Plus de 3 000 chats et chiens de la S.P.C.A. de l’Outaouais qui ont trouvé refuge en 2017.

Pense-Bête

Adoption d'un animal de compagnie

« Maman, papa, est-ce que je peux avoir un animal de compagnie ? » La question est lourde de responsabilités et les parents en sont plus conscients qu’à une certaine époque. En effet, aujourd’hui, les familles écoutent davantage leur tête que leur cœur avant d’accueillir un compagnon à quatre pattes à la maison. Mieux encore, tous les membres de la famille sont mis à contribution.

Adopter et abandonner, c’est du passé 

Contrairement à la croyance populaire, les abandons d’animaux sont plus courants à l’automne qu’en période de déménagements, car vient avec la rentrée le retour à un rythme de vie effréné. Cela dit, le phénomène est beaucoup moins fréquent aujourd’hui qu’il y a dix ans. 

Bien qu’il n’ait malheureusement pas complètement disparu, au fil des années, il a nettement diminué. France Dubois, directrice générale de la S.P.C.A. de l’Outaouais, attribue cette amélioration au fait que les gens sont plus sensibilisés et engagés envers les animaux. Les médias sociaux y sont pour quelque chose, puisqu’ils engendrent une pression sociale et favorisent l’information. 

Ce faisant, les gens reçoivent des conseils de leur entourage et ont accès à une panoplie de spécialistes en santé, comportement et bien-être animal.  

De plus, de nos jours, les familles adoptent volontiers un compagnon mature ou nécessitant des besoins particuliers et ont recours aux ressources nécessaires en cas de problème afin de lui donner une deuxième chance. Bref, les mentalités évoluent.  

Tout le monde y gagne 

En se tournant vers les refuges pour adopter, les familles s’assurent de faire un choix éclairé, car ils connaissent l’état de santé de l’animal, son comportement et souvent sa provenance. Ce sont plus de 3 000 chats et chiens de la S.P.C.A. de l’Outaouais qui ont trouvé refuge en 2017.

Cela a fait le bonheur d’un grand nombre d’enfants et de parents, qui peuvent se délester de certaines tâches, car bien que l’arrivée d’un animal à la maison rime avec plus de responsabilités, c’est l’occasion de le faire familialement. 

Vivre avec un animal est également thérapeutique et sécurisant. De fait, certains enfants y trouvent même un ami à qui parler. Parions que vous en feriez autant… Comme on dit, on s’attache à ces petites bêtes-là !