DOSSIER IMMIGRATION

Un nouveau départ

Jean-Marc Dufresne
Collaboration spéciale
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Le débat sur la Loi 21 sur la laïcité au Québec divise, et l’un des effets pervers qui s’en dégagent est qu’on pourrait tomber facilement dans le discours du « eux vs nous ». Or, contrairement à ce qu’on veut parfois nous faire croire, une forte majorité de nouveaux arrivants ne demande rien de mieux que de s’intégrer à sa société d’accueil. C’est notamment le cas de la famille Alhalabie, arrivée récemment à Gatineau.

En 2015, la guerre fait rage en Syrie. Située en bordure de la frontière avec la Jordanie, la petite ville d’As Suwayda n’est pas épargnée par les bombardements et les tirs qui détruisent des maisons. La peur au ventre, Fadi Alhalabi et son épouse Yasmine prennent la décision de fuir au Liban pour assurer la sécurité du couple et de ses trois enfants. Le but ultime du voyage : traverser l’océan pour s’établir au Canada et commencer une nouvelle vie.

« Je n’oublierai jamais la Syrie », confie Yasmine. « C’est là où j’ai vécu la plus grande partie de ma vie. J’ai trois sœurs qui sont encore là-bas. J’étais archiviste et mon mari, fonctionnaire. » Grâce au parrainage du père de Yasmine qui vit au Canada depuis 29 ans, la famille obtient le statut de résidents permanents. Fadi a trouvé du travail aux cuisines d’un restaurant de l’Outaouais dès son arrivée au Canada. Yasmine, elle, œuvre dans le domaine de l’éducation à l’enfance. « Mais notre pays maintenant, c’est le Canada. Pour la sécurité et l’avenir de nos enfants. »

L’intégration de cette famille à la communauté qui l’a accueillie est une réussite : au moment où elle foule le sol canadien pour la première fois en 2017, parents et enfants ne parlaient que l’arabe. Aujourd’hui, si le père s’exprime encore avec difficulté, son épouse et ses enfants parlent couramment français, exploit réussi en moins de deux ans, en grande partie grâce aux efforts de Michèle Bachand, bénévole du Comité de soutien auprès des réfugiés syriens (CSRS).


La longue route
À leur départ d’As Suwayda, les trois enfants du couple, Hazem, un garçon de 16 ans, Ghazal, sa sœur de 12 ans et Hamza, son frère cadet, sont tout excités à l’idée d’aller vivre au Canada. Dès son arrivée, le couple se fixe pour objectif d’apprendre le français, trouver du travail et économiser en vue d’acheter une maison. Les enfants se familiarisent avec le système d’éducation québécois dans des classes d’immersion. Hazem réalise que le contenu des cours au Québec ne ressemble pas à celui de son école d’As Suwayda. « Ici, il y a les cours d’éducation sexuelle, qu’on n’avait pas chez nous. Mais il y a d’autres différences. On n’apprend pas toutes les mêmes choses », dit-il sans aller plus loin. On pourrait croire que la Syrie ne connaît que la chaleur désertique, mais c’est faux. « On a l’hiver et le froid nous aussi, mais la neige, c’est juste une semaine par année », indique Ghazal. Sa mère reprend : 

« Ici, c’est l’hiver six mois par année… Il fait très froid; on ne peut pas sortir, on ne peut pas marcher parce que vous avez beaucoup, beaucoup de neige! », dit-elle en décrivant de la main la hauteur d’une congère imaginaire. Hazem acquiesce : « On n’avait pas de voiture, mon père et moi, on allait au magasin à pied et on revenait avec les sacs dans la neige même quand il faisait moins 30… » Hazma, 9 ans, apprécie la neige pour les châteaux et les bonhommes qu’il peut faire… Et les batailles de boules de neige! 


