante suédoise rallie de plus en plus de jeunes (et de moins jeunes) à sa cause : brasser la cage aux politiciens pour qu’ils agissent contre les changements climatiques. Le 27 septembre, elle participera à une grande marche pour l’environnement à Montréal.

Le déclencheur

À 8 ou 9 ans, Greta commence à s’intéresser au climat quand ses professeurs lui expliquent pourquoi il faut économiser le papier ou éteindre les lumières. C’est pour lutter contre les changements climatiques.

«Grève de l’école»

En août 2018, Greta fait sa première «grève de l’école pour le climat» devant le parlement de son pays. Son action a donné naissance à un mouvement mondial. Des élèves (plus vieux que toi) font l’école buissonnière certains vendredis (comme le 27 septembre) pour marcher dans la rue et demander aux dirigeants d’écouter les scientifiques sur l’urgence de sauver la planète.

Chronique

Bien manger, bien boire

CHRONIQUE / Sur le nouveau – et premier — livre de cuisine de Caroline Huard, alias Loonie, la pastille orange est imprimée bien en évidence sur la couverture. « La créatrice du tofu magique. » Pas collée. Imprimée.

C’est un détail qui n’en est pas un.

Ledit tofu magique a fait sensation sur le web et dans les chaumières, notamment après que Bob le chef en ait vanté le caractère exquis et les mérites gustatifs. Il signe d’ailleurs une jolie préface dans laquelle il passe au moulinet tous les préjugés que pourraient avoir les lecteurs un peu rébarbatifs au mot « végétalien », épithète qui chapeaute la centaine de recettes du recueil. 

Mais je reviens au tofu magique. Parce que ça vaut la peine d’en parler. C’est LA recette qui fait aimer le tofu même à ceux qui le boudent d’ordinaire. Sur la ligne des recettes miracles, je la classe tout près du tofu Général Tao de Ricardo. Ce n’est pas rien.  

Sur le web, donc, la nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre dans un champ de soya. On ne crache pas sur un pareil succès culinaire, surtout lorsqu’il se concocte en deux temps trois mouvements, avec seulement cinq ingrédients, tofu inclus. 

La réputation d’excellence de la créative passionnée de cuisine était faite. Ceux qui l’ont entendue cet été au micro de l’émission estivale pilotée par Stephan Bureau sur ICI Radio savent qu’elle a le chic pour parler végétarisme sans prêchi-prêcha. L’ancienne ergothérapeute signe donc ici un ouvrage à son image, avec l’approche décomplexée qui la caractérise. Elle le mentionne d’entrée de jeu, elle n’est pas chef. Elle n’a pas étudié dans une école culinaire. Elle n’a pas de formation en nutrition non plus. Mais elle est curieuse et elle aime créer. C’est un beau combo de départ pour s’amuser derrière les fourneaux.  

Poutine déjeuner, yogourt tofu-coco, gruau salé aux confettis de légumes sont quelques-unes des originales propositions qu’on découvre dès les premières pages du bouquin imagé par les belles photographies de Dominique Lafond. Ça part bien et ça laisse augurer le meilleur au chapitre de l’originalité. Keftas de légumineuses, pâté chinois aux sept légumes, ailes de chou-fleur, bacon d’aubergine, paëlla minute, beignes à la cannelle, gâteau choco-pistache et lattes réinventées se voisinent au fil des chapitres, dans lesquels l’auteure partage moult bons trucs et astuces qui plairont sans doute à ceux qui sont nouvellement végés. On remarque vite que la conceptrice de plats sans viande a la main forte sur certains aliments chouchous (bonjour tahini!) et qu’elle utilise très peu de sucre raffiné (elle propose même une sauce BBQ aux dattes, c’est dire!). Un détail qui plaira aux cuistots distraits qui perdent facilement le fil : comme dans le générique d’un film, les ingrédients sont listés par ordre d’apparition dans la recette. Et l’auteure a pris soin d’en donner un peu plus que ce qu’on trouve déjà sur le web en consacrant un topo sur les meilleures façons d’apprêter les restes de tofu magique... si restes il y a!

Vers le verre local

Le nouveau livre de Jessica Harnois suit la tendance et vise les bouteilles locales. La sommelière fait le pari du bien boire ici. Elle liste les 100 meilleurs crus embouteillés dans la province en insistant sur la qualité des nectars made in Québec dans son tout neuf bouquin #boirelocal. Je vous entends grincer des dents à la lecture du nom. Je sais, je suis d’accord, un hashtag dans un titre de livre, c’est non. 

Mais passons par-dessus ce bémol. Parce que l’idée maîtresse du guide fleurdelisé est belle. Surtout, l’auteure apporte des repères précieux pour qui veut goûter notre terroir alcoolisé. La région est bien joliment représentée par les bons jus vinicoles de Pinard et filles (Magog), La Halte des Pèlerins (Sherbrooke), Le Cep d’argent (Sherbrooke), Domaine des 3 Fûts (Drummondville), Au Vignoble d’Orford (Orford), Domaine Bergeville (Canton de Hatley). 

Cidres, bières, vins de dessert et spiritueux ont aussi chacun leur chapitre. C’est bien écrit, accessible dans le ton comme dans le contenu et ça donne envie de tendre sa coupe vers les chouettes produits qui émanent d’ici.  

C'est malade!

Des œuvres d’art culinaire

Qui a dit qu’il ne fallait pas jouer avec sa bouffe? On peut travailler le bois et la pierre, mais l’Italien Vincenzo Scuruchi préfère sculpter… son petit-déjeuner!

Grâce à son talent et à sa minutie, les avocats, les melons et les pommes deviennent des hibous, des lapins et des bonshommes Lego!

Si ça t’intéresse, va voir d’autres créations de Vincenzo sur Instagram (@scuruchi) ainsi que des vidéos de ses techniques sur YouTube.

Mode

Le lumineux parcours beauté de Jennifer Brodeur

«Chaque ride sur mon visage fait partie de mon histoire». L’approche de Jennifer Brodeur au sujet des soins de peaux paraît aux antipodes de tous les dictats de la beauté et de la cosmétologie. Loin de l’image de l’esthéticienne fardée à la perfection, elle se présente à notre rencontre avec un teint parfait, sans maquillage. Son message est clair : les rides font partie de la vie et les femmes doivent célébrer le privilège de vieillir.

Au fil des années, son parcours empreint d’audace a mené l’esthéticienne à l’élaboration d’une philosophie propre à elle, au-delà des standards actuels. Le succès est au rendez-vous depuis 2003, année où elle lance l’appareil de luminothérapie Max+ qui propose plusieurs longueurs d’onde lumineuses dans un seul traitement. Malgré un départ catastrophique au Québec et au Canada, Jennifer Brodeur tente sa chance en allant donner des conférences en Californie.

Prendre ces dernières économies pour aller offrir cette nouvelle technologie de soin aux États-Unis, «c’est un des plus gros risques que j’ai pris de ma vie», dit-elle. L’intérêt est présent et rapidement l’appareil Max+ se retrouve dans les cabinets des dermatologues de Beverly Hills. Puis s’ouvrent les marchés de l’Asie, de l’Allemagne, de Paris, de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie. L’appareil de luminothérapie de Jennifer Brodeur trouve sa place dans les plus grands instituts. Toutefois, la récession frappe en 2009. Pour pallier aux pertes financières, elle décide d’ouvrir une clinique d’esthétique à Beloeil.