LES CABANES À SUCRE — 2020

Si l’érable m’était conté

Il y a 100 ans cette année naissait l’action collective pour la création du système acéricole québécois, l’industrie du sirop d’érable. Aujourd’hui, la belle province en est devenue le premier producteur mondial! Son histoire est racontée dans un livre édité par les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) et qui vient de paraître sous le titre Si l’érable m’était conté, 1920 – 2020 : un siècle d’acériculture au Québec.

Activité saisonnière autant ludique qu’économique, la récolte de l’eau d’érable et sa transformation en sirop ou en tire se sont pratiquées surtout sous forme artisanale pensant plus de 60 ans. Puis, un changement important est survenu en 1990 avec la mise sur pied du Plan conjoint en acériculture. Il existe maintenant, en 2020, de nombreuses régions au Québec où l’acériculture est devenue la principale production agricole, représentant 10 500 emplois à temps plein et 600 millions de dollars pour l’économie provinciale.  Les PPAQ regroupent 11 300 producteurs et ont à cœur de maintenir le Québec au sommet mondial des producteurs de produits de l’érable.

Le saviez-vous?

  • L’eau d’érable (sève brute) et la sève (sève élaborée) sont deux choses distinctes. La sève élaborée, qui nourrit l’arbre, ne circule qu’après l’apparition des bourgeons, donc après le « temps des sucres ».
  • La date du début de l’écoulement de l’eau d’érable dépend de l’endroit où est située l’érablière, l’altitude et l’exposition (nord, sud, est, ouest) de l’arbre. 
  • La collecte de l’eau d’érable à l’échelle industrielle ne se fait généralement plus à la chaudière, mais par des tubulures sous vide.
  • Bien qu’il soit liquide, le rendement du sirop d’érable est calculé en fonction du poids. Le Québec en produit entre 120 et 150 millions de livres annuellement.
  • On n’entaille jamais un érable dont le diamètre est de moins de 25 cm à la hauteur de la poitrine.
  • On ne peut entailler deux fois un érable au même endroit; chaque entaille est une blessure pour l’arbre.
  • Chaque blessure provoque la formation d’un « compartiment » de bois coloré de 40 à 50 cm de part et d’autre de l’entaille, à la verticale. Cette zone ne produira plus d’eau d’érable, mais la croissance de l’arbre sur des décennies lui permet de se régénérer.
  • Le Québec compte pour 74% de la production mondiale et 95% de la production canadienne de sirop d’érable.

Source: scienceerable.ca/research; centreacer.qc.ca

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