L’intégration
La famille met tout en œuvre pour réussir son intégration, s’inscrivant à des cours de français, obtenant des emplois et en multipliant les contacts avec ceux qui peuvent les renseigner sur les us et coutumes du pays. A-t-elle fait face au racisme? « Non, pas du tout », affirme Yasmine. « Ici, les gens sont très gentils. » Bien qu’elle soit de religion musulmane, la famille appartient au groupe appelé Druze, connu pour sa vision très modérée de la religion et où les femmes n’ont pas à porter le voile ou la burqa. Du reste, rien dans leur apparence physique ne permet de les distinguer vraiment du Canadien moyen, ce qui explique peut-être qu’elle ne soit pas marginalisée comme d’autres ethnies pour qui l’intégration se vit plus difficilement.

Après avoir maîtrisé suffisamment le français, Yasmine a eu recours au Service intégration travail de l’Outaouais (SITO) pour trouver un emploi, ce qui, dit-elle, s’est fait assez facilement dans un domaine où la pénurie de main-d’œuvre est importante. Fadi n’a eu aucune difficulté à être embauché en cuisine au restaurant La Station, où son fils Hazem l’a d’ailleurs rejoint récemment. « C’est beaucoup plus facile qu’au Liban, où je travaillais dans la construction à 6$ par jour », confie le jeune homme qui n’était alors âgé que de 12 ou 13 ans.

L’intégration, c’est aussi parfois découvrir des loisirs qui ne ressemblent en rien à ce qu’on a toujours connu. « En Syrie, on jouait à la « tag », aux cartes, on tricotait beaucoup et l’été, quand il faisait trop chaud, on cherchait l’ombre sous les arbres », révèle Ghazal qui précise que tablettes et jeux vidéo sont inconnus en Syrie. « Quand on a vu nos amis qui en avaient, on était tellement jaloux! Maintenant, mon frère et moi avons chacun une tablette et Hazem a un cellulaire. »

Chose certaine, vivre de l’aide sociale à la maison n’était pas une option pour Yasmine. « C’est pas bien. Il faut travailler, pas juste pour l’argent, mais pour apprendre le français, pour apprendre beaucoup de choses, rencontrer des gens et connaître la région », explique Yasmine. « On ne veut pas prendre l’argent du gouvernement et rester à la maison », ajoute Fadi d’un ton sans réplique.


Minorité dans une minorité
Les Franco-ontariens réclament depuis plusieurs années une plus grande part d’immigration francophone dans cette province qui n’atteint pas l’objectif des 4% promis par le gouvernement provincial.Selon Luisa Veronis, professeure agrégée en géographie, environnement et géomatique à l’Université d’Ottawa, encore faut-il que les nouveaux arrivants soient informés qu’il existe une communauté francophone qui prospère sur leur terre d’accueil. « Ils ne sont pas informés des services disponibles en français. Depuis peu, le gouvernement fédéral finance 30 projets d’initiatives d’accueil. Du nombre, il y en a une à Hawkesbury, mais aucune à Ottawa. »

À la suite d’une récente étude portant sur l’intégration des immigrants dans un contexte francophone minoritaire en Ontario¹, elle fait un constat troublant :



« La communauté francophone en milieu minoritaire a tendance à se replier sur elle-même. Elle doit s’ouvrir davantage à la diversité et combattre le réflexe de repli par protection, acquis depuis des années. »
Luisa Veronis

Selon la chercheure, « les francophones n’ostracisent pas consciemment les immigrants; c’est juste qu’ils sentent moins le besoin d’aller vers l’autre, alors que les nouveaux arrivants ont justement besoin de contacts pour établir leur réseau social, qui peut faciliter l’accès au travail. »  Mme Veronis constate d’ailleurs que l’intégration se fait plus facilement dans un milieu plus éduqué. Quant aux immigrants qui se sentent rejetés ou mal accueillis, ils auront tendance à se replier à leur tour. « L’intégration économique et sociale vont de pair », estime-t-elle. Les lieux de culte sont souvent le point d’ancrage des nouveaux arrivants, qui y puisent un soutien moral et qui leur permet souvent d’établir les bases de leur réseau social et économique. Ceux qui réussissent l’intégration choisissent souvent de s’impliquer à leur tour, afin de redonner à la communauté sans égard à l’ethnie du bénéficiaire.

Louis Manzenge Embelo, Rosalie Mwilambwe, Kulimba et leur fils Israël.

