Vie de famille

Le succès de l’échec

CHRONIQUE / «Dès la première, deuxième année, j’ai appris que même si je travaille fort, ça ne veut pas dire que je vais réussir.»

Le constat tranche avec la mentalité ambiante. Partout à la télé, dans les films, dans les livres, on nous dit que si on travaille fort, on peut tout accomplir. Ce qui donne souvent l’impression que si on échoue, c’est par manque de volonté, d’efforts.

Mode

Celinununu: Céline Dion, défenderesse de la mode enfantine unisexe

Céline Dion s’associe avec les designers de mode enfantine Iris Adler et Tali Milchberg, fondatrices de nununu. Leur collaboration a donné naissance à une marque de vêtements unisexes appelée Celinununu.

Cette nouvelle gamme «permet aux enfants de faire des choix en dehors des stéréotypes et des normes, de manière à ce qu’ils puissent les intégrer à leurs propres goûts et préférences», explique la célèbre chanteuse par communiqué.

Dans cet esprit, Celinununu allie styles neutres, coupes intemporelles, symboles distincts et couleurs minimalistes. Dans la vidéo promotionnelle, la diva québécoise insuffle un vent de modernité en noir et blanc à une pouponnière où les bébés sont habillés en rose d’un côté et en bleu de l’autre.

À la vôtre

Chablis à tout prix!

CHRONIQUE / Après l’excursion de la semaine dernière dans le vignoble chablisien, la fièvre kimméridgienne se poursuit avec une sélection de chablis à vous mettre sous la dent!

*V = vignification vegan
*BIO = vin bio

PETIT CHABLIS

Domaine Besson 2016
23,75 $ • 13 771 891 • 12 % • 1,5 g/l • V

La relève est jeune et prometteuse chez ce domaine familial dirigé par Adrien, côté vignes, et par Camille, qui gère habilement la cave dans le respect des exigences du bio. Il se dégage du verre des notes de pierre à fusil et de cire ainsi qu’une droiture et une élégance distinctes de cette appellation. Un petit chablis digne du rang d’un chablis.

Le Bourlingueur

Au pied des palmiers géants

CHRONIQUE / Avant que l’autobus ne s’élance de la ville de Pereira, à l’ouest de Bogota, au centre de la Colombie, mieux vaut avoir posé un couvercle sur le café qu’on vient de s’acheter. Le café, c’est d’ailleurs un choix naturel, puisqu’il pousse précisément dans cette région du pays sud-américain.

Pourquoi le couvercle? Parce que les bus roulant vers Salento, base idéale pour visiter toute la région, ont tendance à attaquer le bitume à vitesse grand galop. À bord de ces véhicules, qui mettent une heure environ pour atteindre la petite base coloniale, 45 minutes quand le galop est particulièrement rapide, toutes les courbes paraissent prononcées.

Salento, c’est vraiment le cœur de tout. On y arrive souvent de Pereira, ville des affaires, ou d’Armenia, plus au sud. Pratique, pratique, le bus nous abandonne à la place centrale, bordée de palmiers et entourée de commerces. De là, en 8,22 minutes, on peut atteindre tous les recoins du village.

À Salento, on trouve au moins... une grande rue commerciale, ponctuée de restaurants et de boutiques. Sur les rues perpendiculaires, certains marchands se risquent en affaires surtout s’ils sont visibles de la calle Real, aussi appelée carrera 6.

Lové au creux des montagnes, le village vit des profits du café et des piscicultures de truites. Les promenades à dos de cheval y sont populaires. Mais avec une population oscillant autour de 4000 habitants, on risque surtout d’y croiser des touristes. Partout. Ceux qui mangent leur spaghetti en parlant vraiment fort. Ceux qui font retentir la musique tard le soir. Ceux qui hablan español juste un poquito mais qui préfèrent qu’on leur réponde in english.

