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Le Couple

Après les vacances… le divorce?

De retour de vacances en août 2018, Rémi (nom fictif) avait à peine déposé ses valises qu’il a senti le besoin de lancer un ultimatum à sa conjointe. À 46 ans, il voulait pouvoir profiter de la vie sans traîner le boulet d’une conjointe qui, selon lui, n’avait jamais envie de faire quoi que ce soit : « Ça ne peut plus continuer comme ça. Il faut que ça change sinon on se sépare d’ici la fin du mois. »

Une relation construite sur la passion et l’attirance physique est vouée à l’échec. C’est l’incapacité à « revenir sur terre » et le manque d’engagement ou d’acceptation devant la réalité de nos imperfections mutuelles, nos défauts et erreurs qui conduisent à la séparation.

Se retrouver

Il semble qu’en général, les couples fondent beaucoup d’espoir sur la période des vacances en famille pour repartir en neuf et rétablir les ponts entre les conjoints. Or, ces attentes sont souvent déçues. Julie Brousseau est psychothérapeute, fondatrice et directrice générale du Centre de thérapie pour couples et familles de l'Outaouais.

« Quand le couple est en difficulté, les vacances sont perçues comme la dernière chance de passer ensemble du temps de qualité, de se retrouver et avoir du plaisir. On estime que l’atmosphère sera propice au dialogue et que les deux conjoints seront sur la même page, ce qui est loin d’être toujours le cas. L’argent, la fatigue des dernières semaines, la consommation d’alcool, la météo, des conflits préexistants non résolus peuvent tous influencer négativement la discussion. »

L’étude suggère que les divorces après les vacances estivales surviennent plus rapidement parce que le conjoint qui part souhaite régler les détails avant le retour en classes des enfants. L’ensoleillement estival étant plus long, il est possible qu’on y mette plus d’efforts qu’à l’hiver, où les procédures de divorce culminent en mars plutôt qu’en janvier, après le congé des fêtes. Curieusement, bien que la récession ait affecté certains États américains beaucoup plus fortement que d’autres, les chercheurs ont constaté les mêmes pointes bisannuelles, peu importe la situation économique.

Des attentes irréalistes?

Comment se fait-il que deux êtres qui se sont unis pour la vie, « dans le meilleur comme dans le pire », en viennent à jeter l’éponge? Peut-être parce qu’on est mal préparé à la vie de couple, croit
Mme Brousseau. « Il y a les conjoints
qui, après avoir eu 3 ou 4 enfants, aimeraient revenir à la vie sexuelle et passionnelle de leurs 20 ans. D’autres ont de la difficulté avec l’idée d’avoir à changer leur train de vie lorsqu’arrivent les obligations comme les enfants et la maison. Il y a ceux qui se sont mariés très jeunes et qui n’ont peut-être pas vécu tout ce qu’ils avaient à vivre. Il y a la routine, la maladie, les dépendances, le manque d’argent, les espoirs déçus… Les raisons sont nombreuses! »

La psychothérapeute croit qu’en fait, certaines relations sont condamnées aussitôt que le couple est formé : « Une relation construite sur la passion et l’attirance physique est vouée à l’échec. C’est l’incapacité à « revenir sur terre » et le manque d’engagement ou d’acceptation devant la réalité de nos imperfections mutuelles, nos défauts et erreurs qui conduisent à la séparation. »

Automobile

L'entretien d'automne, déjà le temps d'y penser

Sans trop vous en rendre compte, votre véhicule a été exposé à toutes sortes d’attaques au cours de l’été : le soleil qui brûle la peinture, les mouches et fientes d’oiseaux, la boue sous la carrosserie, les feuilles mortes qui s’accumulent dans les moindres interstices… Pour qu’il survive à l’hiver qui vient, suivez ces quelques trucs et conseils.

Une cire avec ça?

L’application d’une cire protège la peinture du soleil, de la sève des arbres, des dépôts d’oiseaux et autres contaminants. La cire ravive la peinture âgée et protège la peinture neuve. On devrait cirer son véhicule chaque année, préférablement chaque saison. Il existe de nombreux produits liquides ou en pâte pour vous faciliter la tâche. N’oubliez pas le dessous des portes!

Rouille? Connais pas

De nos jours, la plupart des véhicules neufs viennent avec une bonne protection antirouille.

Vos finances

Budget étudiant pour éviter l'endettement

Ça y est, l’oiseau quitte le nid ! Études obligent, le/la jeune adulte prend une chambre ou un appartement pas trop loin de l’institution fréquentée. Lorsqu’on a été couvé par ses parents, on n’a généralement aucune idée des responsabilités qu’implique la vie autonome. Il importe pourtant de connaître quelques règles pour éviter que sa première visite au nouveau domicile, soit celle d’un propriétaire mécontent !

Le logement

Avant toute chose, il faut faire son budget. « Pas sur huit mois seulement », prévient la formatrice Mes finances, mes choix au Centre d'éducation financière EBO, Marie-Claude Massie. « Les programmes de prêts et bourses sont généralement calculés sur la période d’études, mais ensuite, que se passe-t-il ? On travaille ? On revient à la maison ? Il faut prévoir en conséquence. »

Un budget permet aussi de mieux choisir son type d’hébergement : appartement autonome, colocation, chambre, résidence. Habituellement, un loyer à proximité d’un collège ou d’une université coûte plus cher, mais on économise en frais de déplacement. 

Les résidences étudiantes sous-entendent une proximité et un va-et-vient qui peut nuire à la concentration, mais en revanche, elles sont généralement très sécuritaires. 