Sur les bancs d’école
L’intégration des familles immigrantes commence souvent à l’école et les conseils et commissions scolaires rivalisent d’imagination dans les initiatives mises de l’avant pour favoriser l’accueil de l’élève et de sa famille.

Au Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), l’accompagnement personnalisé offert aux familles nouvellement arrivées au Canada s’ajoute au programme des allié.e.s où les élèves agissent comme mentors auprès de jeunes qui viennent d’arriver au pays; un service personnalisé d’accompagnement continu offert aux parents nouvellement arrivés qui veulent inscrire leurs enfants à l’école; cinq travailleurs en établissement qui œuvrent dans près de vingt écoles à l’accueil des familles nouvellement arrivées (programme PANA). Le conseil a également créé des Cafés-communautés qui accueillent des familles en les appuyant dans leur intégration scolaire et communautaire.

Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté de faire mieux à tous les échelons, indique la directrice de l’éducation, Édith Dumont : « Nous organisons la formation systémique de tout notre personnel pour aller au-devant du parent ou de l’élève nouveau venu avec un contact visuel, un sourire, une poignée de main et un accueil chaleureux. Nous avons un projet-pilote pour revoir la signalisation permettant aux visiteurs de se retrouver plus facilement dans nos murs, en réponse à une suggestion de parents. Nous sommes aussi fiers du programme de jumelage entre des familles établies et des nouveaux arrivants pour faciliter leur intégration. Quand on accueille un élève, on accueille aussi sa famille », explique-t-elle.

Mon pays, c’est l’hiver 
La rencontre d’une seconde famille, des immigrants d’Afrique, suscite inévitablement la question du choc climatique que représentent les hivers canadiens. « Oh là, là, c’est dur », avoue Rosalie Mwilambwe Kulimba en riant. « Je me suis demandé qu’est-ce qu’on était venus faire au Canada avec ce froid, est-ce que j’allais pouvoir m’en sortir… J’arrivais d’un pays chaud avec des vêtements légers, il a fallu chercher des vêtements appropriés. Je n’étais pas sûre de savoir si je pouvais laver Israël, mon garçon de deux ans; j’avais peur qu’il prenne froid! Je pensais que je ne pouvais pas sortir avec lui parce que c’était dangereux », indique la maman; « Ma sœur m’a dit non, non, tu dois sortir, la vie continue… ». Rosalie et son époux Louis Manzenge Embelo sont ensuite invités à passer Noël à Ottawa chez un ami canadien, où le couple découvre la cuisine traditionnelle : tourtière, ragoût de pattes, dinde… 

« Beaucoup de mets sont sucrés », disent-ils. L’usagedes pesticides sur les fruits et légumes les préoccupe (la culture reste traditionnelle et bio au Congo) et autant Louis que Rosalie avouent avoir la nostalgie du goût plus savoureux et frais de ces aliments de leur pays natal, critique à laquelle la famille Alhalabie fait d’ailleurs écho.

Sans permis de travail, Rosalie a trouvé difficile d’être confinée entre quatre murs pendant quelques semaines à son arrivée. La famille a à cœur son intégration dans la communauté et, dès que c’est devenu possible, les deux parents se sont dégotés un travail pour joindre les deux bouts. La recherche d’emploi est compliquée par le fait que Louis et Rosalie ont un statut de résident temporaire, ce qui leur ferme plusieurs portes. Et il y a aussi la question de la langue. « Partout, on demande d’être parfaitement bilingue », déplore le père de famille, « pourtant, je ne rencontre personne qui parle parfaitement l’anglais ou le français ! C’est souvent un mélange des deux… »

L'intégration
S’il est fier de sa culture, Louis Manzenge Embelo n’en a pas moins à cœur l’intégration dans la société canadienne. Une démarche qui manque d’appui, selon lui : « On a découvert qu’ici, l’information il faut aller la chercher, alors que dans notre culture, on attend que l’information vienne à nous. Nous avons reçu des informations utiles des membres de la famille et des amis. C’est par mes recherches sur l’Internet que j’ai trouvé le Carrefour jeunesse emploi, qui m’a beaucoup aidé. Mieux encadrer les nouveaux arrivants nous éviterait de commettre des erreurs qui peuvent être mal perçues par les Canadiens. »