Salento, ce serait tellement, tellement charmant sans les touristes. Ironie, quand tu nous tiens.

La beauté de la région, néanmoins, se trouve à environ 30 minutes de Jeep de la place centrale. Personnellement, je ne l’ai pas trouvée dans les plantations de café, qui offrent pourtant des paysages de cartes postales. Ma visite y a été expéditive et sans grandes explications. Rien d’impressionnant ou d’éducatif en comparaison avec la naissante Route du café que j’ai visitée en Haïti.

Mon bout de Colombie préféré, il était plutôt dans la vallée de Cocora. Aux heures, les Jeeps se remplissent de touristes prêts à randonner deux, trois ou cinq heures dans la vallée et la jungle colombienne. Combien de jeunes âmes peuvent monter à bord d’un seul véhicule tout terrain? 13, sans compter le conducteur. Trois passagers seront d’ailleurs debout, bien cramponnés à l’arrière.

Cocora, c’est la nature et la (presque) sainte paix. Dans un océan de verdure, rachitiques et énormes à la fois, se dressent, presque nus, les palmiers à cire du Quindio. Ces arbres, un des symboles de la Colombie, peuvent atteindre 60 mètres dans des conditions idéales et ne sont qu’un long tronc grisâtre coiffé de longues feuilles vertes. Ils sont tellement chétifs qu’on ne les croirait jamais aussi grands, vus de loin, si ce n’était de la perspective et des comparaisons avec tout ce qui les entoure.

Les palmiers à cire sont les plus grands palmiers du monde et sont maintenant protégés parce qu’ils sont menacés d’extinction. La cire qui couvre le tronc a longtemps été utilisée pour produire des chandelles.

Mon premier contact avec ces géants s’est fait de loin. Je les voyais dodeliner de la tête quelque part à l’horizon. Perchés sur des collines, ils rendaient ridicule tout randonneur, tellement minuscule, qui s’en approchait dans le lointain.

La vallée de Cocora, pour plusieurs, c’est l’occasion d’une superbe randonnée en nature. Les plus impatients commenceront par la fin en réalisant une boucle de deux ou trois heures directement vers lesdits palmiers. Les autres mettront cinq heures avant de dire qu’ils ont mérité de s’asseoir parmi les géants.

Après moins de dix minutes, on traverse un premier pont de corde et de bois. Vivement la fibre équilibriste. On s’improvise Indiana Jones, au moins un peu dans notre tête. On mettra une bonne demi-heure pour en revenir de la beauté qui nous enveloppe. On côtoie tantôt les vaches, tantôt quelques chevaux, avant de nous enfoncer dans la jungle.

On traversera la rivière une bonne dizaine de fois, toujours sur des ponts bringuebalants qu’il est recommandé de n’affronter qu’une personne à la fois. Deux bonnes heures plus tard, une halte est prévue pour la consommation de boissons chaudes. On s’y émerveille devant les buvettes des colibris. Les minuscules volatiles, par dizaines, virevoltent au grand plaisir des visiteurs. Ils se permettent presque de prendre la pose.

Un peu gagas, nous nous arrêtons longuement pour les observer.

Ce qu’il y a de beau, avec la plus longue route, c’est que l’ascension vers le sommet nous force parfois à ralentir pour reprendre notre souffle. Là, on lève la tête pour apercevoir un oiseau jaune, rouge ou bleu, ou on baisse le regard vers des fleurs et des champignons qui nous étaient encore inconnus.

C’est sur la voie du retour que les palmiers s’offrent vraiment au regard. Garanti, personne n’a l’œil assez grand pour en toiser un de pied en cap. Nenon. On fixe un billot gris ou on se casse le cou à essayer de voir la cime. Les photos qui rendent bien le phénomène ne se trouvent probablement nulle part. Zéro.