« On voit naître plusieurs coops d’habita-tion qui peuvent s’avérer avantageuses pour les étudiants », indique Mme Massie. « Contre un pourcentage du revenu et un partage des tâches d’entretien, on vous héberge à peu de frais. » Justement, parlant de partage, il ne faut pas hésiter à parler à nos colocataires pour offrir de partager les frais de certains services comme Netflix, le Wi-Fi ou autre plutôt que de s’abonner soi-même. À long terme, l’économie est appréciable.

D’ailleurs, on devrait aussi remettre en question son forfait de téléphonie mobile. Il faut magasiner et comparer l’offre. Aux études, le Wi-Fi étant accessible gratuitement dans la majorité des lieux publics, on n’a peut-être pas besoin d’un gros forfait avec beaucoup de données.

Transport

Le transport en commun offre un rabais à ceux qui présentent leur carte étudiante.

« L’idéal est de prévoir des déplacements qui ne nécessitent pas de coûts fixes comme un paiement mensuel », rappelle l’animatrice. « Peut-on marcher ? Se déplacer à vélo ? Le covoiturage est généralement écono-mique. »

Quant à ceux qui préfèrent avoir un véhicule, attention : la voiture usée obtenue de votre oncle peut coûter cher en réparations. Il faut également tenir compte des entretiens de routine : essence, huile, pneus, freins, immatriculation, assurances, etc. « Sollicitez votre ami mécanicien. Peut-être acceptera-t-il un échange de services ? », suggère-t-elle.

Bien manger

L’alimentation est probablement le second poste budgétaire le plus important après le loyer. Quand l’horaire est chargé, la tentation est forte d’aller au restaurant, mais ces petites dépenses s’accumulent plus rapidement qu’on le pense. Il faut privilégier l’épicerie, à la condition de se préparer adéquatement d’abord, souligne Marie-Claude Massie. « Commencez par vérifier les circulaires pour comparer les prix. La plupart des marchés d’alimentation acceptent de vous faire le même prix que le compétiteur sur un produit identique. Il existe des applications téléchargeables gratuitement comme Flipp ou Reebee qui présentent les circulaires régionales. »

Règle d’or : manger avant de faire l’épicerie pour freiner les achats impulsifs, planifier ses repas pour n’acheter que ce dont on a besoin et éviter le gaspillage et, finalement, ne pas aller au marché entre deux épiceries. 

Souvent, on entre juste pour du pain et on sort avec 20 $ d’achats ! « On fait ensuite la cuisine en grande quantité, ça permet de préparer des portions-repas qu’on n’a qu’à prendre au frigo, même quand on est pressé », suggère Mme Massie. « La cuisine collective est aussi une bonne idée. C’est motivant et ça favorise le partage. » 

Enfin, si on s’offre le resto ou une sortie, payez comptant plutôt que par carte. Ainsi, vous serez plus conscients de ce qu’il reste dans vos poches qu’en payant par carte débit/crédit, qui donne souvent l’impression d’être plus riche qu’on ne l’est en réalité. »

Prêts et bourses

Attention au sentiment de richesse que procure un prêt ou une bourse. Le jeune adulte n’a pas toujours l’habitude de gérer un montant élevé déposé dans son compte, mais il doit garder en tête que ce montant doit d’abord couvrir les frais scolaires et ensuite, durer le temps d’une session ou d’une année d’études. « Prudence avec les cartes de crédit », ajoute Mme Massie. « On retrouve différents kiosques dans les foires étudiantes qui offrent des produits de crédit sans nécessairement tenir compte de votre situation financière. Une carte de crédit,
c’est de l’argent emprunté que l’on doit remettre avec intérêts. » Lisez tout, surtout les petits caractères !

Ceux qui n’ont pas accès aux prêts et bourses peuvent quand même obtenir une aide financière auprès d’organismes ou même du collège ou de l’université. Ce sont généralement des prêts de quelques centaines de dollars, mais ils permettent parfois de pallier l’imprévu. Et justement, puisqu’on en parle : un emploi d’été devrait permettre de se constituer un fonds d’urgence. 

Pour un étudiant, 5 à 10% du revenu annuel ou au minimum 500$ devraient suffire pour réparer l’ordinateur, la voiture ou payer le loyer quand un accident ou la maladie nous empêchent de travailler.

Finalement, n’hésitez pas à demander de l’aide pour établir ou réorganiser votre budget. Vaut mieux prévenir que guérir!

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QUELQUES CHIFFRES

  • 71% des jeunes de 18 à 29 ans possèdent au moins une carte de crédit ;
  • 18-34 la clientèle principale des restaurants sont les jeunes de 18 à 34 ans ;
  • Un étudiant qui emprunte 30 000 $ auprès du Programme Canadien de prêts aux étudiants paiera 10 319 $ sur 10 ans en intérêts ;
  • De 14% à 25% du panier d’épicerie se retrouve à la poubelle ;
  • 12 000$ c’est au Québec que l’endettement étudiant est le moins élevé au Canada (12 000 $). Le Nouveau-Brunswick arrive au premier rang (35 000 $ +).

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RESSOURCES UTILES

À Ottawa  

Centre d'éducation financière EBO : www.centre-ebo.com

En Outaouais

ACEF de l'Outaouais : acefo.org

À vos bouquins

Qu'est-ce qu'on lit à la rentrée?

La rentrée, c’est le retour béni à un horaire plus structuré, aux précieuses minutes qu’on se réserve le matin ou le soir pour lire. C’est aussi le moment où les lectures plus légères de l’été font place aux nouveaux et excitants arrivages d’automne! Les différentes maisons d’édition nous ont gâtées avec des suggestions pour tous les âges.

Danielle Bouladier, de la Librairie Rose-Marie de Buckingham, propose ces titres particulièrement intéressants.