« Quand on s’adresse à eux, ils sont contents de rendre service, parfois plus que ce à quoi on s’attend, sans trop se poser de questions. Ce n’est pas toujours comme ça chez moi. Ça me pousse à me remettre en question et adopter cette façon de faire. Et quand on dit « merci », les gens répondent « ça fait plaisir! » : les gens sont heureux de rendre service, et quand j’entends que ça leur fait plaisir, moi aussi, ça me fait plaisir! »
Louis Mazengue Embelo

Une particularité de la société occidentale qui nous paraît banale impressionne beaucoup le couple, qui revient plus d’une fois sur le sujet : les rabais en magasin. « Au Congo, quand arrive le temps des fêtes, les prix montent. Ici, c’est le contraire : quelque chose qui était 50$, ils le vendent à 20$. C’est tellement important pour la famille de pouvoir payer moins cher et épargner de l’argent », affirme ce papa qui découvre aussi les joies du crédit…

Un autre choc culturel survient lorsque Louis accepte un second emploi : partout, les gens sont pressés. « Je me suis fait dire que j’étais trop lent », se souvient-il. « Pourtant, je faisais ce qu’il y avait à faire. Au Congo, notre culture est plus… nonchalante. Les choses se font et suivent leur cour. Tandis qu’ici, il y a beaucoup de pression, les gens sont pressés entre deux rendez-vous. Au début, c’était difficile, mais maintenant, je comprends et j’aime le rythme rapide; ça permet d’accomplir plus de choses. » Rosalie, qui œuvre au service à la clientèle, paniquait un peu de voir qu’elle ne pouvait servir tout le monde à la fois. « Une collègue m’a dit sers un client à la fois et sers-le bien. Après, c’était plus facile. »

Devenir quelqu’un
L’avenir du couple passe par l’obtention du statut de résident permanent, croit Louis. « Le statut d’immigrant temporaire ne semble pas accorder beaucoup de possibilités, ce qui n’est pas le cas pour les résidents permanents. Présentement pour le gouvernement canadien, je ne suis personne : pas un Canadien, pas un immigrant permanent, juste un visiteur ». Des démarches ont donc été entreprises et la famille est optimiste pour la suite.

Outre l’obtention de la résidence permanente, d’autres questions préoccupent le couple pour qui la religion occupe une place importante. « L’éducation sexuelle dans les écoles m’inquiète », dit Rosalie. « Les enfants sont encore bien jeunes pour en entendre parler. » Louis ajoute : « Vous avez légalisé la marijuana. Je vois tellement de jeunes qui ruinent leur vie à cause de la drogue. C’est sûr que ça nous inquiète pour les enfants… »

Le petit Israël est assis au sol. Le fils de Louis et Rosalie babille et s’amuse avec un jeu de lettres en bois, indifférent à la conversation des grands. Pour l’instant, il n’a que faire de la politique, du prix des légumes ou de la légalisation du cannabis. Difficile de dire s’il fera son éducation dans une école de la région ou dans une classe baignée de soleil de Kinshasa; son sort, intimement lié à celui de ses parents, dépendra du succès des démarches du couple. « C’est sûr que notre famille nous manque beaucoup », avoue Rosalie. Mais si on lui donne le choix entre un retour sur le continent africain ou des possibilités d’avenir illimitées pour son enfant, sa décision ne sera pas difficile à prendre.

Regard en avant
De son côté, la famille Alhalabie a accompli énormément de choses au cours des trente premiers mois au Canada. L’achat d’une maison et d’un véhicule mobilisent une bonne partie de ses ressources financières, mais Fadi et Yasmine veulent continuer d’épargner pour réaliser plusieurs rêves, dont celui de voyager : découvrir le pays et d’autres contrées, peut-être dès l’été 2020. 