Il y a les figuiers plusieurs fois centenaires de l’Amazonie ou les séquoias de la côte Ouest. Ceux-là m’ont étiré les joues d’ébahissement. Les palmiers de Cocora paraissent toutefois bien plus irréalistes tellement ils sont longilignes. Et ils prouvent une fois encore que la nature nous fascinera toujours bien plus que n’importe quelle construction de l’homme.

Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com

Voyages

Oublier l’hiver en Argentine

On m’avait dit que l’Argentine était le plus européen des pays de l’Amérique du Sud. Je m’attendais donc à quelques rues ou quartiers sous influence européenne, mais pas à cette réalité : la capitale Buenos Aires a toutes les allures d’une grande ville européenne avec sa population d’origine espagnole et italienne, avec ses grandes artères et une architecture qui vous transportent immédiatement outre Atlantique. Buenos Aires est une belle ville.

Mais à moins de manquer de temps, on ne va pas en Argentine uniquement pour sa capitale. Il faut visiter ce pays du nord au sud, sur quelque 3700 kilomètres, pour constater la beauté de ses paysages, la variété de ses climats, et l’accueil chaleureux de sa population.

Nous avons commencé par le nord. Tout le monde nous avait dit que les chutes d’Iguazu étaient incontournables. C’est vrai, c’est spectaculaire, mais ça demeure des chutes, même si elles comptent parmi les plus belles au monde. On y passe une journée et c’est suffisant. Si on vous dit qu’il faut aller les voir du côté brésilien, n’en faites pas une obligation. J’ai trouvé que c’est du côté argentin qu’on a la vue la plus complète sur ces jeux d’eau gigantesque.

Progrès technologique

#LinkedInlocal: du virtuel au réel !

CHRONIQUE / Comparativement à Facebook ou Twitter, LinkedIn est un réseau social moins cacophonique et plus posé sur la réalité des entrepreneurs et professionnels. Ce réseau social, propriété de Microsoft depuis 2015, est désormais un incontournable pour les professionnels et les entreprises avec plus de 160 000 offres d’emplois disponibles au Québec seulement.

Le réseau fondé en 2003, soit un an avant Facebook, a pour but de réunir virtuellement des professionnels afin qu’ils puissent s’échanger de l’information et des contacts. Sa croissance s’est faite progressivement et compte maintenant plus de 590 millions de membres à travers la planète, dont 15 millions au Canada et 1,5 million au Québec.

Sexologie

L’art du célibat

CHRONIQUE / «Célibataire, tant qu’à l’être, j’en profite pis pas à peu près ! »

Vous l’aurez compris, cette personne jouit bel et bien de son nouveau statut matrimonial. Victime, ou pas, d’une séparation qu’elle avait plus ou moins vue venir, celle-ci s’adonne maintenant à une nouvelle réalité. Liée par l’amour ou en couple depuis l’âge du jeune adulte, la voici maintenant, plus de deux décennies plus tard, libre comme l’air, et ce, encore plus concrètement une semaine sur deux. Faute de mieux ou par forfait, comme elle minimise, rationalise ou justifie possiblement sa peine d’amour, elle m’explique s’en donner à cœur joie dans l’art nouveau du célibat. Est-ce votre cas ?

Le p'tit Mag

Vilaine grippe

La saison de la grippe est officiellement commencée! Tu en as sûrement entendu parler. Peut-être es-tu même allé te faire vacciner avec ta famille. Voici tout ce que tu as besoin de savoir sur ce vilain virus.

C’est quoi?

La grippe est une infection des voies respiratoires, c’est-à-dire les conduits qui permettent le passage de l’air entre l’extérieur du corps et les poumons. Elle est causée par un virus appelé influenza.

Grippe ou rhume?

Le rhume est plus fréquent que la grippe, mais la grippe est plus grave. La grippe cause de la fièvre, des maux de tête, des douleurs dans ton corps, une grande fatigue et parfois des vomissements. Les symptômes apparaissent tout d’un coup. Bref, tu ne te sentirais pas assez en forme pour aller à l’école.