« En Syrie, la banque ne prête pas pour acheter une maison. Il faut payer comptant. Une maison moyenne coûte 20 millions de livres syriennes (environ 52 000$ CDN). Ici, c’est plus facile d’atteindre nos buts », explique Yasmine.

Le mot de la fin revient à Fadi. Son énergie, il la consacre à apprivoiser sa nouvelle terre d’accueil et ses multiples opportunités, loin des conflits qui déchirent toujours son pays natal. « Le Canada est un pays froid, mais qui a le cœur chaud », ajoute-t-il. « Je remercie le restaurant La Station de m’avoir donné un emploi malgré la barrière de la langue. » Le père de famille se dit très motivé par sa nouvelle vie au Canada, mais il ne renie pas pour autant ses racines. « Du passé, on oublie le négatif. On ne conserve que le positif. Juste le positif. »

Bato Redzovic, directeur général de APO

Coup de pouce à l’intégration
Lui-même arrivé comme réfugié de l’ex-Yougoslavie, Bato Redzovic est directeur général d’Accueil-parrainage Outaouais (APO), un organisme qui prend en charge l’intégration des réfugiés parrainés par l’État. Il est bien placé pour savoir que l’intégration passe par l’emploi et l’apprentissage de la langue. 

« De toutes mes années ici, je n’ai jamais rencontré un immigrant qui pensait au départ venir s’installer, vivre et mourir au Canada. C’est toujours transitoire, en attendant la fin de la guerre pour retourner dans son pays. Pourtant, seulement 3% d’entre eux le font; les autres ne veulent plus partir d’ici! »

Cette transition se fait toutefois graduellement, croit-il : « D’abord, il y a le choc culturel, quand on perd nos repères. On se demande pourquoi on a quitté sa famille, ses amis, on doute de notre décision. Plusieurs ont quitté la classe moyenne dans leur pays et vivent un temps de l’aide sociale au Canada. Certains ne passent pas au travers ou font une dépression. Il faut vouloir faire les efforts pour réussir son intégration. »

Parmi les obstacles à surmonter, Bato Redzovic cite le manque de logements abordables, l’apprentissage de la nouvelle langue et peut-être surtout, le bagage culturel auquel l’immigrant tient. « Parfois, le père va suivre les cours de francisation et dire à sa femme de rester à la maison pour s’occuper des enfants, parce que c’est ce qu’il a toujours connu dans son pays », dit M. Redzovic.

Selon lui, il est peu réaliste de s’attendre à une intégration rapide d’immigrants d’un certain âge, qui peinent parfois à apprendre le français. Pour d’autres, qui ont vécu toute leur vie dans un camp de réfugiés et sont analphabètes, tout est à apprendre. Accueil-parrainage Outaouais accompagne chacun dans le processus d’intégration et vise la réussite.

Pour sa part, le Comité de soutien auprès des réfugiés syriens (CSRS) de Gatineau est une initiative citoyenne composée de bénévoles qui s’impliquent pour faciliter l’accueil et promouvoir l’insertion des réfugiés syriens ayant été accueillis à Gatineau. Depuis sa création en février 2016, le CSRS a offert des services à 70 familles et environ 350 personnes réfugiées sans distinction d’appartenance culturelle ou religieuse. Les familles aidées comprennent aussi bien des familles parrainées par des groupes privés que des familles prises en charge par l’État.  


¹  Veronis, L. & Huot, S. (2018). La pluralisation des espaces communautaires francophones en situation minoritaire : défis et opportunités pour l’intégration sociale et culturelle des immigrants. Francophonies d’Amérique, (46-47), 171–195. doi org/10.7202/1064892ar

Le Droit vous recommande :
Service intégration travail Outaouais (SITO) : 819.776.2260 | sito.qc.ca
Accueil parrainage Outaouais : 819.777.2960  | apo-qc.org
Comité de soutien auprès des réfugiés syriens (CSRS) : 819.770.5489
Centre des services communautaires Vanier : 613.744.2892   | cscvanier.com.
Ottawa Community Immigrants Services Organization (anglais seul.) : 613.725.0202   | ociso.org
Aide psychologique aux nouveaux arrivants : etablissement.org