Le virus se transmet de quelle façon?

En portant les mains à sa bouche ou à son nez après avoir touché à une personne ou à des objets contaminés. (C’est pour ça qu’il faut bien te laver les mains.)

Par des gouttelettes projetées dans l’air lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue. (C’est pour ça qu’il faut tousser et éternuer dans ton coude et non dans ta main.)

Qui est affecté?

La grippe peut affecter tout le monde, mais elle est plus dangereuse pour les bébés de moins de 6 mois, les personnes atteintes de maladies chroniques (qui ne se guérissent pas), les femmes enceintes, les personnes âgées.

Récits d'expatriés

Jean-François Gagné a cassé la glace suédoise

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

NOM : Jean-François Gagné

ÂGE : 33 ans

PROFESSION : Concepteur de jeux vidéo senior

Trajectoire  

«J’ai commencé ma carrière dans l’industrie du jeu vidéo en novembre 2005 à Québec. En 2012, alors que je travaillais pour Ubisoft, j’ai été envoyé en mission, pendant quelques mois, à Malmö, en Suède. Rapidement, je suis tombé en amour avec le pays et je savais que j’y retournerais un jour. En 2018, j’ai proposé mes services à plusieurs compagnies dans le monde et je me suis retrouvé à Stockholm. J’ai eu le choix entre la Californie, l’Angleterre et la Suède, que j’ai choisie parce que je voulais y revivre et cette fois, pour de bon.»

Bières

L’affinage de la bière (3e partie)

CHRONIQUE / Troisième chronique de trois portant sur l’affinage de la bière. Cette dernière couvre l’affinage dans différents fûts autres que les whiskys.

Un vocabulaire riche

Pourquoi avoir utilisé le terme fût dans mes chroniques, plutôt que tonneau, barrique ou baril ? Pour le simple confort de l’écriture, les quatre termes sont synonymes et très souvent utilisés dans le milieu de la bière. 

Depuis quelques années, de nombreux brasseurs sont à la recherche de fûts provenant de partout dans le monde. Ils recherchent les composés aromatiques qui sont incrustés dans les pores du bois : arômes de noix de coco (lactone), de clou de girofle (eugénol), de fumée (méthyle-gaïacol), de vanille (vanilline), d’amandes (furfural). 

On l’a vu, chaque fût a son caractère, ses arômes et la bière qui y passe quelques mois s’en voit transformée. En voici quelques exemples.

Rhum, cépages blancs et rouges

Le rhum est un alcool issu de la fermentation et de la distillation de la canne à sucre. Il est consommé jeune ou vieux, affiné en fût. Après utilisation, les fûts contiennent beaucoup d’arômes vanillés et sucrés. L’affinage de la bière en fût de rhum n’est pas très populaire, se procurer des fûts de rhum vides et en bonne santé étant difficile.

L’affinage de la bière dans des fûts ayant contenu du vin est également de plus en plus populaire. Le cépage chardonnay est intéressant, donnant à la bière quelques notes agréables de poire et d’amandes. Plusieurs brasseries, dont la réputée Cantillon, utilisent également des fûts ayant contenu du vin jaune. Le résultat est incroyable. 

Des brasseries n’hésitent pas également à affiner de la bière dans des fûts ayant contenu du vin rouge. Certaines vont même jusqu’à nommer l’appellation, il s’agit bien plus d’un effet marketing qu’une réelle influence sur le goût ; le caractère transmis entre le fût et la bière n’est pas assez subtil pour différencier la géographie dans une dégustation à l’aveugle. Par contre, vous retrouverez des notes légèrement taniques fort intéressantes.

Autres alcools

Les fûts de cognac, rares car très peu disponibles, sont parfois utilisés pour affiner de la bière. On appréciera les notes subtiles qui se transmettent à la bière. On commence à voir arriver quelques bières affinées en fût de téquila, brandy, hydromel.